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La montée nocturne sur les pentes de Dadu : la Route Bleue, le rituel des cyclistes de Taichung après le travail

單車生活

La montée nocturne sur le plateau de Dadu : la Route Bleue, le rituel des cyclistes de Taichung après le travail

La nuit de Taichung est la plus belle vue depuis le plateau de Dadu.

Quand le soleil sombre dans le détroit de Taïwan, les lumières de tout le bassin de Taichung s’allument une à une, comme une mer d’étoiles renversée étendue à vos pieds. Et l’une des façons les plus classiques d’admirer ce paysage nocturne, c’est avec ses propres jambes — à vélo, en remontant cette route surnommée « Route Bleue » par les cyclistes, la rue Huanan, en gravissant péniblement Wanggaoliao. 9,43 kilomètres, 358 mètres de dénivelé, un mur court avec une pente maximale de près de 19 %, pour récompense, la plus belle mer de lumières de Taichung.

Cet article ne parle pas d’allure, mais simplement de cette montée raide sur le plateau de Dadu, devenue le « rituel quotidien » d’innombrables cyclistes de Taichung après le travail, et pourquoi elle épuise autant qu’elle séduit.

Le plateau de Dadu : le balcon de Taichung

Le plateau de Dadu est un plateau qui s’étend entre le bassin de Taichung et le détroit de Taïwan. Debout sur la crête, d’un côté la mer immense, de l’autre la ville animée, cette vue qui embrasse « montagne, mer et ville » d’un seul regard fait du plateau de Dadu le balcon naturel de Taichung.

La Route Bleue — c’est-à-dire la rue Huanan — s’accroche aux pentes de ce plateau. Elle relie Wanggaoliao à la direction de Dadu, une montée à la fois droite et raide. Le jour, c’est un terrain d’entraînement où les cyclistes forgent leurs jambes ; le soir, elle se transforme en une route romantique menant au paysage nocturne. Cette double personnalité, « entraînement » et « romantisme », est ce qui rend la Route Bleue si fascinante.

Wanggaoliao : contempler la mer de lumières de Taichung

Au sommet de la Route Bleue, on atteint le célèbre Wanggaoliao. C’est l’un des points de vue les plus dégagés du plateau de Dadu, et un lieu sacré pour les nuits de Taichung.

Quand vous avez gravi le sommet à force d’efforts, encore essoufflé, vous vous retournez : toute la ville de Taichung s’étend en lumières à vos pieds. Gratte-ciels, rues, circulation, se fondent en des rivières de lumière mouvantes ; au loin, l’horizon du détroit de Taïwan se dissout dans la nuit. À cet instant, la douleur de la montée semble prendre tout son sens — vous n’êtes pas venu en voiture, vous avez « gravi » ce paysage nocturne centimètre par centimètre avec vos propres forces. Ce sentiment d’accomplissement rend la vue de Wanggaoliao plus belle aux yeux des cyclistes qu’à n’importe qui d’autre.

Première personne : un rituel après le travail

Pour beaucoup de cyclistes salariés de Taichung, la Route Bleue est un « rituel après le travail ».

J’en fais partie. Le travail terminé, le ciel commence à s’assombrir, j’enfile mon maillot et je roule vers le pied du plateau de Dadu. L’approche est encore douce, ce qui me permet de dissiper peu à peu la fatigue et les pensées parasites de la journée. Puis, la Route Bleue me sert son fameux « avertissement » — à peine entré dans la pente raide, c’est une montée soutenue, avec un maximum de près de 10 %. Le rythme cardiaque grimpe instantanément, les jambes s’échauffent, et les tracas du bureau sont balayés d’un coup par cette intensité soudaine.

Après le pont, la deuxième section raide est la vraie épreuve. Le mur court avec une pente proche de 19 % se dresse devant moi, je passe sur le plus petit braquet, la cadence ne cesse de chuter, la roue avant semble vouloir décoller. Pendant ces quelques dizaines de secondes, le monde se réduit aux trois mètres de bitume devant moi et à ma propre respiration lourde. C’est cette concentration presque « remise à zéro » qui rend accro — tout le stress, toute l’anxiété sont pressés jusqu’à la dernière goutte par ce mur raide.

Une fois le mur franchi, j’atteins le feu rouge au sommet, je me retourne — la mer de lumières de Taichung s’allume sous mes pieds. Je m’arrête, reprenant mon souffle, contemplant cette ville scintillante, je me sens totalement vidé, puis rechargé. Voilà, c’est la thérapie que m’offre la Route Bleue.

Ce que cette route signifie pour les cyclistes

La signification de la Route Bleue pour les cyclistes de Taichung tient en deux mots : « praticité » et « efficacité ».

Elle se trouve en périphérie immédiate de la ville, pas besoin de longs trajets, à n’importe quel soir ou petit matin, vous pouvez y arriver rapidement et enchaîner une montée intense. Pour les salariés au temps limité, ce terrain d’entraînement « court, raide, intense » est une bouée de sauvetage pour maintenir sa forme. Beaucoup l’utilisent comme un programme de montées répétées, montant et descendant sans cesse, pour tirer le maximum de bénéfices d’entraînement en un temps restreint.

Mais sa signification ne se limite pas à l’entraînement. La Route Bleue nous apprend à nous réserver, dans le tourbillon du quotidien, un moment « qui n’appartient qu’à soi ». La douleur de la montée, le paysage nocturne au sommet, c’est le moment le plus lucide et le plus relaxant de la journée. Elle nous rappelle : le vélo ne demande pas toujours d’expéditions en haute montagne, parfois, une montée raide au coin de la rue, un paysage nocturne familier, suffisent à se retrouver soi-même.

Les saveurs du parcours et le tumulte urbain

La Route Bleue longe l’agglomération de Taichung, ce qui rend son « ravitaillement » et sa « conclusion » particulièrement pratiques. Au pied de la montée, du côté de Dadu, il y a des supérettes, parfaites pour s’hydrater avant la montée et se désaltérer après la descente. Et une fois la Route Bleue terminée, en redescendant vers le centre-ville par les pentes de Dadu, toute la carte gastronomique de Taichung s’offre à vous — un bol de nouilles fumant, une boisson à emporter, une collation nocturne, autant de récompenses bien méritées pour cette montée.

Cette bascule sans couture entre « la solitude de la montée en montagne » et « le tumulte urbain en bas », c’est le rythme unique de la Route Bleue. Vous pouvez lutter contre le mur à 19 % il y a dix minutes, et dix minutes plus tard être assis au marché nocturne à grignoter en regardant passer les gens. Ce contraste saisissant fait de chaque sortie sur la Route Bleue une aventure concentrée.

Des paysages propres à chaque saison

  • Printemps : climat agréable, visibilité dégagée sur le plateau de Dadu, une bonne saison pour rouler et contempler.
  • Été : ensoleillement fort, chaleur étouffante, mais les couchers de soleil et les nuits sont les plus spectaculaires, idéal pour partir au crépuscule.
  • Automne : ciel haut et air vif, meilleure visibilité, la nuit à Wanggaoliao est limpide et éclatante.
  • Hiver : altitude modeste, praticable toute l’année, l’air sec et froid rend le paysage nocturne encore plus net.

Suggestions d’itinéraire

Pour intégrer la Route Bleue dans une sortie, voici une suggestion :

  1. Au crépuscule : départ de Dadu en contrebas, grimper la Route Bleue sous le soleil couchant, admirer à Wanggaoliao le moment magique où le coucher de soleil cède la place à la nuit.
  2. À la nuit tombée : s’attarder autour de Wanggaoliao, regarder les lumières de Taichung s’allumer une à une.
  3. Descente : redescendre vers le centre-ville par les pentes de Dadu, en restant attentif à la circulation urbaine et à l’éclairage.
  4. Collation nocturne : trouver un petit restaurant ou un marché nocturne dans le centre de Taichung, et récompenser ce périple « montée + paysage nocturne » avec un repas chaud.

La Route Bleue n’est ni la plus haute, ni la plus longue de Taïwan, mais c’est peut-être la montée la plus proche du quotidien des habitants de Taichung. Avec sa distance la plus courte, sa pente la plus raide et son plus beau paysage nocturne, elle est devenue un havre de respiration dans la vie trépidante d’innombrables cyclistes. La prochaine fois que vous serez à Taichung, si vous voulez retrouver un peu de temps pour vous, montez sur le plateau de Dadu en fin de journée — transpirez devant le mur à 19 %, puis, face à la mer de lumières de Wanggaoliao, rendez la fatigue de toute une journée à cette nuit.

Le plateau de Dadu : le balcon de Taichung

Le plateau de Dadu est un plateau qui s’étend entre le bassin de Taichung et le détroit de Taïwan. Debout sur la crête, d’un côté la mer immense, de l’autre la ville animée, cette vue qui embrasse montagne, mer et ville d’un seul regard fait du plateau de Dadu le balcon naturel de Taichung. La Route Bleue — c’est-à-dire la rue Huanan — s’accroche aux pentes de ce plateau. Elle relie Wanggaoliao à la direction de Dadu, une montée à la fois droite et raide. Le jour, c’est un terrain d’entraînement où les cyclistes forgent leurs jambes ; le soir, elle se transforme en une route romantique menant au paysage nocturne.

Au sommet de la Route Bleue, on atteint le célèbre Wanggaoliao. C’est l’un des points de vue les plus dégagés du plateau de Dadu, et un lieu sacré pour les nuits de Taichung. Quand vous avez gravi le sommet à force d’efforts, encore essoufflé, vous vous retournez : toute la ville de Taichung s’étend en lumières à vos pieds. Gratte-ciels, rues, circulation, se fondent en des rivières de lumière mouvantes ; au loin, l’horizon du détroit de Taïwan se dissout dans la nuit. À cet instant, la douleur de la montée semble prendre tout son sens — vous n’êtes pas venu en voiture, vous avez gravi ce paysage nocturne centimètre par centimètre avec vos propres forces. Ce sentiment d’accomplissement rend la vue de Wanggaoliao plus belle aux yeux des cyclistes qu’à n’importe qui d’autre. Cette double personnalité, entraînement et romantisme, est ce qui rend la Route Bleue si fascinante.

Un rituel après le travail

Pour de nombreux cyclistes salariés de Taichung, la Route Bleue est un rituel après le travail. La journée terminée, le ciel commence à s’assombrir, on enfile le maillot et on roule vers le pied du mont Dadu. L’approche est encore assez douce, ce qui permet de dissiper lentement la fatigue et les pensées parasites de la journée. Puis la Route Bleue donne son avertissement signature — à peine entré dans la pente, c’est une montée raide, avec un gradient maximal frôlant les 10 %. Le rythme cardiaque grimpe instantanément, les jambes commencent à chauffer, et les tracas du bureau sont balayés par cette intensité soudaine.

Après le pont, la deuxième section de pente raide est le véritable test. Un mur court d’environ 19 % de dénivelé se dresse devant vous ; même en passant au braquet le plus bas, la cadence ne cesse de chuter, la roue avant semblant vouloir décoller. Pendant ces quelques dizaines de secondes, le monde se réduit à trois mètres de bitume devant soi et à sa propre respiration lourde. C’est cette concentration presque absolue qui rend accro — tout le stress, toute l’anxiété sont pressés jusqu’à la dernière goutte par ce mur raide. Une fois le mur franchi, on atteint le feu rouge au sommet, on se retourne — la mer de lumières de Taichung s’allume sous vos pieds. On s’arrête, on reprend son souffle, on contemple cette ville scintillante, et on se sent totalement vidé, puis rechargé. Voilà, c’est la thérapie que procure la Route Bleue. Ce qu’elle nous apprend, c’est comment, dans le tumulte du quotidien, se réserver un moment purement personnel. La douleur de cette montée, la vue nocturne au sommet, sont les moments les plus lucides et les plus relaxants de la journée. Elle nous rappelle : le vélo ne nécessite pas toujours une expédition en haute montagne ; parfois, une pente raide au coin de la rue, un paysage nocturne familier, suffisent à se retrouver soi-même. En redescendant du mont Dadu vers la ville, soyez attentif à la circulation urbaine et à la sécurité de l’éclairage, trouvez un petit restaurant ou un marché nocturne, et récompensez ce voyage de pente raide et de vue nocturne par un repas chaud — c’est l’aventure quotidienne la plus complète pour les cyclistes de Taichung.

Wanggaoliao : contempler la mer de lumières de Taichung

Le sommet de la Route Bleue mène au célèbre Wanggaoliao. C’est l’un des points de vue les plus dégagés du mont Dadu, et un lieu sacré pour les nuits de Taichung. Lorsque vous atteignez le sommet à force d’efforts, encore essoufflé, vous vous retournez : toute la ville de Taichung s’étend sous vos pieds. Gratte-ciels, rues, circulation se fondent en des rivières de lumière mouvantes ; au loin, l’horizon du détroit de Taïwan se dissout dans la nuit. À cet instant, la douleur de la montée semble prendre tout son sens — vous n’êtes pas venu en voiture, vous avez gravi cette vue nocturne centimètre par centimètre par vos propres moyens.

Ce sentiment d’accomplissement rend la vue nocturne de Wanggaoliao plus belle aux yeux des cyclistes qu’à ceux de quiconque. Pour voir le même paysage nocturne, celui qui monte en voiture voit un décor ; celui qui monte à vélo voit le fruit de ses efforts. Chaque lumière correspond à chaque goutte de sueur versée. Cette beauté gagnée par la douleur est particulièrement profonde, particulièrement émouvante. Il n’est pas étonnant que tant de cyclistes de Taichung soient prêts à gravir la Route Bleue en fin de journée — ils ne recherchent pas seulement cette mer de lumières éclatante, mais aussi ce sentiment d’avoir « atteint par ses propres moyens », cette satisfaction tangible. La vue nocturne de Wanggaoliao est la récompense la plus douce et la plus majestueuse que le mont Dadu offre à chaque cycliste qui pédale avec acharnement.

Les lumières de la ville et le sens de cette route

La Route Bleue est adjacente à la zone urbaine de Taichung, ce qui rend le ravitaillement et la fin de parcours particulièrement pratiques. En bas, dans le secteur de Dadu, on trouve des supérettes, idéales pour s’hydrater avant la montée et se désaltérer après la descente. Une fois la Route Bleue terminée, en redescendant du mont Dadu vers la ville, tout le paysage gastronomique de Taichung s’offre à vous — un bol de nouilles fumant, une boisson artisanale, un en-cas nocturne, autant de récompenses parfaites pour cette pente raide. Cette transition fluide entre la solitude de la montée en montagne et les lumières de la ville en contrebas est le rythme unique de la Route Bleue. Vous pouvez être en train de lutter contre le mur à 19 % il y a dix minutes, et dix minutes plus tard être assis dans un marché nocturne à déguster des spécialités en regardant la foule passer.

La signification de la Route Bleue pour les cyclistes de Taichung réside dans les mots « commodité » et « efficacité ». Elle se trouve en périphérie de la ville, sans long trajet ; à n’importe quel soir ou petit matin, vous pouvez y arriver rapidement et enchaîner une montée intense. Pour les salariés au temps limité, ce terrain d’entraînement court, raide et intense est un sauveur pour maintenir sa forme. Mais sa signification ne se limite pas à l’entraînement. Ce que la Route Bleue nous apprend, c’est comment, dans un quotidien surchargé, se réserver un moment purement personnel. La douleur de cette montée, la vue nocturne au sommet, sont les moments les plus lucides et les plus relaxants de la journée. Elle nous rappelle : le vélo ne nécessite pas toujours une expédition en haute montagne ; parfois, une pente raide au coin de la rue, un paysage nocturne familier, suffisent à se retrouver soi-même. La Route Bleue n’est ni la plus haute ni la plus longue de Taïwan, mais c’est peut-être la montée la plus proche du quotidien des habitants de Taichung — par sa distance la plus courte, sa pente la plus raide et sa vue nocturne la plus belle, elle devient un havre de respiration dans la vie trépidante d’innombrables cyclistes.

Un rituel après le travail

Pour de nombreux cyclistes salariés de Taichung, la Route Bleue est un rituel après le travail. La journée terminée, le ciel commence à s’assombrir, on enfile le maillot et on roule vers le pied du mont Dadu. L’approche est encore assez douce, ce qui permet de dissiper lentement la fatigue et les pensées parasites de la journée. Puis la Route Bleue donne son avertissement signature — à peine entré dans la pente, c’est une montée raide, avec un gradient maximal frôlant les 10 %. Le rythme cardiaque grimpe instantanément, les jambes commencent à chauffer, et les tracas du bureau sont balayés par cette intensité soudaine.

Après le pont, la deuxième section de pente raide est le véritable test. Un mur court d’environ 19 % de dénivelé se dresse devant vous ; même en passant au braquet le plus bas, la cadence ne cesse de chuter, la roue avant semblant vouloir décoller. Pendant ces quelques dizaines de secondes, le monde se réduit à trois mètres de bitume devant soi et à sa propre respiration lourde. C’est cette concentration presque absolue qui rend accro — tout le stress, toute l’anxiété sont pressés jusqu’à la dernière goutte par ce mur raide. Une fois le mur franchi, on atteint le feu rouge au sommet, on se retourne — la mer de lumières de Taichung s’allume sous vos pieds. On s’arrête, on reprend son souffle, on contemple cette ville scintillante, et on se sent totalement vidé, puis rechargé. Voilà, c’est la thérapie que procure la Route Bleue — après une journée de fatigue, elle vous permet de vous remettre à zéro avec une pente raide, puis de vous rallumer avec une vue nocturne.

Saisons, excursions et le quotidien des habitants de Taichung

La Route Bleue a ses charmes à chaque saison : au printemps, le climat est agréable et la vue depuis le mont Dadu est dégagée ; en été, l’ensoleillement est fort et la chaleur étouffante, mais le coucher de soleil et la vue nocturne en fin de journée sont les plus spectaculaires, idéaux pour partir au crépuscule ; en automne, le ciel est dégagé et la visibilité optimale, la vue nocturne de Wanggaoliao est limpide et éclatante ; en hiver, l’altitude étant modeste, on peut rouler toute l’année, l’air sec et froid rendant la vue nocturne encore plus nette. Quelle que soit la saison, le mont Dadu attend chaque cycliste qui gravit la pente avec sa vue nocturne.

Pour intégrer la Route Bleue dans une sortie, voici comment organiser : partir au crépuscule de Dadu en contrebas, profiter du coucher de soleil pour gravir la Route Bleue, admirer à Wanggaoliao le moment magique où le soleil se couche et laisse place à la nuit ; après la tombée de la nuit, s’attarder un moment dans le secteur de Wanggaoliao pour voir les lumières de Taichung s’allumer une à une ; redescendre du mont Dadu vers la ville, en restant attentif à la circulation urbaine et à la sécurité de l’éclairage ; enfin, trouver un petit restaurant ou un marché nocturne dans le centre de Taichung, et récompenser ce voyage de pente raide et de vue nocturne par un repas chaud. La Route Bleue n’est ni la plus haute ni la plus longue de Taïwan, mais c’est peut-être la montée la plus proche du quotidien des habitants de Taichung. Par sa distance la plus courte, sa pente la plus raide et sa vue nocturne la plus belle, elle devient un havre de respiration dans la vie trépidante d’innombrables cyclistes. La prochaine fois que vous serez à Taichung, si vous voulez retrouver un peu de temps pour vous, n’hésitez pas à monter sur le mont Dadu en fin de journée — transpirez devant le mur à 19 %, puis, devant la mer de lumières de Wanggaoliao, rendez toute la fatigue de la journée à cette nuit.

Le mont Dadu : le balcon naturel de Taichung

Le mont Dadu est un plateau qui s’étend entre le bassin de Taichung et le détroit de Taïwan. Debout sur la crête, d’un côté la mer à perte de vue, de l’autre une ville prospère — cette vue qui embrasse montagne, mer et ville d’un seul regard fait du mont Dadu le balcon naturel de Taichung. La Route Bleue — c’est-à-dire la route Huanan — s’accroche aux flancs de ce plateau. Elle relie Wanggaoliao à la direction de Dadu, une montée à la fois droite et raide.

Le jour, c’est un terrain d’entraînement où les cyclistes forgent leurs jambes ; au crépuscule, elle se métamorphose en une route romantique menant à la vue nocturne. Cette double personnalité, entre entraînement et romantisme, est ce qui rend la Route Bleue si fascinante. Elle fait d’une montée tantôt un programme sérieux du petit matin, tantôt un rendez-vous romantique au crépuscule. La même route, selon le moment de la journée, révèle des visages radicalement différents — cette diversité et cette tolérance font de la Route Bleue, dans la vie des cyclistes de Taichung, une entité à la fois partenaire d’entraînement et exutoire spirituel. Que vous cherchiez à vous entraîner sérieusement ou à vous détendre en admirant le paysage, cette pente raide du mont Dadu vous donnera exactement ce dont vous avez besoin.

La mer de lumières de Wanggaoliao et la thérapie du cycliste

Au sommet de la Route Bleue se trouve le célèbre Wanggaoliao — l’un des points de vue les plus dégagés de la montagne Dadu, et un lieu de prédilection pour admirer la nuit à Taichung. Lorsque vous atteignez le sommet à force d’efforts, encore essoufflé, vous vous retournez : toute la ville de Taichung s’étend sous vos pieds, illuminée. Gratte-ciels, rues, flux de voitures se fondent en des rivières de lumière mouvantes ; au loin, l’horizon du détroit de Taïwan se dissout dans la nuit. À cet instant, la souffrance de la montée semble prendre tout son sens.

Ce sentiment d’accomplissement rend le paysage nocturne de Wanggaoliao plus beau aux yeux des cyclistes qu’à ceux de quiconque. Ceux qui montent en voiture voient un paysage ; ceux qui montent à vélo voient le fruit de leurs efforts — chaque lumière correspond à chaque goutte de sueur versée. Cette beauté gagnée par la douleur est ce que la Route Bleue a de plus thérapeutique. Elle permet aux cyclistes urbains débordés, après une journée de fatigue, de se remettre à zéro grâce à une pente raide, puis de se rallumer grâce à une mer de lumières. La Route Bleue n’est ni la plus haute, ni la plus longue de Taïwan, mais c’est peut-être la montée la plus proche du quotidien des habitants de Taichung. La prochaine fois que vous serez à Taichung, si vous voulez retrouver un peu de temps pour vous, montez sur la montagne Dadu en fin de journée — transpirez devant le mur court à 19 %, puis, devant la mer de lumières de Wanggaoliao, rendez votre fatigue de la journée à cette nuit. À cet instant, vous comprendrez pourquoi cette pente raide, au bout de votre rue, fait revenir tant de cyclistes de Taichung, encore et encore.

Conclusion : la montagne au bout de la rue

Nous croyons toujours que les routes qui valent la peine d’être parcourues sont au loin — Wuling, Taroko, le tour de l’île. Mais la Route Bleue nous rappelle que les routes les plus précieuses sont parfois juste au bout de la rue. Cette courte route de Huanan sur la montagne Dadu, avec sa pente raide et son paysage nocturne, est devenue la compagne la plus intime du quotidien d’innombrables cyclistes de Taichung.

Elle ne demande ni long trajet en voiture, ni congé pour une expédition lointaine. Elle demande simplement que, un soir ou un matin, vous enfiliez votre maillot et pédaliez jusqu’au pied de la montagne. Puis, avec un mur court à 19 %, videz la fatigue de la journée ; avec la mer de lumières de Wanggaoliao, rechargez-vous à nouveau. Cette thérapie à portée de main est le cadeau le plus doux de la Route Bleue. La prochaine fois que la vie vous semble trop pleine, que votre esprit est trop agité, ne vous précipitez pas à planifier un voyage lointain — montez d’abord sur la montagne Dadu. Devant cette mer de lumières familière, vous retrouverez celui qui était heureux de faire du vélo, lucide grâce à la sueur, et ancré grâce à l’arrivée. La montagne au bout de la rue est toujours là, avec sa pente raide et son paysage nocturne, attendant votre retour. Et c’est peut-être là le sens le plus émouvant de la Route Bleue, cette montée la plus proche du quotidien des habitants de Taichung.

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