Guide pratique de l'ascension du plateau de Kirishima-Ebino : analyse complète des données d'une longue montée volcanique de 12 km avec 861 m de dénivelé

霧島えびのスカイライン:一條被火山環抱的高原爬坡
えびの高原ヒルクライム是日本九州鹿兒島縣霧島市最具代表性的公路爬坡路段之一。這條路線的核心數據非常清楚:全長 12,136.6 公尺(約 12.14 公里)、總爬升 861.4 公尺、平均坡度 4.9%,在 Strava 上被分類為 Category 3。單看數字,它是一條「中長距離、中等坡度」的高原爬坡,但真正騎過的人都知道,這條沿著縣道 1 號「えびのスカイライン(Ebino Skyline)」而上的道路,遠比帳面數字更耐人尋味。
它從霧島溫泉鄉一帶起步,一路盤旋爬升到海拔約 1,200 公尺的えびの高原,四周被韓國岳(からくにだけ)、硫黃山等火山群環抱。這篇文章會用工程師的視角,把整條路線拆成可執行的分段策略、齒比配置、補給計畫與風險控管,讓你在出發前就把這場爬坡「算清楚」。對於習慣了台灣武嶺、風櫃嘴、北宜這類經典爬坡的車友而言,這條路線的難度定位大約介於「進階練習坡」與「經典挑戰坡」之間,是九州行程中非常值得排入的一條硬菜。
一句話總結:這不是一條會讓你一路噴心跳的極陡壁,而是一條需要「用功率與節奏管理」貫穿全程的高原長坡。誰能在中後段維持穩定輸出而不掉速,誰就能拿到理想成績。
路線總覽與真實數據解析
先把核心數據攤開來看。平均坡度 4.9%,對受過訓練的騎士來說並不算兇,但「平均」兩個字往往會騙人。12 公里的距離內,坡度會隨地形起伏,有些路段可能只有 2~3%,有些彎道內側則會瞬間拉到 7~8%。所謂 Category 3,是 Strava 以「距離 × 平均坡度」加權後的難度分級,代表這是一條「有份量、但非頂級」的爬坡,對一般進階車友而言是絕佳的訓練與挑戰標的。
我們可以先做幾個關鍵換算,方便你在騎乘時心裡有底:
| 指標 | 數值 | 說明 |
|---|---|---|
| 總距離 | 12.14 公里 | 相當於一段標準長坡訓練 |
| 總爬升 | 861.4 公尺 | 接近一座中型山頭的垂直落差 |
| 平均坡度 | 4.9% | 中等強度,考驗持續輸出 |
| 每公里平均爬升 | 約 70.9 公尺 | 用來估算分段耗時的基準 |
| 頂點海拔 | 約 1,200 公尺 | 高原效應與氣溫變化不可忽視 |
| Strava 分級 | Category 3 | 中高難度長坡 |
這裡要特別提醒一個容易被忽略的變數:海拔。頂點接近 1,200 公尺,代表即使在夏季,山上的氣溫也會明顯低於山腳。每上升 100 公尺,氣溫大約下降攝氏 0.6 度,換算下來高原比溫泉鄉可能低上 5~7 度,加上高原容易起風、起霧,體感溫度的落差會更大。這對配速與裝備都有直接影響,後面會細談。
另一個值得先建立的觀念是「功率導向」。這種 5% 上下、持續近一小時的爬坡,最適合用「維持穩定功率」的方式去騎,而不是靠感覺猛踩。如果你有功率計,把目標鎖在自己 FTP(功能性閾值功率)的一個安全比例,比追逐瞬間速度更能保證你不會在中後段爆掉。沒有功率計也沒關係,用心率與呼吸節奏當作替代指標,一樣能達到穩定輸出的效果。
值得一提的是,宮崎縣一側另有一條通往同一片高原的路線,資料上約為 14.2 公里、平均坡度 6.4%,明顯比鹿兒島側的這條 えびのスカイライン更長也更陡。這兩條路線常被拿來比較:鹿兒島側偏「長而穩」,宮崎側偏「長而硬」。如果你這趟的目標是穩定完騎與享受高原風景,鹿兒島側的 12.14 公里、4.9% 是更友善的入口;若你是為了追求更高強度的訓練刺激,才需要考慮宮崎側的版本。本文聚焦的是鹿兒島側這條經典的 えびのスカイライン。
再從「功率體重比」的角度給個直覺。一位體重 65 公斤、能穩定輸出 200 瓦的車友,功率體重比約 3.08 瓦/公斤,在這種 5% 上下的長坡上,理論巡航速度大致落在中等偏上的區間;而同樣體重、只能維持 150 瓦的入門車友,配速自然更保守。這也是為什麼本文一再強調「以自己的可持續輸出為基準」,而不是盲目跟著別人的速度走——在長坡上,越級跟車幾乎是所有爆掉故事的開頭。
分段攻略:把 12 公里拆成五段來打
要把一條長坡騎好,最有效的方法就是「化整為零」。我建議把這 12.14 公里概念性地切成五段,每一段都有不同的戰術重點。實際路標未必如此精準分佈,但這套心理分段能幫你在騎乘時保持節奏感,不會因為看不到終點而心浮氣躁。
第一段(0~2.5 公里):熱身與壓抑衝動
起步這一段是全場最容易犯錯的地方。剛出發時腿還新鮮、腎上腺素上湧,很多人會不自覺地把踏頻與功率都拉得太高。請務必壓抑這股衝動。 這一段的任務是熱身,讓心率平順地爬升到有氧區間,而不是一開始就衝進無氧。理想的做法是刻意讓自己「感覺還有餘力」,把踏頻維持在每分鐘 75~85 轉之間,用略低於目標功率的強度先把身體帶開。
如果起點附近坡度偏緩,別急著大盤衝刺去搶那幾秒;把它當成你調整呼吸、確認補給位置、檢查變速手感的緩衝區。這一段省下來的力氣,會在後半段以「不掉速」的形式加倍還給你。從運動生理的角度看,前 10 分鐘身體還在把有氧系統「暖機」,此時強度過高會提早動用醣解系統、堆積乳酸,等於是預支了後段的體力。專業選手在長坡起步時往往看起來「慢得不合理」,正是這個道理。
第二段(2.5~5.5 公里):進入節奏區
過了熱身段,身體進入穩定狀態,這時可以把功率提升到你設定的巡航目標。這一段通常是路線的「主體節奏區」,坡度多半落在平均值附近,是你累積時間、拉開與競爭對手差距的關鍵。
重點在於「穩」。用平順的踩踏把功率鎖在目標區間,避免忽快忽慢。每次遇到稍陡的路段,靠變速降檔維持踏頻,而不是硬用大齒比去輾。這種「以踏頻換坡度」的變速哲學,能讓你的肌肉負荷更均勻,延緩乳酸堆積。實務上,你可以把碼表的三秒功率當作即時儀表:一旦數字超過目標區間上緣,就稍微收力或降檔;一旦掉到下緣,就補一點力或升檔。透過這種微調,把整段的變異係數壓到最低,就是最省力的騎法。
這一段也是建立「呼吸節奏」的好時機。試著讓呼吸與踏頻同步,例如每幾次踩踏做一次深吐氣,把橫膈膜的動作規律化。當呼吸有節奏,心率也會更穩定,你會發現自己能在同樣的耗氧量下維持更高的輸出。
Troisième segment (5,5 ~ 8 km) : l’épreuve d’endurance du milieu
C’est le segment qui décide de la réussite ou de l’échec. Lorsque la distance est à moitié parcourue et que la fatigue commence à s’accumuler, un sentiment de lourdeur « il en reste encore la moitié » s’installe psychologiquement. L’erreur la plus courante à ce moment-là est la « baisse de rythme inconsciente » — vous pensez maintenir votre allure, mais la puissance diminue en réalité discrètement.
La solution est une surveillance proactive. Vérifiez régulièrement votre cadence et votre rythme respiratoire ; si vous constatez une baisse de cadence, rétrogradez d’un rapport pour la faire remonter. Ce segment est également idéal pour lancer votre rythme de ravitaillement : buvez et mangez par petites gorgées et à intervalles réguliers, n’attendez pas d’avoir soif ou faim pour agir, car il est souvent déjà trop tard à ce moment-là.
Sur le plan psychologique, ce segment vous apprend à « réduire votre champ de vision ». Ne pensez pas sans cesse « il reste encore plusieurs kilomètres », cela ne ferait qu’amplifier la souffrance ; concentrez votre attention sur le petit tronçon de route devant vous, le prochain virage, le prochain poteau électrique. Décomposer un grand objectif en une série de petits objectifs est une philosophie commune à tous les athlètes d’endurance. Vous pouvez aussi compter des temps en pensée, fredonner une chanson — toute technique capable de déplacer votre attention de la « fatigue » vers le « rythme » vaut la peine d’être essayée.
Quatrième segment (8 ~ 11 km) : le vent et le froid à l’approche du plateau
À mesure que l’altitude dépasse les 1 000 mètres, vous ressentirez clairement l’air devenir plus frais et le vent se renforcer. C’est une caractéristique du parcours de montagne, et un endroit où les débutants sont souvent pris au dépourvu. La baisse de température rend les muscles plus rigides, et le vent fort peut entraver votre progression de face ou de côté.
La tactique de ce segment est de « stabiliser la puissance du cœur, s’adapter à l’environnement ». Face au vent contraire, rétrogradez modérément, abaissez votre position pour réduire la résistance au vent, maintenez la puissance plutôt que de courir après la vitesse ; près de la section du mont Iō, vous pourrez sentir une nette odeur de soufre et voir de la vapeur volcanique — c’est la preuve que vous roulez au milieu d’un groupe de volcans actifs, et aussi un signal vous rappelant de rester concentré sur la route. Ne vous laissez pas distraire par la curiosité à ce moment-là, gardez votre vision périphérique sur la chaussée et vos forces pour les pédales.
Un autre phénomène physiologique lié à l’altitude est « l’air raréfié ». Bien que 1 200 mètres ne provoque pas de mal aigu des montagnes évident, la légère baisse d’oxygène vous fera sentir que « vous respirez un peu plus fort » à intensité égale. C’est normal, ne paniquez pas et ne perturbez pas votre rythme ; il suffit de réduire légèrement l’allure et de laisser votre respiration retrouver son rythme.
Cinquième segment (11 ~ 12,14 km) : sprint final et récupération
Pour le dernier kilomètre et quelques, si vous avez bien géré votre allure précédemment, vous devriez encore avoir de l’énergie pour « vider le dernier carburant du réservoir ». Sur ce segment, vous pouvez augmenter modérément l’intensité selon votre condition, libérant l’énergie de réserve pour foncer vers le plateau d’Ebino. Mais rappelez-vous : le sprint n’est possible que si vous avez réellement de l’énergie en réserve ; si vous êtes déjà épuisé des segments précédents, forcer ici ne fera que provoquer des crampes ou un coup de pompe avant l’arrivée.
Une fois arrivé au plateau d’Ebino, ne vous arrêtez pas brusquement pour reprendre votre souffle. Rétrogradez d’abord, pédalez doucement sur quelques centaines de mètres pour laisser votre fréquence cardiaque redescendre en douceur. Cette « récupération active » réduira considérablement l’inconfort après la sortie. Une fois la récupération terminée, garez-vous dans un endroit sûr, buvez et mangez, enfilez une couche chaude, et admirez ce plateau entouré de lacs volcaniques et de sommets — vous venez de le gagner avec vos jambes.
Configuration du braquet et de l’équipement
Pour configurer le braquet avec une pente moyenne de 4,9 % et près d’une heure de montée continue, le principe fondamental est de « protéger la cadence ». Ce qu’il vous faut, c’est la capacité de maintenir au moins 70 tours par minute sur les sections les plus raides, et non pas d’être coincé par un grand braquet, incapable de pédaler, avec une cadence qui chute sous les 50 tours par minute. Pédaler fort à basse cadence n’abîme pas seulement les genoux, cela épuise aussi plus rapidement le glycogène musculaire — c’est une erreur majeure sur une longue montée.
| Niveau du cycliste | Plateau recommandé | Cassette recommandée | Explication |
|---|---|---|---|
| Avancé/Compétition | 50/34 Compact standard | 11-30T ou 11-32T | Assez de force dans les jambes pour maintenir une puissance élevée, tout en gardant un rapport de secours pour les pentes raides |
| Amateur général | 50/34 Compact | 11-32T ou 11-34T | La combinaison la plus polyvalente, équilibrant croisière et pentes raides |
| Débutant/Endurance | 46/30 ou 48/31 Sub-Compact | 11-34T et plus | Recherche d’un rythme facile, objectif de terminer la montée |
Outre le braquet, plusieurs détails d’équipement méritent votre attention :
- Roues et pression des pneus : C’est une montée sur route asphaltée, pas besoin de pneus tout-terrain, mais comme le segment de plateau peut présenter des feuilles mortes, des débris volcaniques ou de l’humidité, ne gonflez pas les pneus à la pression maximale ; une légère baisse offre une meilleure adhérence et un meilleur confort. Pour des pneus de route courants en 25c ou 28c, un cycliste de poids moyen peut régler la pression dans la plage intermédiaire, équilibrant efficacité de roulement et adhérence en virage.
- Couche chaude : En raison de la haute altitude et des températures basses au sommet, même s’il fait très chaud au pied de la montagne, il est recommandé d’emporter une veste coupe-vent ou un gilet pliable. L’effet de refroidissement éolien est amplifié par la vitesse en descente ; sans couche chaude, l’hypothermie guette. Une veste coupe-vent légère qui se glisse dans une poche arrière pèse presque rien, mais c’est la clé de la sécurité pour le retour.
- Gants et lunettes : Le vent fort du plateau et la poussière de la zone volcanique rendent des lunettes adaptées très utiles ; des gants longs ou courts selon la saison. En hiver ou pour un départ tôt le matin, des gants longs isolants sont presque indispensables.
- Champs de données du compteur : Il est recommandé de définir la puissance (ou la fréquence cardiaque), la cadence, la pente et le dénivelé cumulé comme champs d’affichage principaux — ce sont les chiffres que vous devez vraiment surveiller sur une longue montée. Reléguez la « vitesse instantanée » à une priorité secondaire — en montée, la vitesse fluctue fortement avec la pente ; la fixer ne fera que vous rendre nerveux.
Un autre point souvent négligé : le poids du vélo. Sur une montée de près d’une heure, chaque kilogramme économisé sur le vélo et l’équipement se reflète concrètement dans vos performances. Avant le départ, vérifiez si le vélo porte des accessoires inutiles, si les bidons contiennent trop d’eau (si vous pouvez vous ravitailler au sommet, pas besoin de monter avec deux bidons pleins), et si les poches arrière contiennent des objets superflus. L’allègement ne nécessite pas de dépenser une fortune pour améliorer l’équipement ; commencer par « retirer le superflu » est la perte de poids la plus rentable.
Stratégie de ravitaillement et d’hydratation
Une montée de près d’une heure avec 861 mètres de dénivelé représente une dépense énergétique considérable. Le principe d’or du ravitaillement est « en petites quantités, à intervalles réguliers, à l’avance », et non pas d’attendre que le corps émette des signaux d’alarme pour agir à la dernière minute.
- Avant le départ : Assurez-vous d’avoir suffisamment de réserves de glucides du dîner de la veille et du petit-déjeuner du jour même. Terminez votre repas principal 1 à 2 heures avant de partir, en évitant de rouler à jeun ou trop repu. Pour le petit-déjeuner, choisissez des glucides faciles à digérer, comme des onigiris, du pain grillé ou des bananes, afin que vos réserves de glycogène soient pleines au moment de démarrer.
- Pendant la montée : Ravitaillez en glucides toutes les 20 à 30 minutes, avec des gels énergétiques, des barres ou des bananes. Pour un temps de parcours estimé entre 50 et 70 minutes sur cet itinéraire, prévoyez au moins une à deux occasions de ravitaillement en cours de route. Placez le ravitaillement à l’endroit le plus accessible (par exemple dans la sacoche de cintre ou la poche extérieure) pour éviter de chercher en pédalant.
- Hydratation : L’air sec et froid du plateau pousse à sous-estimer la transpiration. Il est recommandé d’emporter au moins un bidon d’eau, deux par temps chaud, et de boire par petites gorgées régulières pendant la montée, plutôt que d’avaler d’un coup. Vous pouvez compléter avec des électrolytes pour éviter les crampes. Les crampes ne sont souvent pas simplement un manque d’eau, mais une perte d’électrolytes (surtout le sodium) ; après une transpiration prolongée, ne boire que de l’eau plate peut diluer le sodium sanguin et rendre les crampes plus probables.
- Ravitaillement au sommet : Une fois arrivé au plateau d’Ebino, c’est une zone touristique qui dispose généralement d’installations de restauration et de repos de base — un bon endroit pour prendre un repas chaud et une boisson chaude, et reprendre des forces pour le retour (veuillez vous référer aux conditions réelles sur place). Il reste une longue descente à gérer au retour ; ne vous relâchez pas parce que la montée est terminée, « faites le plein » avant de repartir.
Météo et saisons : quand venir
Kirishima est un géoparc (Geopark). Le relief volcanique offre des paysages spectaculaires, mais aussi des conditions météorologiques qui exigent de la prudence.
- Printemps : le climat se réchauffe, l’air en montagne est vif, c’est une saison de cyclisme très agréable, mais il faut rester attentif aux écarts de température entre le matin et le soir. Au printemps, l’air du plateau est limpide et la visibilité est souvent excellente.
- Été : il fait chaud au pied de la montagne, mais le plateau est relativement frais, ce qui en fait un excellent choix pour grimper en évitant la chaleur. Cependant, des orages éclatent facilement en montagne l’après-midi ; il est conseillé de partir tôt. En été, pensez impérativement à la protection solaire et à l’hydratation : les UV sont plus intenses sur le plateau qu’en plaine.
- Automne : les feuillages rouges de Kirishima sont très réputés. Le ciel dégagé et les forêts aux couleurs flamboyantes en font la saison la plus agréable, tant visuellement que physiquement. C’est aussi pour cela que c’est la période la plus fréquentée. Si vous voulez éviter la foule, partez en semaine ou tôt le matin pour plus de tranquillité.
- Hiver : le plateau peut être sujet au givre, voire à la neige, et les routes peuvent geler. Le risque pour la sécurité augmente considérablement ; il est déconseillé de s’y aventurer sans une solide expérience. Avant tout défi hivernal, vérifiez impérativement l’état des routes et les informations de fermeture.
Quelle que soit la saison, consultez impérativement le niveau d’alerte volcanique avant de partir. La zone du mont Iō peut voir son accès routier modifié en fonction de l’activité volcanique à certaines périodes. Ce n’est pas un domaine où l’on peut tenter sa chance : lorsque les routes sont fermées ou que la concentration de gaz volcaniques est trop élevée, la sécurité prime toujours sur l’obsession de terminer la course. C’est la variable la plus particulière et la plus non négociable de cet itinéraire. Placez-la en toute première position dans votre préparation, vous ne vous tromperez jamais.
Erreurs courantes et risque d’abandon (DNF)
Même si les chiffres n’en font pas un parcours d’une difficulté extrême, beaucoup de gens y laissent des plumes. Voici les erreurs les plus fréquentes :
- Départ trop appuyé : l’euphorie du début fait monter la puissance trop haut, ce qui mène à une défaillance en milieu ou fin de parcours, forçant à s’arrêter pour se reposer, pour un temps total finalement pire. C’est le tueur numéro un ; presque tous ceux qui affrontent une longue montée pour la première fois commettent cette erreur.
- Développement trop dur : avec seulement une cassette de type course comme un 11-25T, on est contraint de forcer à basse cadence dans les sections raides, épuisant rapidement genoux et cuisses.
- Sous-estimation des températures du plateau : sans couche chaude, on frissonne au sommet et dans les descentes, le contrôle du vélo se dégrade, et on peut même être contraint d’abandonner.
- Ravitaillement trop tardif : attendre d’avoir faim ou soif pour s’alimenter, alors que la glycémie et l’hydratation sont déjà au plus bas, provoque le « mur », et les muscles lâchent soudainement.
- Ignorer l’alerte volcanique : partir sans vérifier le niveau d’alerte, pour se retrouver face à une route fermée et un voyage pour rien, ou pénétrer par erreur dans des zones à forte concentration de gaz.
- Perte de contrôle en descente : trop concentré sur la montée, on perd en précision dans la descente du retour à cause du vent fort du plateau, des virages et des mains gelées. Il faut savoir monter, mais aussi redescendre en sécurité.
Évitez ces six points et vous serez déjà en avance sur la plupart de ceux qui tentent ce parcours pour la première fois. Les points 1 et 6 méritent particulièrement d’être rappelés : en montée, on gère son allure ; en descente, on garde son sang-froid. Si ces deux choses ne sont pas maîtrisées, la meilleure condition physique peut être anéantie par une seule erreur de jugement.
Temps de référence selon le niveau du cycliste
Les temps ci-dessous ne sont que des références conceptuelles. La performance réelle dépend fortement de la condition physique, de la météo, du matériel et de l’état du jour. Considérez-les comme un repère pour vous situer, et non comme une norme stricte.
| Niveau du cycliste | Temps approximatif | Concept de vitesse moyenne | Objectif |
|---|---|---|---|
| Niveau compétition | Environ 40 à 48 min | Puissance de croisière élevée | Recherche du classement et des records personnels |
| Passionné avancé | Environ 50 à 60 min | Puissance aérobie stable | Terminer et apprécier le rythme |
| Cycliste régulier | Environ 60 à 75 min | Puissance soutenue confortable | Objectif : relever le défi |
| Débutant / Endurance | Plus de 75 min | Rythme prudent et détendu | Terminer en sécurité, selon ses capacités |
Voici une méthode d’auto-évaluation pratique : si vous pouvez terminer la montée à une intensité qui vous permet de maintenir une conversation (parler par intermittence sans être essoufflé), votre allure est prudente et sûre. Si, dès le milieu du parcours, vous êtes incapable de prononcer un mot et ne faites que haleter, c’est que votre allure de départ était trop agressive ; soyez plus mesuré la prochaine fois. Ce « test de conversation » ne nécessite aucun instrument ; c’est l’une des méthodes d’auto-évaluation de l’intensité les plus anciennes et les plus fiables.
Si vous voulez une approche plus scientifique, vous pouvez mesurer votre FTP avant la sortie sur un home-trainer ou une montée que vous connaissez bien, puis en déduire la plage de puissance que vous pouvez maintenir sur cet itinéraire, pour obtenir une estimation de temps relativement précise. Mais même sans ces données, en respectant le principe en trois phases — « départ prudent, milieu stable, fin libérée » —, vos performances ne devraient généralement pas être trop mauvaises.
Liste de vérification avant le départ
La veille du départ, passez en revue cette liste point par point pour réduire considérablement le risque de « découvrir le problème sur place » :
- [ ] Niveau d’alerte volcanique : vérifier que les routes autour du mont Iō / du plateau d’Ebino sont ouvertes et que le niveau d’alerte est sûr.
- [ ] Prévisions météo : consulter la température du plateau, la vitesse du vent, la probabilité de pluie pour le jour J, et préparer l’équipement adapté.
- [ ] Vérification des développements : s’assurer que la cassette comporte un braquet de secours suffisant pour les montées (32T ou plus recommandé).
- [ ] Pression et état des pneus : vérifier la pression, l’absence de coupures ou de corps étrangers sur la bande de roulement.
- [ ] Système de freinage : la longue descente du retour sollicite fortement les freins ; vérifier impérativement l’état des plaquettes et le ressenti du levier.
- [ ] Préparation du ravitaillement : gels/barres énergétiques, eau en quantité suffisante, électrolytes prêts.
- [ ] Couche chaude : coupe-vent ou gilet rangé dans une poche, pour faire face aux basses températures du plateau et au froid des descentes.
- [ ] Batterie du compteur et champs de données : batterie chargée, affichage puissance/fréquence cardiaque/pente configuré.
- [ ] Transport et liaison : vérifier l’itinéraire et le temps de trajet depuis l’aéroport de Kagoshima (à environ 25 km du départ de la montée, adapté aux vélos) ou depuis votre hébergement jusqu’au point de départ.
- [ ] Contact d’urgence et localisation : téléphone chargé, noter les contacts d’urgence locaux. Le signal peut être instable en montagne ; informez vos compagnons de votre itinéraire prévu et de votre heure estimée.
Une fois cette liste bouclée, vous maîtrisez toutes les variables contrôlables. Le reste appartient à vos jambes et à ce plateau cerné de volcans. Je vous souhaite une montée régulière, une ascension fluide et une descente en sécurité — lorsque vous atteindrez le plateau d’Ebino et que vous contemplerez la longue pente que vous venez de conquérir, vous comprendrez que ces 861 mètres de dénivelé, chaque mètre en valait la peine.
Lectures associées
- Pédaler entre mythes et volcans : récit d’une sortie sur le plateau d’Ebino, un pèlerinage de haute altitude à travers les sommets de Kirishima
- Guide pratique du Bandai Azuma Skyline (côté Yumoto Onsen) : décomposition de l’allure et des braquets sur 13,9 km et 824 m de dénivelé
- Guide complet du Hachimantai Aspite Line, côté Iwate : analyse des données d’ascension du corridor céleste volcanique, 19 km et 1 083 m de dénivelé
- Guide pratique d’Irohazaka à Nikkō : décomposition de l’allure et des braquets sur 7,1 km et 394 m de dénivelé
台北闊瀨陡坡 騎旅 / 日本單車雜誌編輯車友臨時加入!/ 髮香才是最強的 / feat. 北迴歸線小隊 / 公路車 CT Yeh
6 個月前
#公路車 #西進武嶺 配速配瓦實驗 坡度分析 四小時內攻略 建大盃 NeverStop #西進武嶺攻略
6 年前
單車 梅山36灣 坡度介紹 路段介紹 空拍 (相關遊記影片,請參考說明或我的頻道喔,歡迎訂閱)
6 年前
大武山20%魔王陡坡【JJSC南台灣遊騎Day2】!屁股真的要裂開了...凡士林抹滿也沒用?神秘金教堂還有超便宜夜市
3 個月前
半日 小台灣 極限單車路線挑戰實錄
7 年前
西進武嶺 8000名單車友數據分析 PART1 | 從新手到高手數量/瓦數/推力比/FTP推力比/功率計使用率 大解析 | 公路車 | CTYeh
5 年前
2025 乘鞍岳登山賽 比賽全紀錄篇 / 完整路線攻略介紹 / 日本版武嶺 公路最高點 / 高山空拍絕景 / 明年會開團! / 公路車 / CT Yeh
10 個月前
大武山後門26%歡樂陡坡!JJSC南台灣單車行Day2 / 被颱風追著跑 / 公路車 / CT Yeh
2 年前