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Guide pratique du temple Zhinan à Maokong : analyse complète de la montée classique de niveau intermédiaire de Taipei, 6,93 km, 388 m de dénivelé, pente moyenne de 5,6 %

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Guide pratique du montée de Zhinan Temple à Maokong : analyse complète de ce col classique de niveau intermédiaire à Taipei, 6,93 km, 388 m de dénivelé, pente moyenne de 5,6 %

Guide pratique du montée de Zhinan Temple à Maokong : analyse complète de ce col classique de niveau intermédiaire à Taipei, 6,93 km, 388 m de dénivelé, pente moyenne de 5,6 %

Départ depuis le district de Shenkeng, on grimpe jusqu’aux collines à thé de Maokong dans le district de Wenshan. Cette route est reconnue par la communauté cycliste de Taipei comme le « col de pèlerinage d’entrée de gamme » — la distance n’est pas très longue, la pente n’est pas extrême, mais elle suffit à exposer clairement les limites de votre cardio et de vos jambes en pleine lumière. Aujourd’hui, pas question de paysages ni d’histoire, seulement des données, de la tactique et de l’équipement. Décortiquons ces 6,93 km, 388 m de dénivelé et 5,6 % de pente moyenne comme un problème d’ingénierie.

Vue d’ensemble du parcours et analyse des données réelles

Commençons par poser les chiffres sur la table. Ce parcours est officiellement enregistré comme segment Strava 782516, le départ se situe dans le district de Shenkeng et l’arrivée autour du temple Zhinan dans le district de Wenshan, pour une longueur totale de 6,93 km, un dénivelé total de 388 m et une pente moyenne de 5,6 %. En voyant seulement la pente moyenne de 5,6 %, beaucoup se diront « ce n’est qu’une pente douce », mais la pente moyenne est un chiffre calculé en répartissant le dénivelé sur toute la distance ; la sensation réelle sur la route n’est certainement pas aussi modérée qu’un 5,6 % constant tout du long.

Les routes de montagne autour de Taipei ont presque toutes une caractéristique commune de répartition des pentes : le début du parcours comporte généralement une section d’échauffement en pente douce, où le corps et le matériel sont encore en « mode échauffement » ; au milieu, des montées continues et soutenues apparaissent, c’est là que se joue réellement la capacité aérobie et l’efficacité de pédalage ; la fin varie selon le terrain, avec parfois de courtes sections plus faciles voire de petites descentes pour laisser le cycliste reprendre son souffle avant la dernière montée finale. Le parcours de Zhinan Temple à Maokong suit globalement cette logique de répartition — une pente moyenne de 5,6 % signifie que tout le parcours se situe dans une zone « exigeante mais soutenable », contrairement à la pente du musée Ju Ming (pente moyenne de 11,9 %) qui est un col court et violent, ou à celle du mont Zhulu (pente moyenne de 7,9 %) qui impose un effort long et soutenu. C’est un col de distance intermédiaire, entre les deux, où la « stabilité de l’allure » prime.

En comparant avec le spectre des pentes des cols célèbres autour de Taipei, ce parcours de Zhinan Temple à Maokong est relativement accessible : il ne vous forcera pas à vous lever sur les pédales comme certains tronçons de la route Yangjin qui dépassent régulièrement les 10 %, mais ce n’est certainement pas non plus un échauffement de plat comme les pistes cyclables riveraines. Avec 388 m de dénivelé pour 6,93 km, cela représente environ 56 m de montée par kilomètre — un chiffre typique du « niveau d’entraînement de randonnée en collines de banlieue » dans le relief vallonné autour du bassin de Taipei, parfait comme étape de référence pour l’endurance en montée avant une course sur route de demi-fond ou complète.

Il est à noter que l’arrivée de ce parcours se trouve près de la station du téléphérique de Maokong (station du zoo) et des abords du temple Zhinan, à une altitude déjà élevée, ce qui signifie qu’avant d’atteindre l’arrivée, votre corps alterne depuis un bon moment entre dette d’oxygène et fourniture d’énergie aérobie. Ce type de montée « distance moyenne, intensité moyenne » est en réalité le plus adapté pour tester votre FTP (puissance au seuil fonctionnel) et votre stabilité de sortie sur la durée, car elle vous oblige à rouler toute la montée avec une puissance « soutenable », sans pouvoir compter sur une explosivité ponctuelle pour tenir.

Approfondissons encore la signification de la répartition des pentes. Le chiffre de 5,6 % de pente moyenne, si on le compare aux systèmes de classification des cols couramment utilisés à l’international — par exemple la logique de catégorisation du Tour de France avec HC (Hors Catégorie), 1re, 2e, 3e et 4e catégorie — se situe généralement entre « 3e et 4e catégorie », c’est-à-dire un niveau « qui a un intérêt d’entraînement sans pour autant rebuter le cycliste moyen ». C’est aussi pourquoi ce parcours est souvent utilisé par les clubs cyclistes ou les écoles d’entraînement de Taipei comme « parcours test d’initiation à la montée » — sa courbe de difficulté est justement calibrée sur le point idéal entre « un débutant peut le terminer en serrant les dents, un expert le fait facilement mais avec un bénéfice d’entraînement réel ».

D’un point de vue puissance, si l’on suppose qu’un cycliste de 70 kg veut boucler ces 6,93 km et 388 m de dénivelé en environ 20 minutes, la puissance en montée nécessaire est estimée entre 2,8 et 3,2 W/kg, une zone qui se rapproche déjà des performances au seuil des cyclistes de niveau club amateur. Cela signifie que même si la distance n’est pas longue, pour réaliser un « beau » temps, un certain niveau de condition physique et de base d’entraînement est requis. À l’inverse, si l’on aborde le parcours avec un état d’esprit d’entraînement et de découverte, en roulant à son propre rythme soutenable, l’accessibilité de ce parcours est en réalité très élevée, ce qui explique pourquoi il est populaire depuis des années et largement recommandé aux débutants avancés.

Stratégie par sections : du départ de Shenkeng à l’arrivée au temple Zhinan

Décomposer ces 6,93 km en plusieurs phases psychologiques et physiologiques est plus utile que de fixer bêtement le compteur kilométrique.

Première phase : l’échauffement en montée depuis le départ de Shenkeng. Sur toute route avec une pente moyenne de 5,6 %, le début ne vous met généralement pas KO immédiatement. Sur les 1 à 2 premiers kilomètres, il est conseillé de maintenir volontairement sa fréquence cardiaque autour de 70 à 75 % de sa fréquence cardiaque maximale, c’est-à-dire à la « frontière entre Zone 2 et Zone 3 ». L’objectif de cette phase n’est pas de tester ses limites, mais de laisser les muscles et le système cardio-pulmonaire entrer progressivement en état de fonctionnement, et de mettre en route le mécanisme d’élimination du lactate. L’erreur classique de nombreux cyclistes à ce stade est de voir que la pente n’est pas trop raide et de partir trop fort, pour se retrouver à court d’énergie dans la seconde partie — c’est le piège d’allure le plus typique de ce type de montée de distance moyenne.

Deuxième phase : la bataille de rythme dans les montées continues du milieu. Lorsque le parcours entre dans sa partie centrale et que les pentes commencent à présenter des variations plus soutenues, c’est la section la plus exigeante pour le « rythme de pédalage ». Il est recommandé de maintenir une cadence entre 85 et 95 tours par minute, en évitant les braquets trop lourds qui font travailler en force, car cela accumule prématurément du lactate dans les quadriceps. À ce stade, adoptez une stratégie « principalement assis, debout en appoint » — pédaler assis permet de maintenir une efficacité énergétique sur la durée, tandis que la position debout est réservée aux courtes sections où la pente devient soudainement plus raide, pour moduler la fatigue musculaire et faire travailler un autre groupe de muscles.

Troisième phase : le soutien psychologique de la partie médiane vers la fin. C’est la section où apparaissent le plus facilement les signaux d’« abandon mental » sur toute montée de distance moyenne à longue — le corps commence à fatiguer, mais l’arrivée n’est pas encore en vue. À ce stade, il est conseillé de déplacer son attention de « combien reste-t-il » vers « maintenir la puissance de sortie », en surveillant sur son compteur ou son capteur de puissance la zone cible que vous avez définie, plutôt que de regarder sans cesse le chiffre de distance restante qui mine le moral. À ce moment, la fréquence cardiaque grimpe naturellement près du seuil (Threshold HR), c’est une réaction physiologique normale, pas de quoi paniquer et ralentir excessivement, mais il faut aussi éviter de dépasser trop largement sa zone de puissance soutenable, sinon on risque de « craquer » dans la dernière phase.

Quatrième phase : la section finale à l’approche du district de Wenshan et des abords du temple Zhinan. À mesure que l’altitude augmente et que l’on approche de l’arrivée, le relief autour de Maokong prend nettement l’apparence vallonnée des collines à thé. La stratégie de cette phase est un « sprint final mesuré » — si vous avez bien géré votre allure dans les sections précédentes et qu’il vous reste de l’énergie, vous pouvez tenter d’augmenter légèrement la puissance sur le dernier kilomètre pour savourer la satisfaction de franchir la ligne ; mais si vous êtes déjà à bout, cette phase doit être abordée en maintenant honnêtement votre vitesse de croisière, en donnant la priorité absolue à terminer le parcours, car c’est une route qui allie entraînement et pèlerinage, inutile de tout donner à chaque fois.

Il convient d’ajouter que la bascule psychologique entre ces quatre phases est souvent plus difficile à maîtriser que la charge physiologique elle-même. Beaucoup de cyclistes sont pleins de confiance lors de l’échauffement de la première phase, se disant « cette pente n’a rien de spécial », pour réaliser seulement à la deuxième phase, dans les montées continues du milieu, que leur jugement d’allure était erroné. Il est recommandé de définir des objectifs par section avant de partir — par exemple, découper mentalement le parcours en « un premier tiers d’échauffement, un tiers central de maintien du rythme, un dernier tiers de soutien jusqu’au bout », et utiliser la fonction de chronométrage par segment de votre compteur pour vérifier que vous suivez le plan. Cette habitude de « répétition mentale de l’allure avant course » est une technique pratique utilisée par de nombreux grimpeurs expérimentés pour lutter contre la fatigue mentale de la seconde moitié du parcours, et mérite d’être adoptée par les cyclistes amateurs.

Par ailleurs, ce parcours part de Shenkeng et se termine autour du temple Zhinan dans le district de Wenshan, ce qui signifie que l’ensemble est une route de montagne traversant plusieurs districts administratifs ; la qualité de la chaussée, la courbure des virages et la largeur des accotements peuvent varier légèrement d’un tronçon à l’autre. Avant de tenter un chrono ou de battre votre record personnel, il est recommandé de parcourir d’abord la route à allure touristique pour vous familiariser avec le terrain, repérer l’emplacement des virages et les points de changement de pente, afin d’éviter des freinages ou des manœuvres d’évitement dangereux en plein effort à cause d’une méconnaissance du parcours. C’est particulièrement important sur les tronçons autour de Maokong, souvent partagés le week-end avec des randonneurs et d’autres cyclistes de loisir — la sécurité prime toujours sur la performance.

Rapport de braquet et équipement

Avec une pente moyenne de 5,6 % et un dénivelé maximal de 388 mètres, la plupart des cyclistes amateurs peuvent aborder ce parcours avec un braquet standard de vélo de route (par exemple un pédalier 50/34 associé à une cassette 11-28 ou 11-32), mais le choix du braquet influencera directement votre courbe de fatigue et la qualité de votre ascension.

Niveau du cycliste Configuration de braquet recommandée Explication
Débutant / peu d’expérience en montée Petit plateau 34T + grande cassette 28T ou 32T Priorité au maintien d’une cadence supérieure à 80 tr/min, pour éviter de s’appuyer excessivement sur la force des jambes
Intermédiaire / kilométrage en montée déjà conséquent Petit plateau 34T + cassette 25T ou 28T Équilibre entre efficacité et rythme, adapté aux cyclistes ayant déjà une base aérobie
Avancé / recherche de performance Petit plateau 36T ou 39T + cassette 25T Braquet plus lourd, adapté aux cyclistes à la puissance stable et recherchant une régularité d’allure

Côté roues, ce type de montée de distance moyenne ne nécessite pas de rechercher particulièrement des roues de montée ultralégères. Des jantes en aluminium pour l’entraînement ou des roues carbone d’entrée de gamme suffisent amplement. Le véritable investissement prioritaire devrait en réalité porter sur la résistance au roulement et l’adhérence des pneus — les routes de montagne présentent parfois des feuilles mortes, des sections humides ou des gravillons. Il est recommandé d’utiliser des pneus d’une largeur d’au moins 25c, sans gonfler la pression à l’excès, afin de concilier efficacité de roulement et sécurité en virage.

Côté vestimentaire, étant donné que le point d’arrivée se situe à une certaine altitude, même en été dans le bassin de Taipei, les écarts de température entre le matin et le soir en montagne restent réels. Il est conseillé d’emporter une veste coupe-vent légère ou des manchons, en particulier pour les cyclistes qui prévoient de s’attarder autour de Maokong après l’ascension pour se rafraîchir — il faut veiller à se couvrir pour éviter de prendre froid.

Au-delà du braquet et des roues, le réglage fin de la géométrie du cadre et de la hauteur de selle ne doit pas être sous-estimé pour l’efficacité de pédalage sur ce type de montée de distance moyenne. Lors d’une montée prolongée en position assise, une hauteur de selle inadaptée (trop basse, elle provoque une pression excessive sur les genoux ; trop haute, elle fait glisser le bassin sur la selle et nuit à l’efficacité de la transmission de puissance) rendra pénibles des sections qui pourraient autrement être parcourues à un rythme stable. Il est recommandé de prendre le temps de vérifier que votre position de conduite convient à un effort prolongé en montée avant de relever ce défi, et si nécessaire, de faire appel à un service professionnel de Bike Fitting pour un réglage fin — un investissement qui en vaut vraiment la peine pour les cyclistes qui attaquent régulièrement des parcours de montagne.

La répartition du poids sur le vélo est également un aspect souvent négligé. Les parcours de montée sont relativement sensibles au poids total du vélo. Si vous avez l’habitude de transporter une sacoche d’outils assez lourde, une pompe, des chambres à air de rechange, etc., vous pouvez envisager d’alléger raisonnablement vos affaires le jour où vous visez un chrono, mais veillez à conserver l’essentiel : kit de réparation de crevaison et ravitaillement en électrolytes. Après tout, la sécurité et la garantie de terminer le parcours priment toujours sur un record personnel, d’autant que le signal téléphonique peut être instable en montagne sur cet itinéraire — se retrouver seul à mi-pente avec une crevaison et sans pouvoir appeler à l’aide serait une situation bien pénible.

Ravitaillement et gestion de l’hydratation

Pour une montée de 6,93 kilomètres à 5,6 % de pente moyenne, le temps d’ascension pour un cycliste moyen se situe entre 25 et 50 minutes (avec de fortes variations selon la condition physique et la stratégie d’allure — un tableau d’objectifs par niveau figure plus loin). Cette durée correspond à une zone métabolique « courte à moyenne distance, haute intensité » : la stratégie de ravitaillement n’a pas besoin d’être aussi complexe que pour une épreuve d’endurance longue, mais quelques principes méritent tout de même votre attention :

  • Avant l’effort : il est recommandé de prendre un repas complet 1 à 2 heures avant le départ, pour éviter une hypoglycémie en cours de route à jeun, mais aussi pour éviter d’être trop chargé et de souffrir de troubles digestifs qui nuiraient à vos performances en montée.
  • Pendant l’effort : sur cette distance, la plupart des cyclistes n’ont pas besoin de manger des aliments solides en cours de route, mais l’hydratation reste essentielle — buvez de petites gorgées toutes les 15 à 20 minutes. Le climat taïwanais étant humide et chaud, la transpiration peut être bien plus abondante que prévu, même pour une montée de courte durée.
  • Électrolytes : en été, il est recommandé d’ajouter des électrolytes à votre bidon pour compenser les pertes en sodium et en potassium liées à une transpiration abondante et éviter les crampes, en particulier dans la section médiane, la plus raide, où les crampes aux jambes sont les plus probables.
  • Après l’effort : une fois arrivé aux abords du temple Zhinan, la zone de Maokong est une région de thé réputée. De nombreux cyclistes choisissent de s’y arrêter pour se réhydrater et reprendre des forces — c’est l’un des plus grands atouts de ce parcours par rapport aux autres pentes d’entraînement purement montagneuses : des options claires de ravitaillement et de repos après l’ascension.

Météo et considérations saisonnières

Les conditions météorologiques des montagnes autour du bassin de Taipei ont un impact non négligeable sur ce type de parcours. Les averses orageuses de l’après-midi en été sont le risque météo le plus courant dans les montagnes de Taipei. Il est conseillé de partir tôt le matin ou en fin de journée, quand il fait plus frais, et de surveiller régulièrement les prévisions, en évitant de monter en montagne pendant un avertissement d’orage — les routes mouillées et la mauvaise visibilité augmentent considérablement le risque de chute.

En hiver et au printemps, il faut composer avec l’humidité et le brouillard apportés par la mousson du nord-est. L’altitude autour de Maokong n’est pas très élevée, mais l’humidité en montagne est importante : une visibilité réduite peut fausser l’évaluation des distances de freinage dans les descentes. Il est recommandé de ralentir et de laisser davantage de marge de freinage.

Quelle que soit la saison, il est conseillé d’éviter de monter immédiatement après un typhon ou de fortes pluies sur ce type de parcours de montagne : les routes présentent alors des risques de chutes de pierres, de flaques ou d’affaissements de la chaussée. La sécurité doit toujours primer sur le chrono.

Erreurs courantes et risque d’abandon

Même avec une pente moyenne de 5,6 %, relativement clémente, plusieurs erreurs de pilotage courantes peuvent conduire à un abandon en cours de route ou à une expérience fortement dégradée :

  1. Allure trop soutenue au début : c’est l’erreur la plus fréquente. Voyant que le pourcentage de pente n’a rien d’impressionnant, on attaque comme sur du plat, et le lactate s’accumule trop vite dans la section médiane, forçant à ralentir fortement, voire à mettre pied à terre.
  2. Mauvais choix de braquet : les cyclistes moins expérimentés hésitent souvent à utiliser un petit braquet, par peur de paraître « faibles ». Résultat : ils tirent toute la montée avec un braquet trop lourd, surchargeant genoux et muscles, avec un risque de crampes ou de gêne articulaire dans la seconde moitié.
  3. Négliger l’hydratation : beaucoup pensent qu’une montée courte ne nécessite pas de boire, mais une déshydratation préexistante ou une estimation erronée de la transpiration peut provoquer des symptômes d’hypovolémie (vertiges, faiblesse) dans la deuxième partie du parcours.
  4. Pression de pneus trop élevée : les routes de montagne présentent parfois des nids-de-poule, des feuilles mortes ou des sections humides. Une pression trop élevée réduit certes légèrement la résistance au roulement, mais elle diminue l’adhérence et le confort, augmentant le risque de chute.
  5. Ignorer les changements météo : le temps en montagne autour de Taipei change rapidement. Sans imperméable léger ni coupe-vent, une averse orageuse ou du brouillard peuvent transformer l’entraînement en épreuve, voire accroître les risques pour la sécurité.

Outre ces cinq erreurs fondamentales, un détail souvent négligé mérite l’attention : la stratégie de freinage dans les descentes. Beaucoup de cyclistes concentrent toute leur attention sur « comment monter », en oubliant qu’après l’ascension, il faut souvent redescendre par le même chemin ou par un autre itinéraire. Les routes de montagne sont sinueuses, avec des variations de pente importantes. Si la concentration qui était tendue pendant la montée se relâche dans la descente, ou si un freinage intermittent inadapté provoque une surchauffe des plaquettes et une perte de puissance de freinage, le danger guette. Il est recommandé de freiner par à-coups plutôt que de maintenir une pression continue, afin de laisser le système de freinage refroidir, tout en surveillant les véhicules venant en sens inverse et l’état de la route. Les week-ends, la zone de Maokong attire de nombreux touristes et cyclistes lents : la vitesse en descente doit impérativement rester dans une plage permettant de réagir en toute sécurité.

Temps objectifs de référence par niveau de cycliste

Les temps ci-dessous sont donnés à titre indicatif ; les performances réelles varient selon la condition physique individuelle, la météo du jour, la charge (présence ou non de ravitaillement), etc. :

Niveau du cycliste Temps estimé Description
Cycliste loisir (sorties occasionnelles) 45 à 60 minutes Ascension complète à allure de croisière, avec éventuellement 1 à 2 pauses
Cycliste d’entraînement régulier 30 à 45 minutes Base aérobie solide, capable de maintenir un rythme stable sans s’arrêter
Cycliste de club avancé 22 à 30 minutes Niveau FTP correct, capable de produire un effort soutenu de moyenne à haute intensité
Cycliste de niveau compétition 18 à 22 minutes Excellent rapport puissance/poids en montée, effort proche du seuil sur toute la durée

Ce parcours est idéal comme « bilan de santé périodique » de vos capacités en montée — il est recommandé de le relever régulièrement dans des conditions météo et à des horaires similaires, et de suivre objectivement vos progrès en montée à travers l’évolution de vos temps, de votre fréquence cardiaque et de vos données de puissance. Ce n’est pas une montée aussi impitoyable que Zhulu Mountain, qui rebute la plupart des cyclistes amateurs, ni aussi courte que la côte du musée Ju Ming, qui ne teste qu’une explosivité instantanée. Les 6,93 kilomètres menant au temple Zhinan de Maokong testent la capacité la plus fondamentale et la plus importante qui soit : la régularité de l’effort et la discipline d’allure. C’est précisément le socle de toutes les montées plus longues et plus difficiles.

Conseils pour différents profils de lecteurs

Si vous êtes un débutant qui découvre tout juste l’entraînement en côte, cet itinéraire est un choix d’entrée de gamme idéal — distance courte, pente accessible, et après l’effort, la zone de thé de Maokong offre un lieu de repos et de ravitaillement. L’expérience est bien plus complète qu’une simple bosse d’entraînement.

Si vous êtes un cycliste de niveau intermédiaire, en préparation pour des épreuves sur route de longue distance (comme le défi de Wuling ou des itinéraires de tour de l’île), vous pouvez intégrer cet itinéraire à votre programme hebdomadaire, comme segment fixe d’entraînement en rythme (Tempo), et calibrer votre puissance et votre sens du rythme en le parcourant régulièrement.

Si vous êtes un cycliste avancé ou compétitif, visant les classements Strava, cet itinéraire, bien que sa pente moyenne ne soit pas la plus dure, sa longueur de 6,93 kilomètres suffit à creuser de véritables écarts de niveau — la simple puissance explosive instantanée ne suffit pas ici. Seuls une excellente puissance au seuil et une discipline de rythme vous permettront de signer un beau temps sur le segment Strava 782516.

Quel que soit votre profil, l’itinéraire de Maokong Zhinan Temple mérite une place dans votre liste — c’est l’une des rares côtes de niveau intermédiaire de la banlieue de Taipei qui allie valeur d’entraînement et commodité de ravitaillement après l’effort, et c’est aussi le miroir le plus honnête avant de passer à des défis plus corsés.

Suggestions de planification du cycle d’entraînement

Si vous envisagez d’intégrer cet itinéraire à un plan d’entraînement à long terme, il est recommandé d’organiser la fréquence et l’intensité selon la logique de la périodisation, plutôt que de tenter à chaque fois un record personnel à effort maximal. En général, un itinéraire de montée de distance moyenne se planifie en trois phases : « phase de base », « phase d’intensité » et « phase de pointe » :

Phase de base (6 à 8 semaines avant la saison) : axée sur le développement de l’endurance aérobie, parcourez l’itinéraire à une intensité modérée à faible, en vous concentrant sur le maintien d’un pédalage stable et d’un contrôle de la respiration. La fréquence cardiaque doit idéalement rester entre les zones 2 et 3. L’objectif est de bâtir les fondations du métabolisme aérobie, pas de chercher la vitesse.

Phase d’intensité (3 à 4 semaines avant la saison) : cette phase permet d’introduire des intervalles en rythme (Tempo) et au seuil (Threshold). Par exemple, divisez l’itinéraire en deux ou trois sections, parcourez chacune à une intensité proche de la fréquence cardiaque au seuil, et récupérez en pédalage doux entre les sections, afin de simuler les situations de sorties à haute intensité répétées lors d’une course de longue distance.

Phase de pointe (1 à 2 semaines avant l’épreuve) : cette phase doit privilégier le maintien de la forme et éviter le surentraînement. Vous pouvez tenter une fois un contre-la-montre à fond pour valider les progrès, mais évitez de multiplier les séances de côte à haute intensité juste avant l’épreuve, afin de laisser au corps le temps de récupérer et de ne pas compromettre votre performance le jour J.

Grâce à cette organisation périodisée, l’itinéraire de Maokong Zhinan Temple peut passer d’un simple « défi ponctuel » à un segment de test fixe pour suivre l’évolution de votre courbe de progression en côte sur le long terme. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux cyclistes de clubs bien entraînés utilisent certains itinéraires de côte comme leur « jauge d’énergie personnelle » et les parcourent régulièrement.

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