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Fer et anémie chez les sportives : pourquoi le risque est plus élevé, symptômes courants, stratégies alimentaires et quand consulter un médecin

健康與醫學

Pourquoi les athlètes d’endurance doivent particulièrement surveiller leur fer et l’anémie

Le fer est un élément essentiel à la fabrication de l’hémoglobine des globules rouges et de la myoglobine des muscles. La fonction centrale de ces deux protéines est de transporter l’oxygène — l’hémoglobine achemine l’oxygène inhalé par les poumons vers tous les tissus du corps via le sang, tandis que la myoglobine stocke et transmet l’oxygène à l’intérieur des cellules musculaires. Pour les athlètes d’endurance, c’est une ressource fondamentale pour la capacité aérobie. Lorsque les réserves de fer dans l’organisme diminuent, voire évoluent vers une anémie ferriprive, l’effet le plus direct est une baisse de la capacité de transport de l’oxygène, ce qui affecte la VO2max, les performances d’endurance et la vitesse de récupération.

Il est important de noter que la carence en fer suit un processus progressif, et ne se résume pas à une dichotomie « avoir » ou « ne pas avoir » d’anémie. Entre le début de la baisse des réserves de fer (où l’hémoglobine peut encore être dans la norme lors des analyses sanguines), une ferritine nettement basse, puis une hémoglobine sous la normale constituant l’anémie, il peut s’écouler un certain temps durant lequel les performances déclinent et l’inconfort se fait sentir, mais qui est ignoré car les critères diagnostiques de l’« anémie » ne sont pas encore atteints. C’est pourquoi il est recommandé aux athlètes d’endurance (en particulier les femmes) de suivre régulièrement leurs indicateurs comme la ferritine par prise de sang, plutôt que de ne se faire dépister qu’à l’apparition de symptômes anémiques manifestes.

Pourquoi les athlètes féminines d’endurance présentent un risque particulièrement élevé

La proportion d’athlètes féminines souffrant de carence en fer et d’anémie ferriprive est généralement considérée comme plus élevée que chez les athlètes masculins et la population féminine générale. Plusieurs facteurs de risque se cumulent :

  • Pertes menstruelles : Le cycle menstruel régulier constitue en soi une source fixe de perte de fer chez la femme ; chez celles ayant des règles abondantes, la perte de fer est d’autant plus conséquente. C’est l’une des différences physiologiques les plus fondamentales entre athlètes féminines et masculines.
  • Mécanismes de perte de fer liés à l’endurance elle-même : Les exercices prolongés et à fort impact (en particulier la course à pied, qui implique des impacts répétés du pied au sol) peuvent provoquer une hémolyse mécanique des capillaires plantaires, les globules rouges se rompant prématurément sous les chocs répétés ; la transpiration prolongée entraîne également une petite perte de fer ; la redistribution du flux sanguin gastro-intestinal pendant un exercice intense peut aussi causer des saignements digestifs minimes et chroniques. Pris individuellement, ces mécanismes semblent peu importants, mais sur le long terme, avec un entraînement régulier, la perte de fer cumulée n’est pas négligeable.
  • Apports alimentaires structurellement insuffisants : Si les habitudes alimentaires (par exemple une faible consommation de viande rouge, un régime végétarien ou végétalien, ou un apport énergétique insuffisant comme mentionné précédemment) entraînent un apport en fer trop faible, combiné aux pertes ci-dessus, un bilan ferrique négatif chronique s’installe facilement.
  • Les besoins en fer augmentent avec le volume d’entraînement, mais l’alimentation ne suit pas toujours : La production de globules rouges augmente avec le volume d’entraînement, et les besoins en fer aussi. Si l’on n’en est pas conscient et que l’on n’adapte pas son alimentation en conséquence, on risque particulièrement une baisse du fer lors des phases d’augmentation de la charge d’entraînement.

Symptômes courants de la carence en fer et de l’anémie

Les symptômes d’une carence en fer sont parfois difficiles à distinguer de la fatigue normale d’entraînement. C’est pourquoi de nombreux athlètes ne réalisent qu’ils souffrent peut-être d’anémie que lorsque les symptômes affectent clairement leur vie quotidienne ou leurs performances. Les symptômes courants incluent :

  • Fatigue anormale : Il ne s’agit pas de la courbature ou de l’épuisement normal après l’entraînement, mais d’une lassitude persistante qui ne se dissipe pas même avec le repos, avec une sensation de manque d’énergie au quotidien.
  • Baisse des performances sportives : À intensité d’entraînement égale, on se sent particulièrement essoufflé et à bout de force, la récupération ralentit, l’allure ou la puissance chute nettement par rapport à la normale sans autre cause identifiable.
  • Palpitations, essoufflement : Même lors d’activités légères, une accélération du rythme cardiaque ou un essoufflement disproportionné peut survenir.
  • Pâleur, vertiges : Surtout une sensation de tête qui tourne au moment de se lever.
  • Difficultés de concentration, baisse de moral : Le fer est également impliqué dans la synthèse des neurotransmetteurs ; une carence prolongée peut affecter les fonctions cognitives et la stabilité émotionnelle.
  • Pica : Une minorité de personnes gravement carencées présente un besoin anormal de consommer des substances non alimentaires (comme de la glace, de la craie, de la terre). C’est un signal d’alarme relativement spécifique mais qui mérite l’attention.
  • Ongles cassants, inflammation de la langue, gerçures aux commissures des lèvres : Ce sont des signes plus manifestes de carence en fer, apparaissant généralement à un stade modéré à sévère.
  • Syndrome des jambes sans repos : Certaines personnes carencées ressentent un besoin irrépressible de bouger les jambes au repos ou pendant le sommeil nocturne, ce qui nuit à la qualité du sommeil.

Un tableau pour résumer l’évolution progressive du statut en fer

Stade État de l’organisme Manifestations courantes
Phase de diminution des réserves La ferritine commence à baisser, l’hémoglobine reste normale Une légère fatigue et une légère baisse des performances peuvent déjà apparaître, souvent ignorées
Carence en fer sans anémie Ferritine nettement basse, hémoglobine encore dans la limite inférieure de la normale Fatigue accrue, récupération ralentie, baisse des performances plus marquée
Anémie ferriprive Hémoglobine sous la normale Fatigue marquée, palpitations, vertiges, pâleur, etc.

Ce tableau présente un processus progressif conceptuel ; en pratique, la détermination de chaque stade nécessite des analyses sanguines et une interprétation par un médecin sur la base du rapport complet. Il ne s’agit pas de s’auto-diagnostiquer en comparant ses symptômes.

Stratégies alimentaires : commencer par les sources alimentaires

Lorsqu’on aborde la supplémentation en fer, la première étape consiste toujours à agir sur l’alimentation, et non à acheter directement des compléments de fer. Le fer alimentaire se présente principalement sous deux formes, avec des taux d’absorption différents :

  • Fer héminique (Heme iron) : Présent dans la viande rouge, les abats, la volaille, les poissons et fruits de mer, son absorption par l’organisme est relativement élevée.
  • Fer non héminique (Non-heme iron) : Présent dans les aliments d’origine végétale, comme les légumes verts à feuilles, les légumineuses, les céréales complètes, les fruits à coque, etc. Son absorption est relativement faible et il est facilement influencé par d’autres composants alimentaires (voir ci-dessous).

Stratégies alimentaires pratiques à retenir :

  • Consommer de manière équilibrée des aliments riches en fer : La viande rouge (comme le bœuf, les morceaux maigres de porc), les abats, les légumes verts à feuilles (épinards, patates douces — légumes courants à Taïwan), les oreilles de Judas (noir), les haricots rouges, les produits à base de soja jaune, les fruits à coque sont des sources courantes de fer.
  • Associer la vitamine C pour favoriser l’absorption : L’absorption du fer non héminique est influencée par les aliments consommés au même repas. L’associer à des fruits ou légumes riches en vitamine C (comme la goyave, le kiwi, les agrumes, le poivron) contribue à améliorer son absorption.
  • Éviter la consommation simultanée de substances inhibant l’absorption du fer : Les polyphénols du thé (surtout le thé fort) et du café, ainsi que les phytates présents dans certaines céréales et légumineuses, peuvent inhiber l’absorption du fer. Il est conseillé de les consommer à distance des repas riches en fer, plutôt qu’en accompagnement du repas.
  • Le calcium et le fer entrent également en compétition pour l’absorption : Si l’on consomme au même repas de grandes quantités de produits laitiers et d’aliments riches en fer, l’efficacité d’absorption peut théoriquement être affectée. On peut envisager de séparer ces deux types d’aliments entre les repas, sans pour autant éviter complètement l’une des catégories ; l’équilibre alimentaire global reste la priorité.
  • Les athlètes végétariens ou végétaliens doivent planifier leur alimentation avec encore plus de conscience : Étant donné que l’absorption du fer végétal est plus faible et que les végétariens peuvent également réduire leurs sources d’autres nutriments, il est recommandé de consulter un diététicien spécialisé en nutrition sportive pour élaborer un plan alimentaire garantissant un apport suffisant en fer et en autres nutriments associés (comme la vitamine B12, le zinc).

Supplémentation en fer : impérativement sous évaluation médicale, ne pas prendre au long cours soi-même

Lorsque les ajustements alimentaires ne suffisent pas à améliorer le statut en fer, ou en cas d’anémie ferriprive confirmée, le médecin peut recommander une supplémentation en fer. Plusieurs points doivent être abordés avec prudence :

  • La supplémentation en fer doit reposer sur des résultats d’analyses sanguines, et non sur une auto-évaluation des symptômes suivie d’un achat et d’une prise sans avis médical. Un excès de fer est toxique pour l’organisme ; ce n’est pas parce que « plus on en prend, plus c’est sûr ». Une prise prolongée non évaluée de suppléments de fer peut entraîner un risque de surcharge en fer, en particulier chez les personnes ayant une prédisposition comme l’hémochromatose ; un excès de fer peut peser sur des organes comme le foie.
  • Les effets secondaires gastro-intestinaux courants des suppléments de fer (constipation, nausées, inconfort abdominal) doivent être discutés avec un médecin ou un pharmacien pour trouver des solutions, notamment le choix de la forme galénique, l’ajustement du moment de prise, etc. Il ne faut pas arrêter soi-même le traitement ou le prendre de manière irrégulière à cause des effets secondaires, ni augmenter la dose de sa propre initiative pour accélérer l’amélioration.
  • Le suivi après le début de la supplémentation est tout aussi important : Il faut revenir régulièrement en consultation selon les prescriptions médicales pour revérifier les paramètres sanguins, confirmer que le traitement est adapté et le dosage approprié, plutôt que d’arrêter de soi-même après une période où l’on estime que les symptômes se sont améliorés.
  • Les suppléments de fer peuvent interagir avec d’autres médicaments ou compléments : Il faut informer le médecin ou le pharmacien de tous les autres médicaments ou compléments alimentaires en cours d’utilisation avant de prendre du fer.

Approche combinée de l’entraînement et de la gestion du fer

Au-delà de l’alimentation et, si nécessaire, d’une prise en charge médicale, certains points de vigilance concernant l’entraînement méritent d’être soulignés :

  • Lors des phases d’augmentation rapide du volume d’entraînement, il est d’autant plus important de veiller à ce que l’apport en fer suive le rythme. La logique est similaire à celle de l’apport énergétique : les besoins du corps en divers nutriments augmentent avec la charge d’entraînement, et la planification alimentaire doit être consciemment ajustée en conséquence.
  • Si un coureur sur route soupçonne que l’hémolyse due à l’impact du pied au sol est le facteur principal, il peut discuter avec son entraîneur d’ajustements du type de surface d’entraînement (par exemple, augmenter modérément la proportion de pistes souples ou de séances sur herbe). Cependant, ces ajustements doivent rester complémentaires ; l’alimentation et l’évaluation médicale demeurent au cœur de la prise en charge.
  • Éviter de s’obstiner à effectuer des séances à haute intensité lorsque l’état du fer est mauvais et que les symptômes sont manifestes. Dans ce cas, l’efficacité de l’entraînement est souvent réduite, et cela peut également retarder la récupération. Réduire modérément l’intensité et traiter en priorité le problème de fer est, à long terme, plus bénéfique pour la progression.

Idées reçues et points de confusion fréquents

Sur le thème du fer et de l’anémie, certaines affirmations plus ou moins fondées circulent dans le milieu sportif. Voici quelques clarifications importantes :

  • Idée reçue n°1 : « Une mauvaise performance est forcément due à une carence en fer, et prendre du fer améliorera les performances ». Les causes de la fatigue et de la baisse de performance sont très variées : charge d’entraînement inadaptée, manque de sommeil, apport énergétique insuffisant (comme le RED-S mentionné précédemment), autres pathologies sous-jacentes, ou même simplement le stress psychologique. Le fer n’est qu’un facteur à vérifier parmi d’autres. Il ne faut pas, sans confirmation par des analyses, attribuer tous les problèmes de performance à une carence en fer et s’auto-supplémenter.
  • Idée reçue n°2 : « Les athlètes végétariens sont forcément anémiques ». Le type d’alimentation influence effectivement la facilité d’apport en fer, mais grâce à une planification alimentaire consciente (association avec de la vitamine C, choix d’aliments végétaux riches en fer, consultation d’un nutritionniste si nécessaire), les athlètes végétariens peuvent tout à fait maintenir un bon statut en fer, sans avoir à s’inquiéter outre mesure ou à abandonner leur régime végétarien.
  • Idée reçue n°3 : « Plus on prend de fer, plus on récupère vite ». Comme mentionné précédemment, la supplémentation en fer doit être dosée et planifiée en fonction des résultats d’analyses. Ce n’est pas parce qu’on en prend plus que l’effet est plus rapide ; un excès peut au contraire entraîner une charge pour l’organisme et des effets secondaires.
  • Idée reçue n°4 : « Les athlètes masculins n’ont pas à se soucier de ce sujet ». Bien que cet article se concentre sur le risque plus élevé chez les femmes, les athlètes d’endurance masculins (en particulier les coureurs sur route avec un volume d’entraînement élevé) peuvent également souffrir d’une carence en fer en raison des mécanismes de perte de fer liés à l’exercice. La prévalence est généralement plus faible que chez les femmes, mais en cas de symptômes évocateurs, il est également recommandé de consulter un médecin, quel que soit le sexe.

Le lien avec le déficit énergétique relatif dans le sport (RED-S)

La carence en fer et le déficit énergétique relatif dans le sport (RED-S) mentionné précédemment sont deux problématiques qui, en pratique, apparaissent souvent ensemble et s’influencent mutuellement. Il est pertinent de les aborder conjointement :

  • Chez les athlètes ayant un apport énergétique chroniquement insuffisant, la quantité totale de nourriture est limitée, ce qui entraîne souvent un apport insuffisant en micronutriments comme le fer. Les deux phénomènes créent un effet cumulatif.
  • Lors d’une évaluation clinique de symptômes récurrents tels que fatigue, stagnation des performances ou anomalies menstruelles, les médecins examinent généralement à la fois le statut en fer et la suffisance de l’apport énergétique global, plutôt que de ne vérifier qu’un seul de ces éléments.
  • Si l’on ne traite que le problème du fer (par exemple en prenant simplement un supplément de fer) sans examiner simultanément si l’apport alimentaire global est suffisant, même si les valeurs de fer s’améliorent temporairement, le corps reste à long terme exposé au risque d’un déficit énergétique, et d’autres signes d’alerte peuvent persister, voire s’aggraver.

Par conséquent, si vous pensez avoir un problème lié au fer, examiner simultanément l’apport alimentaire global, la charge d’entraînement et le stress de la vie quotidienne est une approche plus complète que de se concentrer uniquement sur la « supplémentation en fer », et cela correspond davantage à la façon dont la médecine du sport aborde professionnellement ce type de problématique.

Conseils pratiques pour un suivi régulier

Pour les athlètes d’endurance féminines ayant un volume d’entraînement important, de nombreux professionnels de médecine du sport recommandent d’envisager un suivi régulier des marqueurs du fer, en particulier dans les situations suivantes :

  • Avant d’entamer une période d’entraînement à haute intensité ou une saison importante.
  • Lorsque des symptômes évocateurs d’une carence en fer, mentionnés précédemment, sont déjà présents.
  • Lorsque les habitudes alimentaires sont végétariennes, végétaliennes, ou suivent un autre type de régime particulier pouvant affecter l’apport en fer.
  • En cas de règles abondantes, ou si un problème gynécologique associé a déjà été diagnostiqué.

Les examens spécifiques, leur fréquence et leur interprétation doivent être déterminés par un médecin en fonction de la situation personnelle. Cet article ne fournit pas de conseils pour interpréter soi-même ses résultats d’analyses ; la signification d’un bilan sanguin doit être évaluée par un professionnel en tenant compte de l’historique médical complet.

Références pratiques dans le contexte alimentaire taïwanais

Dans le contexte alimentaire quotidien à Taïwan, il existe en réalité de nombreux ingrédients facilement accessibles et relativement riches en fer. Voici quelques pistes de réflexion pour la planification des repas (il ne s’agit pas de recommandations de quantités précises, mais simplement de suggestions pour diversifier son alimentation) :

  • Petit-déjeuner : Dans le traditionnel lait de soja avec shaobing et youtiao, les produits à base de soja fournissent une partie de fer non héminique. Pour améliorer l’absorption, on peut l’associer à un fruit riche en vitamine C (comme la goyave ou les tomates cerises). Pour un petit-déjeuner de style occidental, on peut envisager une omelette à la viande maigre ou l’ajout de fruits à coque.
  • Plats principaux du déjeuner et du dîner : Les plats de viande rouge (comme le bœuf sauté à la tomate, le porc braisé), les abats (comme la soupe de foie de porc, mais attention, les abats sont riches en cholestérol, il faut donc surveiller la fréquence de consommation pour maintenir un équilibre alimentaire global), le canard, les poissons et fruits de mer d’eau profonde sont des choix courants dans la cuisine familiale taïwanaise et offrent une bonne teneur en fer.
  • Légumes d’accompagnement : Les feuilles de patate douce, les épinards, l’amarante rouge et autres légumes à feuilles vert foncé, ainsi que les oreilles de judas noires, les haricots rouges et les edamames, sont des sources de fer végétal facilement disponibles sur les marchés taïwanais. Ils peuvent être cuisinés avec un fruit ou un légume contenant de la vitamine C (par exemple, des légumes sautés avec du poivron).
  • Moment des boissons : Les Taïwanais ont l’habitude de boire du thé ou du café après les repas. Si vous cherchez activement à améliorer votre statut en fer, envisagez de décaler la consommation de ces boissons d’une à deux heures après le repas, en évitant de les prendre en même temps que le repas, afin de réduire leur effet inhibiteur sur l’absorption du fer.
  • Réflexion sur la collation post-entraînement : Pour le repas de récupération après une longue sortie à vélo ou un run, si l’on souhaite à la fois un apport en protéines et en fer, on peut choisir un repas combinant viande maigre ou produits à base de soja avec des légumes et des fruits. Cela fait d’une pierre deux coups, sans avoir besoin d’acheter des compléments nutritionnels spéciaux.

Ces éléments ne sont que des orientations générales pour la planification des repas. Pour les quantités réelles et les besoins individuels, il est toujours recommandé de demander un avis personnalisé à un médecin ou à un nutritionniste, en fonction des résultats de la prise de sang et de la charge d’entraînement. Il n’est pas conseillé de faire ses propres estimations précises de dosage en se basant sur des informations trouvées en ligne.

Liste des signes d’alerte nécessitant une consultation médicale rapide

Cet article fournit des connaissances générales à visée éducative et ne remplace en aucun cas un diagnostic ou un traitement médical. Le diagnostic et le traitement de l’anémie doivent être établis par un médecin sur la base des résultats de la prise de sang et des antécédents médicaux personnels. Si vous présentez l’un des signes suivants, il est recommandé de consulter rapidement :

  • Une fatigue anormale persistante, non soulagée par le repos, affectant la vie quotidienne ou les performances à l’entraînement depuis plusieurs semaines.
  • Des palpitations, un essoufflement ou des étourdissements marqués, en particulier lors d’une activité légère ou même au repos.
  • Une pâleur visible du visage, des extrémités souvent froides.
  • L’apparition de symptômes particuliers comme le pica (envie de manger des substances non alimentaires).
  • Des règles anormalement abondantes, associées à la fatigue ou aux symptômes d’anémie mentionnés ci-dessus.
  • La prise de suppléments de fer en automédication depuis un certain temps, sans amélioration des symptômes, ou l’apparition d’effets secondaires notables tels qu’un inconfort gastro-intestinal.
  • La suspicion d’une autre source de saignement digestif (par exemple, une couleur anormale des selles). Ce point nécessite d’écarter en priorité d’autres problèmes du système digestif et ne doit pas être traité simplement comme une carence en fer nutritionnelle.

Comment les entraîneurs et l’équipe peuvent aider

Les entraîneurs ou les membres clés d’équipes cyclistes, de groupes de course à pied ou de clubs de triathlon peuvent jouer un rôle positif sur la question du fer et de l’anémie :

  • Intégrer les connaissances de base dans l’éducation sanitaire de l’équipe : Sensibiliser les membres au fait que la fatigue et la stagnation des performances peuvent être liées au statut en fer, et encourager ceux qui présentent des symptômes évocateurs à consulter un médecin de leur propre initiative, plutôt que de subir en silence ou de deviner les causes par eux-mêmes.
  • Éviter de trop insister sur le poids et les restrictions alimentaires dans le cadre collectif : Comme mentionné précédemment, la carence en fer est souvent associée à un apport énergétique global insuffisant. Si la culture d’équipe met trop l’accent sur la légèreté, cela peut indirectement augmenter le risque de carence en fer et de déficit énergétique chez les membres.
  • Préserver une certaine flexibilité dans la planification de la saison pour s’adapter à l’état physique : Si un membre reçoit un diagnostic de carence en fer ou d’anémie pendant la préparation d’une compétition, l’entraîneur doit comprendre et soutenir un ajustement modéré de la charge d’entraînement, plutôt que d’exiger le maintien du plan d’entraînement à haute intensité initialement prévu. S’obstiner à maintenir le volume d’entraînement avant que l’état physique ne soit rétabli a généralement l’effet inverse.

Conclusion : faire de la gestion du fer une partie intégrante de l’entraînement

L’impact du fer sur les performances en endurance est souvent sous-estimé. De nombreux athlètes attribuent directement la fatigue ou un plateau de performance à un « entraînement insuffisant » ou à une « récupération inadéquate », sans réaliser qu’un problème de fer, pourtant améliorable par l’alimentation et une prise en charge médicale, pourrait en être la cause. Pour les athlètes d’endurance féminines, la combinaison des menstruations, des mécanismes de perte de fer liés à l’exercice et de la structure alimentaire fait de la gestion du fer un enjeu de santé particulièrement important à surveiller de manière proactive.

L’approche pragmatique consiste à : consommer consciemment des sources de fer en quantité suffisante et avec une bonne biodisponibilité dans l’alimentation, être attentif aux signaux de fatigue et de baisse de performance que le corps envoie, sans les négliger ni céder à la panique. En cas de besoin, confirmez votre état par une prise de sang professionnelle et décidez, sous avis médical, si une supplémentation en fer est nécessaire, plutôt que de deviner ou de vous auto-supplémenter. Considérez la gestion du fer comme un élément aussi important que le sommeil et l’alimentation dans votre plan d’entraînement ; à long terme, cela contribuera à maintenir des performances stables et une bonne santé globale.

Points clés à retenir

  • Le fer est le composant essentiel de la capacité de transport de l’oxygène. Les athlètes d’endurance féminines, en raison de la combinaison des pertes sanguines menstruelles, des mécanismes de perte de fer liés à l’exercice et de la structure alimentaire, présentent un risque plus élevé que la population générale et que les athlètes masculins.
  • La carence en fer est un processus progressif ; une baisse de la ferritine peut affecter les performances avant même que les valeurs d’hémoglobine ne deviennent anormales. Il est recommandé de suivre l’évolution par des prises de sang régulières plutôt que d’attendre l’apparition de symptômes d’anémie manifestes pour se faire tester.
  • Sur le plan alimentaire, associez la vitamine C pour favoriser l’absorption du fer non héminique, évitez de consommer des aliments riches en fer en même temps que le thé ou le café. Les végétariens ou végétaliens devraient consulter un diététicien du sport pour planifier leurs menus.
  • Toute supplémentation en fer doit être prise après évaluation par un médecin ; ne vous auto-médicamentez pas à long terme, car un excès de fer est également nocif pour l’organisme.
  • Si des symptômes tels qu’une fatigue inhabituelle, des palpitations, des vertiges, une pâleur ou une baisse nette des performances persistent pendant plusieurs semaines, consultez rapidement un médecin pour une prise de sang. Cet article ne remplace pas un diagnostic médical.
  • Lors des phases d’augmentation rapide du volume d’entraînement, l’apport en fer alimentaire doit également être ajusté en conséquence, afin d’éviter de s’entraîner à haute intensité alors que le statut en fer est insuffisant.

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