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Guide pratique de Guanzizai à Tucheng : 3 km avec 220 m de dénivelé, décortiquer cette montée raide cachée grâce aux données

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Stratégie pratique pour Guanzizai à Tucheng : 3 kilomètres, 220 mètres de dénivelé, décortiquer cette pente cachée grâce aux données

Distance 2,996 km, dénivelé 220,8 m, pente moyenne affichée par Strava à 5,8 %, classement catégorie 2 — Guanzizai à Tucheng est un parcours de montée court et pentu, niché à la frontière entre la banlieue et la zone montagneuse du district de Tucheng, à New Taipei City. Il n’est pas long, mais il n’est certainement pas facile : c’est le genre de route qu’on sous-estime avant de partir et dont on réalise à mi-parcours que « quelque chose cloche ».

Le nom de cette route est très particulier — « Guanzizai » évoque une terminologie bouddhiste, et les cyclistes familiers de la culture locale pensent naturellement à l’atmosphère des temples bouddhistes bien connus dans les montagnes environnantes. Mais laissons de côté la poésie du nom : cet article aborde quelque chose de bien plus pragmatique — comment décortiquer ces 3 kilomètres de montée grâce aux données, pour savoir quel braquet utiliser, quel rythme adopter et quelle préparation mentale mettre en place.

I. D’abord, comprendre les données : l’écart entre la pente officielle et le calcul réel

Avant d’élaborer toute stratégie d’allure, il faut honnêtement faire face à une contradiction dans les données. La pente moyenne officielle de Guanzizai à Tucheng affichée sur Strava est de 5,8 %, mais si l’on divise le dénivelé total de 220,8 mètres par la distance du parcours de 2996,1 mètres, le chiffre obtenu est en réalité d’environ 7,37 % — soit près de 1,6 point de pourcentage plus raide que la pente moyenne officielle.

Cet écart n’est pas une erreur de saisie, et il ne faut pas non plus choisir un chiffre au détriment de l’autre. L’interprétation la plus raisonnable est la suivante : l’algorithme de pente de Strava applique généralement un lissage sur la distance projetée horizontalement et les variations d’altitude ; la simple division du dénivelé réel par la distance reflète quant à elle le rapport le plus direct entre « l’incrément vertical et la distance horizontale ». L’écart entre les deux provient le plus souvent de sections au milieu du parcours dont la pente est nettement supérieure à la moyenne globale, ce qui « concentre » le dénivelé total sur des segments plus courts, rendant le résultat de la simple division plus raide que la moyenne lissée par segments de l’application. En d’autres termes, cet écart dans les données est en soi un signal d’alarme — il vous rappelle que cette route n’est pas une montée régulière à 5,8 %, et que le milieu du parcours cache très probablement des sections courtes et raides approchant, voire dépassant, les 10 %.

Méthode de calcul Pente moyenne Signification
Affichage officiel Strava 5,8 % Valeur moyenne officielle lissée par segments
Dénivelé ÷ distance Environ 7,4 % Rapport direct non lissé, reflétant la sensation réelle de l’écart

Face à ce type de parcours présentant un écart de données, l’approche la plus sûre est de « se préparer mentalement avec le chiffre le plus raide, et d’utiliser le chiffre officiel comme référence » — c’est-à-dire qu’avant de partir, il faut fixer ses attentes sur des pentes intermédiaires à 7 % voire plus, plutôt que de naïvement croire que toute la montée est à 5,8 %, une pente douce que l’on peut gravir confortablement en restant assis. C’est la première leçon la plus importante de cette route : court ne veut pas dire facile ; et la moyenne ne veut pas dire qu’il n’y a pas de pièges.

II. Ce que signifie le classement Catégorie 2

Le système de classement des montées Strava (Catégorie) est un indicateur de difficulté calculé à partir de la pente et de la distance combinées : plus le chiffre est petit, plus la difficulté est élevée (HC est le niveau le plus haut, suivi des catégories 1 à 4). Guanzizai à Tucheng est classé Catégorie 2, ce qui est un niveau assez costaud pour une distance de seulement 3 kilomètres — en comparaison, de nombreux parcours de Catégorie 2 de 8 à 10 kilomètres accumulent leur score de difficulté grâce à une montée continue sur une longue distance ; Guanzizai, lui, entre dans la même catégorie de difficulté presque uniquement par « courte distance, pente instantanée élevée », ce qui rejoint à nouveau l’écart de pente mentionné dans la section précédente : sa difficulté n’est pas construite par la longueur, mais par la raideur.

Pour le cycliste, la signification pratique de ce classement est la suivante : ne négligez pas cette route avec un état d’esprit du type « elle ne fait que 3 kilomètres, ce sera vite fini », mais préparez-vous avec l’intensité mentale que l’on réserve à une montée dure de longueur moyenne.

III. Stratégie par sections : découper la montée en trois segments pour la rendre contrôlable

Premier segment (0–1 km) : montée douce à l’entrée, entrer rapidement dans le rythme de l’ascension. L’attaque de Guanzizai se fait généralement depuis le côté urbain de Tucheng ; la chaussée est plane et la pente relativement douce — c’est la seule section de tout le parcours où l’on peut légèrement souffler et ajuster sa cadence et sa respiration. Sur ce segment, il est recommandé de maintenir une cadence de 80 à 90 tr/min, de garder le braquet sur le plateau intermédiaire, et de faire passer sa fréquence cardiaque de la croisière sur le plat à la zone 3 — ne vous précipitez pas pour augmenter la puissance ici, car les sections suivantes vont rapidement consumer toutes les réserves d’énergie superflues.

Deuxième segment (1–2 km) : la zone de pente raide centrale, le passage le plus exigeant de tout le parcours. C’est ici que Guanzizai définit véritablement sa difficulté. D’après l’analyse de l’écart de pente mentionnée précédemment, la pente instantanée de cette section dépasse très probablement 10 %, et certaines portions peuvent même atteindre le niveau de « mur court » de 12 à 15 %. Face à une telle raideur, il faut alterner entre le danseur et la position assise — rester debout trop longtemps fait grimper la fréquence cardiaque et accélère l’accumulation de lactate ; rester assis trop longtemps en forçant expose les genoux et le bas du dos à un couple excessif. Il est recommandé de changer de position toutes les 20 à 30 secondes, pour que différents groupes musculaires se partagent la charge en alternance, avec une cadence contrôlée entre 60 et 75 tr/min, en privilégiant le couple pour avancer de manière stable plutôt que de chercher la vitesse. Cette section est le rappel le plus important de toute cette stratégie : « ne pas paniquer ». Beaucoup de cyclistes, en voyant la pente grimper soudainement, ont un réflexe de danseur violent pour attaquer la montée, et vingt secondes plus tard, la fréquence cardiaque explose, les jambes lâchent, et il ne reste plus qu’à mettre pied à terre ou à lutter à très faible vitesse. La bonne approche consiste à passer sur le plus petit braquet un virage à l’avance, pour laisser le corps absorber le choc de la pente raide de la manière la plus économique possible.

Troisième segment (2–3 km) : la section finale, la pente s’adoucit mais la concentration reste de mise. À moins d’un kilomètre de l’arrivée, la pente redescend généralement près de la moyenne officielle d’environ 5,8 % — c’est le moment de vérifier si le rythme des sections précédentes était bien calibré. Si vous ne vous êtes pas épuisé au milieu, vous devriez avoir encore de la marge pour finir à un rythme stable ; si vos jambes sont complètement lourdes et que votre respiration est si désordonnée que vous ne pouvez plus parler, cela signifie que votre stratégie de danseur au milieu était trop agressive — c’est un signal à corriger lors de la prochaine sortie.

IV. Braquet et équipement : le plateau compact est une recommandation ferme, pas une option

Compte tenu de la pente instantanée au milieu qui dépasse très probablement 10 %, ce parcours est radicalement différent des montées douces et progressives évoquées précédemment — il est fortement recommandé d’utiliser un plateau compact (50/34T) associé à une cassette d’au moins 11-32T, voire 11-34T, afin que le plus petit braquet offre suffisamment de marge de rotation pour affronter les sections de mur court. Si vous utilisez encore un plateau standard (53/39T) avec une cassette classique 11-28T, vous serez probablement contraint de réduire considérablement votre cadence, voire de forcer en danseur sur les pentes raides du milieu — cela consomme non seulement plus d’énergie, mais augmente aussi fortement le risque de crampes et de blessures aux genoux.

Les réglages inspirés du VTT qui se sont popularisés ces dernières années, comme les systèmes 1x avec un plateau unique de 40T et une cassette 10-36T, conviennent également très bien à ce type de terrain court et très pentu : la logique de changement de vitesse est simple, pas besoin de se distraire avec la combinaison du dérailleur avant au moment critique de la pente raide, et toute l’attention peut rester sur le pédalage lui-même.

Côté pression des pneus, comme la chaussée est principalement une route de desserte en bitume classique, sans condition particulière, des pneus de route standard (25c à 28c) suffisent ; mais si vous prévoyez d’intégrer cette route dans un itinéraire combiné plus long, vous pouvez envisager des pneus légèrement plus larges en 28c pour gagner un peu de confort et d’adhérence. Côté système de freinage, comme la pente de la descente n’est pas non plus à négliger, des freins à disque hydrauliques offriront une puissance de freinage plus stable que les freins sur jante traditionnels, en particulier dans les enchaînements de virages en descente — veillez à freiner par à-coups anticipés et à éviter l’échauffement des freins sur les longues descentes.

V. Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Pour une montée courte de 2,996 km, avec un temps de montée estimé entre 8 et 18 minutes (selon le niveau du cycliste), un ravitaillement en cours de route n’est pas nécessaire pour une seule ascension. Cependant, comme l’intensité au milieu est extrêmement élevée, proche du seuil anaérobie, il est très important de s’assurer d’être dans un bon état d’hydratation avant le départ — il est recommandé de terminer sa dernière prise d’eau 30 minutes avant de rouler, pour éviter toute gêne gastrique pendant l’effort intense en montée.

Si vous intégrez Guanzizai dans un itinéraire cycliste plus long, il est recommandé de faire une pause de 3 à 5 minutes au sommet ou après la section pour boire de petites gorgées et prendre des électrolytes — ce type de montée à forte intensité sur une courte durée est particulièrement propice aux crampes dans les mollets et l’arrière des cuisses. En été, le climat de Taïwan est chaud et humide, et le relief vallonné de la banlieue offre peu d’ombre : il est conseillé de programmer cette sortie tôt le matin ou en fin de journée, et d’emporter des électrolytes avec soi. À midi en plein été, la chaleur réfléchie par la chaussée combinée à une sortie à haute intensité constitue une double charge pour le système cardiovasculaire.

6. Météo et conseils saisonniers

Situé au sud-ouest du district de New Taipei, dans le bassin de la rivière Dahan, le climat de Tucheng est globalement similaire à celui du bassin de Taipei. En hiver (de novembre à février de l’année suivante), la mousson du nord-est peut parfois se faire sentir ; lorsque la probabilité de pluie augmente, la chaussée devient glissante et la distance de freinage s’allonge nettement sur les pentes raides du tronçon central. Il est recommandé de réduire vos objectifs de rythme et de vous assurer que vos pneus sont en bon état. Le printemps et l’automne offrent des températures agréables et constituent les meilleures saisons pour relever ce défi de courte montée à haute intensité. En été, les averses convectives de l’après-midi sont relativement fréquentes sur les tronçons vallonnés. Il est conseillé de consulter les images radar en temps réel avant de partir. En raison de la raideur de la pente et de la largeur potentiellement limitée de la route, en cas d’orage, il est impératif de faire demi-tour à l’avance pour éviter le double risque de chaussée glissante et de visibilité réduite sur les sections raides.

7. Erreurs courantes et évaluation du risque d’abandon (DNF)

Bien que la distance soit courte, la montée de Guanzizai à Tucheng, en raison de sa pente raide, est précisément le type de parcours « court mais très difficile » où l’on observe le plus de pertes de contrôle de l’allure. Voici quelques erreurs d’exécution courantes :

  1. Sous-estimer la difficulté d’une courte distance : De nombreux cyclistes, voyant « moins de 3 kilomètres », baissent leur garde et partent avec un état d’esprit de croisière sur le plat, pour être immédiatement « explosés » sur la pente raide du tronçon central. C’est l’erreur la plus typique et la plus fatale sur cette route.
  2. Préparation insuffisante du développement : Sans plateau compact ou cassette suffisamment légère, la pente raide du tronçon central fera chuter votre cadence à un niveau extrêmement bas, voire à l’arrêt complet. Redémarrer le pédalage sera alors particulièrement éprouvant, avec un risque de chute.
  3. Allure trop agressive dans la première partie : Même si Guanzizai est globalement très court, si vous forcez trop sur la section de faux-plat montant au début, la pente raide du milieu vous le fera payer. Une courte montée ne signifie pas que l’on peut puiser sans compter.
  4. Négliger l’échauffement et attaquer directement : Comme le parcours ne fait que 3 kilomètres, il est tentant de sauter l’échauffement. Mais des muscles non échauffés face à des pentes dépassant soudainement 10 % présentent un risque nettement plus élevé de crampes et de déchirures musculaires. Il est recommandé de faire cinq à dix minutes d’échauffement dynamique avant le départ.
  5. Ignorer la gestion du freinage dans les descentes : Un parcours court et raide signifie généralement une descente tout aussi raide. Au retour ou lors du demi-tour, freinez impérativement par à-coups à l’avance pour éviter que l’échauffement des freins ne réduise leur puissance.

8. Temps de référence pour les cyclistes de différents niveaux

Les temps ci-dessous sont donnés à titre indicatif ; les performances réelles varient selon le vent du jour, l’état de forme et le poids de l’équipement :

Niveau du cycliste Temps estimé Puissance moyenne de référence (cycliste de 70 kg)
Avancé / niveau compétition 8 à 10 minutes 4,5 à 5,2 W/kg
Intermédiaire / entraînement régulier 11 à 14 minutes 3,3 à 4,0 W/kg
Débutant / cycliste loisir 15 à 18 minutes 2,2 à 2,8 W/kg

Il est important de noter que les besoins en puissance sur ce parcours sont nettement plus élevés que sur une montée douce de même distance, car la pente raide du tronçon central ne permet pratiquement pas de maintenir une zone de croisière aérobie sur la durée ; elle pousse rapidement le cycliste dans les zones 4, voire 5, de haute intensité. Il est conseillé de considérer Guanzizai comme un « test de puissance explosive sur courte distance », de la re-pédaler régulièrement en enregistrant le temps de montée et la fréquence cardiaque maximale, afin d’observer vos progrès en endurance anaérobie et en capacité de récupération.

9. Positionnement dans le cycle d’entraînement

Si vous planifiez un cycle d’entraînement systématique pour la montée, Guanzizai à Tucheng se prête très bien à un programme d’« entraînement par intervalles » et d’« endurance anaérobie ». Grâce à sa courte distance et à sa facilité d’accès, vous pouvez organiser trois à cinq ascensions répétées dans une seule séance, en utilisant le plat ou un faux-plat descendant comme récupération entre chaque montée. Ce type d’entraînement est particulièrement efficace pour améliorer la capacité de production de puissance élevée sur de courtes durées ; comparé à un simple roulage aérobie de longue distance, il renforce plus spécifiquement la tolérance autour du seuil anaérobie.

Pour les athlètes préparant un contre-la-montre ou une course de montée courte, Guanzizai constitue également un excellent « simulateur pré-compétition » — car son profil de pente et d’intensité est très proche des exigences énergétiques de nombreuses épreuves de montée courte contre la montre. Il permet de valider vos choix de développement, la proportion de pédalage en danseuse et votre rythme respiratoire sous forte intensité.

10. État de la route et rappels de sécurité routière

La route industrielle menant à Guanzizai, bien que familière aux vététistes, reste une route ouverte à la circulation des voitures et des motos, et non une piste cyclable fermée. Roulez impérativement sur le côté droit, d’autant que la visibilité peut être limitée par les virages et les changements de pente sur le tronçon central. Il est recommandé de porter un gilet réfléchissant ou d’installer un feu clignotant pour être mieux visible. Le week-end, des motards et des randonneurs peuvent partager le réseau routier voisin ; conservez une distance longitudinale suffisante et restez vigilant.

Concernant l’état de la chaussée, Guanzizai étant une route industrielle de type vallonné, certaines sections peuvent présenter des nids-de-poule localisés dus au drainage ou à la géologie. Si le temps le permet avant de partir, renseignez-vous auprès des communautés cyclistes locales sur les dernières conditions de la route. Après un typhon ou de fortes pluies, les routes de montagne sont sujettes aux chutes de pierres ou à l’affaissement des fondations ; par sécurité, évitez de vous y rendre dans les un à deux jours suivant des conditions météorologiques extrêmes.

11. Liste de vérification de l’équipement : dernière confirmation avant le départ

Avant de conclure ce guide, voici une liste de vérification de l’équipement avant le départ : vérifiez que le développement cassette-pédalier est suffisant pour la pente raide du tronçon central (un rapport de 34x32 ou plus léger est fortement recommandé) ; vérifiez que le système de freinage fonctionne normalement, en particulier l’usure des plaquettes de frein à disque hydraulique ; vérifiez que vos bidons sont pleins et emportez un supplément d’électrolytes pour prévenir les crampes après un effort intense ; vérifiez que les feux avant et arrière sont suffisamment chargés ; vérifiez que votre téléphone est complètement chargé et que des cartes hors ligne sont téléchargées, car le signal peut être instable sur certaines sections de montagne.

Ces étapes de vérification, qui semblent triviales, sont la clé pour rouler en toute sécurité et avec efficacité sur un parcours « court mais intense ». Bien que Guanzizai à Tucheng soit courte, le risque lié à la pente raide ne diminue pas avec la distance. Une préparation minutieuse reste toujours la première et la plus importante ligne de défense pour la sécurité à vélo.

12. Enregistrement des données et suivi de l’entraînement

Pour faire de Guanzizai à Tucheng un véritable outil d’entraînement, il est recommandé d’utiliser un compteur GPS ou une montre sportive pour enregistrer les données détaillées de chaque sortie : temps par section, courbe de fréquence cardiaque, puissance (si vous disposez d’un capteur de puissance) et variations de cadence. Comme les pentes raides sont concentrées dans le tronçon central, ce parcours est particulièrement adapté à l’analyse de votre réponse en puissance dans la « zone de pente maximale instantanée » — ces données sont extrêmement précieuses pour comprendre votre capacité réelle à encaisser une pente courte et raide, bien plus que la simple vitesse moyenne globale.

En accumulant ces données sur le long terme, vous pourrez même dériver votre propre formule d’allure personnalisée en fonction des différentes pentes instantanées. En particulier pour un parcours comme Guanzizai, où la pente moyenne officielle diffère de la réalité mesurée, les données de conduite réelles vous aideront à établir une carte des pentes plus fidèle à la sensation réelle que les indications officielles.

13. Comparaison horizontale avec d’autres montées courtes et raides célèbres

En plaçant Guanzizai à Tucheng dans le référentiel des montées courtes et raides célèbres de Taïwan, on comprend plus facilement son niveau de difficulté. Taïwan ne manque pas de montées réputées « courtes et raides », comme certaines routes industrielles célèbres de la région de Yangmingshan, ou des sections de montagne du district de New Taipei surnommées « pentes explosives » par les cyclistes. Ces parcours partagent tous la même caractéristique : une distance souvent inférieure à 5 kilomètres, mais un dénivelé massif concentré sur une très courte distance, forçant le cycliste à encaisser en peu de temps des exigences de puissance instantanée bien supérieures à la moyenne. Guanzizai appartient précisément à cette catégorie — si l’on ne regarde que la distance et le dénivelé total en chiffres absolus, elle est loin d’être aussi impressionnante que des classiques de longue distance comme Wuling ou Beihang. Mais si l’on convertit en « densité de dénivelé par unité de distance », c’est-à-dire le nombre de mètres de montée par kilomètre, le chiffre de Guanzizai est en réalité remarquable : 220,8 mètres de dénivelé compressés en moins de 3 kilomètres, soit plus de 73 mètres de montée par kilomètre en moyenne. Cette densité, placée dans de nombreux parcours de longue distance, constituerait à elle seule le segment le plus dur du parcours.

Ce type de parcours à « densité de dénivelé élevée » sollicite le système énergétique du cycliste d’une manière fondamentalement différente d’une montée d’endurance de longue distance. La montée longue met à l’épreuve la production stable de puissance et la gestion de l’énergie ; la montée courte et raide sollicite davantage le seuil anaérobie et la tolérance au lactate. Si votre programme d’entraînement manque de ce type de stimulation intense et brève, Guanzizai à Tucheng constitue une excellente option de renforcement. Il vaut la peine de l’intégrer régulièrement dans votre cycle d’entraînement pour évaluer la réaction de votre corps et votre vitesse de récupération face à une charge soudaine et élevée.

14. Le point de vue de la courbe de puissance : ce que cette montée teste vraiment

Si vous avez un capteur de puissance, Guan Zizai est un tronçon idéal pour valider votre « capacité de production maximale sur une courte durée ». Du point de vue de la courbe de puissance, cette montée devrait présenter une courbe en trois phases : une puissance relativement stable sur la première section en pente douce, une puissance qui grimpe brusquement sur le segment intermédiaire raide et se maintient dans une zone d’intensité élevée proche ou au-delà de la FTP, puis une puissance qui redescend légèrement sur la section finale d’attaque tout en restant à une intensité moyenne à élevée. Ce type de profil de courbe ressemble en réalité beaucoup aux protocoles de test de « puissance maximale sur 5 minutes » ou « puissance maximale sur 8 minutes » couramment utilisés dans les tests de puissance — en d’autres termes, vous pouvez considérer le fait de parcourir intégralement Guan Zizai comme un test d’endurance anaérobie proche des conditions réelles.

Après la sortie, il est recommandé d’examiner le rapport entre votre puissance normalisée (Normalized Power) sur le segment intermédiaire raide et la densité de puissance par rapport au temps de parcours réel. L’accumulation de ce type de données sur le long terme vous aidera à déterminer avec plus de précision si votre goulot d’étranglement personnel en matière de production de puissance élevée sur courte durée se situe au niveau du système cardiopulmonaire ou de l’endurance musculaire, et ainsi à ajuster vos priorités d’entraînement en conséquence. Pour les cyclistes sans capteur de puissance, vous pouvez également utiliser le pourcentage de fréquence cardiaque maximale et l’échelle de perception de l’effort (RPE) pour un suivi similaire, ce qui permet tout aussi bien d’accumuler des tendances à long terme de valeur.

15. Les états d’esprit différents entre débutants et cyclistes expérimentés

Pour les cyclistes débutants qui commencent tout juste l’entraînement en montée, Tucheng Guan Zizai n’est peut-être pas la « première route de montée » idéale — ses variations de pente et la raideur de son segment intermédiaire conviennent mieux aux cyclistes ayant déjà une certaine expérience de la montée, qui connaissent les limites de leur développement et leur réaction à la charge cardiopulmonaire. Si vous êtes débutant en montée, il est recommandé de commencer par des routes au relief plus doux et légèrement plus longues pour établir une base de capacité aérobie et de technique de pédalage, avant de vous attaquer à des tronçons courts et intenses comme Guan Zizai. C’est un chemin d’entraînement plus sûr et progressif.

Pour les cyclistes expérimentés, la valeur de Guan Zizai réside dans son « efficacité » — pas besoin de planifier une sortie longue distance qui prend une demi-journée ; une à deux heures de créneau suffisent pour réaliser une stimulation d’endurance anaérobie de haute qualité. Cette efficacité d’entraînement est un atout très pratique pour les cyclistes urbains au travail chargé et au temps d’entraînement limité. Quel que soit votre niveau, aborder cette route avec un respect de base et une préparation adéquate avant le départ reste toujours la condition préalable pour relever le défi en toute sécurité.

16. Résumé : une route courte, mais qui ne doit absolument pas être prise à la légère

En revenant sur l’ensemble de ce guide, le positionnement de Tucheng Guan Zizai est clair — ce n’est pas une route que l’on peut aborder avec un état d’esprit du type « ce n’est que 3 kilomètres », mais bien un outil d’entraînement qui met à l’épreuve le jugement en situation et la répartition de l’énergie du cycliste à travers ses variations de pente et ses murs courts et raides. D’un point de vue des données, l’écart entre la pente moyenne officielle de 5,8 % et les 7,4 % calculés lors des mesures réelles est précisément le rappel le plus honnête et le plus important de cette route : ne vous fiez pas uniquement aux chiffres moyens, préparez-vous à la fois sur le plan du développement et sur le plan mental pour les pentes à deux chiffres qui peuvent apparaître dans le segment intermédiaire. Une fois que vous maîtrisez le rythme de cette route, que vous cherchiez à accumuler de la puissance explosive sur courte distance ou à réaliser un entraînement solide dans un temps limité, Tucheng Guan Zizai sera une pierre angulaire d’entraînement qui mérite d’être revisitée dans le réseau de routes de montagne de la banlieue de Nouveau Taipei.

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