Du niveau de la mer à 1 271 mètres : kunanyi/Mount Wellington, une montée urbaine qui te gèlera les doigts
Une montagne, deux noms, deux temporalités
Hobart est la capitale de la Tasmanie et la principale ville la plus méridionale d’Australie. La ligne d’horizon de presque toute la ville est dominée par une seule montagne, qui porte deux noms : « Mount Wellington », nommé à l’époque coloniale, et « kunanyi », le nom transmis par les Aborigènes de Tasmanie (langue du Sud-Est tasmanien). En 2013, les autorités tasmaniennes ont officiellement adopté un système de double dénomination, permettant à cette montagne de conserver simultanément le nom « kunanyi / Mount Wellington ». Cette décision porte en elle-même un processus de réconciliation entre l’histoire coloniale et la culture aborigène, et fait de chaque cycliste qui gravit cette montagne un participant, même involontaire, de ce récit historique.
Pour les cyclistes taïwanais, l’aspect le plus saisissant de cet itinéraire réside dans la « concentration du dénivelé vertical » — on part presque du niveau de la mer, depuis les rues de la ville, pour parcourir environ 22 kilomètres de route et atteindre le sommet à 1 271 mètres d’altitude, classé climatiquement comme climat de toundra. Cette transition entre zones climatiques majeures, accomplie sur une distance horizontale extrêmement courte, vous fait traverser en une seule sortie un environnement allant d’une ville portuaire tempérée à un désert quasi polaire. Cette expérience est tout à fait unique parmi les ascensions cyclistes de renommée mondiale.
Informations de base sur l’itinéraire
| Élément | Détail |
|---|---|
| Pays / Massif | Tasmanie, Australie ; banlieue de Hobart, chaîne de Wellington Range, dans la réserve de Wellington Park |
| Départ → Arrivée | Centre-ville de Hobart (proche du niveau de la mer) → Sommet de kunanyi/Mount Wellington (Pinnacle) |
| Altitude du sommet | 1 271 mètres |
| Proéminence du sommet | Environ 693 mètres |
| Longueur de la route | Environ 22 kilomètres (Pinnacle Road, depuis le centre-ville de Hobart) |
| Pente moyenne | Estimée à environ 5,5 % selon le dénivelé et la longueur de la route, mais la répartition des pentes est inégale : les sections urbaines sont plus douces, les sections de montagne plus raides. Aucune donnée kilométrique précise et uniformément fiable n’est publiée ; il est recommandé de se fier aux panneaux sur place et à vos propres enregistrements GPS |
| Classification climatique | Climat de toundra ; record historique de température minimale de −9,1 °C ; vents soutenus mesurés à plus de 157 km/h, avec des rafales atteignant 200 km/h |
| Historique de construction | Construite au début des années 1930 dans le cadre d’un programme de secours au chômage ; ouverte à la circulation le 23 janvier 1937 |
| Source de notoriété | Sommet emblématique de Hobart ; l’une des rares ascensions urbaines en Australie permettant de passer directement du niveau de la mer à une zone climatique quasi alpine ; signification culturelle de la double dénomination aborigène et coloniale ; formation géologique célèbre de dolérite |
Déclaration d’honnêteté des données : le dénivelé total de cet itinéraire (du niveau de la mer à 1 271 mètres) et la longueur totale de la route (environ 22 km) sont vérifiables auprès de sources fiables. Cependant, comme la première partie de la route traverse les quartiers résidentiels de la banlieue de Hobart avec des pentes relativement douces, la véritable ascension continue ne commence qu’après le milieu du parcours. Par conséquent, le chiffre unique de « pente moyenne » ne peut pas refléter avec précision les variations de pente tout au long du parcours. Cet article utilise une estimation globale et décrit clairement les caractéristiques de chaque section ; pour le défi réel, référez-vous aux conditions sur place.
Décomposition par sections : des rues du port à la toundra désolée
Première section : centre-ville et quartiers résidentiels périurbains (relativement plat)
Au départ du centre-ville de Hobart, la route traverse d’abord la périphérie urbaine et les quartiers résidentiels. Cette section est relativement plate, idéale pour s’échauffer, et constitue la dernière occasion de faire le plein et de vérifier son équipement — après cette section, il n’y aura pratiquement plus de magasins. Le centre-ville de Hobart est blotti à l’embouchure de la rivière Derwent ; le paysage portuaire et le fond montagneux sont l’image de marque la plus frappante de la ville. Au départ, prenez le temps d’admirer le paysage, car il va changer radicalement dans les sections suivantes.
Deuxième section : entrée dans Wellington Park, traversée de la forêt pluviale tempérée
Lorsque la route commence à grimper nettement, on entre dans la réserve de Wellington Park. Des deux côtés s’élèvent de grands eucalyptus et une végétation de forêt pluviale tempérée typique de la Tasmanie. L’ombre des arbres rend la température ressentie nettement plus basse qu’en ville, surtout tôt le matin ou par temps couvert. Cette section est la plus dense en végétation et la plus ombragée de toute l’ascension, et c’est un secteur prisé des cyclistes locaux pour l’échauffement et l’entraînement.
Troisième section : au-dessus de la limite des arbres, le terrain devient roches nues et buissons bas
À mesure que l’altitude augmente, la végétation passe progressivement des grands arbres à des buissons alpins de faible hauteur — c’est le phénomène typique de la « limite des arbres » : les arbres ne peuvent plus pousser à plus haute altitude en raison des températures, du vent et des conditions du sol. Au-delà de cette limite, la vue s’ouvre soudainement : on aperçoit le centre-ville de Hobart, l’estuaire de la rivière Derwent, et par temps clair, même la côte sud de la Tasmanie au loin. Mais en même temps, cette section perd la protection des arbres et le vent se renforce nettement — c’est un point crucial qui sera souligné dans les consignes de sécurité plus loin.
Quatrième section : terrain rocheux nu près du sommet
Le terrain près du sommet est célèbre pour ses amas de rochers de dolérite nue. Cette roche s’est formée il y a plus de quarante millions d’années, lors des processus géologiques de séparation du continent australien de l’Antarctique et du supercontinent Gondwana, lorsqu’elle s’est injectée sous forme de filon-couche (sill) dans les strates existantes. Aujourd’hui, elle affleure au sommet, formant un spectaculaire paysage de rochers columnaires, l’une des images emblématiques du paysage géologique tasmanien. La combinaison de la pente et du vent dans cette section est généralement la plus rude de tout le parcours. En atteignant la plateforme d’observation au sommet, de nombreux cyclistes décrivent la sensation comme « être passé d’une ville tempérée à une autre planète ».
Une route héritée de la Grande Dépression
La Pinnacle Road, cette route goudronnée menant au sommet, a une histoire de construction qui mérite d’être connue. Selon les archives vérifiables, cette route a été construite au début des années 1930 dans le cadre d’un « programme de secours au chômage » — à l’époque de la Grande Dépression mondiale, l’Australie, comme de nombreux pays, faisait face à un grave problème de chômage. Le gouvernement a créé des emplois par le biais de projets de travaux publics, tout en réalisant des infrastructures à valeur publique durable. Cette route de montagne est l’un des produits de ce type de programme. Après plusieurs années de travaux, la route a été officiellement ouverte à la circulation le 23 janvier 1937, devenant depuis le principal moyen d’accès au sommet pour les habitants de Hobart et les touristes, transformant kunanyi d’un sommet accessible uniquement aux randonneurs en un site emblématique accessible en voiture et à vélo.
Ce contexte historique de « la crise économique engendrant des travaux publics » se retrouve d’ailleurs dans la construction de nombreuses routes touristiques célèbres à travers le monde — surmonter des terrains difficiles grâce à une main-d’œuvre massive tout en créant des emplois. En connaissant ce contexte, gravir cette route sinueuse inspire un respect supplémentaire pour ces fondations qui, après près de quatre-vingt-dix ans d’intempéries, restent solides.
La dénomination aborigène et la signification culturelle de la réconciliation
L’adoption officielle en 2013 par la Tasmanie de la double dénomination « kunanyi / Mount Wellington » n’est pas une simple décoration toponymique, mais une étape importante dans la préservation de la culture aborigène de Tasmanie et le processus de réconciliation historique. Les Aborigènes de Tasmanie ont subi des traumatismes historiques extrêmement graves pendant la période coloniale, leur langue et leur transmission culturelle ont un jour frôlé la rupture. Au cours des dernières décennies, la société tasmanienne a progressivement entrepris de reconnaître et de réparer cette histoire, et le système de double dénomination est l’un des résultats concrets et visibles de ce processus.
Toute la région où se trouve la ville de Hobart est appelée « nipaluna » dans le concept de territoire traditionnel aborigène, englobant le sommet de kunanyi lui-même, ainsi que la rivière Derwent, que les Aborigènes appellent « Timtumili Minanya », qui traverse la ville. Lorsque vous roulez sur cette route, la montagne devant vous et la rivière qui coule en contrebas portent des noms et des significations bien plus anciens que l’histoire coloniale. C’est pourquoi de nombreux guides locaux et informations officielles encouragent les visiteurs à connaître à la fois « kunanyi » et « Mount Wellington » — ensemble, ils racontent l’histoire complète de cette terre, et pas seulement la version post-coloniale.
Stratégie de braquet et d’allure : comment gérer le rythme des « deux montagnes »
Comme cet itinéraire se divise clairement en deux personnalités de terrain distinctes — la « section périurbaine plate » et la « section de montagne en ascension continue » — la stratégie d’allure doit être adaptée en conséquence, plutôt que de rouler à un rythme unique sur tout le parcours.
Section d’échauffement périurbaine : la pente est douce ici ; il est recommandé de rouler à une intensité légèrement inférieure à votre puissance soutenable à long terme (FTP), sans nécessairement réduire trop fortement. L’objectif est de laisser le corps et le système respiratoire entrer progressivement en état de fonctionnement, tout en profitant de la dernière occasion de vérifier ravitaillement et équipement, car après l’entrée dans la réserve de Wellington Park, il n’y aura pratiquement plus de magasins.
Section d’ascension ombragée de Wellington Park : après l’entrée dans la réserve, la pente devient une ascension continue. Cette section bénéficie d’un bon ombrage, la température ressentie est nettement plus basse qu’en ville, mais en contrepartie, il y a moins de charge due au rayonnement solaire direct. Il est recommandé de trouver ici une plage de puissance stable et maintenable sur la durée, sans partir trop vite au début, afin de conserver de l’énergie pour les sections au-dessus de la limite des arbres où le vent et la pente peuvent s’intensifier.
De la limite des arbres au sommet : cette section perd la protection des arbres, le vent se renforce nettement, et le terrain devient rocheux et nu. Il est recommandé d’ajuster votre stratégie en fonction des conditions de vent réelles du moment — si le vent est nettement fort, mieux vaut ralentir et abaisser le centre de gravité plutôt que de s’obstiner à maintenir une vitesse élevée. La stabilité de pilotage est bien plus importante que la performance chronométrique sur cette section. Une fois arrivé à la plateforme d’observation du sommet, il est recommandé d’enfiler correctement des vêtements chauds et coupe-vent avant de s’attarder, car une exposition prolongée au vent violent du sommet fait rapidement monter le risque d’hypothermie.
Comme il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement après la banlieue, il est recommandé de préparer suffisamment d’eau et de calories avant le départ, en prévoyant « un peu plus que le temps de sortie estimé » comme marge de sécurité. Emporter des vêtements chauds et coupe-vent supplémentaires est particulièrement crucial sur cet itinéraire, plus encore que d’ajouter une bouteille d’eau.
Une montagne où il peut neiger toute l’année
Les données climatiques de cette montagne sont impressionnantes : le record historique de température minimale atteint −9,1 °C, avec une classification de climat de toundra, ce qui signifie que même pendant les saisons climatiquement douces, le sommet peut présenter des conditions météorologiques radicalement différentes de celles de la ville. Plus remarquable encore sont les données de vent — les relevés historiques montrent des vents soutenus dépassant 157 km/h, avec des rafales atteignant 200 km/h, une intensité proche du cœur d’un typhon. Les chutes de neige se concentrent principalement pendant l’hiver de l’hémisphère sud, de mai à octobre, mais des chutes de neige ont également été enregistrées à d’autres saisons. Cela signifie que même si vous choisissez l’été de l’hémisphère sud, le sommet peut encore connaître des températures basses, voire des chutes de neige — il ne faut pas totalement l’exclure.
La route elle-même dispose de mécanismes de gestion adaptés à ce climat extrême — la Pinnacle Road est régulièrement fermée en cas de neige, de verglas ou de conditions météorologiques extrêmes. Les autorités de Wellington Park stipulent également explicitement que les jours de risque d’incendie « extrême » ou « catastrophique », tout le parc est fermé à tous les usagers. Ce double risque — « fermeture par la neige en hiver, fermeture par le feu en été » — est l’illustration la plus frappante des caractéristiques climatiques de cette montagne.
Estimation de puissance et d’allure : combien de temps pour passer du niveau de la mer à la toundra ?
En se basant sur l’ensemble du parcours (environ 22 km, dénivelé d’environ 1 200 mètres, pente moyenne d’environ 5,5 %), voici une estimation du temps nécessaire pour différents niveaux de cyclistes. Il s’agit d’une estimation globale et non d’une valeur précise calculée à partir de données kilométriques officielles de pente ; le temps réel variera en fonction de la répartition inégale des pentes, du vent et de l’état de la route.
Formule de calcul :
P = (Fg + Fr + Fa) × v / efficacité de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente)) composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr résistance au roulement
Fa = 0,5 × ρ × CdA × v² résistance aérodynamique
Paramètres hypothétiques :
- Masse totale m = cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg = 79 kg
- Accélération gravitationnelle g = 9,81 m/s²
- Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005 (pneus de route sur asphalte)
- Coefficient de traînée et surface frontale CdA ≈ 0,32 m² (position de grimpeur ; mais dans l’environnement venteux du sommet, l’impact aérodynamique réel sera bien supérieur à cette hypothèse de modèle, qui ne prend pas en compte la composante du vent latéral)
- Densité de l’air ρ ≈ 1,13 kg/m³ (déjà ajustée pour la plage d’altitude moyenne de 0 à 1 271 mètres ; au niveau de la mer, elle est d’environ 1,225 kg/m³)
- Efficacité de transmission ≈ 0,975
| Rapport puissance/poids | Profil type | Temps d’ascension estimé | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | Débutant qui termine | Environ 114 minutes | Environ 11,6 km/h |
| 2,5 W/kg | Amateur moyen | Environ 93 minutes | Environ 14,2 km/h |
| 3,0 W/kg | Avancé | Environ 79 minutes | Environ 16,7 km/h |
| 4,0 W/kg | Niveau compétition | Environ 62 minutes | Environ 21,2 km/h |
| 5,0 W/kg | Niveau professionnel | Environ 52 minutes | Environ 25,2 km/h |
Il convient de souligner que ce modèle ne prend absolument pas en compte la résistance du vent violent qui peut souffler sur la section sommitale — comme mentionné précédemment, les rafales historiques de cette montagne peuvent atteindre 200 km/h. Dans de telles conditions, même un cycliste professionnel verrait sa vitesse d’ascension réelle bien inférieure aux estimations du modèle, et pourrait même devoir mettre pied à terre pour des raisons de sécurité. Ce qui précède est une estimation basée sur un modèle physique, sans prise en compte de la direction du vent, de l’état de la route, des différences morphologiques et de la fatigue mentale ; les temps réels varieront. Cela sert uniquement à se préparer mentalement ; pour les conditions de vent au sommet, référez-vous impérativement aux bulletins officiels du jour avant le départ.
Le point de vue des cyclistes taïwanais : comparaison avec Yangmingshan et Hehuanshan
Pour trouver un point de comparaison parlant pour les lecteurs taïwanais, l’expérience de kunanyi — « passer directement de la ville à une zone climatique quasi alpine » — se rapproche le plus d’une ascension du massif de Yangmingshan, mais avec le dénivelé vertical et la violence climatique multipliés par plusieurs : le point culminant du parc national de Yangmingshan, le mont Qixing, se situe autour de 1 120 mètres, mais le dénivelé vertical entre le centre-ville de Hobart et le sommet de kunanyi (1 271 mètres) est calculé presque depuis le véritable niveau de la mer. Ajouté aux vents extrêmes et aux chutes de température brutales du climat de toundra, la sévérité globale se rapproche davantage de la sensation ressentie sur le Hehuanshan sous l’emprise d’une forte mousson du nord-est, à la différence que les records de vent au sommet de kunanyi dépassent de loin la plupart des routes de haute montagne taïwanaises.
L’ascension totale de la montée ouest de Wuling dépasse largement celle de kunanyi (la route principale de Wuling dépasse facilement les deux mille mètres), mais l’ascension de Wuling est répartie sur plus de cent kilomètres de route, tandis que kunanyi réalise plus de douze cents mètres de dénivelé en seulement 22 kilomètres — la « densité » d’ascension verticale est en réalité plus élevée. Pour les cyclistes taïwanais, si vous pouvez terminer stablement toute la montée ouest de Wuling, votre base physique est largement suffisante pour kunanyi. Mais le véritable défi de cette montagne réside dans l’imprévisibilité du climat, et non dans la simple pente ou la distance.
Conseils pratiques pour s’y rendre
Saison — rappelez-vous que les hémisphères sont inversés : l’hiver tasmanien tombe pendant l’été taïwanais (environ de juin à août) ; pendant cette période, la probabilité de neige au sommet est élevée et la Pinnacle Road est souvent fermée en raison de l’accumulation de neige et du verglas. L’été tasmanien (environ de décembre à février, qui correspond à l’hiver taïwanais) est une saison de défi relativement plus stable, mais comme mentionné précédemment, même en été, on ne peut pas totalement exclure la neige ou les conditions météorologiques extrêmes. De plus, la saison sèche estivale est précisément la période où le risque d’incendie de forêt augmente — une logique similaire à celle de Chapman’s Peak Drive présentée précédemment : aucune saison n’est « totalement sans risque ». Avant le départ, consultez impérativement les bulletins en temps réel.
Adaptation à l’altitude : 1 271 mètres ne provoque pas de réaction physiologique d’altitude notable chez un adulte en bonne santé ; le principal défi physiologique vient de la chute brutale de température et de la chute de température ressentie due au vent violent, plutôt que d’un problème d’hypoxie.
Préparation de l’équipement : c’est un itinéraire où « vous partez en short au pied de la montagne et vous aurez peut-être besoin d’une panoplie complète coupe-vent et chaude au sommet ». Il est recommandé d’emporter même en été une veste coupe-vent légère, des gants et un tour de cou, pour faire face au froid et au vent qui peuvent survenir à tout moment au sommet.
Consignes de sécurité : le climat est la plus grande variable de cette montagne
Vitesses de vent extrêmes
C’est le risque le plus important à prendre au sérieux sur cet itinéraire. L’intensité des rafales historiques atteint 200 km/h, proche du niveau du cœur d’un typhon. Les jours de vent fort, rouler sur la section sommitale comporte un risque réel d’être renversé ou de perdre le contrôle. Avant le départ, consultez impérativement les prévisions de vent en temps réel ; si un avertissement de vent fort est émis, envisagez d’annuler ou d’écourter la sortie, en vous limitant aux sections sous la limite des arbres.
Chutes de neige et verglas sur la chaussée
Même en dehors de la saison de neige typique, le sommet peut connaître des chutes de neige ou du verglas sous l’influence de masses d’air froid, ce qui constitue une menace sérieuse pour l’adhérence des pneus de route. Surveillez les bulletins en temps réel sur l’état de la Pinnacle Road ; en cas de verglas, annulez immédiatement tout projet d’ascension.
Risque d’incendie de forêt
Les autorités de Wellington Park stipulent explicitement que les jours de risque d’incendie « extrême » ou « catastrophique », tout le parc est fermé. Cette règle doit être strictement respectée ; ne tentez pas de pénétrer dans une réserve fermée en comptant sur la chance.
Risque d’hypothermie
En passant de la température clémente de la ville au climat de toundra du sommet, la température ressentie peut varier de plus de dix degrés Celsius, sans compter l’effet de refroidissement humide après la transpiration et l’effet multiplicatif du vent froid au sommet. Le risque d’hypothermie n’est pas à sous-estimer. Il est recommandé d’emporter des couches chaudes et coupe-vent ; si des signes tels que des frissons incontrôlables, un engourdissement des doigts ou une confusion apparaissent, redescendez immédiatement sous la limite des arbres pour vous réchauffer, et si nécessaire, demandez une assistance médicale. Ces rappels sont fournis à titre indicatif et ne remplacent pas un jugement professionnel sur place.
Risque d’écart de température à la descente
En montant, on transpire ; en descendant, l’effet de refroidissement éolien fait chuter brutalement la température ressentie. Cet écart de température est souvent le moment à haut risque d’hypothermie. Il est recommandé de faire une pause au sommet, d’enfiler correctement la couche coupe-vent avant d’entamer la descente, et de s’arrêter par étapes pendant la descente pour vérifier la sensibilité des doigts et des extrémités. En cas d’engourdissement marqué ou de lenteur des mouvements, trouvez rapidement un abri pour vous réchauffer.
Faune sauvage et activité nocturne
La réserve de Wellington Park abrite plusieurs espèces de faune sauvage native de Tasmanie. Certaines espèces sont plus actives à l’aube et au crépuscule. Si vous planifiez une sortie tôt le matin ou en fin de journée, ralentissez et restez vigilant pour éviter une collision avec un animal sauvage surgissant soudainement.
Conclusion : une montagne qui concentre zones climatiques et mémoire culturelle
kunanyi / Mount Wellington condense en seulement 22 kilomètres tout le spectre climatique, d’une ville portuaire tempérée à un désert de toundra, et porte à travers sa double dénomination la mémoire complexe de l’histoire entrelacée des Aborigènes et de la colonisation sur cette terre. En gravissant cette montagne, vous ne parcourez pas seulement un dénivelé sur du bitume, mais aussi l’histoire de la façon dont cette île comprend son passé et son présent.
Liste d’actions :
- Avant le départ, consultez impérativement les bulletins de vent et l’état de la route en temps réel ; les jours d’avertissement de vent fort, envisagez d’écourter ou d’annuler la sortie
- Rappelez-vous que les saisons sont inversées entre les hémisphères : en hiver tasmanien (juin–août), le sommet est sujet aux chutes de neige et aux fermetures ; en été (décembre–février), c’est relativement plus stable mais il faut rester attentif au risque d’incendie
- Après la banlieue, il n’y a pratiquement plus de magasins ; prévoyez un ravitaillement suffisant avant le départ
- Même en été, emportez une couche coupe-vent et chaude légère ; l’écart de température au sommet peut dépasser dix degrés
- Les jours de risque d’incendie « extrême » ou « catastrophique », Wellington Park est entièrement fermé — respectez cette règle
- Après la pause au sommet et avant la descente, enfilez impérativement la couche coupe-vent pour éviter que l’effet de refroidissement éolien n’aggrave le risque d’hypothermie
- Le véritable défi de cet itinéraire réside dans l’imprévisibilité du climat ; au-delà de la préparation physique, la capacité à lire les conditions météorologiques est tout aussi importante
Les données de l’itinéraire ci-dessus s’appuient principalement sur des sources vérifiables telles que Wikipédia et le site officiel de Wellington Park. En raison de la répartition inégale des pentes, cet article présente une estimation globale accompagnée d’une description qualitative ; pour le défi réel, référez-vous aux panneaux sur place, aux conditions météorologiques en temps réel et aux bulletins officiels. Si vous prévoyez d’inclure cet itinéraire dans un voyage dans l’hémisphère sud, il est recommandé de le placer au début du voyage plutôt qu’au dernier jour — au cas où la météo fermerait la route et empêcherait l’ascension, vous auriez encore la possibilité de réessayer les jours suivants, sans être contraint de monter par mauvais temps pour respecter votre planning de vol.
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