跳至主要內容

La physique de l'efficacité de la transmission : l'impact de la chaîne, du croisement des braquets et de la lubrification sur les pertes de puissance

裝備介紹

La puissance que vous appuyez sur les pédales n’est pas transmise à 100 % à la roue arrière

Le système de transmission d’un vélo de route (chaîne, plateau, cassette, dérailleurs) est souvent négligé par les cyclistes, car il n’est pas directement associé à la « vitesse » comme les roues ou le cadre, et ne procure pas une sensation de résistance aérodynamique aussi intuitive. Mais en réalité, la puissance que vous transmettez via les pédales n’est pas transmise à 100 % à la roue arrière pour propulser le vélo. Une partie est perdue à cause des frottements entre la chaîne et les dents des pignons. Bien que ce pourcentage de perte ne semble pas énorme à première vue, sur le long terme, et surtout lorsque l’entretien est négligé, la puissance perdue peut être considérable. Cet article utilise des calculs physiques et géométriques pour expliquer l’impact de l’efficacité de la transmission, du croisement de braquet et de l’état de lubrification sur la puissance réellement délivrée. Tous les calculs indiqueront clairement les paramètres hypothétiques et ne concerneront pas les performances comparatives de marques spécifiques de chaînes ou d’huiles de lubrification.

Concepts de base de l’efficacité de la transmission

L’efficacité de la transmission désigne le rapport entre la « puissance délivrée à la roue arrière » et la « puissance que vous transmettez via les pédales », généralement exprimé en pourcentage. Cette perte d’efficacité provient principalement de plusieurs mécanismes physiques : le frottement et le micro-glissement lors de l’engagement et du désengagement de la chaîne avec les dents des pignons, le frottement dû à la rotation relative entre les rouleaux internes de la chaîne et les plaquettes internes/externes, la résistance à la flexion lorsque la chaîne entre et sort des poulies du dérailleur, ainsi que le frottement supplémentaire causé par une mauvaise lubrification et par les particules de saleté qui pénètrent dans les articulations de la chaîne.

En supposant une puissance d’entrée de 200 watts, et en appliquant différentes valeurs hypothétiques d’efficacité selon l’état d’entretien (ces chiffres correspondent aux ordres de grandeur reconnus dans la recherche sur l’efficacité des transmissions ; ils servent à illustrer la méthode de calcul et ne sont pas des données mesurées par un produit ou un organisme de test spécifique), calculons la puissance réellement délivrée à la roue arrière et la perte :

État du système de transmission (efficacité hypothétique) Efficacité Puissance réelle délivrée Puissance perdue
État optimal (chaîne neuve, lubrification adéquate, bon braquet) 98,0 % 196,0 W 4,0 W
Bon entretien (lubrification et nettoyage réguliers) 96,5 % 193,0 W 7,0 W
Entretien courant (lubrification occasionnelle) 94,0 % 188,0 W 12,0 W
Entretien négligé (saleté, rouille, croisement de braquet) 88,0 % 176,0 W 24,0 W

L’écart présenté dans ce tableau est assez frappant : de l’« état optimal » à l’« entretien négligé », pour une même puissance d’entrée de 200 W, la puissance réellement transmise à la roue arrière peut varier de 20 W (196 W contre 176 W). En reprenant le calcul de la résistance au roulement de l’article précédent, une différence de puissance de 20 W équivaut approximativement à l’avantage d’un Crr passant de 0,008 à près de 0,005 (différence à une vitesse de 30 km/h). En d’autres termes, remplacer une chaîne mal entretenue, sale et rouillée par une chaîne propre et correctement lubrifiée peut apporter un bénéfice comparable à celui d’un changement de pneus. C’est une optimisation de l’efficacité au coût très faible (le coût des produits de nettoyage, de l’huile de lubrification et des chaînes de remplacement est bien inférieur à celui de la plupart des autres améliorations), mais qui est souvent négligée.

Pourquoi la saleté et la rouille ont un impact si important

Chaque maillon d’une chaîne est une articulation mécanique miniature composée de plaquettes internes et externes, de rivets et de rouleaux. Théoriquement, un film d’huile devrait être maintenu entre ces articulations pour créer une lubrification fluide entre les surfaces en mouvement relatif, réduisant ainsi considérablement le coefficient de frottement. Lorsque la lubrification est insuffisante ou que des particules de poussière soulevées par la route pénètrent dans les interstices de ces articulations, un effet abrasif se produit (les particules agissent comme un agent de meulage entre les deux surfaces métalliques). Cela n’augmente pas seulement la résistance au frottement immédiate, mais accélère également, à long terme, l’usure de la chaîne et des dents des pignons, créant un cercle vicieux : l’espace entre les maillons usés augmente, la précision de l’engagement avec les dents des pignons diminue, ce qui accroît encore les pertes par frottement et le risque de saut de chaîne.

La rouille est un autre type de problème : si la chaîne n’est pas protégée par une lubrification rapide dans un environnement humide (sorties sous la pluie, séchage insuffisant après le lavage, saison des pluies humide à Taïwan), la surface des maillons s’oxyde et rouille. La couche d’oxydation produite par la corrosion augmente elle-même le coefficient de frottement, et la rouille érode la planéité microscopique de la surface métallique, créant davantage de points de micro-frottement entre les maillons et les dents qui devraient normalement s’engrener en douceur. C’est aussi pour cela que les cyclistes taïwanais doivent particulièrement veiller au nettoyage et à la lubrification de leur chaîne après la saison des pluies et la saison des typhons : l’environnement humide érode l’efficacité du système de transmission généralement plus rapidement qu’un climat sec.

Croisement de braquet : calcul de l’angle géométrique

Le « croisement de braquet » (cross-chaining) désigne l’utilisation de combinaisons extrêmes, comme le plus grand plateau (plateau avant) avec le plus grand pignon de la cassette (pignon arrière) (ou l’inverse, petit plateau avec le plus petit pignon), ce qui oblige la chaîne à fonctionner avec un angle de décalage latéral prononcé, au lieu d’être presque parallèle au plan central du cadre. Ce phénomène peut être compris à l’aide d’une simple relation géométrique :

Supposons un décalage latéral d’environ 45 mm entre le plateau et le pignon le plus intérieur de la cassette (une valeur hypothétique représentative, qui varie selon les spécifications des dérailleurs avant/arrière et la largeur des bases arrière du cadre), et une distance horizontale entre le plateau avant et le pignon arrière (projection horizontale de la longueur effective de la chaîne) d’environ 420 mm. Calculons l’angle de décalage latéral de la chaîne à l’aide de la fonction arc tangente :

Angle de décalage = arctan(décalage latéral ÷ distance horizontale)

En substituant les chiffres : arctan(45 ÷ 420) ≈ 6,1 degrés.

Cet angle semble faible, mais il est significatif : théoriquement, la chaîne devrait s’engrener perpendiculairement à la direction des dents du pignon pour que la pression de contact entre la chaîne et les dents soit répartie uniformément sur la surface des dents. Lorsque la chaîne fonctionne avec un angle de décalage latéral d’environ 6 degrés, le contact entre les maillons et les dents n’est plus un alignement plan idéal, mais génère une force latérale. Cette force latérale provoque un frottement latéral supplémentaire de la chaîne sur les dents et une usure inégale de la chaîne et des dents des pignons (usure déportée d’un côté). À long terme, cela peut également augmenter le risque de déraillement ou de saut de chaîne, en particulier lors de pics de puissance soudains (par exemple en danseuse dans une côte).

Outre la perte d’efficacité, le croisement de braquet génère également un bruit mécanique supplémentaire (frottement de la chaîne sur les poulies, bruits anormaux de la chaîne contre le dérailleur avant). C’est pourquoi les cyclistes expérimentés disent souvent : « quand on entend la chaîne crier, c’est que le braquet n’est pas le bon ». Ce bruit est en réalité un signal auditif de perte d’efficacité et d’usure anormale, auquel les cyclistes devraient prêter attention pendant la sortie et ajuster activement la combinaison de braquet.

Relation entre le choix du braquet, la cadence et la vitesse

Outre le fait d’éviter le croisement de braquet, le choix du bon braquet affecte directement l’efficacité du pédalage et la facilité ressentie. La vitesse, la cadence (nombre de tours de pédales par minute) et le braquet sont liés par une relation physique claire :

Vitesse = braquet × cadence × circonférence de la roue

Où le braquet est égal au nombre de dents du plateau divisé par le nombre de dents du pignon. En supposant l’utilisation de pneus standard 700x25c, avec une circonférence d’environ 2,105 mètres (un ordre de grandeur reconnu dans l’industrie, qui varie légèrement selon le modèle de pneu et la pression), et en supposant une cadence de 90 tours/min, les différentes combinaisons plateau/pignon correspondent aux vitesses suivantes :

Dents du plateau Dents du pignon Braquet Vitesse à 90 tr/min
50T 17T 2,94 33,4 km/h
50T 14T 3,57 40,6 km/h
46T 17T 2,71 30,8 km/h
36T 17T 2,12 24,1 km/h
34T 17T 2,00 22,7 km/h
34T 25T 1,36 15,5 km/h

Ce tableau illustre pourquoi le « bon choix de braquet » est si important pour l’efficacité du pédalage : pour une même cadence de 90 tours/min, généralement considérée comme une zone de cadence efficace (la cadence optimale réelle varie selon les individus ; c’est une connaissance générale en physiologie de l’effort, pas un chiffre fixe applicable à tous), les différentes combinaisons de braquet correspondent à des vitesses allant de 15,5 km/h à 40,6 km/h, couvrant toute la plage de vitesses, des montées douces aux sprints sur le plat. Si un cycliste choisit un mauvais braquet en montée (par exemple, en forçant avec un braquet trop lourd), il sera contraint de pédaler à une cadence inférieure à la zone d’efficacité optimale, ce qui augmente la charge sur les genoux et les muscles, et à long terme, nuit au maintien d’une efficacité aérobie stable. À l’inverse, choisir un braquet trop léger pour un sprint sur le plat fera dépasser la cadence dans une plage irraisonnable, rendant le pédalage saccadé, ce qui est également préjudiciable à une transmission efficace de la puissance.

La logique physique de la lubrification

L’optimisation de l’efficacité de la transmission dépend en grande partie du choix et de la mise en œuvre de la méthode de lubrification. L’objectif physique fondamental de la lubrification est de maintenir, entre les surfaces métalliques en mouvement relatif des maillons de la chaîne, un film d’huile d’épaisseur et de propreté suffisantes, transformant le frottement direct métal-sur-métal d’origine (frottement sec, à coefficient de frottement élevé) en lubrification fluide ou en lubrification limite via le milieu lubrifiant (à coefficient de frottement nettement inférieur).

Les méthodes courantes de lubrification de chaîne se répartissent globalement en deux grandes catégories : les huiles de lubrification humides (fort pouvoir de pénétration, résistantes au lessivage par la pluie, mais qui ont tendance à adsorber la poussière et le sable de la route) et les lubrifiants à base de cire (nécessitant un prétraitement plus complet comme le dégraissage et l’immersion dans la cire, mais offrant une surface plus sèche après lubrification et adsorbant moins facilement les particules de sable et de poussière). Chacune présente des compromis différents en termes de fréquence d’entretien et de contexte d’utilisation. Cet article n’établit pas de classement de qualité entre produits de lubrification spécifiques, mais expose deux principes généraux d’entretien de la lubrification : premièrement, avant de lubrifier, il est impératif d’éliminer soigneusement la saleté et l’ancienne boue d’huile présentes sur la chaîne ; sinon, la nouvelle huile ne fait que remettre en suspension les particules abrasives au lieu de les éliminer réellement, avec une efficacité limitée. Deuxièmement, après lubrification, il faut essuyer l’excédent de graisse à la surface de la chaîne, en ne conservant que le film d’huile nécessaire à l’intérieur des maillons, car un excès de graisse résiduelle en surface attire davantage de sable et de poussière, créant un effet de pâte abrasive — un point particulièrement important à surveiller dans l’environnement de cyclisme de Taïwan, riche en poussière et en feuilles mortes.

Les sources de frottement des galets de dérailleur arrière et du trajet de la chaîne

Outre le frottement d’engrènement de la chaîne elle-même avec le plateau et la cassette, la chaîne traverse également, sur l’ensemble du trajet de transmission, les deux galets du dérailleur arrière (galet supérieur et galet inférieur), ce qui constitue une source de perte d’efficacité non négligeable. La chaîne subit une flexion au niveau des galets — la chaîne sortant de la cassette contourne d’abord le galet supérieur, puis le galet inférieur, pour enfin revenir vers le plateau. Sur ce trajet en forme de S, chaque flexion et redressement des maillons consomme une partie de l’énergie dans le frottement interne des maillons. Il s’agit du même mécanisme physique que le frottement relatif entre les rouleaux et les plaquettes intérieures/extérieures des maillons mentionné précédemment, à la différence que la flexion au niveau des galets est plus fréquente et présente des variations d’angle plus importantes qu’au niveau de l’engrènement plateau/cassette.

L’état des roulements des galets eux-mêmes influence également cette part d’efficacité : si les roulements des galets présentent une résistance à la rotation en raison d’une utilisation prolongée, d’une infiltration d’eau ou de sable, les galets ne peuvent plus suivre la vitesse de déplacement de la chaîne, générant ainsi un frottement de glissement supplémentaire (les galets devraient tourner librement avec le mouvement de la chaîne ; si les roulements sont grippés, un glissement relatif de type freinage se produit entre la chaîne et la surface des galets). C’est pourquoi vérifier régulièrement et, si nécessaire, remplacer ou entretenir les roulements des galets du dérailleur arrière est un aspect de l’entretien global de la transmission à ne pas négliger — d’autant que, de par leur petite taille et leur moindre visibilité par rapport à la chaîne, ils sont souvent oubliés de la liste d’entretien des cyclistes. La conception des dents de la cassette et du plateau, ainsi que la logique globale du choix des combinaisons de dents (par exemple, choisir un écart de nombre de dents approprié entre le plateau et la cassette, éviter des sauts de dents trop importants sur la cassette provoquant des à-coups de changement de vitesse), influencent également indirectement la fluidité de fonctionnement et le niveau sonore de la chaîne. Bien que l’impact sur l’efficacité de ces éléments soit généralement inférieur à celui des deux facteurs principaux que sont la lubrification et le croisement de braquet, la réflexion globale sur l’entretien devrait couvrir l’intégralité du trajet de transmission, et non se concentrer uniquement sur le maillon de la chaîne.

La relation dynamique entre la tension de chaîne et la transmission de puissance

L’efficacité de la transmission présente également un aspect dynamique souvent négligé : le pédalage n’applique pas un couple constant, mais présente des fluctuations périodiques de force en fonction de l’angle de la manivelle (la force de pédalage est généralement plus importante lorsque la manivelle est proche de la position horizontale, et relativement plus faible à proximité du point mort haut et du point mort bas — il s’agit d’un phénomène général de biomécanique du membre inférieur humain, avec des variations individuelles et des différences de technique de pédalage marquées). Cette fluctuation périodique de la force implique que la tension de la chaîne varie également avec le cycle de pédalage. Aux instants où la tension est plus faible, la pression d’engrènement entre la chaîne et les dents des pignons est moindre, et les pertes par frottement présentent théoriquement également de légères fluctuations.

Cet effet dynamique explique pourquoi la « régularité du pédalage » (pedaling smoothness) est parfois associée à l’efficacité de la transmission dans certaines discussions. Il convient toutefois de clarifier que le mécanisme d’influence de la régularité du pédalage sur l’efficacité énergétique globale relève principalement des aspects physiologiques du recrutement musculaire et de la charge cardio-respiratoire, et non d’une différence majeure dans l’efficacité mécanique du système de transmission lui-même — les pertes d’efficacité mécanique de la transmission restent principalement dues à l’état de lubrification, au croisement de braquet et au frottement des galets mentionnés précédemment. Les fluctuations d’efficacité mécanique induites par la dynamique du pédalage sont relativement secondaires et difficiles à quantifier avec précision ; cet article ne fournit donc pas d’estimation en pourcentage spécifique pour cette part, afin d’éviter de donner des chiffres précis impossibles à vérifier.

Contextualisation taïwanaise : les défis du climat et des conditions de route pour l’entretien de la transmission

Le climat et les conditions de route de Taïwan posent plusieurs défis particuliers pour l’entretien du système de transmission :

  • L’environnement humide de la saison des pluies de mousson et de la saison des typhons : la chaîne rouille facilement ; il est recommandé, après une sortie sous la pluie, d’essuyer rapidement la chaîne et de compléter la lubrification, afin d’éviter que la chaîne ne reste longtemps au repos dans un état humide.
  • Les températures élevées et la transpiration en été : la chaleur peut réduire la viscosité de l’huile de lubrification et favoriser sa perte ; après les longues sorties, il convient de vérifier l’état de lubrification de la chaîne et de compléter si nécessaire.
  • Les itinéraires de longue montée en zone montagneuse comme Wuling et la route provinciale 9 (Beiyi) : la végétation est dense le long des routes de montagne, avec des feuilles mortes, de la poussière, des gravillons qui tombent facilement sur la chaussée ; ces particules s’attachent facilement à la chaîne et forment un milieu abrasif, d’où l’importance cruciale du nettoyage après la sortie.
  • La poussière et le sable des pistes cyclables riveraines : certaines sections des pistes riveraines sont proches de chantiers de construction ou de tronçons non revêtus, avec davantage de poussière en suspension ; une pratique régulière sur ces parcours accélère l’usure du système de transmission, d’où la recommandation d’augmenter la fréquence de nettoyage et d’entretien.

L’influence des transmissions électroniques et mécaniques sur les habitudes de choix de braquet

La démocratisation progressive des systèmes de transmission électronique ces dernières années apporte un aspect indirect mais intéressant à connaître dans la discussion sur l’efficacité de la transmission : la résistance d’actionnement des changements de vitesse électroniques est nettement inférieure à celle des câbles de transmission mécaniques traditionnels, ce qui abaisse le seuil psychologique du cycliste qui « n’a pas envie de changer de vitesse ». Avec une transmission mécanique traditionnelle, lors de longues sorties ou en cas de fatigue des mains, le cycliste peut parfois choisir de « faire avec » un braquet non idéal sur une courte section parce que l’actionnement du changement de vitesse est un peu plus laborieux. Cette attitude de compromis, accumulée sur le long terme, peut augmenter la fréquence d’utilisation de braquets sous-optimaux, voire de combinaisons en croisement de braquet. Grâce à un actionnement plus facile et des changements de vitesse plus rapides, le système de transmission électronique aide théoriquement le cycliste à maintenir plus fréquemment une plage de braquet et de cadence plus efficace, réduisant ainsi les pertes d’efficacité supplémentaires dues à la « flemme de changer de vitesse ».

Il convient de préciser que ce bénéfice relève de l’influence indirecte du « mode de comportement d’utilisation », et non d’une différence directe d’efficacité mécanique du système de transmission lui-même — en ce qui concerne purement le frottement d’engrènement de la chaîne et le frottement des galets, les transmissions électroniques et mécaniques utilisent la même structure de chaîne et de plateaux, et les mécanismes de perte physique du trajet de transmission mécanique sont identiques. La différence provient principalement du changement de comportement de pédalage induit par la facilité de changement de vitesse. C’est un détail qu’il est utile de connaître pour le cycliste, mais qu’il ne faut pas exagérer en affirmant que « l’efficacité des transmissions électroniques est naturellement supérieure ».

Un cadre comparatif simple entre coût et bénéfice de l’entretien

En rassemblant tous les calculs précédents, on peut établir un cadre de réflexion simple pour établir des priorités : le coût du nettoyage et de la lubrification de la chaîne (produit de nettoyage, huile de lubrification, outils simples, plus le temps du cycliste lui-même), par rapport à l’écart d’efficacité pouvant atteindre environ 20 watts calculé précédemment, présente un retour sur investissement parmi les plus élevés de tous les éléments physiques d’équipement abordés dans cet article. En comparaison, la mise à niveau vers des roues à profil haut évoquée dans l’article précédent présente un bénéfice réel, mais son coût est généralement bien plus élevé, et son efficacité dépend fortement du terrain de pratique et de la plage de vitesse. Cela ne signifie pas que l’investissement dans des équipements n’en vaut pas la peine, mais rappelle au lecteur : avant d’allouer son budget à des mises à niveau d’équipement plus coûteuses, s’assurer d’abord que l’entretien de base du système de transmission est en place constitue souvent l’étape au meilleur retour sur investissement — et pourtant la plus souvent négligée par les cyclistes, car le travail d’entretien n’apporte pas la « sensation d’acquisition » immédiate d’un nouvel équipement.

Clarification des idées reçues courantes

Idée reçue n°1 : « Les pertes d’efficacité de la transmission sont négligeables, pas besoin d’y prêter attention ». Les calculs précédents ont déjà montré que, de l’état optimal à l’état d’entretien négligé, la différence de perte de puissance peut atteindre environ 20 watts. Un bénéfice de cette ampleur est comparable à celui de nombreuses autres mises à niveau pour lesquelles les cyclistes sont prêts à dépenser des sommes importantes, mais il ne nécessite qu’un coût d’entretien de base en nettoyage et lubrification.

Idée reçue n°2 : « Le croisement de braquet n’est qu’un problème de bruit désagréable, cela n’affecte pas l’efficacité ». Les calculs géométriques précédents ont déjà démontré que l’angle de déport latéral causé par le croisement de braquet génère une composante de frottement latéral, ce qui constitue une perte d’efficacité réelle et une source d’usure anormale, et non pas simplement une gêne auditive.

Idée reçue n°3 : « Plus on met d’huile de lubrification, mieux c’est ». Un excès d’huile de lubrification adsorbe davantage de poussière et de sable de la route, formant un milieu abrasif qui peut au contraire augmenter l’usure et le frottement. La bonne pratique consiste à appliquer une quantité appropriée d’huile puis à essuyer l’excédent, plutôt que d’en appliquer une couche la plus épaisse possible.

Idée reçue n°4 : « Tant que la chaîne n’est pas cassée, pas besoin de la remplacer ». La chaîne s’« allonge » progressivement au cours de son utilisation (en réalité, c’est l’usure des rivets des maillons et des alésages des rouleaux qui augmente le jeu, et non un véritable étirement du matériau). Une fois l’allongement dépassé un certain seuil, l’usure des dents des pignons s’accélère, créant un effet de réaction en chaîne. Vérifier régulièrement l’usure de la chaîne à l’aide d’un outil de mesure d’usure et remplacer la chaîne au moment opportun est essentiel pour prolonger la durée de vie de l’ensemble du système de transmission et maintenir son efficacité — un coût bien inférieur à celui d’un remplacement complet du plateau et de la cassette une fois ceux-ci usés.

Liste d’actions

  1. Établir une routine de base de nettoyage et de lubrification : après chaque sortie (surtout par temps de pluie ou sur des sections poussiéreuses), essuyer la chaîne et appliquer une quantité adaptée de lubrifiant. C’est la méthode la moins coûteuse et au rendement le plus clair pour optimiser l’efficacité de la transmission.
  2. Éviter les combinaisons de braquets extrêmes sur de longues périodes : les deux combinaisons que sont grand plateau avec la plus grande cassette et petit plateau avec la plus petite cassette sont à éviter sur la durée. Privilégier les combinaisons situées dans la zone de chevauchement des braquets afin de réduire l’angle de déviation latérale de la chaîne.
  3. Adapter son braquet en fonction de sa cadence de pédalage idéale : connaître sa plage de cadence habituelle et confortable, puis choisir le braquet correspondant en fonction du terrain et de la vitesse du moment, plutôt que de s’obstiner avec un seul braquet sur tous les terrains.
  4. Vérifier régulièrement l’usure de la chaîne : utiliser un outil simple de mesure de l’usure de la chaîne pour des contrôles réguliers, et remplacer la chaîne dès que l’usure est encore faible, afin d’éviter d’entraîner l’usure du plateau et de la cassette.
  5. Adapter la fréquence d’entretien au climat local : à Taïwan, l’humidité et la pluie sont fréquentes, et les zones montagneuses accumulent feuilles mortes et poussière. La fréquence d’entretien doit donc être plus élevée que dans les régions au climat sec, en particulier après la pluie et après les longues sorties en montagne, le nettoyage et la lubrification ne doivent pas être reportés.

L’efficacité du système de transmission ne présente pas un écart aussi « perceptible » que l’aérodynamisme ou la résistance au roulement, mais les calculs physiques montrent clairement qu’un entretien négligé peut coûter plus de 20 watts de perte de puissance. C’est un poste d’optimisation de l’efficacité au retour sur investissement extrêmement élevé, mais souvent négligé — le budget consacré aux produits de nettoyage et aux lubrifiants peut avoir un rendement comparable à celui de n’importe quelle mise à niveau d’équipement.

Lectures complémentaires

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看