Guide de l'itinéraire Baolai-Jiaxian : une montée d'entraînement aux données parfaites, 5,29 km et 202,2 m de dénivelé

De Baolai à Jiaxian, dans le district de Liouguei à Kaohsiung, un tronçon incontournable de la route provinciale 29, long de moins de six kilomètres mais au dénivelé bien réel. Pour les cyclistes qui souhaitent faire une séance d’intensité sur un temps court, ou qui préparent une sortie longue sur la section ouest de la route transinsulaire du Sud et veulent s’échauffer et prendre leurs repères avant de partir, les données de cet itinéraire sont d’une propreté quasi manuel de cours. Cet article part des chiffres concrets pour expliquer en une seule fois la valeur d’entraînement de cette route, la stratégie par segments, la configuration du matériel et les erreurs courantes.
Vue d’ensemble de l’itinéraire : une courte montée aux données d’une propreté rare
Commençons par poser les données de base :
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Nom de l’itinéraire | Baolai–Jiaxian |
| Zone | Baolai, district de Liouguei, Kaohsiung → district de Jiaxian, Kaohsiung |
| Distance totale | 5 289,8 mètres (environ 5,29 km) |
| Dénivelé total | 202,2 mètres |
| Pente moyenne | 3,8 % |
| Classement Strava | Catégorie 2 |
Faisons d’abord une simple vérification physique : si la pente moyenne d’un itinéraire est de 3,8 %, le dénivelé théorique devrait être « distance × pente », soit 5,29 km (5 290 mètres) multiplié par 0,038, ce qui équivaut à environ 201 mètres. Or, le dénivelé total mesuré de cet itinéraire est de 202,2 mètres, soit une différence d’environ 1 mètre par rapport à la valeur théorique, un écart de moins de 0,5 %.
Cela a une signification majeure pour les cyclistes. Sur de nombreux itinéraires, la colonne « pente moyenne » est en réalité un chiffre obtenu en lissant des sections très vallonnées (avec des descentes, du plat et des pentes raides) ; la sensation réelle à l’effort peut alors nettement différer du chiffre affiché — certaines sections peuvent atteindre 8 % ou 10 %, d’autres sont des faux plats presque plats, et la moyenne donne l’impression que c’est « gérable », mais la réalité est tout autre. Sur l’itinéraire Baolai–Jiaxian, la répartition du dénivelé est visiblement très homogène : pas de pente raide cachée, ni de descente marquée qui viendrait diluer les chiffres. En d’autres termes, c’est un itinéraire « ce que vous voyez est ce que vous obtenez » : la pente moyenne de 3,8 % affichée sur la page de l’itinéraire correspond très étroitement à la résistance continue que vous ressentez en pédalant.
Cette caractéristique rend Baolai–Jiaxian particulièrement adapté à deux choses. Premièrement, si vous voulez connaître votre puissance réelle ou votre réaction cardiaque sur une « montée modérée et régulière », cet itinéraire ne produit presque aucun bruit qui perturberait votre lecture — pas de courte pente raide qui ferait sortir votre courbe de puissance des valeurs aberrantes, ni de longue descente qui tirerait votre fréquence cardiaque moyenne vers le bas. Deuxièmement, si vous planifiez une sortie longue sur la section ouest de la route transinsulaire du Sud (de Liouguei et Baolai en direction de Meishan), ce tronçon peut servir d’échauffement ou de calibrage des sensations avant le départ : passez dix à vingt minutes à sentir l’état de vos jambes du jour, à vérifier si votre braquet est bien choisi, puis décidez si vous devez ajuster votre rythme pour la suite.
Pour un classement Strava de catégorie 2, ce niveau correspond généralement à des montées de longueur et de pente moyennes, avec une difficulté située entre « faux plat d’échauffement » et « longue montée exigeante ». Avec ses 5,29 km et 202,2 m de dénivelé, cet itinéraire se situe dans une fourchette raisonnable pour la catégorie 2 : ce n’est pas un classement particulièrement sévère, mais ce n’est certainement pas une pente douce à prendre à la légère.
Il convient de noter que la distance de 5,29 km, une fois intégrée à la base de données des itinéraires de montagne du centre et du sud de Taïwan, constitue une spécification relativement compacte. Par rapport aux ascensions classiques comme Wuling ou la section est de la route transinsulaire du Sud, qui dépassent souvent vingt ou trente kilomètres avec plus d’un millier de mètres de dénivelé, Baolai–Jiaxian ressemble davantage à un échantillon de montée « concentré » : il condense le stimulus d’entraînement d’une « pente moyenne soutenue » dans la distance la plus réduite possible, permettant au cycliste d’obtenir une séance d’entraînement en montée structurellement complète et à l’intensité claire, sans avoir à y consacrer une journée entière. Pour les cyclistes urbains qui travaillent en semaine et ne peuvent rouler que deux ou trois heures le matin du week-end, c’est une spécification d’itinéraire très pratique : vous pouvez l’organiser en aller-retour (retour de Jiaxian à Baolai, ou dans le sens inverse), pour un volume d’entraînement d’environ une heure aller-retour, ou l’intégrer au milieu d’un parcours plus long sur la section ouest de la route transinsulaire du Sud ou d’une boucle de Liouguei, comme bloc d’intensité au sein de votre sortie principale.
Par ailleurs, d’un point de vue planification d’itinéraire, ce type de tronçon « court, avec une pente clairement identifiable » est également très adapté aux séances de répétitions de montée (hill repeats) dans le cadre d’un entraînement périodisé. Par rapport à une section plate où l’on chronomètre soi-même son intensité, un tronçon avec un relief réel et des variations de pente réelles offre un stimulus d’entraînement plus proche des conditions de course : le schéma de recrutement musculaire et le rythme de la charge cardio-pulmonaire se rapprochent davantage des conditions réelles d’une course de montagne ou des sections entre les ravitaillements d’une longue ascension, plutôt qu’une simple accumulation de chiffres de puissance sur le papier.
Stratégie par segments : gérer le rythme en trois phases
La longueur totale n’étant que de 5,29 km, il n’est pas pertinent de découper cet itinéraire en trop de petits segments — un découpage trop fin perdrait tout son sens. En pratique, il est recommandé d’adopter une approche en trois parties — « section de départ, montée centrale, section finale » — pour planifier votre rythme, en mettant l’accent sur la stabilité de la fréquence cardiaque et de la puissance.
Section de départ (environ les 1,5 premiers kilomètres) : en partant de Baolai en direction de Jiaxian, cette section est essentielle pour établir votre rythme. L’erreur que commettent de nombreux cyclistes est de faire monter leur fréquence cardiaque près du seuil lactique dès le début, en se disant « la route n’est pas longue, un petit effort ne fait pas de mal ». Mais n’oubliez pas : c’est une pente soutenue à 3,8 %, pas un sprint court. Il est recommandé d’utiliser ces 1,5 kilomètres comme une fenêtre d’observation pour trouver votre rythme : maintenez votre fréquence cardiaque entre le haut de votre Zone 3 et le bas de votre Zone 4 (environ 80 % à 87 % de votre fréquence cardiaque maximale ; les valeurs réelles doivent se baser sur votre test de seuil individuel), et une puissance correspondant à 85 % à 95 % de votre FTP. Si vous partez trop fort dans cette phase, vous le paierez dans les deux sections suivantes.
Montée centrale (environ les 2,5 kilomètres du milieu) : c’est le corps principal de l’itinéraire et la section où la pente est la plus régulière. Comme mentionné précédemment, la répartition de la pente sur cet itinéraire est très homogène, sans pente raide cachée, ce qui rend cette section idéale pour un pédalage « en croisière » — trouvez une zone de puissance ou de fréquence cardiaque que vous pouvez maintenir pendant plus de dix minutes, puis accrochez-vous-y sans la lâcher. À ce stade, concentrez votre attention sur la cadence : lorsque la pente s’élève, une cadence qui chute sous les 60 tours par minute indique généralement un braquet trop lourd, et les muscles entrent rapidement en état anaérobie ; idéalement, maintenez une cadence entre 75 et 90 tours par minute, en vous appuyant sur le métabolisme aérobie pour soutenir la puissance, plutôt que de forcer sur un braquet lourd.
Section finale (environ les 1,3 derniers kilomètres) : le tronçon qui approche du centre-ville de Jiaxian. À ce moment, une certaine fatigue s’est accumulée dans le corps, et de nombreux cyclistes ressentent une réaction psychologique du type « je vois l’arrivée, je fonce ». Il est recommandé de maintenir votre rythme initial, à moins que votre objectif d’entraînement ne soit précisément un sprint final (par exemple pour simuler la fin d’un contre-la-montre) ; sinon, il n’est pas nécessaire de faire exploser votre fréquence cardiaque ici. 5,29 km, ce n’est ni très long ni très court ; si votre fréquence cardiaque approche déjà du seuil anaérobie dans ces 1,3 derniers kilomètres, vous risquez fort, une fois arrivé à Jiaxian, de vous retrouver incapable de pédaler pendant près d’une quinzaine de minutes de récupération. Si votre plan est d’explorer le centre-ville de Jiaxian après la montée ou de continuer vers d’autres tronçons, cette gestion de la fatigue n’est pas rentable.
Rapport de braquet et recommandations d’équipement
Avec une pente moyenne de 3,8 %, un classement en Catégorie 2 et un profil de pente régulièrement réparti, ce n’est pas un parcours qui exige des braquets extrêmement légers pour être mené à bien, mais il n’est pas non plus recommandé de s’y attaquer avec une configuration purement destinée au plat.
Cyclistes sur route : Si votre condition physique et votre FTP se situent au niveau d’une pratique de loisir classique (FTP inférieur à 3,0 watts par kilo), il est recommandé d’opter à l’avant pour un plateau Compact (50/34T), et de prévoir à l’arrière au moins un pignon de 28T, voire 30T, afin de pouvoir maintenir une cadence supérieure à 75 tours/minute dans la partie médiane de l’ascension, sans avoir à forcer sur un braquet lourd. Si votre condition physique est meilleure (FTP supérieur à 3,5 watts par kilo), un plateau standard (53/39T) associé à une cassette en 25T ou 28T peut également suffire, mais il reste conseillé de prévoir une option en 28T ou plus par sécurité, en particulier pendant les saisons où la chaleur alourdit la sensation d’effort.
Gravel / vélo de route élargi : Ce parcours se situe sur les routes de montagne de la zone de la province 29 ; l’état de la chaussée varie selon les saisons et l’entretien. Si vous utilisez des pneus gravel ou des pneus légèrement plus larges (28c et plus), le confort et l’adhérence seront bien meilleurs qu’avec des pneus de course étroits.
Transmission : L’ascension de ce parcours se concentre sur une pente continue dans la partie médiane ; il est conseillé de rétrograder un à deux rapports à l’avance, afin d’éviter un changement de vitesse brutal en pleine pente qui pourrait provoquer des à-coups de chaîne ou des sauts de pignon, en particulier avec une transmission mécanique. Les transmissions électroniques offrent certes une réactivité supérieure, mais il est tout aussi important de prendre l’habitude d’« anticiper les changements de pente et de rétrograder à l’avance », plutôt que de compter sur la rapidité du système pour compenser une erreur de jugement du rythme.
Roues et pression des pneus : Ce parcours emprunte des routes de montagne où la chaussée peut présenter des nids-de-poule ou des zones rapiécées localisées, dues aux intempéries. Il n’est pas recommandé de gonfler les pneus à une pression aussi élevée qu’en configuration de course. Il est généralement conseillé, en fonction du poids du cycliste et de la largeur des pneus, de maintenir la pression dans la plage médiane des recommandations du fabricant, afin de concilier efficacité de roulement et confort. Si votre programme inclut une longue sortie sur le tronçon ouest de la route trans-île du Sud (Nanheng), il faut également tenir compte des gravillons ou des feuilles mortes qui peuvent s’accumuler en fin d’après-midi en montagne ; une pression légèrement plus prudente offrira une meilleure marge d’adhérence en cas d’évitement soudain ou de freinage d’urgence.
Freinage : Bien que le tronçon Baolai–Jiaxian soit principalement une montée, n’oubliez pas son miroir — c’est-à-dire le retour ou le parcours en sens inverse, de Jiaxian vers Baolai, qui sera une descente continue. Que votre vélo soit équipé de freins à disque ou de freins sur jante classiques, il est conseillé de vérifier avant le départ l’usure des plaquettes et le bon fonctionnement du circuit hydraulique (freins à disque hydrauliques) ou des câbles (mécaniques). Une descente continue en montagne sollicite bien davantage le système de freinage qu’une sortie sur le plat ; ne négligez pas cette vérification de base.
Stratégie de ravitaillement et d’hydratation
5,29 kilomètres, 202,2 mètres de dénivelé positif : à une vitesse de pédalage normale (environ 12 à 18 km/h selon les capacités de chacun), cette montée demande environ 18 à 26 minutes. Considéré isolément, ce tronçon n’atteint pas encore le seuil où un ravitaillement en cours de route est nécessaire — il est généralement recommandé de consommer des gels énergétiques ou des boissons pour sportifs uniquement au-delà de 60 à 90 minutes de pédalage, ou lorsque la dépense calorique est nettement élevée.
Mais en pratique, le parcours Baolai–Jiaxian est rarement effectué comme une sortie complète à part entière ; il est plus courant de l’intégrer à un itinéraire sur le tronçon ouest de la route trans-île du Sud, ou à une boucle autour de Liouguei et de la région de Baolai. La stratégie de ravitaillement doit donc surtout se concentrer sur « l’avant » et « l’après » de la montée :
- Avant la montée : Si cette ascension intervient dans la seconde moitié de votre programme du jour, assurez-vous avant le départ que vos bidons sont suffisamment remplis. En été, l’exposition au soleil sur les tronçons de montagne rend la sensation d’effort bien plus lourde que sur le plat. Une base de 500 à 750 ml d’eau par heure est recommandée, à ajuster selon la température du jour et votre taux de transpiration personnel.
- Pendant la montée : La distance est courte et ne nécessite pas d’arrêt pour se ravitailler, mais vous pouvez en profiter pour boire une ou deux gorgées au début, avant d’entrer dans la phase d’effort intense, afin de maintenir l’équilibre hydrique et d’éviter d’avoir soif au milieu de l’ascension.
- Après la montée : Une fois arrivé à Jiaxian, c’est justement un point d’arrêt naturel où de nombreux cyclistes s’arrêtent pour refaire le plein d’énergie et d’eau (la section culturelle évoquera plus loin les spécialités locales de Jiaxian et les options de ravitaillement adaptées à une visite). C’est le moment idéal pour remettre le corps à zéro et se préparer à la suite du parcours.
D’un point de vue calorique, un cycliste de 65 à 75 kg qui effectue cette montée de 202,2 mètres à intensité modérée dépensera environ 150 à 250 kcal, les valeurs réelles variant selon le poids, l’intensité de l’effort et l’efficacité de la cadence. Si cette montée ne représente qu’une petite partie de votre sortie du jour, il n’est pas nécessaire de prévoir spécifiquement un apport solide supplémentaire pour ces 5,29 kilomètres ; maintenir l’équilibre hydrique suffit. En revanche, si vous planifiez un long itinéraire couvrant le tronçon ouest de la route trans-île du Sud ou plusieurs ascensions dans la région de Liouguei et de Baolai, il est conseillé d’intégrer le tronçon Baolai–Jiaxian dans votre plan de ravitaillement global — par exemple, prendre avant le départ de Baolai une portion de glucides faciles à digérer (banane, barre énergétique, etc.) pour garantir des réserves de glycogène et une glycémie suffisantes à l’entrée de la montée, plutôt que de penser au ravitaillement au dernier moment.
L’apport en électrolytes mérite également d’être mentionné. Lors d’une ascension en montagne par forte chaleur estivale, la transpiration est nettement plus importante que sur le plat. Si vous ne buvez que de l’eau plate sans compenser les pertes en sodium, potassium et autres électrolytes, vous risquez des crampes ou une baisse de concentration dans la seconde moitié de la montée. Il est conseillé de prévoir une boisson pour sportifs contenant des électrolytes, ou d’emporter des comprimés de sel, en particulier lors des sorties en plein cœur de l’été.
Météo et recommandations saisonnières
La région de Liouguei et de Jiaxian, à Kaohsiung, présente un relief montagneux dont le climat diffère nettement de celui des plaines. Pour planifier vos sorties, voici quelques points d’attention :
Été (juin à septembre) : L’ensoleillement est intense et les averses de convection de l’après-midi sont fréquentes ; le relief montagneux favorise les orages. Il est conseillé de partir tôt le matin, à la fois pour éviter la chaleur directe de midi et pour réduire le risque de pluie orageuse en fin de journée. En cas de pluie sur les tronçons de montagne, la chaussée glissante et la visibilité réduite rendent l’impact sur la sécurité en montée nettement plus important que sur le plat.
Saison des typhons et après de fortes pluies : La province 29 et les routes de montagne environnantes font partie d’un réseau vulnérable aux catastrophes liées au vent et aux fortes pluies. Après le passage d’un typhon ou plusieurs jours de fortes précipitations, des chutes de pierres, des glissements de terrain ou des dommages à la chaussée peuvent survenir. Avant de planifier une sortie, il est vivement recommandé de consulter les autorités routières ou les informations locales pour confirmer que la route est praticable, et de ne pas se fier uniquement à votre expérience passée pour juger de la sécurité.
Automne et hiver (octobre à février) : Le climat est relativement sec et stable, avec un angle de soleil plus doux ; c’est la meilleure saison pour parcourir cet itinéraire et explorer plus loin le tronçon ouest de la route trans-île du Sud et les paysages du bassin de la rivière Laonong. Les écarts de température entre le jour et la nuit sont plus marqués en montagne que sur le plat ; il est conseillé d’emporter une veste coupe-vent légère pour faire face aux températures fraîches du matin et à l’effet de refroidissement éolien dans les descentes.
Printemps (mars à mai) : Le climat est globalement doux, mais il faut surveiller le risque de précipitations brèves liées aux fronts froids venant du nord. Avant le départ, il est conseillé de consulter les images radar de précipitations en temps réel, afin d’éviter de planifier une sortie en montagne pendant le passage d’un front. C’est aussi la saison où la végétation du bassin de la rivière Laonong est la plus verdoyante ; si votre emploi du temps le permet, ralentissez et observez les variations du paysage naturel le long du parcours.
Dans l’ensemble, ce parcours, de par sa courte distance et son temps de parcours limité, présente un risque météorologique relativement facile à gérer — même si le temps se dégrade soudainement, vous pouvez rapidement ajuster votre itinéraire ou faire demi-tour, contrairement aux longues sorties en montagne où il est difficile de se retirer une fois parti. Cela ne signifie pas pour autant que vous pouvez négliger les vérifications météo de base ; la topographie complexe autour de la province 29 rend les microclimats de montagne bien plus rapides à évoluer que les prévisions en plaine. Prenez l’habitude, avant chaque départ, de consulter les conditions météorologiques et l’état des routes en temps réel.
Erreurs courantes et rappels
Erreur n°1 : Traiter un parcours court comme une « sortie tranquille » sans planifier l’intensité. 5,29 kilomètres peut sembler court, mais la combinaison de 202,2 mètres de dénivelé et d’une pente soutenue de 3,8 % peut, si vous roulez sans aucune notion de rythme, provoquer une accumulation d’acide lactique dès le milieu du parcours et une sensation de brûlure dans les jambes plus tôt que prévu. Paradoxalement, cette montée courte mais soutenue peut surprendre davantage un cycliste non préparé qu’une longue côte à faible pourcentage.
Erreur n°2 : Choisir son développement avec une logique de plat. Comme mentionné plus haut, il est recommandé de prévoir au minimum une cassette avec un pignon de 28 dents ou plus pour ce parcours. Si vous avez l’habitude de rouler avec une configuration de plat (par exemple une cassette dont le plus grand pignon ne dépasse pas 25 dents), vous risquez de vous retrouver en pleine montée à devoir forcer sur un braquet inadapté avec une cadence peu efficace. Outre le rendement médiocre, cela augmente également le risque de contrainte sur les genoux.
Erreur n°3 : Ignorer les changements météorologiques rapides en zone montagneuse. Comme indiqué précédemment, la zone de la route provinciale 29 fait partie d’un réseau routier de montagne sensible aux conditions climatiques et géologiques. Avant de programmer une sortie, vérifiez impérativement l’état de la route et les prévisions météo, et ne vous fiez pas uniquement à votre expérience.
Erreur n°4 : Considérer ce segment isolément et négliger la répartition de l’effort sur l’ensemble de la sortie. La plupart des cyclistes ne s’arrêtent pas après ces 5,29 kilomètres ; ils intègrent ce segment dans un itinéraire plus vaste autour du tronçon ouest de la route transsud-nanheng ou des boucles autour de Liouguei et Baolai. Si vous épuisez toutes vos forces dans cette montée, la qualité et la marge de sécurité de la suite du parcours en seront sérieusement affectées. Il est recommandé de répartir votre puissance en fonction du plan global de la journée, plutôt que de traiter ce segment comme un contre-la-montre isolé à attaquer à fond.
Erreur n°5 : Se fier entièrement à l’affichage en temps réel de la pente sur son GPS pour gérer son rythme. De nombreux compteurs ou appareils GPS affichent une pente instantanée avec un léger décalage ou du bruit, en particulier aux transitions entre les changements de pente où les chiffres peuvent sauter. Plutôt que de fixer l’écran et d’ajuster votre puissance en réaction aux chiffres, il est préférable de connaître au préalable le profil général de la montée (comme la vue d’ensemble en début d’article) et de rouler en vous fiant à vos sensations et à un plan de rythme prédéfini. Les chiffres du compteur ne servent que de référence auxiliaire. Votre rythme sera plus stable et vous éviterez les accélérations ou décélérations inutiles provoquées par des variations numériques passagères.
Erreur n°6 : Sous-estimer le risque de la descente lors d’un demi-tour ou d’un parcours en sens inverse. Si votre itinéraire prévoit un retour de Jiasian à Baolai, vous devrez affronter la descente correspondant à ces 202,2 mètres de dénivelé. Les descentes en montagne comportent de nombreux virages, une visibilité limitée, et il peut y avoir des véhicules locaux ou des engins agricoles. Il est recommandé de contrôler votre vitesse avec un freinage modéré, en particulier en ralentissant avant les virages. Ne cédez pas à la tentation de « récupérer » après l’effort de montée en accélérant excessivement dans la descente.
Objectifs de temps selon le niveau du cycliste
Les fourchettes ci-dessous sont données à titre indicatif ; le temps réel varie selon la condition physique de chacun, la température du jour, le vent et l’état de la route :
| Niveau du cycliste | Temps estimé | Vitesse moyenne (approx.) | Zone de fréquence cardiaque recommandée |
|---|---|---|---|
| Débutant / cycliste loisir | 25 à 32 minutes | 10 à 13 km/h | Zone 2 à 3 (aérobie facile à aérobie modérée) |
| Cycliste de club moyen | 18 à 24 minutes | 13 à 18 km/h | Zone 3 à 4 (aérobie modérée à seuil inférieur) |
| Cycliste compétitif bien entraîné | 12 à 17 minutes | 19 à 26 km/h | Zone 4 à 5 (proche du seuil à anaérobie) |
| Compétiteur de haut niveau | Moins de 10 minutes | Plus de 26 km/h | Proche ou au-delà du seuil anaérobie |
Il convient de préciser que les valeurs de ce tableau sont des estimations raisonnables basées sur la distance, le dénivelé et la classification de la pente, et non sur un enregistrement réel unique. Les performances réelles peuvent varier considérablement en fonction de la condition physique individuelle, du vent du jour, de la température et de l’état de la route. Pour une première tentative, il est conseillé de viser avant tout « un rythme cardiaque stable sans exploser », de noter votre temps et vos sensations, puis d’élaborer progressivement une stratégie de progression, plutôt que de viser d’emblée la fourchette la plus rapide du tableau.
Application à l’entraînement : intégrer Baolai-Jiasian à votre plan
Pour les cyclistes ayant des objectifs d’entraînement précis, le parcours Baolai-Jiasian peut se décliner en plusieurs types de séances, bien au-delà d’un simple « on roule, c’est tout ».
Séance d’intervalles au seuil : Grâce à une pente régulière et sans perturbations, ce parcours est idéal pour des tests et des entraînements de puissance au seuil (Threshold Power), en une ou plusieurs répétitions. Avec un temps de passage de 18 à 26 minutes par montée, cela correspond à la durée typique des « tests de zone seuil » définis par de nombreux systèmes d’entraînement. Si vous avez la possibilité de faire demi-tour et de répéter la montée, vous pouvez même programmer deux répétitions entrecoupées de récupération, afin d’accumuler un temps d’effort efficace plus long à une intensité proche du seuil lactique.
Entraînement de cadence et d’endurance de force : Si votre objectif est d’améliorer votre efficacité de cadence en montée, vous pouvez volontairement utiliser un braquet d’une à deux dents plus lourd que d’habitude dans la partie médiane de la montée, en maintenant une cadence de 60 à 70 tours/minute pendant 5 à 10 minutes pour stimuler l’endurance de force (Force Endurance). C’est une méthode courante de renforcement musculaire en montée dans les programmes des équipes professionnelles. Ce type de séance est toutefois à programmer dans une période d’entraînement où la fatigue globale est faible, et il faut surveiller la réaction des genoux : au moindre signe d’inconfort, arrêtez immédiatement et revenez à un braquet normal.
Parcours d’adaptation pour débutants en montée : Si vous débutez l’entraînement en montée sur route et que vous n’avez pas encore confiance pour affronter de longues ascensions de type Nanheng, Baolai-Jiasian est un excellent « test d’entrée ». La distance est courte : même si vous devez vous arrêter en cours de route pour reprendre votre souffle, la pression psychologique est bien moindre que sur une longue montée. Mais la pente et le dénivelé sont suffisants pour vous faire réellement ressentir ce qu’est « une montée continue », et pour établir une base de mémoire musculaire et de préparation mentale avant de vous attaquer à des parcours plus longs.
Entraînement en groupe par niveaux : Pour une équipe ou un club, ce type de montée courte et de difficulté modérée se prête parfaitement à une séance d’entraînement collectif sous forme de course par groupes — répartissez les membres selon leur niveau, chacun avec son propre objectif de temps. Cela maintient la cohésion du groupe tout en permettant à chacun de s’entraîner à une intensité adaptée à ses capacités, évitant ainsi les écueils classiques des sorties en groupe où « les plus forts attendent » ou « les plus faibles se font décrocher ».
Conclusion : un segment d’entraînement court mais percutant
La plus grande valeur du parcours Baolai-Jiasian réside dans ses caractéristiques « parfaitement calibrées » : la distance est assez courte pour ne pas occuper une journée entière, tandis que le dénivelé et la pente sont suffisamment consistants pour constituer un stimulus d’entraînement significatif. Ajoutez à cela des données propres et fiables, et ce parcours devient un outil idéal pour évaluer votre état de forme en montée et travailler votre sens du rythme. Que vous l’utilisiez comme échauffement avant une longue sortie sur le tronçon ouest de la Nanheng, ou simplement comme une séance de montée de distance moyenne, Baolai-Jiasian mérite une place dans votre liste de parcours favoris. Quant aux histoires locales de Baolai et Jiasian — les sources chaudes, l’industrie du taro, et les épreuves et la reconstruction qu’a connues cette région montagneuse — elles feront l’objet d’un prochain article, racontées à la première personne, du point de vue d’un cycliste.
Lectures complémentaires
- Guide pratique de la route Dona : sous une classification douce de catégorie 0 se cachent 508 mètres de dénivelé
- De Baolai à Jiasian : sources chaudes, taro et un souvenir de renaissance d’une terre à vélo
- Guide complet de la route Biaoliujia : 4,7 km à 8,8 % de pente moyenne, stratégies de rythme par sections, braquets et tactiques pour les passages raides
- Guide pratique de la montée de Pingjing Street : 4,66 km à 6,3 % de pente moyenne, décryptage complet de l’avant-poste de Lengshuikeng
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