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Guide de l'ascension de Guguan : 4,4 km, un manuel d'endurance sur pente raide à 11,7 % de moyenne

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Guide de la montée de Guguan : 4,4 km, un manuel d'école de côte raide à 11,7 % de moyenne

Si Wuling vous écrase par sa « longueur », la montée de Guguan, elle, vous plaque directement au mur par sa « pureté de la pente ».

Regardons d’abord les chiffres réels : la montée de Guguan (segment Strava 22204187) fait environ 4,43 km de long, avec un dénivelé total de 533,6 mètres et une pente moyenne de 11,7 %, classée Category 3 sur Strava. La distance n’est pas longue, mais une pente moyenne de 11,7 % est un chiffre qui fait frémir la plupart des cyclistes amateurs — cela signifie que la route n’offre presque aucun répit, un véritable « creuset de côte raide ».

Cet article adopte le point de vue d’un ingénieur pour décortiquer ces 4,43 km de route difficile et vous expliquer comment la terminer sans exploser et sans poser pied à terre.

Aperçu du parcours : un 11,7 % court et violent

Élément Données
Distance du segment 4 425 mètres (environ 4,43 km)
Dénivelé total 533,6 mètres
Pente moyenne 11,7 %
Classement Strava Category 3
Zone Heping, Taichung / montagnes autour de Guguan (souvent administrativement marqué comme proche de Nantou)
Caractéristiques Courte distance, pente moyenne très élevée, montée raide continue

Établissons d’abord une idée juste : une pente moyenne de 11,7 % est du « poids lourd » dans le monde de la montée. À titre de comparaison, la pente moyenne de Wuling sur l’ensemble du parcours est d’environ 7,2 %, et le début de l’ascension de Wuling par l’ouest n’est même que de 2 %. Une route de 4,4 km avec une pente moyenne proche de 12 % signifie que vous luttez presque constamment contre la gravité, sans micro-descente pour récupérer. Ce type de profil « raide en continu » ne teste pas votre puissance explosive, mais votre capacité à maintenir un rythme et une fréquence cardiaque sous haute intensité.

Pourquoi une « moyenne de 11,7 % » est si redoutable

La douleur de la montée vient de la pente, et l’impact de la pente sur la puissance requise est non linéaire. À vitesse égale, une pente de 10 % exige bien plus de puissance qu’une pente de 5 %, et 12 % est encore plus extrême que 10 %. Lorsqu’une route a une pente moyenne de 11,7 %, cela signifie qu’elle contient forcément des murs courts à 15 %, voire proches de 20 %.

Le point crucial : sur un segment court et intense, on a souvent l’illusion que « ça va vite finir » et on part trop fort. Résultat : au 2ᵉ kilomètre, la fréquence cardiaque est au maximum, les jambes sont saturées de lactate, et les 2 kilomètres restants ne sont qu’une lutte douloureuse, avec un risque de poser pied à terre. La cruauté de la montée de Guguan réside précisément dans le fait qu’elle est « assez courte pour vous donner envie de vous dépasser, et assez raide pour vous en empêcher ».

Stratégie par sections 1 : ancrage au départ (0 – 1,5 km)

Cette route n’a pas de vraie zone d’échauffement, on attaque directement la pente. La stratégie de départ est donc d’autant plus importante — vous devez contrer l’adrénaline par la discipline.

  • Principe d’allure : dès le départ, maintenez une puissance que vous pouvez tenir « 30 à 40 minutes », c’est-à-dire proche mais sans dépasser votre FTP. Surtout, ne partez pas avec un état d’esprit de sprint parce que « la distance est courte ».
  • Cadence de pédalage : utilisez le braquet le plus léger pour maintenir une cadence de 60–70 rpm. Sur une pente à 11 % et plus, la cadence chute naturellement ; l’essentiel est de ne pas la laisser tomber sous 50 rpm, cette zone mortelle où « on ne peut plus pédaler ».
  • Fréquence cardiaque : sur ce tronçon, gardez-la sous 85 % de votre fréquence cardiaque maximale pour laisser de la marge pour la suite.

Stratégie par sections 2 : le cœur de l’effort (1,5 – 3,5 km)

C’est la zone la plus éprouvante de tout le segment, et le moment décisif qui détermine si vous pouvez terminer. C’est généralement là que la pente est la plus concentrée et que les murs courts sont les plus nombreux.

  • Le braquet est votre bouée de sauvetage : sur ce type de route, un 34×34, voire un 34×36 ou un braquet de niveau VTT, n’a rien d’exagéré. Mieux vaut un braquet trop léger avec une cadence plus rapide que de forcer sur un gros braquet — ce dernier est un tueur de genoux et la cause principale de la pose de pied à terre.
  • Stratégie d’allure : acceptez le fait que « la vitesse sera très lente ». Tomber à 7–8 km/h est normal ; votre mission est de « continuer à faire tourner les pédales », pas de « maintenir la vitesse ».
  • Utilisation du danseur : face à un mur court dépassant 15 %, vous pouvez vous lever brièvement pendant 5 à 10 secondes pour franchir le point raide, mais rasseyez-vous immédiatement et relâchez pour éviter que la fréquence cardiaque ne s’emballe. Le danseur permet d’utiliser le poids du corps sur une pente raide, mais il consomme énormément d’oxygène ; utilisez-le avec parcimonie.
  • Haut du corps : relâchez les épaules et le guidon, concentrez la force sur le bas du corps. Un haut du corps tendu gaspille une énergie précieuse.

Stratégie par sections 3 : la fin en serrant les dents (3,5 – 4,43 km)

Pour le dernier kilomètre, si vous avez bien géré votre allure et que vous n’avez pas explosé, c’est ici que vous le « terminez ».

  • Allure : si vous avez encore des forces, vous pouvez légèrement accélérer pour faire remonter la puissance moyenne.
  • Si vous êtes au bord de la limite : le seul objectif est « ne pas poser pied à terre, ne pas avoir de crampe, et finir en pédalant régulièrement ». Sur une pente aussi raide, une fois à terre, redémarrer sur une pente à 12 % est extrêmement difficile — c’est pourquoi un « braquet de survie » est si important.

Conseils sur les braquets et l’équipement

Face à une pente moyenne de 11,7 %, la stratégie de braquet est plus cruciale que sur n’importe quel autre parcours :

Niveau du cycliste Plateau avant recommandé Cassette recommandée Remarques
Cycliste général Plateau compact 50/34T 11-34T ou plus léger Braquet de survie, mieux vaut trop léger que trop lourd
Avancé 50/34T 11-32T Nécessite une certaine base en montée
Compétition 52/36T 11-30T Recommandé uniquement pour ceux ayant un bon rapport puissance/poids

Autres points importants :

  • Pneus : 25c–28c, baissez légèrement la pression pour augmenter l’adhérence ; sur une pente raide, une perte d’adhérence entraîne directement un dérapage et une chute.
  • Poids du vélo : sur ce type de pente purement raide, « léger » signifie « rapide ». Tout ce qui peut être allégé vaut la peine de l’être.
  • Freins : à la descente, une pente à 11,7 % est une épreuve sévère pour les freins. Privilégiez les freins à disque ; avec des freins sur jante, vérifiez impérativement les plaquettes et la pression des pneus.

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Bien que 4,43 km soient courts, l’intensité élevée vous fera dépenser énormément d’énergie et transpirer en très peu de temps.

  • Avant la montée : assurez-vous de faire le plein d’eau et d’énergie à Guguan ou en bas de la montagne, car sur une pente aussi raide, il est presque impossible de manger en pédalant.
  • Stratégie : traitez-la comme un intervalle à haute intensité. 15 minutes avant le départ, prenez des glucides et des électrolytes, et dès la fin, réhydratez-vous et mangez.
  • Entraînement en répétitions : de nombreux cyclistes utilisent ce segment pour des ascensions répétées. Si c’est votre cas, hydratez-vous à chaque descente pour éviter une déshydratation cumulative.

Météo et saisons

  • Printemps et automne : les saisons les plus confortables, fraîches et sèches, idéales pour un défi à fond.
  • Été : la chaleur étouffante en montagne rend l’effort en montée encore plus pénible ; partez tôt le matin et renforcez l’hydratation.
  • Après-midi : des orages d’été surviennent souvent l’après-midi dans les montagnes du centre ; une chaussée mouillée sur une pente à 11,7 % est extrêmement dangereuse, à éviter absolument.
  • Hiver : les températures sont basses tôt le matin ; l’échauffement doit être plus complet pour éviter qu’un muscle froid ne se blesse sous haute intensité.

Erreurs courantes et risque d’abandon (DNF)

  1. Braquet trop lourd : face à un 11,7 %, utiliser un braquet insuffisamment léger est la première cause de pose de pied à terre et de blessure au genou.
  2. Départ trop violent : se laisser tromper par la « courte distance » et partir à fond, pour exploser au 2ᵉ kilomètre.
  3. Cadence trop basse : pédaler sous 50 rpm dans la zone « morte », les muscles se saturent instantanément en lactate.
  4. Reprise après arrêt : une fois à terre sur une pente raide, redémarrer est extrêmement difficile, ce qui mène souvent à l’abandon.
  5. Danseur excessif : des sorties de selle trop fréquentes consomment l’oxygène trop vite et font perdre le contrôle de la fréquence cardiaque.

Objectifs de temps selon le niveau du cycliste

Sur la base de 4,43 km, 533 m de dénivelé et une pente moyenne de 11,7 % :

Niveau du cycliste Temps de référence Vitesse moyenne
Coureur compétitif 15–18 min 15–18 km/h
Cycliste avancé 19–24 min 11–14 km/h
Cycliste intermédiaire 25–32 min 8–11 km/h
Défi loisir Plus de 33 min / objectif : terminer Moins de 8 km/h

La montée de Guguan est un miroir impitoyable mais honnête : elle ne joue pas à la stratégie d’allure, elle ne te pose qu’une seule question avec sa pente pure et dure — « Ton rapport poids-puissance est-il suffisant ? » Entraîne-toi sur cette route, et tu découvriras que ta capacité à encaisser la pression sur toutes les pentes s’améliore considérablement. Elle est courte, elle est douloureuse, mais elle te rendra plus fort. C’est ça, la valeur d’une pente difficile.

Les besoins en puissance pour une montée raide : une leçon de mathématiques impitoyable

Pour vraiment comprendre pourquoi la montée de Guguan est si difficile, il faut d’abord faire le calcul. La puissance nécessaire pour grimper sert principalement à vaincre la gravité, et la formule est approximativement : puissance ≈ poids × accélération de la pesanteur × vitesse × pente (en plus de la résistance au roulement et de la traînée aérodynamique). Cette formule nous apprend une chose : à vitesse constante, chaque fois que la pente double, la puissance nécessaire pour vaincre la gravité double presque aussi.

Prenons un cycliste de 70 kg (environ 80 kg avec le vélo) qui veut maintenir 8 km/h sur une pente de 11,7 %. Rien que pour vaincre la gravité, il lui faut une puissance soutenue de plus de 200 watts, et en ajoutant la résistance au roulement, le besoin total dépasse facilement les 210 watts. Pour de nombreux cyclistes amateurs, 210 watts est déjà proche, voire supérieur, à leur FTP (puissance fonctionnelle seuil). Cela signifie que — sur une pente comme celle de Guguan — tu roules presque tout le temps au seuil, sans aucun répit. C’est pour ça que c’est si éprouvant : il n’y a pas de section où tu peux « te laisser porter », chaque mètre t’épuise. Une fois ce calcul compris, tu saisis pourquoi un « braquet de survie » et une « discipline d’allure » sont si cruciaux ici — car sur une telle pente, le moindre surplus de puissance peut te faire franchir la ligne rouge et exploser instantanément.

Le rapport poids-puissance : le code secret de la montée de Guguan

Si Lileng teste ta sagesse en matière d’allure, la montée de Guguan teste ton rapport poids-puissance (W/kg) le plus brut. Sur une pente aussi raide, les écarts entre cyclistes sont démultipliés : chaque kilo de moins, chaque dix watts de plus se reflètent directement dans la vitesse et le niveau de souffrance.

Rapport poids-puissance soutenu en montée Vitesse estimée sur 11,7 % Difficulté pour terminer
Plus de 4,0 W/kg 12–15 km/h Terminer avec aisance
3,0–4,0 W/kg 9–12 km/h Nécessite une gestion sérieuse de l’allure
2,5–3,0 W/kg 7–9 km/h Pénible mais réalisable
Moins de 2,5 W/kg Moins de 7 km/h Recommandation : alléger le braquet, viser à ne pas poser pied à terre

Pour devenir plus fort sur la montée de Guguan, il n’y a que deux voies : augmenter ta puissance, ou réduire ton poids. Et l’entraînement pour ces deux aspects peut justement se faire sur la montée de Guguan elle-même — c’est le meilleur poste de contrôle W/kg, et le meilleur terrain d’entraînement de force en côte.

Entraînement par répétitions en côte : utiliser Guguan comme séance

Parce que la montée de Guguan est courte et raide, c’est un terrain idéal pour l’entraînement par « répétitions en côte (Hill Repeats) ». Ce type d’entraînement améliore efficacement ta force en montée, ta capacité anaérobie et ta tolérance au lactate.

Une séance de référence : après un bon échauffement, grimpe la montée de Guguan à pleine (ou presque pleine) intensité, et chronomètre ; redescends au point de départ, récupère en pédalant doucement pendant 5 à 8 minutes pour laisser la fréquence cardiaque redescendre ; puis refais une deuxième, une troisième montée. Les débutants commencent avec 2 à 3 répétitions, les plus avancés peuvent en faire 4 à 5. Le plus important est que « chaque répétition soit de qualité » — si ta vitesse chute trop sur les dernières, cela signifie que la récupération est insuffisante ou que le nombre de répétitions est trop élevé. Mieux vaut réduire la quantité que de s’entêter sur des répétitions médiocres. Ce type d’entraînement sollicite fortement les genoux et les muscles, il faut absolument doser ses efforts, et bien s’étirer et se ravitailler après la séance. Fais de la montée de Guguan ta « salle de musculation en côte », viens t’y entraîner une ou deux fois par semaine, et après un mois, tu sentiras clairement que ta capacité à encaisser la pression sur les pentes s’est améliorée.

FAQ

Q : Mon FTP n’est pas élevé, puis-je grimper Guguan ? Oui, mais prépare absolument un braquet assez léger (34×34 ou même plus léger), et vise l’objectif de « terminer sans poser pied à terre », en acceptant que la vitesse sera très lente. Terminer est déjà une victoire.

Q : Pourquoi ai-je envie de poser pied à terre dès que la pente devient raide ? C’est généralement parce que le braquet est trop lourd et que la cadence chute trop bas, ce qui provoque une accumulation immédiate de lactate dans les muscles. Passer à un braquet plus léger et augmenter la cadence améliore considérablement la situation.

Q : La montée de Guguan abîme-t-elle les genoux ? Si tu tires fort avec un braquet trop lourd et une cadence trop basse, il y a effectivement un risque. Maintenir une cadence plus élevée et utiliser un braquet léger pour répartir l’effort est la clé pour protéger les genoux.

Q : Comment récupérer après la sortie ? Hydrate-toi et mange du sucre immédiatement, fais des étirements des jambes (quadriceps, fessiers, mollets), et si tu en as l’occasion, un bain dans les sources chaudes de Guguan pour te détendre est extrêmement efficace.

Position assise et position debout : le choix sur pente raide

Sur une pente à 11,7 %, savoir quand rester assis et quand se lever est un art. La position assise en montée est plus économique, consomme moins d’oxygène, et convient à un effort prolongé ; la position debout en danseuse permet d’utiliser le poids du corps pour pédaler et de solliciter différents groupes musculaires, mais elle consomme énormément d’oxygène et fait grimper la fréquence cardiaque en flèche.

Sur la montée de Guguan, le principe est « assis en priorité, debout en complément ». Réserve la danseuse pour les vrais murs à plus de 15 %, utilise le poids du corps pour passer les secondes les plus raides, puis rassieds-toi immédiatement, relâche, et laisse la fréquence cardiaque redescendre. Évite absolument de rester debout trop longtemps — cela pousserait ta dette d’oxygène à son maximum en très peu de temps, provoquant une perte de contrôle de la fréquence cardiaque et une explosion prématurée. La technique de la danseuse : mains légères sur le cintre, centre de gravité légèrement avancé, balancement naturel du vélo à gauche et à droite en rythme avec la pédalée, en laissant le vélo osciller sous toi plutôt que de tirer désespérément sur les bras. Rouler en danseuse avec fluidité et économie, c’est ce qui distingue le cycliste expérimenté du débutant. Si tu t’aperçois qu’en te levant tu es essoufflé et que ton cœur s’emballe, cela signifie que tu forces trop — il faut te rasseoir et résoudre le problème par la cadence.

Météo et revêtement : les variables oubliées

La montée de Guguan est courte, mais l’impact de la météo et du revêtement n’est pas négligeable. La chaleur rend la sensation d’effort de cette montée à haute intensité encore plus pénible — le corps doit envoyer du sang vers la peau pour se refroidir, l’énergie disponible pour les muscles diminue, et ton temps pour terminer peut s’en trouver nettement allongé. En été, pars impérativement tôt le matin et renforce l’hydratation et l’apport en électrolytes.

Côté revêtement, les orages de l’après-midi sont fréquents dans les montagnes du centre de Taïwan. Une chaussée humide sur une pente à 11,7 % est extrêmement dangereuse — en montée, la roue arrière peut patiner et perdre de l’adhérence ; en descente, c’est une situation à haut risque avec une distance de freinage allongée et une adhérence en chute libre. Après la pluie, sur la montée de Guguan, les feuilles mortes, la mousse et les graviers peuvent te faire perdre l’adhérence et chuter. Il est donc fortement recommandé d’éviter de relever le défi par temps de pluie ou sur chaussée encore humide. De plus, il faut aussi faire attention aux écarts de température en montagne — il fait chaud en bas, mais au sommet et dans les zones ombragées, il peut faire nettement plus frais. Après l’effort, en transpirant abondamment puis en s’arrêtant pour se reposer, on risque de prendre froid ; pense à prévoir une veste légère. Ces variables apparemment anodines sont souvent ce qui détermine si une sortie est sûre et agréable, ou périlleuse et éprouvante.

Conclusion : la pente raide te rend honnête

La montée de Guguan est une route où l’on ne peut pas se cacher. Elle ne joue pas à la stratégie d’allure, elle n’utilise pas l’excuse de l’altitude, elle te pose seulement, avec sa pente pure et dure, cette question sans fard : « Ton rapport poids-puissance, est-il suffisant ? » Ici, pas de coup de chance, pas de raccourci, seulement le face-à-face le plus direct entre toi et la gravité.

Et c’est précisément pour cela qu’elle est le meilleur terrain d’entraînement et le miroir le plus honnête. Quand tu pourras grimper Guguan avec aisance, tu découvriras que ta capacité à encaisser la pression sur toutes les pentes s’est considérablement améliorée — ces pentes qui te faisaient peur autrefois deviennent soudainement gérables. Elle est courte, elle est douloureuse, mais elle te rendra réellement plus fort. C’est ça, la valeur d’une pente difficile, et c’est le cadeau le plus solide que la montée de Guguan offre à chaque cycliste prêt à la regarder en face. Prépare ton braquet le plus léger, trouve un matin frais, va devant ce mur, et aie une conversation honnête avec toi-même.

Détails pratiques du départ et du cœur de l’effort

La montée de Guguan n’offre pas de véritable zone d’échauffement : dès le départ, c’est une pente raide. La stratégie de départ est donc d’autant plus cruciale — vous devez discipliner votre adrénaline. Dès le début, maintenez une puissance que vous pouvez tenir pendant 30 à 40 minutes, c’est-à-dire proche mais sans dépasser votre FTP. Surtout, ne partez pas avec un état d’esprit de sprinteur sous prétexte que la distance est courte. Utilisez le braquet le plus léger pour maintenir une cadence de 60 à 70 rpm ; sur des pentes supérieures à 11 %, la cadence va naturellement chuter, l’essentiel est de ne pas la laisser tomber sous les 50 rpm, cette zone de blocage où l’on ne peut plus pédaler. Pendant cette phase, gardez votre fréquence cardiaque sous 85 % de votre fréquence cardiaque maximale, pour garder une marge pour la suite.

Une fois dans le cœur de l’effort, la pente est la plus concentrée et les murs les plus nombreux — c’est là que se joue la possibilité de terminer sans poser pied à terre. Le braquet est votre bouée de sauvetage — sur ce type de route, du 34×34, voire du 34×36 ou des braquets de niveau VTT, n’ont rien d’exagéré. Mieux vaut un braquet trop léger et une cadence plus élevée, plutôt que de forcer sur un gros braquet : ce dernier est un tueur de genoux et la première cause de pose de pied. Acceptez le fait que la vitesse sera très lente ; tomber à 7 ou 8 km/h est normal. Votre mission est de faire tourner les pédales en continu, pas de maintenir une vitesse. Détendez les épaules et les mains, concentrez la force dans le bas du corps — un haut du corps crispé gaspille une énergie précieuse. Ces détails déterminent si vous pourrez tenir jusqu’au sommet en serrant les dents, ou si vous serez contraint de poser pied à terre à mi-chemin.

Pourquoi la montée de Guguan est le meilleur terrain d’entraînement pour progresser

De nombreux entraîneurs s’accordent sur un point : pour améliorer rapidement ses capacités en montée, la méthode la plus efficace est de « s’entraîner sur les pentes raides ». Et la montée de Guguan est précisément l’un des terrains d’entraînement les plus idéaux du centre de Taïwan pour les pentes raides. Trois raisons à cela : premièrement, elle est suffisamment raide — sa pente moyenne de 11,7 % offre une stimulation musculaire suffisante pour forcer votre corps à s’adapter à une production de puissance élevée ; deuxièmement, elle est suffisamment courte — ses 4,43 kilomètres vous permettent d’enchaîner plusieurs ascensions pour accumuler du volume d’entraînement ; troisièmement, elle est relativement accessible, ce qui vous permet de vous y rendre régulièrement pour un entraînement continu.

Un entraînement régulier en répétitions sur la montée de Guguan améliore simultanément votre force maximale, votre capacité anaérobie et votre tolérance au lactate. Ces améliorations se refléteront sur l’ensemble de vos performances en montée — non seulement à Guguan, mais aussi sur les longues ascensions comme Wuling ou Jiji Dashan, que vous grimperez plus facilement. C’est là toute la valeur de l’entraînement sur pente raide : il sollicite avec une efficacité maximale les capacités dont votre corps a le plus besoin. Bien sûr, un entraînement à haute intensité s’accompagne d’un risque de blessure plus élevé ; veillez à bien vous échauffer, à respecter vos limites, à progresser graduellement et à prévoir une récupération suffisante entre les séances. Faites de la montée de Guguan votre salle de musculation pour la montée ; après un cycle d’entraînement, vous serez surpris de vos progrès.

Planification complète : ravitaillement, météo et saisons

Les 4,43 kilomètres de la montée de Guguan sont courts, mais l’intensité élevée vous fera dépenser énormément d’énergie et transpirer abondamment en très peu de temps. Avant l’ascension, assurez-vous d’avoir fait le plein d’eau et d’énergie à Guguan ou en bas de la montée, car sur une pente aussi raide, il est presque impossible de manger en pédalant. Traitez cette montée comme une séance d’intervalles à haute intensité : 15 minutes avant le départ, prenez des glucides et des électrolytes, et dès la fin, réhydratez-vous et mangez. Si vous faites plusieurs répétitions, réhydratez-vous systématiquement à chaque descente pour éviter une déshydratation cumulative.

Côté saisons, le printemps et l’automne sont les plus confortables : frais et secs, idéaux pour un effort maximal. En été, la montagne est étouffante et humide, et l’effort en montée paraît encore plus pénible ; partez tôt le matin et renforcez l’hydratation. En hiver, les matinées sont froides ; l’échauffement doit être plus complet pour éviter qu’un muscle froid ne se blesse sous haute intensité. Dans les montagnes du centre de Taïwan, les orages de l’après-midi sont fréquents ; une chaussée mouillée sur une pente à 11 % est extrêmement dangereuse, évitez-les absolument. Côté équipement, outre le braquet de survie, optez pour des pneus en 25c à 28c avec une pression légèrement réduite pour améliorer l’adhérence, et allégez le vélo autant que possible — sur ce type de pente purement raide, la légèreté, c’est la vitesse. À la descente, la pente à 11,7 % est une épreuve sévère pour les freins : privilégiez les freins à disque ; avec des freins sur jante, vérifiez impérativement les plaquettes et la pression des pneus. En soignant tous ces détails, vous pourrez conquérir cette pente raide, véritable manuel de formation, en toute sécurité et avec plaisir.

Objectifs de temps et références pratiques par niveau de cycliste

Sur la base de 4,43 kilomètres, 533 mètres de dénivelé et une pente moyenne de 11,7 %, les cyclistes compétitifs terminent en environ 15 à 18 minutes, les cyclistes avancés en 19 à 24 minutes, les cyclistes amateurs en 25 à 32 minutes, et les challengers loisirs en plus de 33 minutes avec pour objectif de terminer. Ces chiffres semblent simples, mais ils reflètent impitoyablement le rapport puissance/poids — sur une pente aussi raide, les écarts entre cyclistes sont démultipliés : chaque kilo de moins, chaque dix watts de plus se traduisent directement en vitesse et en niveau de souffrance.

Si c’est votre première tentative sur la montée de Guguan, fixez-vous impérativement comme objectif de « terminer sans poser pied à terre », et non de chercher un temps. Préparez un braquet 34×34, voire plus léger, utilisez le rapport le plus facile sur toute la montée, maintenez la cadence et acceptez que la vitesse sera très lente. Sur une pente aussi raide, une fois le pied à terre, redémarrer sur une pente à 11 % est extrêmement difficile, et cela mène souvent à un abandon. Par conséquent, mieux vaut rouler à une vitesse à un chiffre que de laisser les pédales s’arrêter. Lorsque vous terminerez pour la première fois la montée de Guguan sans poser pied à terre, ce sentiment d’accomplissement dépassera de loin n’importe quel beau temps de passage — car vous aurez prouvé que face à une pente apparemment impossible, il suffit de ne pas abandonner pour y arriver. Et cette conviction que « si l’on n’abandonne pas, on y arrive », c’est précisément ce que la montée de Guguan veut vous apprendre.

Intégrer la montée de Guguan dans votre cycle d’entraînement

La montée de Guguan n’est pas qu’un défi ponctuel ; c’est un véritable atout d’entraînement à long terme. En l’intégrant à votre planification périodisée, vous poserez des bases solides pour vos capacités en montée. En période de base, utilisez-la avec un nombre de répétitions plus faible et une intensité plus conservatrice, comme une introduction à l’adaptation musculaire ; en période de développement, augmentez le nombre de répétitions et l’intensité pour des ascensions répétées de haute qualité, stimulant à fond votre capacité anaérobie et votre tolérance au lactate ; en période pré-compétition, servez-vous-en pour un dernier calibrage de vos sensations en montée.

Un indicateur de progression pratique consiste à enregistrer votre temps et votre puissance à chaque montée de Guguan. Choisissez des jours aux conditions météo similaires (par exemple, toujours par matinée fraîche et sans vent), faites un effort maximal et notez les données. Lorsque vous constatez que sur le même parcours, votre temps diminue, c’est la preuve la plus directe de l’amélioration de votre rapport puissance/poids. Ce retour de progression quantifiable est la meilleure motivation pour poursuivre l’entraînement. La montée de Guguan est comme un entraîneur exigeant mais juste : elle ne vous flatte pas, mais si vous la prenez au sérieux, elle transformera honnêtement chacun de vos efforts en progrès visibles. Roulez-la jusqu’à la connaître par cœur, et vous serez stupéfait de votre transformation sur toutes les pentes raides.

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