Guide pratique du Fengguizui : 6,13 km, 410,8 m de dénivelé, décomposition par sections et calcul des braquets du sanctuaire du vélo à Taipei

Stratégie pratique pour Fengguizui : 6,13 km, 410,8 m de dénivelé, découpage segmenté et calcul de braquet du site sacré du vélo à Taipei
Pour les cyclistes de Taipei qui veulent s’entraîner en montée, neuf sur dix se feront dire par leurs aînés : « Va d’abord rouler Fengguizui ». Cet itinéraire, situé dans le district de Xishan, district de Shilin, à la limite du parc national de Yangmingshan, est la route de montagne d’initiation la plus accessible du centre de Taipei et la plus souvent utilisée pour jauger ses capacités en montée. Voici une décomposition de cet itinéraire à partir de données mesurées, pour que vous puissiez le visualiser mentalement avant de partir.
Aperçu de l’itinéraire : les chiffres d’abord
Avant d’aborder le rythme de pédalage, examinons d’abord les données brutes. Cet itinéraire part généralement du pont Fenglin, à environ 182 mètres d’altitude, pour grimper jusqu’à la selle de Fengguizui, à 597 mètres d’altitude.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Distance de l’itinéraire | 6,13 km (6132,75 m) |
| Dénivelé total | 410,8 m |
| Pente moyenne | 7,2 % |
| Code de classification | 3 (moyennement difficile) |
| Altitude de départ | Environ 182 m (zone du pont Fenglin) |
| Altitude d’arrivée | Environ 597 m (selle de Fengguizui) |
Une pente moyenne de 7,2 % ne semble pas particulièrement extrême à première vue, mais il s’agit d’une « moyenne sur l’ensemble du parcours », ce qui signifie que des sections plus raides sont lissées par des sections relativement plates. En pratique, la pression ressentie dans la première partie est nettement supérieure à ce que les chiffres laissent imaginer. Le code de classification 3 place cet itinéraire dans la fourchette moyennement difficile — un combat pour les débutants, un excellent test de capacité pour les cyclistes ayant une certaine base, et un terrain d’échauffement ou d’entraînement par intervalles courant pour les plus aguerris.
Courte distance, forte densité de dénivelé, accès facile : ces trois caractéristiques combinées expliquent pourquoi Fengguizui peut être qualifié de « site sacré du vélo à Taipei ». Pas besoin de poser un jour de congé, pas besoin de longs déplacements : on peut y aller après le travail ou tôt le week-end, tout en obtenant une stimulation de montée consistante. Ce « rapport qualité-prix » est rare parmi les itinéraires proches de Taipei.
D’un point de vue entraînement, il y a une raison souvent négligée pour laquelle cet itinéraire est si souvent recommandé : sa répartition des pentes n’est pas un simple linéaire ascendant, mais une structure en trois phases — « montée raide + section vallonnée + bosse finale ». Cette structure implique que, lors d’une même sortie, le corps subit au moins deux types de stimulation de montée différents — la première partie est une endurance à haute intensité proche de l’état stable, tandis que le milieu et la fin sont une charge de type intermittent avec changements de rythme répétés. Pour les cyclistes qui préparent de longues ascensions, Fengguizui, malgré sa courte distance, permet de simuler ces deux capacités — « maintenir l’effort » et « gérer les variations de terrain » — ce qui en fait un excellent terrain d’entraînement efficace en peu de temps.
C’est aussi pour cette raison que de nombreux entraîneurs ou cyclistes expérimentés intègrent Fengguizui dans leurs séances d’intervalles en semaine, et pas seulement comme parcours d’échauffement pour les longues sorties du week-end. Les sections suivantes décomposeront l’itinéraire en trois phases — départ, milieu et fin — en expliquant le rythme et l’état d’esprit à adopter pour chacune.
Le départ : du pont Fenglin aux 1,5 premiers kilomètres, un rythme de pédalage sur 5-8 % de pente
La plupart des gens choisissent de partir de la zone du pont Fenglin, l’un des points de départ les plus emblématiques de cet itinéraire. Dès les premiers coups de pédale, les 1,5 premiers kilomètres donnent un avant-goût sérieux aux débutants — la pente y est généralement comprise entre 5 et 8 %, avec pratiquement aucune section plate pour reprendre son souffle.
La clé de cette section n’est pas de « pédaler fort », mais de « trouver une cadence qui permette de tenir tout le parcours ». En pratique, voici les recommandations :
- Maintenir une cadence de 75-85 rpm : une cadence trop basse (en dessous de 60) fait s’accumuler rapidement l’acide lactique dans les muscles des cuisses, tandis qu’une cadence trop élevée fait exploser prématurément la charge cardiopulmonaire — dans les deux cas, vous ne tiendrez pas jusqu’au milieu du parcours.
- Détendre le haut du corps, ne pas tirer sur le guidon avec force : beaucoup de débutants utilisent inconsciemment les bras pour entraîner tout le corps. Cette compensation perturbe le gainage et le rythme respiratoire, et vous fait basculer plus vite en zone anaérobie.
- Rester assis, ne se lever sur les pédales que brièvement dans les virages les plus raides : les 1,5 premiers kilomètres sont raides, mais pas au point de nécessiter une position debout permanente. Gardez cette option pour les vraies courbes difficiles de la fin, afin de ne pas épuiser vos muscles trop tôt.
L’erreur la plus courante dans cette section est de se laisser emporter par l’excitation du départ et de rouler la montée avec la fréquence cardiaque de croisière d’un terrain plat. Si vous forcez trop sur les 1,5 premiers kilomètres, les 3 kilomètres suivants seront très pénibles — nous y reviendrons en détail dans la section « Erreurs courantes ».
Si vous disposez d’un capteur de puissance, l’objectif pour les 1,5 premiers kilomètres peut être fixé entre 85 et 92 % de votre seuil fonctionnel de puissance (FTP). Cette fourchette permet de maintenir une production de puissance efficace en montée sans basculer trop tôt dans le métabolisme anaérobie. Pour ceux qui n’ont pas de capteur de puissance, un simple indicateur : « pouvez-vous encore prononcer une phrase courte complète en respirant ? » — si vous n’arrivez même pas à sortir trois ou quatre mots, votre effort dépasse déjà l’intensité requise pour cette section. Les utilisateurs de montres cardio peuvent viser 70-80 % de la fréquence cardiaque de réserve (HRR) comme zone cible pour la première partie — une intensité à peu près équivalente à un effort soutenable sur la durée, mais déjà clairement perceptible comme exigeant.
Il convient de noter que, bien que la pente de cette section soit exigeante, la qualité de la chaussée est globalement bonne et la courbure des virages relativement douce, contrairement à certaines routes de montagne avec des surfaces dégradées ou des virages piégeux. Autrement dit, le défi de cette section vient principalement de la charge physiologique, et non de la difficulté technique de pilotage. C’est aussi pourquoi Fengguizui est souvent cité comme le « premier choix d’entraînement à la montée pour les débutants » — il permet au cycliste de se concentrer uniquement sur la répartition de l’effort, sans avoir à gérer simultanément une lecture complexe des conditions de route.
Le milieu et la fin : terrain vallonné, un rythme qui sait « se modérer »
Après avoir survécu à la pente la plus dure du début, l’itinéraire se transforme progressivement en une section vallonnée. Ce n’est plus une montée continue, mais un rythme de « montée, accalmie, remontée », où l’exigence sur le cardio et les muscles passe d’une « endurance à un seul type d’effort » à une « capacité d’adaptation aux changements de rythme répétés ».
Ce qui est le plus éprouvant dans cette section, c’est en réalité la discipline de l’allure. Beaucoup de gens, après avoir franchi la pente raide, ont l’illusion que « le plus dur est passé », et accélèrent soudainement dans les faux plats pour gagner du temps. Résultat : à l’entrée de la montée suivante, c’est un nouveau choc anaérobie. En répétant cela plusieurs fois, le corps se fatigue bien plus vite que lors d’une montée régulière et stable.
Voici ce qu’il est recommandé de faire :
- Traiter les faux plats comme une récupération, pas comme une opportunité d’accélération : ramener la fréquence cardiaque juste en dessous du seuil lactique, pour laisser la respiration vraiment se stabiliser.
- Aborder chaque petite montée avec le même niveau d’effort, et non avec la même vitesse — le relief vallonné signifie que vous devez juger l’intensité du pédalage par « la sensation d’effort » plutôt que par « le maintien d’une vitesse constante ».
- Regarder loin devant, anticiper la pente après le prochain virage : le tracé de Fengguizui permet, sur de nombreuses sections, d’apercevoir le profil de la route sur une courte distance. Utiliser cette information pour ajuster le braquet à l’avance est bien plus fluide que de rétrograder au dernier moment.
Cette section vallonnée est aussi celle où la vue commence à s’ouvrir sur l’ensemble du parcours. La végétation en bord de route passe progressivement d’une forêt dense à des plantes de pente plus basses. Par beau temps, on peut brièvement détourner le regard pour admirer la vallée au loin — mais en roulant, la priorité reste la route ; la contemplation est pour le sommet.
Cette section vallonnée est également idéale pour s’entraîner à la technique d’« anticipation du braquet ». Contrairement à une section à pente uniforme où l’on peut garder un seul braquet du début à la fin, le terrain vallonné exige de rétrograder ou de monter les vitesses avant même d’entrer dans la section suivante. Beaucoup de débutants attendent de ressentir clairement un changement de résistance au pédalage pour changer de vitesse, ce qui les met souvent en retard d’un temps, entraînant un braquet trop lourd à l’entrée de la pente, avec un choc inutile sur les genoux et le cardio. La recommandation : dans les derniers dizaines de mètres du faux plat, rétrograder à l’avance, pour que la cadence soit déjà dans une zone stable à l’entrée de la montée suivante, plutôt que de rétrograder de deux ou trois vitesses en catastrophe une fois la pente entamée.
Par ailleurs, si vous roulez en groupe dans cette section vallonnée, soyez particulièrement attentif à la distance avec le cycliste devant vous. Le relief vallonné favorise l’« effet accordéon » dans le peloton — le cycliste devant accélère dans le faux plat, celui derrière n’arrive pas à suivre, puis est contraint de freiner brusquement dans la pente avant de réaccélérer. Cette alternance d’accélérations et de freinages est bien plus épuisante qu’un rythme stable et augmente le risque de collision par l’arrière. Si vous suivez une roue, il est recommandé d’augmenter légèrement la distance, pour avoir une marge de manœuvre et ajuster à votre propre rythme, plutôt que de coller la roue avant du cycliste devant vous.
Final : le sprint final vers le sommet de la crête de Fengguizui
Avant l’arrivée, le parcours comporte un court segment avec une légère remontée de pente, souvent sous-estimé et surnommé la « dernière paille ». Ayant déjà dépensé une grande partie de son énergie, rencontrer une petite côte raide juste avant la fin provoque souvent une frustration psychologique plus grande que la fatigue physique.
Voici les conseils :
- Commencez à vous « préparer mentalement » un à deux cents mètres à l’avance en vous disant qu’il reste encore une côte à grimper, pour éviter d’être pris au dépourvu.
- Rétrogradez d’un cran par rapport au rapport utilisé sur le terrain vallonné du milieu, en utilisant un braquet plus léger pour passer ce dernier changement de pente, sans chercher à forcer sur un grand braquet.
- Une fois arrivé au col, le vent se renforce nettement — Fengguizui doit son nom au fait qu’il s’agit du col obligatoire par lequel la mousson du nord-est et celle du sud-ouest entrent et sortent du bassin de Taipei, avec des vents soutenus toute l’année. Au moment de franchir la crête, on ressent souvent une rafale latérale marquée ; veillez à la stabilité du guidon, en particulier si vous avez des roues à profil haut ou des sacoches latérales.
Au sommet, la vue à 597 mètres d’altitude rend tous les efforts précédents dignes d’intérêt — c’est ce qui fait le charme de Fengguizui comme parcours d’entraînement : le temps investi est limité, mais la récompense visuelle et le sentiment d’accomplissement sont immédiats.
Si cette sortie est un aller-retour, ne vous précipitez pas pour redescendre immédiatement après le sommet. Prenez une à deux minutes pour laisser votre fréquence cardiaque redescendre en zone de récupération, et vérifiez que les pneus et la sensation des leviers de frein sont normaux. Après une montée continue, la température corporelle est élevée et les mains peuvent être légèrement engourdies après une longue tenue du guidon ; entamer directement la descente peut réduire vos réflexes. Marquer une courte pause, délier poignets et nuque, puis commencer la descente est une habitude adoptée par de nombreux cyclistes expérimentés.
Pour ceux qui utilisent Fengguizui comme terrain d’entraînement répété, voici une ébauche de séance simple : après 10 à 15 minutes d’échauffement, effectuez une montée complète à l’intensité recommandée plus haut (85-92 % de la FTP ou 70-80 % de la fréquence cardiaque de réserve), puis récupérez 5 à 8 minutes sur le plat en bas avant d’enchaîner une seconde montée. Selon votre condition, 2 à 4 montées constituent un volume d’entraînement raisonnable. Lorsque vous augmentez le nombre de répétitions, surveillez si « le temps de chaque montée ralentit nettement » — si la perte de vitesse dépasse 10 %, votre récupération du jour ne suffit pas à supporter davantage de répétitions ; il faut alors s’arrêter et passer à une sortie tranquille, pour éviter que l’entraînement ne devienne contre-productif, voire ne mène au surentraînement.
Conseils sur les braquets et l’équipement
Avec la répartition des pentes de ce parcours (7,2 % de moyenne, avec des sections soutenues de 5 à 8 %), l’équipement standard d’un vélo de route suffit amplement ; inutile de changer de plateau spécialement pour cette route.
| Niveau du cycliste | Plateau recommandé | Cassette recommandée | Remarques |
|---|---|---|---|
| Débutant / cycliste loisir | 34T (ou plus petit) | 28-32T | Privilégier une cadence stable, ne pas forcer sur un grand braquet |
| Ayant une base en montagne | 34-36T | 25-28T | Peut légèrement augmenter le braquet selon sa force musculaire |
| Avancé / expert | 36-39T | 23-25T | Peut utiliser un braquet plus lourd pour maintenir le rythme en recherche de vitesse |
Une combinaison de plateau 32-34T et cassette 28-32T sur un vélo de route standard suffit déjà à gérer toutes les variations de pente de Fengguizui, sans avoir à forcer sur un braquet lourd. Plutôt que de vous focaliser sur les chiffres de braquet, concentrez-vous sur le « maintien d’une cadence stable » — ce qu’il faut craindre sur un parcours de montée, ce n’est pas un braquet trop léger, mais un cycliste qui force sur un grand braquet par fierté et épuise prématurément ses muscles en milieu de parcours.
Autres rappels d’équipement :
- Pression des pneus : la route de montagne présente parfois des nids-de-poule et des feuilles mortes ; il n’est pas nécessaire de gonfler à la pression maximale utilisée sur le plat. Une pression légèrement plus basse améliore l’adhérence et le confort.
- Vérification du système de freinage : les épingles à cheveux sont nombreuses en descente ; avant le départ, assurez-vous que les plaquettes et les câbles (ou le système hydraulique) sont en bon état.
- Feux avant et arrière légers : même en partant de jour, la luminosité varie fortement sous le couvert forestier ; un feu arrière améliore votre visibilité dans les virages pour les véhicules venant en sens inverse ou les motos vous suivant.
Gestion du ravitaillement et de l’hydratation
Bien que Fengguizui soit court (seulement 6,13 km), la concentration des pentes et la densité du dénivelé rendent la dépense énergétique comparable à celle d’un parcours plus long mais plus roulant. Conseils :
- S’hydrater avant le départ : comme il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement sur tout le parcours, remplir sa gourde avant de partir est une base. Pour cette distance et cette intensité, une gourde standard suffit généralement, mais par temps chaud, prévoyez-en une seconde.
- Apport glucidique simple : si vous prévoyez plusieurs montées en aller-retour (beaucoup de cyclistes utilisent Fengguizui comme terrain d’entraînement de montée répétée), emportez des gels énergétiques ou des bananes pour un apport rapide et facile à assimiler.
- Pause au sommet : autour du sommet de Fengguizui, quelques restaurants de poulet fermier sont des lieux où de nombreux cyclistes et motards s’arrêtent pour manger et s’hydrater après l’effort. Si vous n’êtes pas pressé, une courte pause au sommet avant de redescendre améliore la concentration en descente.
Météo et précautions saisonnières
Fengguizui se trouve sur le col par lequel la mousson du nord-est et celle du sud-ouest traversent le bassin de Taipei ; « des vents forts toute l’année » est la caractéristique météo la plus marquante de ce parcours, et les sensations varient nettement selon la saison.
Hiver (période dominée par la mousson du nord-est) : le versant au vent est souvent humide et froid, et le brouillard est beaucoup plus fréquent en montagne que sur le plat. Le brouillard réduit directement la visibilité en descente, d’où les conseils :
- Emportez ou portez une couche coupe-vent et chaude, d’autant que le vent au col de Fengguizui est plus fort que pendant la montée.
- Si la visibilité diminue nettement, réduisez votre vitesse en descente ; mieux vaut être prudent que rapide pour pouvoir réagir aux virages et aux véhicules venant en sens inverse.
- Une chaussée mouillée allonge les distances de freinage ; freinez tôt et évitez les freinages brusques qui peuvent bloquer les roues.
Été (période dominée par la mousson du sud-ouest) : globalement plus sec, mais les orages d’après-midi sont une constante estivale dans les montagnes de Taipei. Il est conseillé de partir tôt le matin et de terminer avant midi pour éviter les orages de l’après-midi, tout en se protégeant du soleil — malgré l’ombre abondante sur les portions boisées, le sommet de la crête et certaines sections dégagées sont en plein soleil.
Erreurs courantes et rappels de risques
Voici les erreurs les plus fréquentes commises par les cyclistes à Fengguizui ; les connaître à l’avance permet de les éviter :
« Partir trop vite au début et n’avoir plus de force à la fin » est le scénario d’échec le plus typique de ce parcours — beaucoup se laissent emporter par l’esprit de compétition sur la côte raide des 1,5 premiers kilomètres et attaquent à une fréquence cardiaque quasi maximale, pour finir par ralentir nettement dans le terrain vallonné du milieu, voire devoir mettre pied à terre.
Voici un récapitulatif des risques concrets et des solutions :
| Erreur courante | Conséquence | Solution |
|---|---|---|
| Trop d’effort au début | Accumulation de lactate en milieu et fin de parcours, ralentissement, voire mise pied à terre | Réduire volontairement l’effort sur les 1,5 premiers kilomètres, garder de l’énergie pour la suite |
| Descente trop rapide dans les épingles | Route étroite et virages serrés, situations dangereuses avec les véhicules venant en sens inverse et les motos | Contrôler sa vitesse sur toute la descente, freiner avant le virage plutôt que dans le virage |
| Ignorer le vent latéral au sommet de la crête | Rafales affectant la stabilité du guidon au moment de franchir le sommet | Ralentir à l’approche du col, tenir fermement le guidon des deux mains |
| Ne pas emporter assez d’eau | Aucun point de ravitaillement sur tout le parcours, risque de déshydratation | Remplir sa gourde avant le départ |
| Ignorer le risque de brouillard en hiver | Visibilité réduite en descente, temps de réaction raccourci | Réduire la vitesse par mauvais temps, envisager de reporter la sortie si nécessaire |
Un point particulier pour la descente : les routes autour de Fengguizui sont étroites, avec des épingles à cheveux rapprochées ; en plus des vélos et des scooters, on croise parfois des motos sportives qui s’entraînent. En descente, gardez une trajectoire prévisible, ne roulez pas sur la ligne centrale et ne coupez pas les virages — c’est l’une des causes les plus courantes d’accidents sur les routes de montagne.
Un autre risque souvent négligé : l’habitude de rouler côte à côte en groupe. La plupart des sections de ce parcours sont étroites, surtout dans les montées raides ; si le groupe roule à deux de front en discutant, cela gêne la visibilité des véhicules venant en sens inverse et fausse l’appréciation des distances pour ceux qui souhaitent dépasser (voitures et motos comprises). Il est recommandé de passer en file indienne sur les sections où la pente devient nettement plus raide et où la route est étroite, pour laisser de la distance de sécurité entre vous et pour les autres usagers de la route.
Références de temps objectif selon le niveau du cycliste
Sur la base d’un vélo de route classique, d’une pente moyenne de 7,2 % et d’une distance de 6,13 kilomètres, le temps de parcours estimé pour cette montée selon le niveau du cycliste se situe approximativement dans les fourchettes suivantes (simple référence pour la planification de l’entraînement ; le résultat réel peut varier selon les conditions du jour, le poids du vélo et le vent) :
| Niveau du cycliste | Temps de référence | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Débutant / première tentative | Environ 35-45 minutes ou plus | Peut nécessiter de courtes pauses pour reprendre son souffle en cours de route |
| Cycliste loisir moyen | Environ 28-35 minutes | Capable de maintenir une cadence stable sur tout le parcours, léger ralentissement au milieu |
| Cycliste avancé | Environ 22-28 minutes | Dispose d’une certaine base en grimpe, allure bien gérée sur l’ensemble du parcours |
| Expert / orienté compétition | Environ 18-22 minutes ou moins | Dispose d’une base d’entraînement spécifique en grimpe, maintient une puissance élevée sur tout le parcours |
Nous ne citons volontairement ici aucun chiffre spécifique de classement en ligne ou de record personnel, car le poids de chacun, le vent du jour et l’état de la route peuvent entraîner des différences considérables. Plutôt que de s’acharner sur « battre tel ou tel temps », il vaut mieux considérer Fengguizui comme une route de référence permettant de comparer à répétition « sa propre progression » — c’est d’ailleurs pour cela que de nombreux cyclistes de Taipei l’utilisent comme indicateur d’entraînement fixe.
Il est à noter que les fourchettes de temps du tableau ci-dessus sont estimées sur la base d’un « pédalage continu, sans arrêt volontaire pour prendre des photos ou se reposer ». En réalité, lors d’une première tentative, la plupart des cyclistes loisir s’arrêtent en cours de route pour prendre des photos ou simplement reprendre leur souffle, ce qui allonge naturellement le temps total. C’est tout à fait normal et il ne faut pas en être frustré. L’essentiel de l’entraînement en montée réside dans l’accumulation sur le long terme, et non dans un résultat ponctuel.
Utilité comme point de référence pour la planification de l’entraînement
Une autre valeur souvent négligée de Fengguizui est qu’elle peut servir de point de référence pour mesurer son « économie en montée ». Par économie en montée, on entend la capacité à réduire, à conditions d’ascension et de distance identiques, l’énergie consommée et la charge cardiopulmonaire au fil de l’accumulation de l’entraînement. Cette route étant courte et facile à refaire régulièrement, elle se prête parfaitement à une nouvelle tentative à intervalles réguliers (par exemple une fois par mois) en utilisant le même protocole d’échauffement et des conditions météorologiques similaires, tout en enregistrant la fréquence cardiaque moyenne, le temps de parcours et le taux d’effort perçu (RPE) de chaque session.
Avec l’accumulation du volume d’entraînement, la trajectoire de progression idéale est généralement la suivante : un temps de parcours stable ou légèrement amélioré, mais une fréquence cardiaque moyenne en baisse et un taux d’effort perçu en diminution — cela signifie que le corps accomplit le même travail avec un coût physiologique moindre, ce qui est un signe d’amélioration réelle de la capacité en montée, reflétant plus fidèlement l’évolution réelle de la condition physique qu’une simple recherche de record.
Pour les cyclistes qui se préparent à affronter d’autres montées longue distance réputées à Taïwan, Fengguizui constitue également un excellent « point de contrôle pré-compétition ». Comme le temps total peut être maîtrisé en une trentaine de minutes, sans nécessiter une journée entière de planification, elle se prête parfaitement à être programmée deux à trois semaines avant un défi longue distance, afin de vérifier si sa puissance en montée et son état de récupération du moment atteignent le niveau attendu, puis d’ajuster l’intensité de l’entraînement de la phase finale.
En conclusion : faire de Fengguizui une mesure de progression à long terme
Si Fengguizui est devenue un « lieu saint du cyclisme » aux yeux des cyclistes de Taipei, ce n’est pas seulement parce qu’elle est facile d’accès et de distance maîtrisable, mais surtout parce qu’elle concentre presque tous les éléments requis pour la pratique de la montée : le rythme de pédalage sur les pentes raides, la discipline d’allure sur le terrain vallonné, la gestion du vent latéral sur la crête, et le contrôle technique en descente — le tout condensé en seulement 6,13 kilomètres.
Lors d’une première tentative, la plupart des gens se font rappeler à l’ordre par la pente raide des 1,5 premiers kilomètres ; mais à condition de trouver le bon rythme et de gérer son effort dans la première partie, cette route est en réalité un terrain d’entraînement idéal pour une pratique répétée. Il est recommandé d’enregistrer à chaque fois son temps de parcours et ses données de fréquence cardiaque, puis de revenir régulièrement relever le défi sur cette même route : c’est le moyen le plus direct d’évaluer sa progression en montée.
Enfin, rappelons que, qu’il s’agisse d’un débutant qui tente l’ascension pour la première fois ou d’un cycliste expérimenté qui l’utilise comme terrain d’intervalles, la valeur fondamentale de Fengguizui n’a jamais changé : obtenir le stimulus de montée le plus solide avec le coût en temps le plus réduit. Notez vos données, stabilisez votre rythme, préparez votre équipement : cette route de 6,13 kilomètres restera le détecteur de condition physique le plus fidèle des cyclistes de Taipei.
Lectures complémentaires sur le sujet
- Stratégie pratique pour l’ascension est du Nanheng : analyse complète du col de catégorie 5, 48 km jusqu’à Xiangyang et 2074 m de dénivelé
- Analyse technique complète de la montée de Fengguizui : les secrets d’un terrain d’entraînement mythique du nord
- Analyse de la montée classique de Fengguizui : le terrain d’entraînement mythique du nord
- Guide de Fengguizui : la montée la plus prisée des cyclistes en périphérie de Taipei
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