39 franchissements, jamais seul en tête : le col du Peyresourde, l'arme invisible qui décide vraiment des courses dans les Pyrénées
Le premier col des Pyrénées inscrit dans l’histoire du Tour de France
En 1910, le Tour de France emmenait pour la première fois son parcours dans les Pyrénées. Cette année-là, le coureur français Octave Lapize fut le premier à franchir le sommet du col de Peyresourde — ce n’était pas seulement un record personnel sur un col, mais le point de départ des Pyrénées comme synonyme d’« étapes de l’enfer » sur le Tour. De cette année jusqu’en 2025, le Peyresourde est apparu plus de 39 fois dans le parcours du Tour, un total parmi les plus élevés de tous les cols pyrénéens, sans pour autant avoir la réputation terrifiante des géants alpins comme le Tourmalet ou le Galibier. La raison est simple : le Peyresourde n’est ni très long ni le plus raide, mais il se trouve précisément dans cette position à la fois frustrante et fascinante de « col qui décide souvent de la course, mais qui n’est rarement le héros solitaire ».
Le col de Peyresourde se situe dans la partie centrale des Pyrénées françaises, à cheval sur la limite entre la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées. Le col lui-même se trouve sur la route D618, reliant Bagnères-de-Luchon à Arreau. Le col culmine à 1569 mètres d’altitude — rien d’exceptionnel parmi les cols classiques pyrénéens — mais sa position géographique revêt une importance stratégique majeure : de nombreux parcours d’étapes classiques placent le Peyresourde comme maillon clé dans l’enchaînement des ascensions pyrénéennes, ce qui en fait un acteur qui « oriente le scénario de la journée » plutôt qu’un « décideur solitaire ».
Fiche technique du col
| Élément | Détail |
|---|---|
| Pays / Massif | France, limite Haute-Garonne / Hautes-Pyrénées, Pyrénées centrales |
| Départ → Arrivée | Bagnères-de-Luchon (versant est) → sommet du col de Peyresourde |
| Longueur | Environ 13,8 km (versant de Luchon) |
| Dénivelé total | Environ 949 m |
| Pente moyenne | Environ 6,9 % |
| Pente maximale | Environ 11,7 % |
| Altitude départ / arrivée | Départ environ 620 m, sommet du col 1569 m |
| Source de notoriété | Présent sur le Tour depuis 1910, plus de 39 apparitions au total, l’un des cols pyrénéens les plus empruntés |
Note sur les données : le Peyresourde possède également un itinéraire partant du versant ouest depuis Armenteule, long d’environ 8,3 km avec un dénivelé d’environ 629 m et une pente moyenne d’environ 7,6 % — plus court que le versant de Luchon mais légèrement plus raide, chaque versant ayant ses propres difficultés. Selon les sources, le kilométrage exact et la pente moyenne du versant de Luchon peuvent varier légèrement, principalement en raison de différences dans le point de départ retenu. Cet article utilise la combinaison de données la plus courante ; pour le terrain, référez-vous aux panneaux sur place et aux enregistrements GPS.
Découpage par sections : une apparence « d’initiation » pyrénéenne, un test de rythme qui ne pardonne pas
Première partie (de Luchon jusqu’au premier tiers) : en quittant la petite station thermale de Luchon, la route s’élève doucement le long de la vallée. La pente y est relativement modérée, entre 5 % et 7 % environ, bordée de prairies typiques des Pyrénées et de fermes isolées. La vue est dégagée et paisible — c’est le tronçon le plus serein de tout le parcours.
Partie centrale (du premier tiers aux deux tiers) : à mesure que l’altitude augmente, la route enchaîne les lacets et la pente grimpe dans une fourchette de 7 % à 9 %, avec des passages qui frôlent brièvement les 10 %. C’est ici qu’on commence à ressentir la texture particulière du relief pyrénéen — contrairement aux arêtes granitiques acérées des Alpes, les montagnes pyrénéennes ont des formes plus arrondies, mais le paysage mêlant couverture végétale et pâturages offre un charme bien à part.
Dernière partie (des deux tiers au col) : le tronçon final concentre les pentes les plus fortes de tout le parcours, avec un maximum de 11,7 %. L’enchaînement des virages et la pente soutenue mettent à l’épreuve la gestion du rythme des coureurs. Autre particularité de ce tronçon : la vue s’élargit progressivement avec l’altitude, révélant les crêtes continues des Pyrénées environnantes et les contours du domaine skiable voisin de Peyragudes.
Le sommet et ses environs : une fois arrivé à 1569 mètres d’altitude, on découvre le panneau classique du col et ses marqueurs commémoratifs — l’un des lieux de photo incontournables pour les amateurs de vélo dans les Pyrénées. En poursuivant sur les routes secondaires autour du col, on peut rejoindre la station de ski de Peyragudes, devenue célèbre ces dernières années pour avoir accueilli à plusieurs reprises l’arrivée d’étapes du Tour (et non plus seulement un simple col de passage), formant avec le Peyresourde lui-même un duo d’ascensions complémentaires.
La relation avec Peyragudes : d’un col de passage à une arrivée indépendante
La relation entre le col de Peyresourde et la station voisine de Peyragudes est la clé pour comprendre l’évolution du rôle de cet itinéraire dans le Tour ces dernières années. Autrefois, le Peyresourde n’était la plupart du temps qu’un col classé en cours d’étape : les coureurs franchissaient le sommet puis poursuivaient vers la véritable arrivée du jour. Mais les parcours récents ont progressivement fait de Peyragudes elle-même le point d’arrivée d’étape, ce qui signifie qu’après avoir franchi le col de Peyresourde, les coureurs doivent encore affronter une ascension supplémentaire vers la station de ski avant d’atteindre le véritable point de décision de l’étape. Cette conception d’étape combinant « col + arrivée » a fait passer le Peyresourde du statut de simple « ascension de passage » à celui d’« avant-poste décisif », renforçant nettement son importance tactique dans les Tours récents. Pour les cyclotouristes qui planifient leur itinéraire, cela signifie aussi qu’en relevant le défi du Peyresourde, on peut choisir selon sa condition physique d’ajouter ou non le prolongement vers Peyragudes, pour une expérience plus fidèle aux parcours réels des Tours récents.
Pourquoi les ascensions pyrénéennes ont une « personnalité » différente des Alpes
Si vous avez déjà gravi ou étudié les cols classiques des Alpes, vous remarquerez en arrivant au Peyresourde une différence subtile mais évidente — le relief général des Pyrénées est plus arrondi que celui des Alpes, avec des ondulations plus douces, sans l’impression d’être encerclé par des sommets principaux acérés dépassant souvent les 3000 ou même 4000 mètres. Cette différence de caractère géologique se reflète en quelque sorte dans les sensations à vélo : les ascensions pyrénéennes donnent souvent une impression d’« enchaînement sans fin » plutôt que de « monstre unique ». Le Peyresourde en est l’archétype — il ne vous intimide pas avec une pente exagérée sur un tronçon, mais teste votre gestion de l’endurance par la continuité de son rythme.
Cette particularité du relief rend également l’élevage et l’agriculture plus visibles dans les Pyrénées que dans les Alpes : au fil de la montée, on croise fréquemment des troupeaux de moutons et de vaches en pâture, des fermes traditionnelles en pierre et de petites églises de village, avec une densité de paysage humain plus élevée que sur certaines ascensions alpines de haute altitude. Pour les cyclistes qui aiment ressentir la vie locale pendant l’effort, le Peyresourde et les Pyrénées environnantes offrent une expérience plus chaleureuse, plus « humaine », que certaines ascensions alpines relativement désolées.
Retour sur un moment légendaire : l’attaque surprise de Froome en descente en 2016
Bien que le col de Peyresourde soit rarement le point d’arrivée d’une étape à lui seul, il a pourtant laissé plusieurs moments mémorables qui font les délices des fans, le plus souvent cité étant l’audacieuse attaque du Britannique Chris Froome dans la descente après le sommet du col en 2016 — un choix tactique consistant à attaquer en descente plutôt qu’en montée, extrêmement rare dans le peloton professionnel de l’époque, qui a depuis ajouté une dimension tactique nouvelle à la descente du Peyresourde. Par ailleurs, lors de l’édition 2012, le parcours du Tour prévoyait que le col de Peyresourde soit franchi deux fois dans la même étape — cette configuration de « gravir deux fois le même col en une seule journée » reste un record tout à fait singulier dans l’histoire de la conception des parcours du Tour.
Pourquoi « décide du sort de la course, mais rarement en tête d’affiche »
Pour comprendre le positionnement singulier du Peyresourde dans l’histoire du Tour de France, il faut partir de la logique de conception des étapes. Dans les étapes pyrénéennes enchaînant plusieurs cols, le Peyresourde est souvent placé dans le deuxième tiers ou la seconde moitié du parcours — ce qui signifie que lorsque les coureurs l’abordent, leurs forces sont déjà entamées par les ascensions précédentes. À ce moment-là, même si le col, pris isolément, n’a pas une difficulté exceptionnelle, il devient souvent la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour les coureurs dont les réserves sont insuffisantes. Ce rôle de « pas le plus dur, mais souvent celui qui fait basculer la course » a valu au Peyresourde une réputation unique dans le peloton professionnel — les suiveurs avertis savent que le sort d’une course se joue souvent sur ces ascensions « anodines en apparence », plutôt que sur le géant classé hors catégorie de l’étape.
Cette logique de conception d’étape a aussi une valeur de référence pour les cyclistes amateurs qui planifient leurs propres défis : si vous voulez simuler l’intensité réelle d’une course professionnelle, le Peyresourde ne doit pas être programmé comme « l’unique objectif du jour », mais plutôt combiné à d’autres ascensions pour former un enchaînement continu. C’est ainsi que l’on comprend vraiment la raison profonde pour laquelle ce col a été utilisé à maintes reprises dans l’histoire du Tour : il ne teste pas la puissance maximale sur une seule ascension, mais l’intelligence de gestion de l’effort sur l’ensemble d’un parcours planifié.
Estimation de puissance et d’allure : calculer physiquement votre temps d’ascension
Dans la continuité du modèle physique utilisé dans cette série :
P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente)) composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v² résistance de l'air
Paramètres supposés : cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg (masse totale 79 kg), g=9,81 m/s², Crr≈0,005, CdA≈0,32 m², masse volumique de l’air corrigée selon l’altitude (altitude médiane du col ≈ 1095 m), rendement de transmission ≈ 0,975.
En appliquant le versant côté Luchon (13,8 km, pente moyenne 6,9 %, dénivelé 949 m) à différents rapports puissance/poids, et en résolvant itérativement avec python3, on obtient :
| Rapport puissance/poids | Profil type | Temps d’ascension estimé | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | Débutant qui termine | ≈ 1 h 38 min | ≈ 8,5 km/h |
| 2,5 W/kg | Amateur moyen | ≈ 1 h 19 min | ≈ 10,5 km/h |
| 3,0 W/kg | Cycliste confirmé | ≈ 1 h 06 min | ≈ 12,5 km/h |
| 4,0 W/kg | Niveau compétition | ≈ 51 min | ≈ 16,2 km/h |
| 5,0+ W/kg | Niveau professionnel | ≈ 42 min | ≈ 19,7 km/h |
Ces estimations issues du modèle physique ne tiennent pas compte du vent, de l’état de la route, des différences morphologiques ni de l’accumulation réelle de fatigue. Il est à noter que le temps d’ascension estimé du Peyresourde est relativement « accessible » parmi les cinq cols de cette série — environ une heure suffit pour le gravir. Cela explique aussi pourquoi il est souvent intégré à des étapes enchaînant plusieurs ascensions dans la même journée, servant de transition entre d’autres cols plus longs (comme le Tourmalet). Si l’on ajoute la prolongation vers la station de ski de Peyragudes, le temps réel s’allonge, en fonction de la longueur et de la pente de ce prolongement ; il est conseillé de consulter les informations d’itinéraire les plus récentes avant le départ.
Quant aux données chronométriques précises des épisodes comme l’attaque en descente de Froome dans les années 2010 ou le double passage de 2012, étant donné les écarts considérables de contexte de course, de météo et de méthode de relevé selon les éditions, aucune seconde précise ne sera citée ici ; seule la signification tactique de ces événements est présentée.
L’influence du poids : cycliste de 60 kg vs 80 kg
En calculant avec le même rapport puissance/poids de 3,0 W/kg, un cycliste de 60 kg (masse totale 69 kg) doit produire 180 W, tandis qu’un cycliste de 80 kg (masse totale 89 kg) doit produire 240 W. Comme le Peyresourde ne comporte aucun passage extrêmement raide sur l’ensemble du parcours (la pente maximale de 11,7 % reste dans une fourchette gérable pour la plupart des cyclistes amateurs), l’influence du poids sur le temps d’ascension existe, mais elle n’est pas amplifiée comme sur une ascension courte et violente telle que le Puy de Dôme. C’est un col à sensibilité au poids relativement « modérée », ce qui en fait l’une des raisons pour lesquelles il convient comme option d’initiation aux défis pyrénéens.
Le point de vue des cyclistes taïwanais : à quelle montée de Taïwan le Peyresourde ressemble-t-il ?
La partie initiale en pente douce du Peyresourde rappelle le rythme d’échauffement des pistes cyclables riveraines de Taïwan rejoignant les collines périurbaines. La partie centrale et finale, avec ses lacets successifs et ses pentes soutenues de 7 % à 9 %, se rapproche sensiblement de l’ascension sinueuse de la route provinciale 9 (Beiyi), à la différence que le final culminant à près de 11,7 % évoque davantage les passages les plus raides du col de Fengguizui. Dans l’ensemble, pour un cycliste taïwanais ayant déjà l’expérience de Beiyi et de Fengguizui, la difficulté du Peyresourde en fait une « porte d’entrée vers les Pyrénées » relativement abordable, sans exiger la même base d’entraînement aux longues ascensions que le Tourmalet ou le Galibier.
Côté organisation pratique, le Peyresourde se trouve à proximité de la station thermale de Luchon, un pôle touristique majeur des Pyrénées offrant des options de transport et d’hébergement relativement complètes. C’est une étape idéale à intégrer dans un programme de défi incluant d’autres ascensions pyrénéennes plus exigeantes (comme le Tourmalet). En réalité, Luchon est en soi une base naturelle pour le cyclotourisme dans les Pyrénées — depuis cette ville, outre le Peyresourde, on peut enchaîner plusieurs autres cols pyrénéens réputés pour former un programme de défis multi-ascensions sur plusieurs jours. C’est d’ailleurs pourquoi de nombreux circuits cyclotouristiques européens choisissent Luchon comme camp de base pour leurs séjours pyrénéens, plutôt que de changer d’hébergement chaque jour pour sillonner les différentes vallées. La tradition thermale de la ville en fait également un lieu idéal pour récupérer après de longues sorties : après une journée de montées intenses, profiter d’un bain thermal pour soulager les courbatures est un bonus que de nombreux cyclistes de passage évoquent avec plaisir. Côté saison, la période de juin à septembre est généralement considérée comme la plus stable pour rouler ; la fermeture des routes dans les Pyrénées est en général légèrement plus courte que dans les Alpes, mais la période d’ouverture exacte varie selon les conditions climatiques de l’année — il est impératif de consulter les dernières annonces des autorités routières locales avant le départ.
Stratégie d’allure et de ravitaillement
Avec un temps d’ascension d’environ une heure, le Peyresourde exige davantage une régularité de rythme qu’une répartition extrême de l’effort, contrairement aux ascensions plus longues. Il est recommandé de maintenir une puissance relativement stable tout au long du parcours, en évitant de se laisser emporter par l’enthousiasme dans la partie initiale en pente douce et d’y mettre trop d’intensité. Cette erreur est particulièrement fréquente sur les ascensions de courte durée, car le cycliste se dit « de toute façon, ça va vite passer » et brûle ses forces prématurément, pour se retrouver à court d’énergie dans le final à près de 11,7 %. Côté ravitaillement, la durée réduite ne nécessite pas des ravitaillements aussi fréquents que pour la Madeleine ou le Glandon, mais le repas avant le départ et la préparation hydrique restent indispensables — et si vous envisagez d’ajouter le prolongement vers Peyragudes, le plan de ravitaillement devra être adapté en conséquence.
Équipement et recommandations de braquets
La répartition des pentes du Peyresourde est relativement homogène. Un plateau standard 50/34 associé à une cassette 11-28 suffit pour la plupart des cyclistes ayant une base en montée, même pour le final à 11,7 % de pente maximale, à condition de gérer son allure correctement. Si vous prévoyez de prolonger vers Peyragudes ou d’enchaîner d’autres ascensions pyrénéennes pour former un long parcours, il est conseillé de prévoir une cassette 11-30 ou plus, afin de garder une marge pour les sections prolongées une fois la fatigue installée.
Rappels de sécurité
Le régime météorologique des Pyrénées est similaire à celui des Alpes : les cellules convectives se développent rapidement l’après-midi. Même si le temps est dégagé au départ, des averses localisées ou du brouillard peuvent survenir à proximité du col en cours de route. En cas de visibilité réduite, il est impératif de ralentir et d’allumer ses feux pour être bien visible. Les descentes comportent de nombreux lacets successifs ; la tactique d’attaque en descente à la Froome est certes une image légendaire du cyclisme professionnel, mais les cyclistes amateurs ne doivent en aucun cas chercher la sensation de vitesse en descente. Sur les longues descentes, il est recommandé de relâcher les freins par intermittence pour laisser refroidir les plaquettes, afin d’éviter une perte de puissance de freinage due à un freinage continu et appuyé. Si vous prévoyez de prolonger vers la station de Peyragudes, l’altitude y est plus élevée et le vent généralement plus fort ; un équipement supplémentaire de protection contre le froid et le vent est nécessaire. En montagne, si des signes d’hypothermie apparaissent — frissons accompagnés d’une baisse de température corporelle, confusion mentale —, il faut immédiatement chercher un abri et se réchauffer. Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, d’asthme ou d’autres pathologies chroniques doivent consulter un avis médical professionnel avant le départ pour évaluer l’adéquation de leur projet cycliste. Les recommandations de cet article sont fournies à titre indicatif et ne sauraient se substituer à une évaluation médicale professionnelle.
Circulation et partage de la route
La route D618 autour de la station thermale de Luchon est également l’un des principaux axes reliant les villages environnants. Pendant les heures de cyclisme, vous pourrez croiser des véhicules de riverains, des bus touristiques et d’autres cyclistes de loisir, en particulier en haute saison (environ juillet et août) où le trafic augmente sensiblement. Les habitudes de dépassement des conducteurs en zone montagneuse européenne ne sont pas exactement les mêmes qu’à Taïwan. Il est recommandé de se familiariser avec le code de la route local avant le départ, de rester sur le côté droit et d’utiliser des gestes clairs pour réduire les risques lors des croisements avec les véhicules. Si vous prévoyez de prolonger l’effort sur le tronçon de la station de ski de Péra-Goude, sachez que la circulation y est relativement faible hors saison de neige, mais que l’état de la route et les variations de pente peuvent être moins familiers ; il est conseillé de ralentir et de rester concentré sur la route.
Points clés à retenir
- Le col de Peyresourde s’étend sur environ 13,8 km (côté Luchon), avec un dénivelé d’environ 949 mètres et une pente moyenne d’environ 6,9 %. C’est le premier col franchi par le Tour de France lors de sa première incursion dans les Pyrénées en 1910, et il y est apparu plus de 39 fois.
- Ces dernières années, le parcours associe souvent ce col à l’arrivée à la station de ski de Péra-Goude, transformant un simple passage de col en avant-poste décisif pour la victoire.
- Estimation par modèle physique : un cycliste amateur (2,5 W/kg) mettra environ 1 h 19 min pour le gravir, ce qui en fait l’ascension la plus courte des cinq cols de cette série.
- Sensation similaire aux enchaînements de virages de la route provinciale 9 (Beiyi) avec une fin en pente raide façon Fengguizui, ce qui en fait une option d’entrée idéale pour s’attaquer aux Pyrénées.
- La météo changeante en montagne, les lacets continus en descente et les vents plus forts sur le prolongement de Péra-Goude sont autant de points de vigilance pour la sécurité.
- Les personnes ayant des antécédents médicaux doivent consulter un avis médical professionnel avant le départ ; les recommandations de cet article sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas une évaluation médicale professionnelle.
Dernière vérification avant le départ : replacer Peyresourde dans le bon contexte d’itinéraire
La plus grande valeur de Peyresourde ne réside pas tant dans ses chiffres de difficulté lorsqu’on l’affronte seul, mais dans son rôle de « plaque tournante » pour les itinéraires cyclistes dans les Pyrénées. Lors de la planification, il est conseillé de définir d’abord l’objectif principal de votre voyage : si vous souhaitez vivre l’intensité réelle d’une étape du Tour de France, il est préférable de combiner Peyresourde avec d’autres ascensions le même jour pour simuler l’épuisement continu d’un parcours professionnel ; si vous cherchez simplement une ascension accessible et adaptée à une première expérience pyrénéenne, faire de Peyresourde le protagoniste d’une sortie d’une journée est tout à fait raisonnable. Pour les cyclistes taïwanais qui accumulent encore de l’expérience sur les longues montées, cette caractéristique — « ne pas vous mettre à terre d’un coup, mais vous faire pleinement ressentir le charme des Pyrénées » — est précisément la raison pour laquelle Peyresourde mérite d’être recommandé. Quelle que soit l’option choisie, vérifier l’état d’ouverture des routes, les prévisions météo et votre condition physique avant le départ reste la condition préalable pour relever le défi en toute sécurité et avec plaisir.
FAQ rapide
| Question | Réponse courte |
|---|---|
| Adapté aux débutants dans les Pyrénées ? | Oui, c’est l’ascension la plus courte et la plus douce en pente de cette série, idéale comme option d’entrée |
| Faut-il en profiter pour tenter Péra-Goude ? | Selon votre condition physique ; le prolongement est plus élevé en altitude et plus venteux, il est conseillé de mesurer ses forces |
| Meilleure saison ? | Généralement de juin à septembre, la période de fermeture des routes dans les Pyrénées étant généralement un peu plus courte que dans les Alpes |
| Quelle est l’image de course la plus célèbre ? | L’attaque surprise de Froome en descente en 2016, ainsi que l’aménagement spécial de 2012 avec deux passages du col dans la même étape |
| Peut-on en faire le défi principal d’une journée ? | Oui, la difficulté est accessible et le temps plus court, adapté comme objectif d’une journée pour une première expérience pyrénéenne |
| Quoi d’autre à prévoir à proximité ? | La station thermale de Luchon peut servir de camp de base pour un itinéraire pyrénéen de plusieurs jours, avec en prime des bains thermaux pour la récupération |
Lectures complémentaires
- « Vous êtes des assassins ! » — Comment le col du Tourmalet a donné naissance au titre de « Roi de la Montagne » du Tour de France
- La connexion légendaire des Pyrénées : histoire et rythme des trois cols Tourmalet–Aspin–Peyresourde
- 19 km, 1522 m de dénivelé : le col de la Madeleine, le géant alpin du Tour « entre cœur brisé et beauté »
- Le col d’Aubisque : la scène désolée des Pyrénées, la légende de Wim van Est tombé dans le ravin
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