La longue marche de trois mille mètres à travers les plantations de café : Alto de Letras, berceau de la légende des grimpeurs colombiens
Dans les plantations de café de nuages de la Cordillère Centrale colombienne, un jeune garçon pédalait encore et encore vers le sommet de la montagne, jour après jour, mêlant livraisons, école et entraînement dans une même ascension. Des années plus tard, ce garçon est devenu le premier coureur sud-américain à remporter une étape du Tour de France, et le premier Sud-Américain à remporter le classement général d’un Grand Tour. Sa région natale se trouve au pied de l’Alto de Letras, cette ascension. Cette route est largement considérée comme l’une des plus longues ascensions routières continues au monde, et c’est le point de départ géographique le plus souvent cité derrière la légende colombienne qui « produit des grimpeurs ».
Fiche technique de l’itinéraire
| Élément | Détail |
|---|---|
| Pays / Massif | Colombie, Cordillère Centrale, à la limite des départements de Tolima et de Caldas |
| Départ → Arrivée | Ville de basse altitude de la vallée du Magdalena (zone de Mariquita ou Fresno) → Col de Letras (direction Manizales) |
| Longueur | Les données varient considérablement selon les sources, la fourchette la plus citée se situe entre 70 et 85 km, souvent décrite comme « l’une des plus longues ascensions routières pavées continues au monde » |
| Dénivelé total | Environ 3 000 mètres (variable selon le point de départ exact et la méthode de calcul) |
| Pente moyenne | La pente moyenne se situe dans les faibles pourcentages à un chiffre, la pente en elle-même n’est pas particulièrement raide, le vrai défi réside dans la longueur |
| Pente maximale | Certaines sections présentent des montées plus raides, les données varient selon les sources, se référer aux panneaux sur place et à l’expérience de terrain |
| Altitude départ / arrivée | Départ en plaine à quelques centaines de mètres → Col de Letras à plus de 3 000 mètres (les données exactes varient considérablement selon les sources) |
| Source de notoriété | L’un des symboles spirituels de la culture cycliste colombienne, traversé à plusieurs reprises dans l’histoire du Tour de Colombie, profondément lié au parcours de légendes du grimpeur comme Lucho Herrera |
Note spéciale : L’Alto de Letras n’étant pas une ascension majeure répertoriée dans les bases de données internationales de cols (comme les sites statistiques européens courants), et les habitudes de mesure et de dénomination des routes colombiennes différant des systèmes européens, les chiffres exacts de kilométrage, de pourcentage de pente et de points de départ et d’arrivée varient considérablement entre les sources – certains calculs partent d’une ville plus proche du pied de la montagne, d’autres d’une ville plus éloignée dans la vallée, ce qui explique des longueurs publiées allant de soixante à quatre-vingts kilomètres. Cet article adopte une approche qualitative mais honnête : il s’agit d’une ascension légendaire parmi les plus longues, mais dont les chiffres exacts font débat, pour le défi réel, se fier aux panneaux sur place et aux informations des guides locaux.
Pourquoi la Colombie produit-elle autant de « grimpeurs »
Pour comprendre l’importance de l’Alto de Letras, il faut d’abord comprendre le contexte unique de la culture du cyclisme sur route colombien. La géographie colombienne est traversée par la cordillère des Andes, avec la Cordillère Centrale, la Cordillère Orientale et la Cordillère Occidentale qui s’entrecroisent. De nombreuses villes du pays sont elles-mêmes situées à des altitudes moyennes ou élevées, et les déplacements quotidiens – trajets domicile-travail, livraisons, école – sont souvent une succession d’ascensions à vélo. Cet environnement où « la montée fait partie du quotidien » est depuis longtemps considéré comme l’un des facteurs de fond expliquant la production continue de grimpeurs de haut niveau en Colombie – même s’il ne s’agit que d’une explication générale largement citée, les causes réelles de l’émergence d’athlètes d’élite impliquant des facteurs complexes comme la génétique, les systèmes d’entraînement et l’importance culturelle, qu’il ne faut pas réduire à un déterminisme unique.
Lucho Herrera (Luis Herrera) est l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire du cyclisme sur route colombien, surnommé « El Jardinerito » (le petit jardinier). En 1984, il remporte l’étape du Tour de France arrivant à l’Alpe d’Huez, devenant le premier coureur colombien à gagner une étape du Tour ; en 1987, il remporte le classement général du Tour d’Espagne (Vuelta a España), devenant le premier Sud-Américain à remporter le classement général d’un Grand Tour. Il a également été quadruple vainqueur du Tour de Colombie (Vuelta a Colombia) dans son pays. Ces accomplissements font de lui un symbole spirituel irremplaçable de la culture cycliste colombienne, et son parcours est inextricablement lié au terrain montagneux de la région caféière du centre de la Colombie – les ascensions de cette région étant depuis longtemps considérées comme un terrain d’entraînement naturel crucial pour la première génération de coureurs colombiens.
Ce récit de « développement d’une capacité d’ascension de classe mondiale à travers les déplacements quotidiens » contraste fortement avec la voie des nations européennes traditionnellement fortes en cyclisme, qui forment leurs coureurs via des systèmes de formation junior structurés. Cela confère également aux coureurs colombiens, sur la scène internationale du cyclisme sur route, une aura presque romantique et légendaire – comme si leur talent n’était pas le fruit de l’entraînement mais un don offert par ces montagnes elles-mêmes. Bien sûr, derrière ce récit romantique se trouvent également des systèmes d’entraînement structurés et un développement professionnel qui le soutiennent, et il ne faut pas le réduire à un stéréotype de « force surhumaine innée ». Mais il est indéniable qu’un environnement géographique comme l’Alto de Letras offre des conditions d’entraînement quotidien à la montée que les coureurs des pays de plaine européens ne peuvent difficilement reproduire. Aujourd’hui encore, les coureurs colombiens restent l’une des sources les plus convoitées de talents de grimpeurs dans les équipes professionnelles internationales de cyclisme sur route, et cet itinéraire, avec les montagnes de la région caféière du centre du pays où il se trouve, est le témoignage géographique le plus vivant de cette tradition.
Décomposition par sections : de la vallée tropicale aux plantations de café de nuages
Les données précises de pente par section étant difficiles à vérifier, voici une décomposition de cette longue ascension basée sur la répartition typique des étages de végétation verticaux du centre de la Colombie, accompagnée de descriptions qualitatives des sections avant, milieu et fin. La situation réelle prévaut sur le terrain.
Section initiale (basse vallée du Magdalena, climat tropical) : Le départ se situe dans la célèbre vallée du Magdalena, au centre de la Colombie, avec un climat typique de basse altitude tropicale ; la chaleur humide est la caractéristique sensorielle la plus marquante de cette section. Le paysage est dominé par une végétation tropicale et des paysages agricoles, la pente est relativement douce, servant d’échauffement à ce long défi. Mais il faut aussi le rappeler : cette section, bien que semblant facile, est le point de départ où le corps commence à accumuler des heures, voire une grande partie de la journée, d’effort. Dépenser trop d’énergie trop tôt est le piège le plus important ici.
Section médiane (montée vers la région caféière, zone de nuages) : À mesure que l’altitude augmente, l’itinéraire pénètre progressivement dans la célèbre ceinture de culture du café colombienne (Eje Cafetero, la zone autour de l’axe caféier). Le paysage se transforme en plantations de café en terrasses superposées, avec des pentes abruptes mais une verdure luxuriante et pleine de vie. Les vallées brumeuses sont largement considérées comme la section la plus visuellement envoûtante de cet itinéraire. La température commence à baisser nettement ici, la chaleur humide laissant place à un climat montagnard frais et humide.
Section finale (approche du col de Letras, zone froide de haute altitude) : Plus on approche du col, plus l’altitude est élevée, plus le climat devient froid, avec la possibilité de brouillard épais et de basses températures. La pente de cette section continue de grimper par rapport à la section précédente, et s’ajoute la fatigue accumulée après plusieurs heures, voire plus, de pédalage. C’est l’étape où l’épreuve de volonté est la plus intense de toute l’ascension. Une fois le col de Letras atteint, on peut redescendre de l’autre côté en direction de Manizales (capitale du département de Caldas, haut lieu de la culture du café colombien), complétant ainsi un voyage complet à travers la chaîne de montagnes et plusieurs étages climatiques.
La philosophie de l’allure et du ravitaillement pour une ascension ultra-longue
Face à une ascension ultra-longue pouvant atteindre soixante-dix à quatre-vingts kilomètres et environ trois mille mètres de dénivelé, la planification de l’allure et du ravitaillement est bien plus importante que la raideur de la pente elle-même. La logique est similaire à celle du Haleakalā présenté précédemment dans cette série, mais l’Alto de Letras ajoute une variable unique : l’énorme amplitude des étages climatiques traversés, et le fait que l’itinéraire passe par des zones peuplées et des régions caféières, ce qui rend théoriquement le ravitaillement plus accessible que sur une ascension en pleine nature. Cependant, la situation réelle dépend des sections spécifiques et il ne faut pas être trop optimiste.
Principes d’allure : Comme pour toute ascension continue ultra-longue, la règle générale est de conserver délibérément de l’énergie dans la section initiale, en évitant d’être tenté de rouler vite sur les sections de vallée tropicale relativement douces. C’est la décision clé pour terminer ou non. Dans la section médiane, une fois dans la région caféière, les variations de terrain et les changements de paysage peuvent distraire et faire oublier de maintenir une puissance stable. Il est recommandé de surveiller objectivement sa puissance ou sa fréquence cardiaque pour éviter d’accélérer inconsciemment, séduit par la beauté du paysage. Dans la section finale, en zone froide de haute altitude, la double pression de la fatigue et de l’altitude s’additionne. Il est conseillé de décomposer cette dernière partie en petits objectifs mentaux, en progressant étape par étape plutôt qu’en fixant un point d’arrivée lointain.
Stratégie de ravitaillement : L’itinéraire traversant des zones peuplées, il est théoriquement possible de trouver des ravitaillements de base dans les villes et autour des plantations de café. Cependant, ces informations varient avec le temps et l’activité commerciale locale. Il n’est pas recommandé de dépendre entièrement du ravitaillement en route et de négliger ses propres réserves, en particulier pour les électrolytes et l’apport calorique, qui doivent être principalement assurés par ses propres provisions, le ravitaillement en route étant un complément. La région caféière colombienne produit d’excellents cafés ; si le temps le permet, faire une courte halte dans une ville pour goûter à la culture locale du café est une expérience appréciée par de nombreux finishers. Cependant, il faut noter que l’effet de la caféine sur un exercice prolongé de haute intensité varie selon les individus ; il est déconseillé d’en consommer en grande quantité sur les sections d’ascension clés, au risque de palpitations ou de troubles gastro-intestinaux.
Estimation de la puissance et de l’allure
Les chiffres précis de distance et de pente de cet itinéraire variant considérablement selon les sources, les calculs suivants utilisent une estimation médiane largement citée (longueur totale d’environ 80 km, dénivelé total d’environ 3 175 m) pour une modélisation physique. Le lecteur doit comprendre qu’il s’agit d’une estimation raisonnable basée sur des « descriptions qualitatives + fourchettes couramment citées », et non de mesures précises :
P = (Fg + Fr + Fa) × v ÷ efficacité de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente)) composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v² résistance de l'air
Paramètres : poids du cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg, poids total 79 kg ; g = 9,81 m/s² ; Crr ≈ 0,005 ; CdA ≈ 0,32 m² ; efficacité de transmission ≈ 0,975. Altitude moyenne d’environ 2 100 mètres, densité de l’air d’environ 95 % de celle au niveau de la mer, la réduction n’est pas particulièrement significative (car la section de basse altitude au début représente une part importante, abaissant l’altitude moyenne totale) :
| Rapport poids/puissance | Groupe correspondant | Temps d’ascension estimé | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | Finisher débutant | Environ 5 h 58 min | Environ 13,4 km/h |
| 2,5 W/kg | Amateur moyen | Environ 4 h 54 min | Environ 16,3 km/h |
| 3,0 W/kg | Avancé | Environ 4 h 13 min | Environ 19,0 km/h |
| 4,0 W/kg | Niveau compétition | Environ 3 h 21 min | Environ 23,8 km/h |
| 5,0+ W/kg | Niveau professionnel | Environ 2 h 51 min | Environ 28,0 km/h |
Ce qui précède est une estimation par modèle physique, sans tenir compte du vent, de l’état de la route, des différences morphologiques, ni de l’incertitude spécifiquement soulignée dans cet article concernant les « écarts dans les chiffres de distance et de pente ». La réalité différera ; le lecteur doit considérer ce tableau comme une référence d’ordre de grandeur, et non comme une prédiction précise. Comme pour le Haleakalā, ce modèle suppose que le cycliste maintient une puissance constante tout au long du parcours, mais dans le monde réel, sur des heures de pédalage, la fatigue musculaire et les fluctuations de la glycémie rendront le temps réel généralement plus long que l’estimation du modèle. Quant aux records établis par les meilleurs cyclistes professionnels colombiens sur ces ascensions légendaires locales, les rapports publics sont épars et manquent d’une base de données officielle unifiée et vérifiable. Cet article ne liste pas de temps de record spécifiques, afin d’éviter d’induire le lecteur en erreur avec des chiffres non vérifiés.
Recommandations d’équipement
- Configuration des braquets : La pente moyenne globale n’étant pas très raide, mais le temps de pédalage étant extrêmement long, il est recommandé de privilégier une configuration de braquets permettant une « puissance soutenable sur la durée », en évitant des braquets trop lourds qui ajouteraient une charge musculaire supplémentaire en fin de parcours lorsque la fatigue s’installe. Garder une certaine souplesse avec des braquets légers rendra le long effort plus confortable.
- Stratégie vestimentaire en couches : Comme pour le Haleakalā, cet itinéraire nécessite de s’adapter à des changements climatiques radicaux, du tropical à la haute altitude. Il est recommandé d’adopter la technique de l’oignon, avec une couche légère et respirante associée à une couche chaude et coupe-vent compressible, à ajuster progressivement au fil de l’ascension.
- Quantité de ravitaillement à emporter : Bien que l’itinéraire traverse des zones peuplées offrant théoriquement des possibilités de ravitaillement de base, il ne faut pas s’y fier entièrement. Il est recommandé d’emporter de quoi subvenir à ses besoins en eau et en énergie pour la majeure partie du parcours, et de compléter dans les villes en fonction de la situation.
- Équipement de communication et de navigation : L’itinéraire traverse des zones montagneuses où le signal peut être instable sur certaines sections. Il est recommandé de télécharger des cartes hors ligne avant le départ et d’emporter une batterie externe pour garantir la possibilité de contacter ou de se localiser en cas d’urgence.
- Choix des pneus et pression : Un effort prolongé exige une grande durabilité et un grand confort des pneus. Il est recommandé d’opter pour des pneus de route offrant un bon compromis entre efficacité de roulement et adhérence, et d’ajuster la pression en fonction de l’état de la route.
Point de vue des cyclistes taïwanais
Pour les cyclistes taïwanais, l’analogie spirituelle la plus proche de l’Alto de Letras est l’ascension de Wuling par le versant ouest – en particulier cette sensation de « montée ininterrompue de basse altitude à plus de 3 000 mètres » combinant distance et altitude. Mais les différences sont tout aussi marquées : l’ascension de Wuling par l’ouest comporte encore des ondulations et des sections de faux-plat, tandis que l’Alto de Letras, selon les descriptions largement citées, se rapproche d’une « montée quasi ininterrompue de soixante-dix à quatre-vingts kilomètres » d’une continuité extrême. Une telle longueur n’a presque pas d’équivalent dans le réseau routier taïwanais. C’est plus long que le Haleakalā, avec un dénivelé similaire mais une distance supérieure, ce qui implique une pente moyenne plus douce : les muscles subissent une « guerre d’usure » plutôt qu’une « explosion unique de haute intensité ».
Pour la préparation pratique du voyage, la langue et la situation sécuritaire sont des aspects auxquels les cyclistes taïwanais doivent particulièrement prêter attention – la langue officielle de la Colombie est l’espagnol, et la maîtrise de l’anglais dans les villes de montagne peut être limitée. Il est recommandé de préparer des compétences de base en espagnol avant le départ ou de passer par un guide local pour organiser l’itinéraire. Concernant la sécurité, la situation varie considérablement selon les régions de Colombie. Avant le départ, il convient de vérifier les informations touristiques officielles et la situation la plus récente, et de choisir une équipe ou un guide local bien noté et connaissant bien les routes, ce qui est plus sûr que de se débrouiller seul. Cet article ne porte pas de jugement spécifique sur la situation sécuritaire d’une région particulière ; se référer aux informations officielles les plus récentes.
Concernant l’adaptation à l’altitude, le point d’arrivée de cet itinéraire se situe autour de 3 000 mètres, similaire à Wuling. Si vous avez déjà relevé le défi de Wuling, le risque de mal aigu des montagnes est relativement maîtrisable, mais il est toujours recommandé de se concentrer sur l’« entraînement à l’endurance musculaire pour une montée continue prolongée ». C’est la plus grande similitude entre cet itinéraire et l’ascension de Wuling par l’ouest, et c’est aussi la capacité à prioriser dans la planification de l’entraînement.
Côté alimentation et culture du ravitaillement, les habitudes alimentaires locales de la région caféière du centre de la Colombie diffèrent considérablement des modes de ravitaillement auxquels les cyclistes taïwanais sont habitués. Si vous prévoyez de dépendre du ravitaillement en route, il est recommandé de vous renseigner sur les options alimentaires de base via un guide local ou des informations touristiques avant le départ, afin d’éviter que des problèmes gastro-intestinaux n’affectent vos performances lors d’un effort prolongé. Par ailleurs, la Colombie étant située près de l’équateur, les écarts de température entre le jour et la nuit et l’intensité des UV diffèrent des environnements de haute altitude taïwanais. Même si le climat est relativement stable toute l’année, il est toujours recommandé de vérifier les conditions climatiques locales en fonction de la saison du défi et de se préparer en conséquence.
Du point de vue de la planification globale du voyage, de nombreux cyclistes internationaux intègrent l’Alto de Letras dans un itinéraire de cyclotourisme thématique en Colombie, reliant d’autres ascensions célèbres ou des sites de la région caféière, pour organiser un voyage à vélo approfondi de plusieurs jours, voire d’une à deux semaines, plutôt qu’un simple défi d’une journée. Cette approche répartit non seulement le risque de charge physique sur une seule journée, mais offre aussi une plus grande flexibilité pour faire face aux aléas météorologiques et aux variations de condition physique, une approche à considérer lors de la planification de ce type de défi longue distance à l’étranger.
Consignes de sécurité
- Gestion de l’effort sur la durée : C’est une ascension ultra-longue qui prend facilement quatre à six heures ou plus. Une mauvaise répartition de l’effort peut entraîner l’abandon en cours de route, voire des problèmes physiques. Il est recommandé d’accumuler progressivement de l’expérience en entraînement longue distance, et de ne pas en faire votre première ascension ultra-longue si vous êtes débutant.
- Changements climatiques radicaux : Du tropical humide à la haute altitude froide, les écarts de température sur l’ensemble du parcours peuvent être significatifs. Il faut prévoir à la fois des vêtements chauds et une protection solaire, et adopter une stratégie de couches à enfiler/retirer.
- Sécurité routière : C’est une route ouverte à la circulation générale (y compris les poids lourds). Les virages en montagne sont nombreux et certaines sections ont une visibilité limitée. Restez constamment attentif aux véhicules et envisagez de porter des équipements réfléchissants et d’éclairage pour améliorer votre visibilité.
- Risque du défi en solitaire : Compte tenu de la longueur de l’itinéraire et de l’incertitude de l’environnement, il n’est pas recommandé de se lancer seul et imprudemment. Il est conseillé de faire appel à une équipe ou un guide local, et d’informer de manière fiable vos proches de votre itinéraire et de l’heure estimée.
- Liste des signes d’alerte médicale : Si, lors d’un effort prolongé, vous ressentez de graves maux de tête, une confusion, une oppression ou une douleur thoracique, des vomissements persistants ou une faiblesse des membres, arrêtez immédiatement l’activité et consultez un médecin. Ces symptômes peuvent être des signes de mal aigu des montagnes, d’épuisement par la chaleur ou d’autres urgences. Tous les conseils d’entraînement et de sécurité de cet article sont fournis à titre indicatif uniquement ; les réactions individuelles varient et ne remplacent pas une évaluation médicale professionnelle.
- Signes d’épuisement par la chaleur : Sur la section de vallée tropicale chaude et humide, lors d’un effort prolongé, si vous observez un arrêt soudain de la transpiration après avoir beaucoup transpiré, une peau chaude et sèche, une température corporelle anormalement élevée, une confusion, etc., cela peut être un signe d’épuisement par la chaleur, voire de coup de chaleur. Arrêtez immédiatement l’effort, déplacez-vous à l’ombre, refroidissez-vous et cherchez une aide médicale.
- Hygiène de l’eau : Si vous prévoyez de dépendre de l’eau prélevée en cours de route, portez une attention particulière à la sécurité sanitaire de l’eau. Il est recommandé d’emporter un système de purification ou de privilégier des bouteilles d’eau scellées pour éviter des problèmes gastro-intestinaux liés à la qualité de l’eau.
Cette ascension, par sa longueur et la complexité de son environnement, est plus exigeante que la plupart des montées. Il est recommandé à ceux qui souhaitent la relever de faire des recherches approfondies avant le départ, notamment sur l’état des routes, les prévisions météorologiques et les informations de sécurité locales, et de privilégier l’accompagnement par une équipe ou un guide connaissant bien les routes, plutôt que de s’y rendre seul sur un simple coup de tête. Seule une préparation minutieuse peut transformer cette longue traversée de plusieurs étages climatiques, porteuse du poids de la culture cycliste colombienne, en une expérience de cyclisme sûre et inoubliable.
Points clés à retenir
- L’Alto de Letras est un itinéraire légendaire de la Cordillère Centrale colombienne, largement considéré comme l’une des plus longues ascensions continues au monde. Les données publiques varient considérablement sur la distance exacte (fourchette couramment citée de 70 à 85 km) et les pourcentages de pente ; pour le défi réel, se fier aux informations sur place.
- Cet itinéraire est étroitement lié au récit culturel de la production colombienne de grimpeurs. Le parcours de figures légendaires comme Lucho Herrera en fait l’un des symboles spirituels de la culture cycliste colombienne.
- Le parcours traverse trois étages climatiques : vallée tropicale, plantations de café de nuages et zone froide de haute altitude. La stratégie d’allure et de ravitaillement est similaire à celle du Haleakalā : soyez conservateur dans la section initiale, évitez d’être tenté de rouler vite sur le terrain doux.
- Estimation par modèle physique (hypothèse de distance médiane) : un finisher débutant à 2,0 W/kg mettrait environ 5 h 58 min, un niveau professionnel à 5,0 W/kg environ 2 h 51 min. La réalité varie en raison de l’incertitude des données et de l’accumulation de la fatigue.
- La référence spirituelle la plus proche pour les cyclistes taïwanais est l’ascension de Wuling par le versant ouest, mais la distance est plus longue et la pente moyenne plus douce. L’entraînement doit se concentrer sur l’endurance musculaire pour une montée continue prolongée, et il est impératif de préparer la langue et l’accompagnement par un guide local avant le départ.
- Il est recommandé d’intégrer ce défi dans un projet plus complet de cyclotourisme en Colombie, plutôt que de le considérer comme un défi extrême isolé sur une journée. Une préparation minutieuse et l’aide d’un guide local sont essentielles pour terminer cette longue épopée en toute sécurité.
Lectures complémentaires
- Cyclisme en haute altitude en Colombie : l’entraînement ultime en montée au pays du café et des nuages
- L’échelle céleste aux abords de Bogota : l’Alto de Patios en Colombie, berceau des rois de la montagne du Tour de Colombie
- Les rois de l’escalade colombiens : l’essor du cyclisme sud-américain
- Les talents de grimpeur colombiens : pourquoi les Andes produisent le plus grand nombre de grimpeurs de classe mondiale
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