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Planification nutritionnelle pour les athlètes d'endurance végétariens/végétaliens : les nutriments clés souvent négligés

健康與醫學

Le véganisme et le sport d’endurance peuvent coexister, mais nécessitent une planification plus minutieuse

La proportion de végétariens à Taïwan est relativement élevée à l’échelle mondiale. Pour des raisons religieuses, de santé, de convictions environnementales ou autres, de nombreux amateurs de cyclisme, de course à pied et de triathlon optent pour un régime végétalien, ovo-lacto-végétarien ou flexitarien. Ces personnes rencontrent souvent une question commune : le régime végétarien affecte-t-il les performances sportives ? Risque-t-on de manquer de certains nutriments essentiels ?

La réponse est : un régime végétarien bien planifié peut tout à fait soutenir un entraînement d’endurance sérieux. Il existe des cas d’athlètes d’endurance, tant au niveau national qu’international, qui sont végétariens depuis longtemps tout en maintenant un niveau d’entraînement et de performance élevé. Mais le terme « bien planifié » est crucial — par rapport à un régime omnivore, un régime végétarien nécessite une approche plus proactive et plus consciente pour certains nutriments. Si l’on se contente de retirer la viande de son assiette sans compenser avec d’autres aliments, une carence en certains nutriments peut effectivement apparaître à long terme.

Cet article récapitule les nutriments auxquels les athlètes d’endurance végétariens doivent particulièrement prêter attention, les principes pratiques de planification alimentaire, et les situations dans lesquelles il est recommandé de consulter un professionnel de la nutrition, afin d’aider les amateurs de sport végétariens à Taïwan à concilier leurs convictions alimentaires avec leurs performances à l’entraînement et en compétition.

Nutriments auxquels les athlètes végétariens doivent particulièrement prêter attention

Protéines : quantité totale suffisante, composition en acides aminés à combiner

Les sources de protéines végétales (légumineuses, produits à base de soja, céréales, noix et graines) ont généralement une composition en acides aminés essentiels moins complète que les sources animales pour un aliment donné, certains acides aminés essentiels étant présents en quantités relativement plus faibles. Cependant, cette limite peut être surmontée en combinant différents aliments végétaux dans l’alimentation, un concept appelé complémentation protéique : par exemple, consommer des légumineuses et des céréales ensemble (comme le lait de soja avec du pain, ou le tofu avec du riz, courants à Taïwan) permet à leurs compositions en acides aminés de se compléter mutuellement, atteignant un effet proche d’une protéine complète.

Il est important de noter que la complémentation protéique ne nécessite pas une association précise « au sein du même repas ». Tant que l’on consomme une variété de sources végétales tout au long de la journée, on peut globalement atteindre un apport en acides aminés suffisant et complet, sans avoir à calculer précisément les proportions à chaque repas, ce qui rendrait la planification alimentaire trop complexe et difficile à maintenir sur le long terme.

Concernant le taux de digestion et d’absorption des protéines végétales, certaines études suggèrent qu’il est légèrement inférieur à celui des sources animales. Cela signifie que l’apport protéique quotidien total des athlètes végétariens pourrait devoir être légèrement supérieur à la fourchette recommandée pour les omnivores, afin d’atteindre une quantité réellement utilisable similaire. C’est un principe général largement accepté dans le domaine de la nutrition sportive végétarienne, mais l’ampleur exacte de l’augmentation nécessaire varie selon les individus ; il est recommandé de la confirmer par une évaluation individuelle avec un diététicien.

Fer : absorption plus faible des sources végétales, nécessite des techniques d’accompagnement

L’importance du fer pour les athlètes d’endurance est évidente : le fer est un composant clé du transport de l’oxygène par les globules rouges, et un apport insuffisant peut entraîner une anémie ferriprive, affectant directement les performances aérobies et la capacité de récupération. Le fer présent dans les aliments végétaux (appelé fer non hémique) a un taux d’absorption généralement considéré comme nettement inférieur à celui du fer contenu dans la viande (fer hémique). C’est l’un des nutriments auxquels les athlètes végétariens doivent être le plus vigilants.

Les techniques pratiques pour améliorer l’absorption du fer végétal comprennent : le consommer avec des aliments riches en vitamine C (par exemple, des plats de légumineuses accompagnés de fruits et légumes riches en vitamine C), car la vitamine C améliore significativement l’efficacité d’absorption du fer non hémique ; et éviter de consommer de grandes quantités de thé ou de café au même repas que des aliments riches en fer, car les polyphénols qu’ils contiennent peuvent inhiber l’absorption du fer. Il est recommandé d’espacer la consommation de thé et de café des repas principaux.

Les athlètes végétariennes, en raison des pertes sanguines menstruelles, ont des besoins en fer encore plus élevés que les hommes. De plus, le sport d’endurance lui-même (en particulier les impacts répétés du pied au sol lors de la course à pied) est également considéré comme pouvant augmenter les pertes en fer. Ce groupe doit donc être particulièrement attentif à la suffisance de son apport en fer. Il est recommandé de suivre régulièrement des indicateurs tels que la ferritine par des analyses sanguines, plutôt que de se fier uniquement à ses sensations.

Vitamine B12 : quasi absente des régimes végétaux, nécessite une attention particulière

La vitamine B12 est le nutriment qui nécessite le plus d’attention dans un régime végétarien, car les aliments végétaux naturels ne contiennent pratiquement pas de vitamine B12 biodisponible. En cas de végétalisme strict à long terme (en particulier le véganisme, sans consommation d’œufs ni de produits laitiers), le risque de carence est relativement clair si aucune planification supplémentaire n’est effectuée. La vitamine B12 joue un rôle crucial dans le fonctionnement du système nerveux et la production de globules rouges ; une carence à long terme peut entraîner de la fatigue, des symptômes neurologiques, etc., et ce type de carence progresse souvent lentement, ce qui la rend difficile à détecter à un stade précoce.

Les ovo-lacto-végétariens peuvent obtenir une certaine quantité de vitamine B12 par les œufs et les produits laitiers, mais les végétaliens stricts sont invités à rechercher, sur les conseils d’un diététicien, des aliments enrichis ou des suppléments adaptés, et à suivre régulièrement leur statut en vitamine B12 par des analyses sanguines. C’est un point relativement consensuel dans la planification d’un régime végétarien, et il est généralement recommandé de le traiter de manière proactive.

Acides gras oméga-3 : efficacité de conversion limitée, sources à diversifier

Certaines formes à chaîne longue d’acides gras oméga-3 (liées à la santé cardiovasculaire et à la régulation de l’inflammation) proviennent, dans les sources végétales, principalement d’un précurseur (présent dans les graines de lin, les graines de chia, les noix, etc.). Le corps doit convertir ce précurseur en formes à chaîne longue pour qu’il puisse exercer ses effets, mais cette efficacité de conversion est généralement considérée comme relativement limitée et variable selon les individus. En comparaison, les sources animales comme les poissons d’eau profonde fournissent directement les formes à chaîne longue, sans étape de conversion.

Pour les athlètes ovo-lacto-végétariens ou flexitariens qui consomment encore du poisson, ce problème est relativement moindre. Mais pour les végétaliens stricts, il peut être envisagé, sur avis d’un diététicien, d’évaluer si un supplément d’oméga-3 à chaîne longue d’origine végétale est nécessaire (certains produits issus d’algues peuvent fournir directement les formes à chaîne longue), plutôt que de dépendre uniquement de sources précurseurs comme les graines de lin ou les noix.

Zinc, calcium, vitamine D et autres nutriments à surveiller

Nutriments Défis dans un régime végétarien Pistes de recommandations pratiques
Zinc L’absorption du zinc d’origine végétale est également relativement plus faible, et les phytates présents dans les plantes peuvent inhiber davantage l’absorption Choisir des légumineuses, des noix, des céréales complètes, et privilégier les méthodes traditionnelles comme le trempage et la fermentation pour réduire l’impact des phytates
Calcium Si l’on ne consomme pas de produits laitiers, les sources de calcium doivent être planifiées plus activement Les légumes à feuilles vert foncé, le tofu (en particulier celui coagulé au sulfate de calcium ou au chlorure de calcium), et les laits végétaux enrichis sont des sources courantes
Vitamine D À Taïwan, les modes de vie majoritairement sédentaires en intérieur limitent l’exposition au soleil ; ce problème ne concerne pas uniquement les végétariens Une activité physique régulière en extérieur favorise la synthèse de vitamine D ; si nécessaire, consulter un médecin pour évaluer si un apport supplémentaire est requis
Iode Si la consommation de fruits de mer est réduite ou supprimée, l’apport en iode peut être insuffisant Utiliser du sel iodé et consommer des algues avec modération sont des pistes de planification courantes

Principes de planification alimentaire pour les athlètes d’endurance végétariens

Principe 1 : Un apport calorique suffisant, ne pas restreindre involontairement les calories en raison du régime végétarien

La densité calorique des aliments végétaux est généralement plus faible que celle des aliments animaux (moins de calories pour un même poids, mais un volume plus important). Cela signifie que si les athlètes végétariens n’y prêtent pas attention, ils peuvent atteindre la satiété tout en consommant un total calorique insuffisant pour soutenir les besoins de l’entraînement, en particulier pendant les périodes de volume d’entraînement élevé. Il est recommandé d’intégrer modérément des aliments végétaux à densité calorique plus élevée (noix, avocat, huiles végétales, céréales complètes) pour garantir que l’apport calorique global suive la dépense liée à l’entraînement.

Principe 2 : Diversifier les sources de protéines, ne pas dépendre d’un seul aliment

Comme mentionné précédemment, le concept de complémentation protéique suggère de consommer une variété de sources de protéines végétales au cours de la journée, notamment les légumineuses, les produits à base de soja, les céréales, les noix et les graines, plutôt que de se limiter chaque jour à une ou deux sources fixes. Cela permet à la fois d’améliorer la complétude globale de la composition en acides aminés et de répartir l’apport en différents micronutriments.

Principe 3 : Planifier activement les nutriments susceptibles de manquer, ne pas attendre passivement l’apparition de problèmes

Pour les nutriments comme le fer et la vitamine B12, qui risquent facilement d’être insuffisants dans un régime végétarien, il est recommandé d’adopter une approche proactive, plutôt que d’attendre l’apparition de symptômes tels que la fatigue ou une baisse de la récupération pour examiner son alimentation. Des analyses sanguines régulières (en particulier les indicateurs liés à la ferritine et à la vitamine B12) constituent un moyen de suivi relativement objectif ; il est conseillé de discuter avec un médecin ou un diététicien de la fréquence de contrôle adaptée.

Principe 4 : Tirer parti des ingrédients locaux taïwanais, sans dépendre d’aliments importés coûteux

Taïwan dispose de ressources alimentaires végétariennes locales très abondantes : le lait de soja, le tofu, le tofu pressé, les edamames, et les nombreux légumes à feuilles vert foncé disponibles sur les marchés traditionnels sont des choix économiques et à bonne densité nutritionnelle. Il n’est pas nécessaire de rechercher des produits végétariens transformés importés coûteux ou des « super-aliments » spéciaux pour atteindre une planification nutritionnelle sportive végétarienne équilibrée.

Principe 5 : Lorsque le volume d’entraînement est élevé, envisager des ajustements flexibles

Pour les athlètes qui optent pour un régime semi-végétarien flexible (par exemple, végétarien au quotidien, mais consommant modérément des œufs, des produits laitiers ou une petite quantité d’aliments d’origine animale dans certaines situations), il est possible d’ajuster le contenu de l’alimentation en fonction de sa situation personnelle et de ses convictions, en particulier pendant les phases où le volume d’entraînement est particulièrement important et où les besoins nutritionnels augmentent. Cela relève du choix personnel, et cet article ne porte aucun jugement de valeur. L’essentiel est de rappeler aux lecteurs que, quel que soit le type d’alimentation choisi, la capacité à soutenir la santé et les besoins de l’entraînement doit rester la considération centrale.

Différences entre les types de régimes végétariens et points d’ajustement

Le régime végétarien n’est pas un type d’alimentation unique. Du végétalisme strict au semi-végétarisme flexible, le spectre est assez large, et les différents types présentent des différences notables dans les priorités de planification nutritionnelle. Comprendre à quelle catégorie on appartient aide à cerner plus précisément les points d’attention nécessaires.

Végétalisme strict (alimentation 100 % végétale, sans consommation d’œufs, de produits laitiers, de miel ni d’aucun composant d’origine animale) : C’est le type le plus exigeant en termes de planification nutritionnelle. Les questions de la vitamine B12 et des acides gras oméga-3 à longue chaîne mentionnées précédemment sont, pour les végétaliens stricts, des éléments à traiter de manière quasi obligatoire, et non « selon les cas ». Il est recommandé aux athlètes végétaliens stricts de considérer les analyses sanguines régulières comme une étape fixe de leur planification alimentaire, plutôt que d’attendre l’apparition de symptômes pour se faire tester.

Régime lacto-ovo-végétarien (sans consommation de viande ni de fruits de mer, mais avec consommation d’œufs et de produits laitiers) : C’est l’un des types de végétarisme les plus courants à Taïwan. Les œufs et les produits laitiers fournissent des sources relativement de bonne qualité de protéines, de vitamine B12 et d’une partie du calcium. Les défis de la planification nutritionnelle sont nettement moindres que pour le végétalisme strict, mais le problème du faible taux d’absorption du fer persiste. Il faut donc continuer à prêter attention aux techniques d’apport en fer associé à la vitamine C.

Régime semi-végétarien flexible (principalement à base de plantes au quotidien, avec une petite consommation d’aliments d’origine animale dans certaines situations) : Ce type d’alimentation offre aux athlètes une plus grande marge de manœuvre, en particulier pendant les phases où le volume d’entraînement est très important et où les besoins nutritionnels augmentent, permettant des ajustements en fonction de la situation personnelle. Ce choix relève entièrement des convictions personnelles et du mode de vie de chacun ; cet article ne porte aucun jugement de valeur. L’essentiel est de rappeler aux lecteurs que, quel que soit le type choisi, le principe fondamental est de garantir que l’apport nutritionnel puisse soutenir la santé et les besoins de l’entraînement.

Considérations sur le ravitaillement végétarien pour les jours d’entraînement et de compétition

Organisation des repas avant et après l’entraînement

Pour organiser les repas avant et après l’entraînement, les athlètes végétariens peuvent tirer parti d’ingrédients à digestion relativement rapide et à bonne densité protéique, comme le lait de soja, le tofu et les edamames, comme source d’énergie et de protéines avant l’entraînement. Pour le repas de récupération après l’entraînement, on peut envisager des produits à base de soja associés à des céréales complètes (par exemple, du lait de soja avec du pain complet, ou du tofu avec du riz brun), afin de répondre simultanément au double besoin de complémentarité des protéines et de reconstitution du glycogène par les glucides.

Choix des produits de ravitaillement pendant les courses de longue distance

La plupart des gels énergétiques et boissons pour sportifs disponibles sur le marché sont d’origine végétale (principalement composés de sucres comme le glucose et le fructose), ce qui offre relativement peu de restrictions aux athlètes végétariens pour leur ravitaillement en course. Il est toutefois recommandé de prêter attention aux ingrédients d’origine animale susceptibles d’être ajoutés à certains produits (par exemple, certaines barres énergétiques peuvent contenir du miel ou de la gélatine). Si vous avez des exigences strictes concernant les ingrédients, il est conseillé de lire attentivement les étiquettes des produits de ravitaillement avant la course et de tester pendant l’entraînement pour confirmer que le produit vous convient et est bien toléré par votre organisme.

Gestion des salons d’exposition et des situations de repas à l’extérieur

Lorsque vous participez à des salons d’exposition ou à des compétitions à l’extérieur, la variété des options végétariennes peut ne pas être aussi fiable que lorsque vous préparez vos repas à la maison. Il est recommandé de planifier à l’avance et d’apporter vos propres produits de ravitaillement familiers ainsi qu’une partie des ingrédients de vos repas, afin d’éviter d’être contraint de modifier votre alimentation à la dernière minute avant la course faute de trouver des options végétariennes adaptées. Cela contribue à la stabilité de l’entraînement intestinal et de la stratégie globale de ravitaillement.

Récapitulatif des idées reçues courantes

Idée reçue n° 1 : Être végétarien entraîne forcément une anémie ou des carences nutritionnelles

Cette affirmation est trop catégorique. Une alimentation végétarienne bien planifiée peut tout à fait atteindre un apport nutritionnel équilibré. Le risque de carence provient principalement de « l’absence de planification proactive » et non d’une « carence intrinsèque au régime végétarien ». En suivant les points d’attention sur les nutriments clés présentés dans cet article, la plupart des risques de carence peuvent être gérés efficacement.

Idée reçue n° 2 : Les protéines végétales ne peuvent absolument pas soutenir un entraînement d’endurance

Dès lors que la quantité totale est suffisante et que les sources sont diversifiées, les protéines végétales peuvent tout à fait soutenir un entraînement d’endurance sérieux. C’est un consensus relativement clair dans le domaine de la nutrition sportive. L’essentiel réside dans la planification, et non dans les limites du type d’alimentation lui-même.

Idée reçue n° 3 : Il suffit de manger beaucoup de légumes verts à feuilles comme les épinards pour ne pas manquer de fer

Les légumes verts à feuilles contiennent effectivement du fer, mais leur taux d’absorption est relativement limité, et ils nécessitent des techniques pour améliorer l’absorption, comme l’association avec de la vitamine C. Une consommation importante de légumes verts à feuilles ne peut pas remplacer entièrement une planification alimentaire globale ni le suivi sanguin lorsque cela est nécessaire.

Groupes spécifiques et signes d’alerte médicale

Les groupes végétariens suivants sont invités à consulter un professionnel de la nutrition et à suivre régulièrement leurs indicateurs sanguins :

  • Athlètes végétariens de niveau compétitif avec un volume d’entraînement élevé : Les besoins nutritionnels augmentent, et le risque de carence nécessite une gestion d’autant plus proactive.
  • Athlètes végétariennes : En raison du double facteur des pertes sanguines menstruelles et de l’exercice physique, les besoins en fer sont plus élevés. Il est recommandé de vérifier régulièrement des indicateurs tels que la ferritine.
  • Athlètes végétariens adolescents : Étant en phase de croissance et de développement, la planification nutritionnelle doit être plus prudente. Il est recommandé de se faire accompagner par un pédiatre ou un professionnel de la nutrition.
  • Athlètes végétariennes enceintes ou allaitantes : Les besoins nutritionnels augmentent encore davantage et doivent être évalués et planifiés conjointement par un gynécologue-obstétricien et un professionnel de la nutrition.
  • Personnes végétaliennes strictes (sans consommation d’œufs ni de produits laitiers) n’ayant pas suivi leurs indicateurs sanguins depuis longtemps : Le risque de carence en vitamine B12 est relativement avéré. Il est recommandé d’organiser un examen dès que possible et de planifier les sources de supplémentation.

Les situations suivantes doivent être considérées comme des signes d’alerte médicale, et il est recommandé de consulter rapidement un professionnel de santé :

  • Fatigue persistante, baisse notable des performances sportives sans amélioration après un repos suffisant
  • Pâleur du visage, vertiges, palpitations ou autres symptômes évocateurs d’une anémie
  • Engourdissements ou picotements des membres, ou autres symptômes évocateurs de troubles neurologiques (pouvant être liés à une carence en vitamine B12)
  • Cicatrisation anormalement lente ou infections récurrentes
  • Cycles menstruels irréguliers chez les athlètes féminines

Cet article fournit une synthèse des connaissances générales sur la nutrition des sports d’endurance en régime végétarien. Il ne saurait remplacer l’évaluation professionnelle d’un médecin ou d’un diététicien-nutritionniste agréé pour les situations individuelles. Si vous présentez l’un des symptômes ci-dessus, veuillez impérativement consulter un professionnel et envisager des analyses sanguines régulières pour suivre votre état nutritionnel.

Synthèse des recommandations pratiques pour les athlètes d’endurance végétariens de Taïwan

  1. Le régime végétarien et un entraînement d’endurance sérieux peuvent tout à fait coexister, l’essentiel étant de savoir si l’on planifie avec soin, et non les limites du type d’alimentation lui-même.
  2. L’apport protéique total peut nécessiter d’être légèrement supérieur aux recommandations générales pour les omnivores, et d’atteindre une composition complète en acides aminés grâce à une diversification des sources végétales.
  3. Le fer est l’un des nutriments à surveiller le plus activement : associez-le à de la vitamine C pour améliorer le taux d’absorption et suivez régulièrement vos indicateurs sanguins, en particulier pour les athlètes féminines.
  4. La vitamine B12 est pratiquement absente des aliments végétaux naturels : les végétaliens stricts doivent impérativement la compléter via des aliments enrichis ou des sources recommandées, et se faire tester régulièrement.
  5. Tirez parti des produits à base de soja et des ressources végétariennes locales de Taïwan : il n’est pas nécessaire de dépendre de produits végétariens transformés importés et coûteux pour atteindre un équilibre nutritionnel.
  6. Lorsque le volume d’entraînement est élevé, assurez un apport calorique suffisant, afin d’éviter de limiter involontairement l’apport calorique total parce que la satiété des aliments végétaux est atteinte en premier.
  7. Effectuez régulièrement des analyses sanguines pour suivre des indicateurs clés tels que la ferritine et la vitamine B12 : gérez de manière proactive plutôt que d’attendre passivement l’apparition de problèmes.
  8. Les athlètes végétariens adolescents, enceintes/allaitantes ou de niveau compétitif devraient consulter un professionnel de la nutrition pour une planification personnalisée en fonction de leur situation individuelle, plutôt que d’appliquer des recommandations générales.

Choisir une alimentation végétarienne par conviction et rechercher d’excellentes performances en sports d’endurance ne sont pas nécessairement contradictoires. Grâce à une attention proactive aux nutriments clés et à une planification raisonnable, les amateurs taïwanais de cyclisme, de course à pied et de triathlon végétariens peuvent, tout en maintenant leurs convictions alimentaires, progresser régulièrement vers leurs objectifs d’entraînement.

Conseils pratiques pour communiquer avec la famille et les amis et maintenir cette habitude sur le long terme

Les athlètes qui choisissent un régime végétarien, au-delà de la planification nutritionnelle elle-même, sont souvent confrontés dans la pratique à des questions, voire des remises en question, de la part de leur famille, de leurs partenaires d’entraînement ou lors d’occasions sociales, comme « Est-ce que manger végétarien ne va pas te priver de force ? » ou « Tu peux vraiment t’entraîner comme ça ? ». Ce type de questions reflète souvent une méconnaissance de la nutrition sportive végétarienne, et non une intention malveillante. Les athlètes peuvent, en partageant leurs résultats d’entraînement concrets et le contenu de leur alimentation planifiée, instaurer progressivement la confiance et la compréhension de leur entourage, sans avoir à tomber systématiquement dans des débats défensifs.

Lors d’entraînements en groupe ou d’activités d’équipe cycliste, les partenaires végétariens peuvent également communiquer proactivement leurs besoins alimentaires aux autres membres, en particulier concernant le choix des points de ravitaillement et des lieux de repos lors des sorties longue distance. En informant à l’avance ses compagnons de route de ses restrictions alimentaires, il est généralement possible de trouver des lieux de restauration acceptables pour tous, réduisant ainsi les difficultés liées à l’absence d’options adaptées au dernier moment. À Taïwan, le nombre de restaurants végétariens et de restaurants proposant des options végétariennes conviviales n’a cessé d’augmenter ces dernières années, et les désagréments pratiques se sont nettement améliorés par rapport au passé. Il reste néanmoins nécessaire que l’athlète lui-même fasse preuve d’une attention particulière et adopte l’habitude de planifier à l’avance.

La clé pour maintenir un mode de vie sportif végétarien sur le long terme ne réside pas uniquement dans les connaissances nutritionnelles, mais surtout dans la mise en place d’un modèle alimentaire que l’on maîtrise, qui est facile à exécuter et qui répond aux besoins de l’entraînement, plutôt que de devoir se demander chaque jour « qu’est-ce que je dois manger aujourd’hui pour avoir assez de nutriments ? ». Il est recommandé de mettre en place plusieurs combinaisons de repas fixes (par exemple, un petit-déjeuner systématique les jours d’entraînement, des options de repas de récupération fixes après l’effort), afin de réduire la charge mentale liée à la planification grâce à la répétition, tout en effectuant des analyses sanguines régulières pour s’assurer que l’état nutritionnel reste stable sur le long terme. C’est ainsi que l’alliance du végétarisme et des sports d’endurance peut devenir un mode de vie durable, et non une charge supplémentaire nécessitant un effort constant pour être maintenue.

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