Guide du plateau d'Oishi (Route préfectorale 19) : 6,7 km à 5,4 % de pente moyenne, stratégie d'allure dans les lacets et guide pour boucler la saison des eulalies

Dans la ville d’Aridagawa, dans la préfecture de Wakayama, se trouve une montée que les cyclistes locaux surnomment affectueusement « l’Alpe d’Huez de Wakayama (ラルプ・デュエズ) » — la route préfectorale 19 qui mène au plateau d’Oishi. Le nom rend hommage aux lacets en série de la légendaire montée du Tour de France, l’Alpe d’Huez ; sa véritable identité est une montée de distance moyenne de 6,7 km (6 740 m), avec un dénivelé total de 361 m et une pente moyenne de 5,4 %, dont le sommet, à environ 870 m d’altitude, abrite l’une des plus belles prairies de miscanthus (ススキ) du Kansai : le plateau d’Oishi.
Pour faire une comparaison avec les routes de Taïwan, une pente moyenne de 5,4 % sur 6,7 km se ressent comme une « version douce du col de Fengguizui », ou comme une montée de niveau intermédiaire avec un pourcentage très régulier — de quoi ne pas avoir les jambes en coton, mais ce n’est certainement pas une simple balade champêtre. Son charme réside dans : une difficulté modérée + un paysage de miscanthus d’une ampleur irréelle au sommet, ce qui en fait l’une des montées de Wakayama qui mérite vraiment un déplacement.
Voici un guide pratique qui détaille les données, les sections, les braquets et le ravitaillement.
1. Lecture des données : un 5,4 % « convivial mais qui ne fait pas de cadeaux »
| Élément | Donnée | Interprétation |
|---|---|---|
| Distance | 6,7 km | Montée de distance moyenne |
| Dénivelé total | 361 m | Équivalent à monter 118 étages d’affilée |
| Pente moyenne | 5,4 % | Plutôt modérée et accessible, idéale pour une première approche avancée |
| Section la plus raide estimée | Environ 9 à 10 % | Plus raide à l’intérieur de certains virages |
| Classement | Catégorie 3 | Difficulté modérée |
Ce que signifie 5,4 % : c’est une pente que la plupart des cyclistes qui roulent régulièrement peuvent gravir « assis sur la selle ». Elle est conviviale, mais avec ses 6,7 km de longueur, elle exige tout de même une gestion de l’allure — d’autant que cette route est réputée pour ses lacets en série, où la pente augmente sournoisement à l’intérieur des virages. Elle est parfaite comme montée d’initiation pour passer « du cycliste de plat au cycliste de montagne », et convient aussi aux plus expérimentés comme entraînement rythmé et tranquille.
Point clé : 5,4 % ne vous fera pas exploser, mais le surnom « l’Alpe d’Huez de Wakayama » vous rappelle que la gestion du rythme dans les lacets en série est le véritable défi de cette route.
2. Stratégie par sections : découper les 6,7 km en trois parties
Section 1 (0 à 2,2 km) : le départ au pied de la montée, pente de 4 à 6 %
Depuis les villages le long de la rivière Arida, on tourne sur la route préfectorale 19 pour entamer la montée.
- Allure : la pente au départ est plus douce, c’est là qu’on est le plus tenté de partir trop vite. Forcez-vous à rester à une intensité où « vous pouvez parler en phrases complètes ».
- Cadence : maintenez 80 à 85 rpm pour que le corps entre en rythme en douceur.
- Rappel : ce tronçon offre encore des paysages de satoyama (campagnes vallonnées), la route est relativement large, idéal pour établir son rythme.
Section 2 (2,2 à 4,8 km) : le cœur des lacets, pente de 6 à 9 %
On entre dans la signature de cette route — les lacets en série. C’est aussi l’origine du surnom « Alpe d’Huez ».
- Stratégie dans les virages : la pente est nettement plus raide à l’intérieur des lacets. Lorsque la sécurité est confirmée et qu’aucun véhicule n’arrive, prenez un grand arc à l’extérieur pour réduire la pente instantanée et éviter de couper le pédalage ; la visibilité à l’intersection et la sécurité restent la priorité absolue.
- Rythme : à la sortie de chaque virage, la pente s’adoucit brièvement. Profitez de ces une ou deux secondes pour laisser le rythme cardiaque redescendre avant d’attaquer la prochaine montée.
- Récompense visuelle : l’avantage des lacets, c’est que vous pouvez régulièrement jeter un œil en arrière et voir la route que vous venez de gravir serpenter sous vos pieds — un puissant stimulant mental.
Section 3 (4,8 à 6,7 km) : avant le sommet, la pente redevient plus douce
À l’approche du parking du plateau d’Oishi, la pente s’adoucit dans l’ensemble.
- Final : si l’allure des sections précédentes a été bien gérée, vous pouvez ici accélérer légèrement selon la situation.
- Sommet : en arrivant sur le plateau d’Oishi, la prairie de miscanthus qui s’ouvre soudainement devant vous est votre récompense. Attention aux piétons et aux véhicules pour vous arrêter.
3. Conseils de braquet et d’équipement
Une pente moyenne de 5,4 % ne met pas beaucoup de pression sur le braquet, mais il est tout de même conseillé de garder de la marge pour les courtes sections raides à l’intérieur des lacets.
| Niveau du cycliste | Plateau avant | Cassette arrière | Explication |
|---|---|---|---|
| Avancé / Compétition | 50/34 | 11-28 | La pente moyenne se gère facilement |
| Amateur général | 50/34 | 11-30 ou 11-32 | Le plus recommandé, garde la cadence dans les lacets raides |
| Débutant / Prudent | 50/34 | 11-34 | Pour ceux qui veulent boucler tranquillement et s’initier à la montée |
Points clés de l’équipement :
- Roues : pour une montée de distance moyenne, des jantes légères ou polyvalentes conviennent.
- Descente : la descente des lacets met à l’épreuve la prise de virage et le freinage ; vérifiez impérativement vos freins et contrôlez votre vitesse en descente.
- Appareil photo : le paysage de miscanthus au sommet mérite un bon appareil ou un téléphone bien stabilisé.
4. Stratégie de ravitaillement et d’hydratation
- Eau : faites le plein dans les villages au pied de la montée ; les points de ravitaillement sont limités en haut. Le plateau d’Oishi dispose d’un parking et d’installations de loisirs, mais ne comptez pas entièrement dessus.
- Énergie : prenez une portion de glucides avant de partir, puis refaites le plein avant la zone centrale des lacets, avant le sommet.
- Sommet : le plateau d’Oishi dispose d’installations de repos comme la « Yamanoie Oishi (山之家おいし) » (horaires variables selon la saison, se référer à l’information sur place), idéales pour faire une pause et se ravitailler après l’arrivée.
5. Météo et précautions saisonnières
- Saison des miscanthus (début octobre à mi-novembre) : c’est le moment en or du plateau d’Oishi. Environ 13 hectares de prairie de miscanthus y ondulent alors en argenté (octobre) puis en or éclatant (novembre, au lever et au coucher du soleil) — l’un des plus beaux paysages de miscanthus du Kansai. Si vous venez spécialement pour grimper, cette saison est vivement recommandée.
- Printemps et été (avril à septembre) : verdure nouvelle et paysages d’altitude estivaux, relativement frais au sommet, idéal pour une montée à l’abri de la chaleur.
- Hiver (décembre à février) : températures basses sur le plateau, risque de sol humide ou verglacé, à éviter pour les débutants.
- Commun à toutes les saisons : à près de 870 m d’altitude, le vent est fort et la température basse au sommet ; prévoyez impérativement une coupe-vent.
6. Erreurs courantes et risques d’abandon
- Partir trop vite au début : la pente douce est trompeuse, on découvre des jambes vides dans la zone centrale des lacets. — Solution : retenez-vous sur les 2 premiers kilomètres.
- Couper à l’intérieur des lacets : en cherchant la vitesse, on prend l’intérieur, la pente augmente soudainement et c’est dangereux. — Solution : prenez un grand arc à l’extérieur quand la sécurité le permet.
- Hydratation insuffisante : on pense qu’une distance moyenne ne nécessite pas de boire, la déshydratation fait chuter la vitesse. — Solution : faites le plein au pied de la montée.
- Ne penser qu’aux photos et oublier de contrôler sa vitesse en descente : le paysage au sommet relâche l’attention, mais c’est dans les lacets de la descente que se trouve le danger. — Solution : descendez d’abord en sécurité, savourez le paysage ensuite.
7. Temps de référence pour chaque niveau de cycliste
Voici les temps de référence pour boucler les environ 6,7 km et 361 m de dénivelé de la route préfectorale 19 vers le plateau d’Oishi :
| Niveau du cycliste | Temps de référence | Vitesse moyenne | Intensité ressentie |
|---|---|---|---|
| Compétition | 20 à 24 min | Environ 17 à 20 km/h | Proche de la limite du rythme soutenu |
| Avancé | 25 à 30 min | Environ 13 à 16 km/h | Rythme stable |
| Amateur général | 31 à 40 min | Environ 10 à 13 km/h | Endurance stable |
| Débutant qui boucle | 41 à 50 min | Environ 8 à 10 km/h | Objectif : boucler et voir les miscanthus |
Un mot pour les challengers : la difficulté du plateau d’Oishi se situe exactement dans ce point idéal « qui vaut l’effort sans pour autant décourager ». En gravissant les lacets un à un, quand vous atteignez le sommet et que toute la prairie de miscanthus ondule dans le vent — vous comprendrez que le nom « l’Alpe d’Huez de Wakayama » n’a rien d’exagéré.
Données de l’itinéraire : distance 6,7 km, dénivelé total 361 m, pente moyenne 5,4 % (segment Strava), ville d’Aridagawa, préfecture de Wakayama, sommet du plateau d’Oishi à environ 870 m d’altitude, montée célèbre du Kansai pour son paysage de miscanthus.
八. « L’Alpe d’Huez de Wakayama » : le poids d’un surnom
La route du plateau d’Oishi est surnommée « l’Alpe d’Huez de Wakayama (ラルプ・デュエズ) ». Ce surnom mérite d’être pris au sérieux, car il désigne avec précision l’essence même de l’approche de cette route.
La véritable Alpe d’Huez est l’un des cols les plus célèbres du Tour de France, réputé dans le monde entier pour ses 21 virages en épingle à cheveux numérotés. D’innombrables duels légendaires du Tour s’y sont déroulés dans ces lacets qui s’élèvent en spirale. Sa particularité n’est pas simplement la pente, mais « le défi du rythme imposé par l’enchaînement des épingles » — à chaque virage, l’intérieur est plus raide et l’extérieur plus doux ; le choix de la trajectoire influence directement la continuité de votre pédalage et votre dépense énergétique.
Si le plateau d’Oishi emprunte ce surnom, c’est précisément parce qu’il se distingue lui aussi par ses épingles à cheveux enchaînées. Cela signifie que la clé pour conquérir le plateau d’Oishi est la même que pour l’Alpe d’Huez : vous devez apprendre à gérer votre rythme dans les épingles à cheveux.
Les fondamentaux pour attaquer les épingles à cheveux
- Intérieur raide, extérieur doux : dans les épingles à cheveux des routes de montagne japonaises, la pente à l’intérieur (au sommet du virage) est souvent bien plus raide qu’à l’extérieur. Si la sécurité est assurée et qu’aucun véhicule n’arrive, prendre un grand arc extérieur permet de réduire nettement la pente instantanée et de maintenir la continuité du pédalage.
- Profiter des sorties de virage plus douces : à la sortie de chaque épingle, la pente s’adoucit généralement brièvement. Profitez de ces une ou deux secondes pour laisser votre fréquence cardiaque redescendre, prendre une grande inspiration, puis repartir dans la montée suivante. C’est l’un des rares endroits sur un enchaînement d’épingles où vous pouvez « récupérer activement ».
- Une motivation visuelle : le plus grand avantage psychologique d’un parcours en épingles à cheveux, c’est que vous pouvez régulièrement vous retourner et voir la route que vous venez de gravir en spirale. Voir le chemin parcouru s’enrouler sous vos pieds, virage après virage, est un puissant carburant mental. Faites-en votre arme psychologique.
IX. Simulation d’une situation réelle : une ascension complète du plateau d’Oishi
Avant le départ : faites le plein d’eau dans le village au bord de la rivière Arida, mangez une banane, vérifiez que votre cassette comporte bien un 32T, glissez une coupe-vent dans la poche arrière (le sommet est à près de 870 mètres, le vent y est fort et la température basse).
Segment 1 (0~2,2 km) : depuis le village de la vallée, tournez sur la route préfectorale 19, pente de 4 à 6 %. C’est la section douce où l’on est le plus tenté d’aller vite. Forcez-vous à rester à une intensité où « vous pouvez parler en phrases complètes », en maintenant 80 à 85 rpm.
Segment 2 (2,2~4,8 km) : entrée dans la zone centrale des épingles à cheveux emblématiques, pente de 6 à 9 %. Prenez les virages par l’extérieur en grand arc, utilisez les sorties de virage plus douces pour reprendre votre souffle, et regardez en arrière la route en spirale pour vous motiver. C’est le morceau de bravoure du parcours : une gestion du rythme irréprochable s’impose.
Segment 3 (4,8~6,7 km) : dernière section avant le sommet, la pente se stabilise et s’adoucit. Si le rythme des sections précédentes était bien géré, vous pouvez ici accélérer légèrement selon les conditions et conclure en beauté. En arrivant au plateau d’Oishi, la prairie d’herbe de la pampa qui s’ouvre soudain devant vous est la récompense.
Après le sommet : garez votre vélo, enfilez la coupe-vent, ravitaillerez et reposez-vous. Marchez dans la prairie d’herbe de la pampa, montez sur le rocher Hiage pour admirer la vue, et savourez pleinement ce paysage d’herbe de la pampa parmi les plus beaux du Kansai. Une fois les photos prises et le spectacle bien apprécié, concentrez-vous sur la descente en contrôlant votre vitesse — c’est dans les épingles en descente que cette route exige vraiment toute votre attention.
X. Recommandations personnalisées par profil de cycliste
- Pour les débutants en montagne : le plateau d’Oishi est une excellente première leçon pour « passer du plat à la montagne ». Sa pente moyenne de 5,4 % ne vous découragera pas, et l’enchaînement des épingles vous permettra d’apprendre pleinement la prise de virage et la gestion du rythme. Fixez-vous comme objectif « ne jamais poser le pied à terre et admirer l’herbe de la pampa au passage » : vous tomberez amoureux de la montée.
- Pour les cyclistes qui veulent travailler leurs virages : l’enchaînement d’épingles de cette route est une salle de classe naturelle pour s’entraîner à « choisir sa trajectoire dans un virage en montée ». Montez pour travailler la trajectoire et le rythme, descendez pour travailler la prise de virage et le contrôle du freinage : une seule sortie permet de travailler les deux compétences fondamentales de la montagne.
- Pour les photographes : le paysage d’herbe de la pampa au sommet du plateau d’Oishi est particulièrement magnifique en automne. Si votre objectif est la photo, visez la saison de l’herbe de la pampa, de fin octobre à mi-novembre, aux heures où la lumière du matin et du soir est la plus belle. Emportez un équipement photo stable, mais garez-vous toujours en sécurité et ne gênez pas les autres.
- Pour les sorties en groupe : cette route, de difficulté modérée et aux paysages superbes, se prête très bien aux sorties en groupe. Convenez d’un rendez-vous au sommet, laissez chacun monter à son rythme, puis profitez ensemble de l’herbe de la pampa et prenez des photos de groupe : un excellent souvenir de sortie collective.
XI. Intégrer le plateau d’Oishi dans la carte des montées de Wakayama
Le plateau d’Oishi n’est pas une route isolée : c’est une pièce du riche puzzle des montées de Wakayama. Wakayama (Kishū) possède un relief où mer et montagne s’entrelacent. Outre le plateau d’Oishi, on y trouve la longue ascension vers le mont Kōya, classé au patrimoine mondial, ainsi que diverses routes côtières et montagnardes.
Si vous planifiez un petit voyage à vélo à Wakayama, vous pouvez faire du plateau d’Oishi l’un de ses temps forts — sa difficulté est modérée, son paysage unique (une prairie d’herbe de la pampa, chose rare parmi les routes de montée japonaises) en fait une excellente « journée de respiration » au sein d’un séjour de plusieurs jours. Il n’exige pas l’endurance de longue haleine du mont Kōya, mais offre tout autant un paysage de sommet inoubliable.
Pensez à la saison dans votre planification : si vous venez pour l’herbe de la pampa, visez impérativement l’automne ; les autres saisons offrent des visages différents, du vert printanier à la fraîcheur estivale en passant par les herbes desséchées et mélancoliques. Combiné aux agrumes de Wakayama (les mikan d’Arita) et aux fruits de mer de la côte, un voyage à vélo dans le Kishū peut combler toutes vos attentes en matière de défi, de paysages et de goût.
XII. La science de l’allure sur un parcours en épingles : pourquoi « l’allure régulière » est la plus rapide
Le plateau d’Oishi est réputé pour ses épingles à cheveux enchaînées, ce qui fait de « l’allure » son enjeu central. L’erreur que commettent de nombreux débutants sur un parcours en épingles est de « pédaler fort dans les montées raides à l’intérieur, et se relâcher dans les portions plus douces à l’extérieur » — le résultat est en réalité plus lent et plus éprouvant. La physique comme la physiologie nous le disent : maintenir une « intensité métabolique » aussi stable que possible est la stratégie la plus efficace en termes de temps.
Lorsque vous augmentez soudainement votre puissance à l’intérieur d’une épingle, vous accumulez rapidement de l’acide lactique et des déchets métaboliques, et sollicitez massivement votre système anaérobie ; même si vous vous relâchez ensuite dans la portion plus douce à l’extérieur, la capacité de votre corps à éliminer les déchets et à récupérer est loin derrière la vitesse à laquelle vous les produisez. Résultat : une seule explosion, et une longue « dette » à rembourser ensuite.
La bonne approche consiste à « utiliser la respiration comme ancre » : établissez un rythme respiratoire fixe et maintenez-le constant tout au long du parcours. Dans les sections raides à l’intérieur, laissez la vitesse diminuer naturellement pour préserver ce rythme respiratoire ; dans les sections plus douces à l’extérieur, accélérez naturellement — et non l’inverse. Si vous avez un capteur de puissance, visez une puissance cible « tenable sur toute la durée », avec des variations contenues dans une fourchette de ±10 %. En roulant ainsi, vous vous sentirez à la fois plus à l’aise et plus rapide — c’est précisément la sagesse qu’appliquent les coureurs du Tour de France sur la véritable Alpe d’Huez.
XIII. Sécurité en descente : la descente en épingles est le vrai test
La montée du plateau d’Oishi est de difficulté modérée, mais la « descente » dans ses épingles à cheveux est l’endroit où le risque est le plus élevé de tout le parcours. Une fois que vous avez assez admiré l’herbe de la pampa au sommet, ne vous précipitez pas dans la descente — abordez-la comme un exercice technique exigeant toute votre concentration.
Les fondamentaux du freinage : la force de freinage principale vient du frein avant (environ 70 %), mais il faut impérativement l’accompagner du frein arrière en dosant progressivement, pour éviter de tirer brutalement sur le seul frein avant et de basculer par-dessus le guidon. Toute décélération doit être effectuée « avant l’entrée dans le virage » ; dans le virage, évitez autant que possible de freiner, pour que le vélo garde une trajectoire stable. Dans une longue descente, ne maintenez pas les freins en permanence ; adoptez un freinage par à-coups : « freiner avant le virage, relâcher dans le virage, accélérer à la sortie », pour éviter la surchauffe des jantes ou des disques.
La trajectoire dans les virages : regardez vers la sortie du virage, pas vers votre roue avant — le vélo va là où votre regard se porte. Adoptez la trajectoire « extérieur-intérieur-extérieur » — entrée par l’extérieur, passage au plus près du sommet du virage, sortie vers l’extérieur — pour maximiser le rayon de braquage et réduire l’inclinaison et la vitesse nécessaires. Dans le virage, pédale extérieure en bas, poids du corps appuyé sur la pédale extérieure, pour plus de stabilité et d’adhérence.
Risques spécifiques à la montagne : dans les épingles en descente, la visibilité est mauvaise ; après le virage peuvent se trouver des feuilles mortes, du gravier, des véhicules en sens inverse. Gardez toujours une marge de vitesse, et supposez toujours qu’il y a un danger derrière un virage que vous ne voyez pas. En outre, après une montée où vous êtes en nage, la vitesse élevée de la descente et le vent font chuter votre température corporelle très rapidement : enfilez impérativement votre coupe-vent au sommet — c’est la chose la plus importante en descente de montagne.
XIV. Préparation et planification physique avant l’épreuve
Pour gravir le plateau d’Oishi avec élégance, la préparation en amont compte pour une grande part. Une montée exige la superposition de trois capacités : l’endurance aérobie (une base construite par de longues sorties en Zone 2), la puissance au seuil (des intervalles au point de basculement pour augmenter la puissance soutenue), et la force musculaire et la résistance à la fatigue (du travail en grand braquet à cadence basse pour renforcer le couple dans les sections raides). Pour un parcours de distance moyenne en épingles comme le plateau d’Oishi, l’équilibre entre endurance aérobie et puissance au seuil est le plus déterminant.
De plus, la montée est une compétition de « rapport puissance/poids (W/kg) » — à puissance égale, le cycliste le plus léger monte plus vite. Avant la saison, contrôler son taux de masse grasse dans une fourchette saine par une alimentation raisonnable est la mise à niveau la plus rentable pour la montagne. Mais procédez progressivement, ne vous lancez pas dans un régime draconien avant le départ : vous n’auriez plus de force dans les épingles. Préparez correctement votre condition physique, votre poids, votre équipement et votre ravitaillement, et vous pourrez vraiment savourer ce que cette « Alpe d’Huez de Wakayama » a à offrir, au lieu d’être martyrisé par ses épingles à cheveux.
Quinze : Détails du ravitaillement et de l’hydratation
Bien que les 6,7 km du mont Oishi ne soient pas très longs, le sommet culmine à près de 870 mètres, avec un vent fort et des températures basses. Combiné aux longues sorties à vélo souvent effectuées dans la préfecture de Wakayama, le ravitaillement ne doit pas être pris à la légère.
Glucides : 2 à 3 heures avant le départ, prenez un repas principal riche en glucides pour faire le plein de glycogène. Si la distance s’allonge en cours de route, consommez 30 à 60 grammes de glucides par heure (gels énergétiques, barres énergétiques ou bananes). Avant d’entrer dans la zone centrale des lacets, prenez une portion de glucides facilement assimilables pour qu’elle fasse effet pendant la montée où vous en aurez le plus besoin.
Hydratation et électrolytes : En général, buvez 500 à 750 ml par heure, davantage par temps chaud et humide. En cas de transpiration abondante, ne boire que de l’eau sans électrolytes peut provoquer des crampes. En été ou lorsque vous transpirez beaucoup, ajoutez des comprimés d’électrolytes à votre eau ou buvez des boissons pour sportifs. Le village au pied du mont Oishi est le principal point de ravitaillement ; une fois parti, les possibilités de ravitaillement en montagne sont limitées. Assurez-vous de faire le plein en bas.
Ravitaillement au sommet : Le mont Oishi dispose d’installations de repos comme la « Yamanoie Oishi » (horaires variables selon la saison, veuillez vous référer aux informations sur place), idéales pour faire une pause, se ravitailler et se réchauffer après avoir atteint le sommet. Combinées aux mandarines Kisyu du pied de la montagne, c’est un plaisir gustatif unique à cet itinéraire.
Seize : Réponses rapides aux questions fréquentes
Q : Un débutant qui grimpe une longue pente pour la première fois, le mont Oishi est-il adapté ? Tout à fait. La pente moyenne de 5,4 % est accessible, et les lacets successifs vous permettent d’apprendre pleinement le virage et le rythme. C’est le choix idéal pour une première longue ascension. Munissez-vous d’un braquet avec un grand pignon de 32T et visez l’objectif de « ne pas poser le pied à terre ».
Q : Faut-il absolument y aller en automne ? Si vous visez le paysage spectaculaire des eulalies, oui, c’est de fin octobre à mi-novembre que c’est le plus beau. Mais chaque saison a son charme : la verdure nouvelle du printemps, la fraîcheur de l’été, la vastitude de l’hiver. Cette route mérite d’être grimpée toute l’année.
Q : La descente est-elle effrayante ? La descente avec des lacets successifs demande effectivement de la concentration, mais en maîtrisant les principes « bien freiner avant le virage, relâcher dans le virage, regarder vers la sortie, trajectoire extérieur-intérieur-extérieur », et en contrôlant votre vitesse avec une marge de sécurité tout du long, vous pouvez redescendre en toute sécurité. N’oubliez pas d’enfiler une coupe-vent au sommet pour éviter l’hypothermie.
Q : Entre cette route et le mont Koya, laquelle grimper en premier ? Les deux se trouvent dans la préfecture de Wakayama, mais elles ont des caractères différents. Le mont Oishi est d’une difficulté modérée, axé sur le paysage et la technique de virage ; le mont Koya est long et régulier, axé sur l’endurance et l’expérience spirituelle. Si vous manquez de temps et voulez une journée à « haut rendement », le mont Oishi est un excellent choix ; si vous voulez vivre pleinement la longue expédition vers un site du patrimoine mondial, choisissez le mont Koya. Si vous pouvez grimper les deux, ce sera un magnifique doublé de grimpe dans le Kisyu.
Dix-sept : Conclusion
Pour tout résumer, le mont Oishi est une route comme celle-ci : 6,7 km, 361 mètres de dénivelé, 5,4 % de pente moyenne, marquée par ses lacets successifs, surnommée « l’Alpe d’Huez de Wakayama ». Sa difficulté est modérée, accessible aux débutants, mais elle cache au sommet l’un des plus beaux paysages d’eulalies du Kansai. La clé pour la conquérir est de gérer son rythme dans les lacets, de vaincre chaque virage à vitesse constante, et de garder des forces pour admirer pleinement cette mer d’herbes au sommet.
Emportez suffisamment de braquet et de ravitaillement, rangez votre ambition du début, et suivez les lacets un à un en montant en spirale — lorsque vous atteindrez le sommet et que toute la prairie d’eulalies ondulera sous le vent, vous comprendrez sincèrement que le nom « l’Alpe d’Huez de Wakayama » n’a rien d’exagéré, et que la sueur de ces 6,7 km vous vaudra un paysage doré inoubliable. Que votre montée soit belle, que votre sommet soit atteint, et que vous graviez profondément cette mer d’herbes dans votre mémoire.
Annexe : Liste de contrôle rapide du mont Oishi
Avant de partir, prenez une minute pour vérifier cette liste, elle vous aidera à éviter la plupart des erreurs de débutant :
| Élément à vérifier | Standard | Pourquoi c’est important |
|---|---|---|
| Plus grand pignon de la cassette arrière | ≥ 32T (34T pour être prudent) | Maintient la cadence dans les sections raides à l’intérieur des lacets |
| Quantité d’eau | ≥ 750 ml, plus par temps chaud et humide | Points d’eau limités en montagne |
| Ravitaillement énergétique | Au moins 1 à 2 portions de glucides facilement assimilables | À prendre avant la zone centrale, évite la perte de vitesse |
| Coupe-vent | À emporter avec soi | Sommet à près de 870 m, vent fort et températures basses |
| État des freins | Vérifier les plaquettes et les câbles | La descente des lacets est le plus grand risque |
| Appareil photo / téléphone | Bien emporté, batterie suffisante | Le paysage d’eulalies au sommet mérite d’être immortalisé |
| Saison | Pour la saison des eulalies, viser fin octobre à mi-novembre | Le moment d’or de la mer d’herbes dorées |
| Météo | Vérifier avant le départ, éviter le verglas et les routes glissantes | Mauvaises conditions routières sur le plateau en hiver |
Faites de cette liste un rituel avant de monter au mont Oishi. Une fois la préparation faite, le reste appartient à vos jambes, à votre appareil photo, et à ce cœur prêt à ralentir pour admirer le paysage. Le mont Oishi ne décevra pas un cycliste bien préparé, qui sait gérer son allure, et qui monte avec un appareil photo et du respect. Que votre montée soit belle, que vous atteigniez le sommet en sécurité, et que vous passiez un soir inoubliable dans cette mer d’herbes dorées.
Enfin, un détail souvent négligé : la récupération et les étirements après la descente. Après avoir terminé une montée, vos muscles accumulent beaucoup de déchets métaboliques. Si vous restez immobile dès la fin, les courbatures seront souvent deux fois plus intenses le lendemain. Une fois de retour sur le plat, roulez doucement pendant dix minutes avec le braquet le plus léger et une intensité très faible, pour laisser votre fréquence cardiaque et votre circulation redescendre en douceur. De retour à la maison, consommez des glucides et des protéines, faites des étirements modérés, et dormez suffisamment — en soignant bien votre récupération, vous pourrez aborder la prochaine montée en meilleure santé. Aimer la montagne est une affaire de toute une vie ; prenez soin de votre corps, et il pourra vous accompagner plus longtemps et plus loin.
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