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19 kilomètres, 1522 mètres de dénivelé : le col de la Madeleine, le géant alpin du Tour de France « entre cœur brisé et beauté »

騎行路線

Un nom devant lequel même les cyclistes professionnels s’inclinent

Si vous demandez à un groupe de cyclistes ayant roulé dans les Alpes quelle montée « ne paie pas de mine en apparence, mais est en réalité la plus éprouvante », le col de la Madeleine est souvent cité. Il n’a pas l’impact visuel des 21 lacets de l’Alpe d’Huez, ni l’aridité lunaire et intimidante du Ventoux, mais une fois que vous l’avez réellement gravi, vous comprenez pourquoi les critiques cyclistes anglophones le décrivent souvent comme « beautiful, but heartbreaking » (beau, mais déchirant) — le paysage est effectivement magnifique, mais ces presque 19 kilomètres, plus de 1500 mètres de dénivelé, une pente moyenne de 8% d’emblée, et presque aucun faux-plat digne de ce nom pour reprendre votre souffle, érodent votre volonté petit à petit.

Le col de la Madeleine est situé dans le département français de la Savoie, dans les Alpes. C’est un col important reliant la vallée de la Maurienne à celle de la Tarentaise. Depuis la ville de La Chambre, côté sud, l’altitude grimpe jusqu’au sommet du col, à environ 1993 mètres. Intégré pour la première fois au parcours du Tour de France en 1969, il a depuis été inclus dans les plans d’étapes du Tour plus de 25 fois, et depuis 1995, il est presque systématiquement classé « hors catégorie » (HC) — le niveau de difficulté le plus élevé du système de classement du Tour, signifiant « trop difficile pour être classé ».

De nombreux coureurs ont marqué l’histoire du Tour sur cette route, comme Richard Virenque qui y a construit sa réputation à plusieurs reprises entre 1995 et 1997, ou l’Allemand Jan Ullrich qui y a démontré sa puissance en 1998. Et si vous suivez les courses récentes, vous savez que sur l’étape de la Madeleine du Tour 2025, c’est Jonas Vingegaard, futur vainqueur du classement général, qui s’est imposé ; la même année, le Tour de France Femmes a également placé la Madeleine comme ascension finale de la 8e étape, remportée par la Française Pauline Ferrand-Prévot — pour les supporters français, cette image d’une « héroïne locale triomphant sur un col classique du pays » est sans doute la raison d’être la plus dramatique de cette route de montagne.

Pourquoi « Madeleine » : un nom de lieu laissé par une petite chapelle

Le nom de la Madeleine n’est pas le fruit du hasard. En français, « Madeleine » fait référence à Marie de Magdala, personnage biblique. Ce type de toponymes inspirés de saints est assez courant dans les Alpes, provenant généralement de petites églises ou chapelles ayant existé ou existant encore à proximité du col. Cette tradition de « nommer un col par un repère religieux » se retrouve d’ailleurs dans de nombreux cols de haute montagne en Europe, reflétant le fait qu’avant l’ouverture des routes modernes, ces cols n’étaient pas seulement des passages géographiques pour les marchands et les pèlerins, mais portaient aussi une signification spirituelle — franchir un col symbolisait, d’une certaine manière, le fait de surmonter une épreuve.

Depuis son intégration au Tour de France en 1969, cette ascension est passée d’un simple passage géographique à l’un des décors récurrents de « l’épreuve alpine » dans la narration de la course. Il est souvent placé en début ou en milieu d’étapes comportant plusieurs ascensions enchaînées, testant la capacité des coureurs à gérer leur énergie sachant que des montées plus dures les attendent — cette « guerre psychologique dans la conception des étapes » fait écho, d’une certaine manière, à son caractère « sans réputation redoutable en apparence, mais le plus épuisant en réalité » : il est rarement le segment le plus raide d’une étape, mais c’est souvent celui qui use le plus le peloton.

Tableau des données essentielles du parcours

Élément Contenu
Pays / Massif France, Savoie, Alpes (massif des Alpes françaises)
Départ → Arrivée La Chambre (vallée de la Maurienne) → Col de la Madeleine
Longueur Environ 19 km (itinéraire principal D213 côté sud)
Dénivelé total Environ 1522 mètres
Pente moyenne Environ 8,0% (itinéraire principal côté sud)
Pente maximale Environ 13,5%
Altitude départ / arrivée Départ environ 471 m, sommet du col environ 1993 m
Source de notoriété Tour de France : plus de 25 apparitions cumulées depuis 1969, classé HC (hors catégorie) la plupart du temps depuis 1995

Note sur la rigueur des données : La Madeleine possède en réalité trois itinéraires principaux, et les kilométrages ainsi que les pentes moyennes varient légèrement selon les sources, en fonction de « l’inclusion ou non du dernier faux-plat descendant jusqu’au panneau du col ». Outre l’itinéraire principal D213 côté sud mentionné ci-dessus, il existe un itinéraire alternatif côté sud passant par Montgellafrey, d’environ 19,8 km, avec un dénivelé d’environ 1520 m, une pente moyenne d’environ 7,7% et une pente maximale d’environ 12,5% ; côté nord, au départ de Feissons-sur-Isère, la distance s’allonge à environ 24,5 km pour un dénivelé d’environ 1543 m, mais la pente moyenne, du fait de la distance accrue, descend à environ 6,3%, avec une pente maximale d’environ 12%. Autrement dit, même si cela s’appelle « Madeleine », la « courbe de la douleur » est totalement différente entre le versant nord et le versant sud — le sud est court et raide, le nord est long et relativement plus doux. Il est impératif de vérifier quel versant vous prévoyez d’emprunter lors de la planification de votre itinéraire. Le col est généralement fermé de novembre à début juin chaque année en raison de l’épaisse couche de neige hivernale, une situation différente de celle du mont Wuling à Taïwan, où la neige est occasionnelle en hiver mais où les fermetures de route sont bien moins fréquentes que dans les Alpes. Avant de partir, consultez impérativement les informations d’ouverture en temps réel fournies par les autorités routières locales françaises.

Décomposition par sections : la douleur en quatre temps de l’itinéraire principal côté sud

Ce qui rend l’itinéraire sud (D213) de la Madeleine à la fois aimé et détesté, c’est qu’il n’offre presque aucun « faux-plat de récupération ». Voici une description qualitative des sections : début, milieu, fin et dernière partie. Pas de tableau des pentes kilomètre par kilomètre, car les différentes sources cartographiques présentent des écarts notables sur les pentes de courtes sections. Seul le rythme général est présenté ici ; pour le détail, fiez-vous à votre compteur ou aux panneaux.

Section initiale (de La Chambre jusqu’à environ 1/4) : Dès la sortie de La Chambre, la route attaque presque immédiatement la pente, sans faux-plat d’échauffement pour ajuster votre rythme cardiaque. La pente oscille déjà entre 7% et 9%, et l’on aperçoit parfois, de part et d’autre de la route, les villages et les terres agricoles du fond de la vallée de la Maurienne. C’est le segment le plus ouvert visuellement et le plus serein mentalement — parce que vous ne savez pas encore combien de temps cela va durer.

Section médiane (d’environ 1/4 à 1/2) : Une fois entré dans les sections forestières, les variations de pente deviennent imprévisibles, passant de courtes bosses à plus de 10% à des replats autour de 6%. C’est le segment qui met le plus à l’épreuve le mental, car l’ombre des arbres vous empêche de voir la suite de la route ; vous ne pouvez que vous accrocher, section après section, en vous fiant aux chiffres de votre compteur. De nombreux cyclistes ayant gravi ce col décrivent cette partie comme un « jeu de chiffres » — vous commencez à fixer les kilomètres sur votre compteur plutôt que d’admirer le paysage.

Section finale (d’environ 1/2 à 3/4) : En sortant de la forêt, la vue s’ouvre à nouveau, laissant apparaître les crêtes enneigées au loin, mais la pente ne se relâche pas pour autant, se maintenant autour de 8%, certains virages approchant même la zone de pente maximale de 13,5%. C’est la zone où l’on a « le plus envie d’abandonner » physiquement, car vous avez déjà parcouru plus de la moitié de la distance, mais visuellement, le sommet est encore si loin qu’on n’en voit pas la fin.

Dernier segment (d’environ 3/4 jusqu’au sommet) : Sur les derniers kilomètres, la pente se fait légèrement plus clémente, vous donnant l’occasion de retrouver votre rythme, mais la fatigue accumulée sur la durée explose alors de manière générale. En atteignant le sommet à 1993 mètres, la vue s’ouvre soudainement, offrant un panorama sur la vallée de la Tarentaise et une partie du massif du Mont-Blanc au loin. C’est le moment le plus méritant de toute l’ascension pour s’arrêter et prendre des photos.

Enchaînement avec le col du Glandon : l’ultime défi du double col en une journée

Pour les cyclistes expérimentés et avec une bonne réserve d’énergie, la Madeleine n’est souvent pas programmée seule, mais enchaînée avec le col du Glandon voisin pour former un itinéraire « double col en une journée » — une « combinaison classique » fréquemment discutée dans les groupes de voyage à vélo en Europe et les communautés de cyclistes endurcis. Les deux cols sont géographiquement proches, tous deux situés dans les montagnes autour de la vallée de la Maurienne. L’itinéraire peut être conçu pour attaquer l’un, redescendre dans la vallée pour se ravitailler, puis attaquer l’autre. Le dénivelé total et le kilométrage total avoisinent, voire dépassent, l’intensité d’une journée à Taïwan combinant le mont Wuling et le mont Hehuan. Pour les cyclistes taïwanais planifiant un voyage cycliste en Europe, cet enchaînement est une pratique courante pour « rentabiliser » le coût du vol, mais il est impératif d’évaluer honnêtement sa condition physique et sa capacité de récupération. Tenter le double col à la légère risque d’entraîner une perte de vitesse en fin de parcours, voire une augmentation des risques de sécurité. Mieux vaut répartir sur deux jours que de s’obstiner à tout faire en une seule journée.

Estimation de la puissance et de l’allure : calculer votre temps de parcours avec la physique

Plutôt que de deviner au feeling combien de temps vous mettrez à grimper, autant faire le calcul honnêtement avec des formules physiques. Le modèle ci-dessous s’appuie sur les méthodes standard de la dynamique du cyclisme en montée :

P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission

Fg = m × g × sin(arctan(pente))      composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr   résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²              résistance de l'air

Les paramètres hypothétiques utilisés pour le calcul sont les suivants (ce sont des hypothèses de modèle, pas des mesures précises) :

  • Poids du cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg, poids total 79 kg
  • Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s²
  • Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005 (asphalte, pneus de vélo de route)
  • Surface de traînée aérodynamique CdA ≈ 0,32 m² (estimation en position de grimpeur)
  • Densité de l’air ρ : réduite avec l’altitude, calculée ici à l’altitude du milieu du col (environ 1230 mètres), légèrement inférieure aux 1,225 kg/m³ au niveau de la mer
  • Rendement de transmission environ 0,975

En appliquant différents rapports puissance/poids à l’itinéraire du versant sud de la Madeleine (19 km, pente moyenne de 8,0 %, dénivelé de 1522 mètres), et en résolvant itérativement avec python3, on obtient le tableau suivant :

Rapport puissance/poids Catégorie de cycliste Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 2 h 34 min Environ 7,4 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 2 h 04 min Environ 9,2 km/h
3,0 W/kg Cycliste confirmé Environ 1 h 44 min Environ 11,0 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 1 h 19 min Environ 14,4 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 1 h 05 min Environ 17,6 km/h

Ce qui précède est une estimation issue d’un modèle physique, sans prise en compte du vent, de l’état de la route, des différences morphologiques entre cyclistes ni des effets réels de l’accumulation de fatigue ; le temps de parcours réel variera en fonction de ces facteurs. Il est à noter que la Madeleine, grâce à une répartition des pentes relativement « uniforme » (sans le profil extrême de certaines ascensions avec un début doux et une fin très raide), rend les prédictions du modèle physique plus précises que pour ce type de montée — car la stratégie d’allure y est plus simple, sans avoir à économiser délibérément des forces pour affronter un passage particulièrement raide.

Quant aux chronos réels des professionnels lors des passages de ce col sur le Tour de France, étant donné les grandes variations selon les années dans la définition des points de départ et d’arrivée, les conditions météo et le contexte de course (vitesse du peloton vs. échappée solitaire), ainsi que les critères d’identification du « temps de montée » qui diffèrent selon les sources de diffusion et les statistiques, aucune référence en secondes précises ne sera citée ici. On peut seulement dire que les coureurs professionnels maintiennent généralement une puissance de sortie bien supérieure à celle des amateurs sur les ascensions de catégorie HC, ce qui explique pourquoi ils accomplissent la même élévation en moins de la moitié du temps d’un cycliste ordinaire.

L’impact des différences de poids : cycliste de 60 kg vs. 80 kg

Si le rapport puissance/poids (W/kg) est un indicateur si important, c’est parce qu’il intègre déjà le facteur poids, mais l’influence du poids lui-même sur la performance en montée est en réalité plus directe que ce que la plupart des gens imaginent. En utilisant le même modèle physique, avec un poids total (cycliste + vélo et équipement) fixé respectivement à 69 kg (cycliste de 60 kg + vélo de 9 kg) et 89 kg (cycliste de 80 kg + vélo de 9 kg), et en recalculant pour un même rapport puissance/poids de 3,0 W/kg : la puissance absolue du cycliste de 60 kg est de 180 watts, tandis que le cycliste de 89 kg doit produire 240 watts pour maintenir le même chiffre en W/kg. En intégrant ces données dans le modèle, on constate que le cycliste plus léger, à intensité relative strictement identique, termine l’ascension en un temps légèrement plus court, principalement parce que la résistance au roulement et la résistance de l’air dépendent du poids total et de la surface frontale, et ne sont pas simplement proportionnelles à la puissance — c’est aussi pourquoi, lorsque les équipes professionnelles sélectionnent des grimpeurs, au-delà des chiffres de puissance absolue, la gestion du poids est un élément incontournable du programme d’entraînement. Pour l’amateur, la signification pratique de ce phénomène est la suivante : plutôt que de chercher uniquement à augmenter sa puissance absolue, un contrôle modéré du poids (dans une fourchette saine, sans recommander de régimes extrêmes) apporte souvent un gain de performance en montée immédiatement perceptible.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : comparée à Wuling, la Madeleine, c’est quel niveau ?

Pour les cyclistes taïwanais, le point de référence le plus intuitif est bien sûr Wuling (route provinciale 14甲, point culminant du réseau routier taïwanais, environ 3275 mètres d’altitude). Que l’on attaque Wuling depuis Cingjing ou depuis Dayuling, le dénivelé et la distance totale sont considérables, et la sensation de manque d’oxygène en haute altitude devient particulièrement marquée dans les derniers kilomètres ; en comparaison, la Madeleine, bien que son dénivelé total soit légèrement inférieur à celui du parcours classique de Wuling, présente une pente moyenne qui démarre à 8 % et presque aucune section de récupération. Cette sensation de « tension continue » rappelle davantage, par certains passages moins raides de Wuling, le rythme des montées enchaînées de la route provinciale 9 (Beiyi) ou du col de Fengguizui, ce truc qui « ne te laisse pas souffler » — mais à une échelle démultipliée. Si vous avez déjà senti vos jambes près de la crampe sur tout le parcours de Fengguizui, alors prolonger cette intensité sur 19 kilomètres, c’est à peu près la première impression que vous laissera la Madeleine.

Côté acclimatation à l’altitude, le sommet du col de la Madeleine culmine à moins de 2000 mètres ; l’altitude en elle-même n’est pas particulièrement redoutable (comparée aux 3275 mètres de Wuling ou aux ascensions du Tour de France dépassant les 2500 mètres). Les cyclistes taïwanais n’ont généralement pas à s’inquiéter des symptômes liés à la haute altitude, mais il est tout de même conseillé de prévoir quelques jours de marge pour le décalage horaire et la récupération après un long vol. Côté logistique pour s’y rendre, les routes de montagne des Alpes françaises sont généralement fermées de la fin de l’automne au début de l’été suivant (les dates exactes varient chaque année selon l’enneigement ; il est impératif de consulter les annonces en temps réel des gestionnaires routiers locaux ou de Météo-France). En haute saison (environ juillet-août), les touristes et camping-cars sont plus nombreux sur les routes, ce qui change les sensations de sécurité et d’espace par rapport à la basse saison. Les prix et fréquences précis des locations de voiture, des navettes et des hébergements variant considérablement dans le temps, aucune référence chiffrée ne sera citée ici ; il est recommandé de se fier aux informations officielles et locales avant le départ.

Stratégie d’entraînement et de ravitaillement

Face à une montée de près de deux heures à forte tension soutenue, la stratégie d’allure importe plus que la puissance explosive. L’expérience du défi de Wuling, bien connue des cyclistes taïwanais, peut être directement transposée : dans le premier tiers de l’ascension, il faut absolument maintenir une fréquence cardiaque basse et résister à l’envie de « pousser un peu parce qu’aujourd’hui je me sens bien », car la Madeleine n’offre aucune vraie section de récupération pour reprendre votre souffle ; une dépense excessive dans la première partie se paiera bien plus durement dans la seconde. Côté ravitaillement, il est conseillé de prendre un repas complet une à deux heures avant le départ, de consommer de petites quantités de glucides toutes les 20 à 30 minutes pendant l’effort (gels énergétiques, bananes), et d’emporter suffisamment d’eau — les points de ravitaillement en montagne sont moins denses que sur les routes taïwanaises, et surtout en basse saison, de nombreux refuges ou commerces peuvent être fermés ; il faut donc évaluer soi-même la quantité à emporter plutôt que de compter sur la chance. Côté fréquence cardiaque, si vous utilisez un cardiofréquencemètre pour gérer votre allure, il est recommandé de fixer la zone cible sous le seuil lactique, afin d’éviter de basculer trop tôt en zone anaérobie à cause de l’excitation du début.

Équipement et recommandations de braquet

La Madeleine présente une pente moyenne de 8 % sur l’ensemble du parcours, avec des sections locales proches de 13,5 % ; pour la plupart des cyclistes amateurs, un plateau standard 50/34 associé à une cassette 11-28 ou 11-30 s’avère déjà un peu juste, surtout après l’accumulation de fatigue dans la seconde partie : un braquet trop lourd force une cadence de pédalage dangereusement basse, augmentant la charge sur les genoux. Il est recommandé de prévoir au minimum une cassette 11-30 ; les cyclistes aux capacités physiques et à l’expérience de montée plus limitées peuvent même envisager une cassette de type 11-32 ou plus, avec un dérailleur arrière compatible. Côté roues, pas besoin de rechercher l’aérodynamisme extrême ; des roues légères orientées grimpeur apporteront un bénéfice bien plus net sur ce type d’itinéraire en montée continue.

Rappels de sécurité

La météo en montagne alpine change beaucoup plus vite que ce que la plupart des cyclistes taïwanais connaissent par expérience. Même si le soleil brille au fond de la vallée en été, le sommet du col peut, en l’espace d’une demi-heure, basculer dans le froid, le vent fort, voire la pluie, à cause de l’accumulation des nuages. Il est impératif d’emporter une veste coupe-vent légère et de surveiller en permanence l’évolution des nuages. La descente est un autre point de risque souvent négligé sur cet itinéraire — longue descente combinée à de nombreux virages : la surchauffe des plaquettes de frein entraînant une perte de puissance de freinage est une cause fréquente d’accident. Il est recommandé de relâcher les freins par intermittence pour laisser refroidir les plaquettes, plutôt que de freiner en continu. Si, en montagne, vous subissez une chute brutale de température accompagnée de frissons, de confusion mentale ou de troubles de l’élocution, il faut immédiatement prendre conscience du risque d’hypothermie et chercher au plus vite un abri et de la chaleur. Ce genre de situation ne se règle pas en serrant les dents ; il faut la prendre au sérieux et agir. Par ailleurs, les règles de circulation, la courtoisie de dépassement et les habitudes de conduite sur les routes de montagne européennes diffèrent de celles des routes taïwanaises ; il est conseillé de se renseigner sur les habitudes de conduite locales avant le départ, en particulier sur le comportement des camping-cars et des motos lourdes qui doublent dans les virages serrés — une vigilance particulière est de mise.

Réaction à l’altitude et signaux d’alerte du corps

Bien que le col du Madeleine culmine à moins de 2000 mètres d’altitude et ne soit généralement pas de nature à déclencher un mal aigu des montagnes prononcé, un effort intense et prolongé combiné à l’élévation peut néanmoins provoquer chez certains cyclistes sensibles à l’altitude de légers vertiges, des nausées ou un essoufflement. Ces réactions s’estompent généralement après un repos ou une réduction de l’intensité. En revanche, si les symptômes s’aggravent, s’accompagnent de maux de tête sévères, d’une confusion mentale ou de vomissements, il faut immédiatement cesser de pédaler et chercher de l’aide. Cela dépasse le cadre du « ça va passer en serrant les dents » et doit être considéré comme un signal d’alarme médicale. Pour les cyclistes ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires, d’asthme ou d’autres pathologies chroniques, il est recommandé de consulter un avis médical professionnel avant le départ pour évaluer l’adéquation du projet de cyclisme. Le contenu de cet article n’est qu’un avis général et ne saurait se substituer à une évaluation médicale professionnelle.

Aspect psychologique : pourquoi cette route donne particulièrement envie d’abandonner

Si vous demandez à des cyclistes ayant déjà gravi le Madeleine « quel est le segment le plus dur », les réponses sont souvent très variées — car cette route n’a pas de « section démoniaque » clairement identifiable ; la souffrance est répartie uniformément sur 19 kilomètres. Cette conception est en réalité plus difficile à gérer qu’un raidard violent concentré sur une seule section : face à une « douleur brève dont on voit la fin », la volonté humaine arrive souvent à serrer les dents ; mais face à une « douleur longue, sans fin visible et qui épuise en continu », le mental est plus susceptible de vaciller. Il est conseillé avant l’ascension de découper le parcours en plusieurs segments psychologiques (par exemple, se fixer un petit objectif tous les 5 kilomètres), plutôt que d’aborder les « 19 kilomètres » comme un tout. C’est une méthode de gestion de l’allure mentale que recommandent de nombreux entraîneurs en endurance, et elle réduit efficacement la probabilité d’abandonner en cours de route.

Points clés à retenir

  • Le col du Madeleine s’étend sur environ 19 kilomètres, avec un dénivelé d’environ 1522 mètres et une pente moyenne d’environ 8,0 %. C’est une ascension alpine classique classée hors catégorie (HC) du Tour de France, apparue pour la première fois en 1969 et classée comme ascension de première catégorie presque chaque année depuis 1995.
  • Le versant sud (D213, route principale) est raide et concentré, tandis que le versant nord (itinéraire par Feissons-sur-Isère) est plus long mais avec une pente moyenne plus douce. Avant de planifier votre itinéraire, assurez-vous de savoir quel versant vous allez emprunter.
  • Estimation par modèle physique : un cycliste amateur (2,5 W/kg) mettra environ 2 heures, un cycliste avancé (3,0 W/kg) environ 1 heure 44 minutes. Ces chiffres sont donnés à titre indicatif uniquement ; ils seront influencés par le vent, l’état de la route et la condition physique du moment.
  • Comparé au Wuling (KOM de Taïwan), le défi du Madeleine ne réside pas dans l’altitude extrême, mais dans la pente soutenue et tendue avec « presque aucune section de récupération ». La sensation se rapproche davantage d’une version amplifiée du Fengguizui ou de l’ascension continue de Beiyi.
  • La météo en montagne est changeante, la surchauffe des freins en descente et les signes d’hypothermie sont des sujets de sécurité à prendre très au sérieux. Ne négligez jamais les risques liés à l’environnement de haute montagne.
  • Il est recommandé de prévoir au minimum un développement de 11-30. Ceux dont les capacités physiques sont plus limitées peuvent envisager une cassette de montagne plus légère pour éviter de blesser les genoux en fin de parcours avec un développement trop lourd.
  • Psychologiquement, il est conseillé de découper les 19 kilomètres en plusieurs petits objectifs plutôt que d’aborder la distance totale comme une seule tâche monumentale. Cela réduit efficacement la probabilité d’abandonner en cours de route.
  • Les personnes ayant des antécédents de maladies cardiovasculaires, d’asthme ou d’autres pathologies chroniques devraient consulter un avis médical professionnel avant le départ. Les recommandations de cet article sont fournies à titre indicatif uniquement et ne sauraient remplacer une évaluation médicale professionnelle.

Réponses rapides aux questions fréquentes

Question Réponse courte
Un débutant peut-il relever le défi ? Oui, mais il est conseillé d’accumuler d’abord de l’expérience sur les longues ascensions de Taïwan comme Beiyi ou Fengguizui, et de s’assurer de pouvoir pédaler en continu pendant plus de 2 heures sans interruption
Meilleure saison ? On considère généralement que la période de fin juin à mi-septembre est la fenêtre la plus stable ; la période d’ouverture réelle dépend des annonces des autorités de gestion routière de l’année
Faut-il louer un VTT ? Non, un vélo de route avec un développement adapté suffit, l’état de la route est bon
Peut-on combiner avec le col du Glandon pour un double col en une journée ? Ceux qui ont une condition physique et une expérience suffisantes le peuvent, mais il est conseillé d’évaluer d’abord sa capacité de récupération ; il est préférable de le faire sur deux jours

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