La ligne de partage climatique entre le Nord et le Sud du Vietnam : le col des Nuages (Hai Van Pass), le tronçon cycliste salué par Top Gear comme « la plus belle route côtière du monde »
Une route dont même les nuages ont un nom
« Hải Vân », ce nom, traduit directement du vietnamien, signifie « mer et nuages » — parce que ce tronçon de montagne est souvent enveloppé dans l’épaisse brume venue de la mer de Chine méridionale, la visibilité y est capricieuse, et le contraste entre les sommets noyés dans les nuages et le littoral d’un bleu profond en contrebas est saisissant. C’est l’origine du nom de cette route, et c’est aussi son charme le plus envoûtant. Rien que ce nom annonce déjà le drame météorologique que l’on vivra en la parcourant à vélo — on ne peut jamais être totalement certain, le jour venu, de ce qui nous attend au sommet du col : un panorama marin d’un bleu immaculé sous un ciel sans nuages, ou un épais brouillard à ne pas voir sa main devant soi.
Le col des Nuages (Hải Vân) se situe au centre du Vietnam, entre Đà Nẵng et Huế, traversant un contrefort de la cordillère annamitique qui s’étend vers la mer de Chine méridionale, aux alentours du 16e parallèle nord et du 108e méridien est, précisément au milieu géographique de ce pays en forme de S. Son altitude n’est en réalité pas très élevée : le col lui-même culmine à environ 496 mètres, et le sommet voisin le plus haut, le mont Ai Van Son, atteint environ 1 172 mètres. En termes de hauteur, il est loin derrière les cols de Kathang La ou de Tolong La présentés dans cette série. Mais la notoriété du col des Nuages n’a jamais reposé sur son altitude, plutôt sur sa position géographique unique et son poids historique — c’est ici que se trouve la barrière naturelle qui sépare les climats du nord et du sud du Vietnam. En hiver (de novembre à mars environ), le versant nord est constamment humide, froid et pluvieux, tandis que le versant sud reste chaud et sec. Une seule route tranche ainsi deux types de climats radicalement différents, et sépare aussi deux royaumes qui furent jadis ennemis dans l’histoire du Vietnam.
En 2008, l’émission automobile britannique Top Gear, lors de son spécial Vietnam, s’y est arrêtée. Le présentateur Jeremy Clarkson y a décrit le col des Nuages comme « l’une des plus belles routes côtières du monde ». Cette remarque, portée par l’influence mondiale de l’émission, s’est rapidement répandue, propulsant le col des Nuages d’une simple route panoramique régionale à une étape incontournable sur la liste des road-trips internationaux et des amateurs de cyclisme. Aujourd’hui, chaque jour, d’innombrables motards, cyclistes et automobilistes serpentent le long de cette route, rien que pour vérifier de leurs propres yeux si cet éloge est mérité.
L’autre attrait de cet itinéraire réside dans la façon dont il condense l’histoire des infrastructures de transport, l’héritage colonial et la culture touristique moderne en à peine 21 kilomètres. L’ancienne route nationale 1 serpente le long des flancs de la montagne, croisant et longeant la ligne de chemin de fer nord-sud ; c’est un maillon stratégique majeur de l’histoire du transport ferroviaire et routier nord-sud du Vietnam. Aujourd’hui, un tunnel plus moderne détourne l’essentiel du trafic de fret et des cars longue distance, mais cette vieille route, elle, a vu son trafic diminuer et s’est transformée en une route touristique bien plus adaptée à la lenteur — que l’on soit à moto, à vélo, ou au volant d’une jeep décapotable de location. Cette histoire de « l’ancienne route qui renaît grâce à la nouvelle » n’est pas rare dans l’histoire mondiale du voyage sur route, et le col des Nuages en est un exemple tout à fait typique — un peu comme les anciennes routes départementales de nombreux pays qui, après l’ouverture de l’autoroute, se sont muées en itinéraires de détente prisés des cyclistes et des motards : moins de trafic commercial pressé, plus de voyageurs prêts à ralentir pour admirer le paysage.
Fiche technique de l’itinéraire
| Élément | Détail |
|---|---|
| Pays / Massif | Centre du Vietnam, frontière entre Đà Nẵng et Huế, contrefort de la cordillère annamitique |
| Départ → Arrivée | Sens de roulage courant : départ au nord de la plage de Lang Co, franchissement du col, puis descente vers la côte nord de Đà Nẵng |
| Longueur | Tronçon de franchissement de l’ancienne route nationale 1 : environ 21 km au total (montées et descentes des deux versants comprises) |
| Dénivelé total | Montée d’un versant : environ 400 à 450 m (selon le point de départ, les sources varient légèrement) |
| Pente moyenne | Environ 4 à 5 % sur l’ensemble, relativement régulière et douce, courbes denses mais rares sections raides et exigeantes |
| Pente maximale | Certaines courbes locales sont plus raides, mais l’ensemble reste d’une difficulté moyenne à facile |
| Altitude départ / arrivée | Points de départ des deux versants proches du niveau de la mer ; col à environ 496 m |
| Origine de la notoriété | Éloge de Top Gear en 2008 dans son spécial Vietnam : « l’une des plus belles routes côtières du monde » ; historiquement, frontière entre le Champa et le Đại Việt, et position stratégique pendant la période coloniale française et la guerre du Vietnam |
Note sur les données : concernant la longueur et le dénivelé du col des Nuages, les différentes sources divergent souvent selon la définition des points de départ et d’arrivée (inclusion ou non des voies d’accès, des routes de liaison avant et après le tunnel de substitution). Cet article adopte une estimation par intervalles couramment retenue ; pour une planification réelle, veuillez vous fier aux panneaux sur place et aux mesures GPS. Inutile de s’attarder sur les quelques centaines de mètres d’écart entre les articles : cela tient le plus souvent à la définition des points de départ et d’arrivée.
Découpage par sections : de la petite ville balnéaire au col noyé dans les nuages
Première section : la plage de Lang Co — un prélude en douceur entre mer azur et ciel bleu
Si l’on choisit de partir du côté de Lang Co, direction Huế, la première section longe le littoral : à droite, l’eau bleu profond de la mer de Chine méridionale et ses plages de sable fin ; à gauche, la silhouette des montagnes qui s’élèvent progressivement. Cette portion est peu pentue ; son rôle principal est de mettre le corps et les yeux en condition — avant même de commencer l’ascension proprement dite, le paysage marin qui s’offre à vous capte toute votre attention. Cette expérience du « déjà rentabilisé avant même d’avoir commencé à grimper » est un avantage rare du col des Nuages par rapport à d’autres itinéraires de montée.
Deuxième section : entrée en montagne — une symphonie de virages et de panoramas marins
Après avoir quitté la plaine côtière, la route s’élève nettement et s’enroule en une succession dense d’épingle à cheveux et de virages en S. Le dénivelé y est relativement stable, sans à-coups violents ; ce sont plutôt les virages incessants qui mettent à l’épreuve le rythme et la technique de virage du cycliste. À mesure que l’altitude gagne, la perspective sur le littoral derrière soi ne cesse d’évoluer — chaque virage semble réajuster l’angle de vue, comme un objectif que l’on recadre. C’est pourquoi de nombreux voyageurs qui l’ont gravi décrivent l’ascension du col des Nuages comme « presque jamais ennuyeuse » : la fréquence des récompenses visuelles y est bien supérieure à celle des itinéraires de montée classiques.
Troisième section : approche du col — là où les nuages et l’histoire se rencontrent
Plus on approche du col, plus la probabilité d’être enveloppé par les nuages augmente, et la température y est nettement plus fraîche qu’au pied de la montagne. Aux abords du col subsistent les vestiges de blockhaus construits à l’époque coloniale française, ainsi que des structures de poste frontière datant de l’affrontement entre le royaume du Champa et la dynastie des Đại Việt — historiquement, de 1306 jusqu’à l’invasion vietnamienne du Champa en 1471, cette zone fut longtemps la ligne de frontière entre les deux royaumes. Ces vestiges militaires patinés par le temps, en contrepoint des nuages qui les enveloppent, créent une atmosphère particulière de mélancolie historique, ce qui distingue le col des Nuages d’une simple ascension de paysage naturel.
Plus anciennement encore, certaines sources affirment que le général chinois Ma Yuan, de la dynastie Han, aurait utilisé cet endroit comme barrière naturelle de la frontière méridionale de l’empire chinois dès le premier siècle de notre ère. Bien que ces détails historiques plus anciens soient difficiles à vérifier pleinement, ils suffisent à montrer que le rôle du col des Nuages comme ligne de partage géographique naturelle était déjà établi aux tout débuts de l’histoire écrite. En se tenant près du col, en observant les deux types de nuages radicalement différents entre le nord et le sud, on comprend intuitivement pourquoi, depuis des millénaires, quel que soit le pouvoir régnant sur ces terres, tous ont choisi de tracer ici leur frontière — ce n’est pas une décision politique artificielle, mais une réponse que la géographie et le climat avaient déjà écrite.
Sur le col, on peut aussi voir des traces de conflits plus récents. Cette terre a traversé au XXe siècle la colonisation française, la guerre contre le Japon, puis les flammes de la guerre du Vietnam ; le col des Nuages, au relief escarpé, y fut naturellement entraîné, devenant l’un des théâtres de manœuvres militaires et d’affrontements. Aujourd’hui, la plupart de ces vestiges se sont fondus dans les sentiers de randonnée et les plateformes panoramiques environnantes ; visiteurs et cyclistes peuvent, dans une atmosphère relativement sereine, observer de près ces structures de blockhaus témoins des années de feu, et ressentir la longue transition de cette terre, de la guerre vers un tourisme de paix.
Quatrième section : descente vers Đà Nẵng — à la rencontre de la skyline d’une ville moderne
Après avoir franchi le col, la descente serpente en direction de Đà Nẵng. À mesure que l’altitude diminue, la vue devant soi se laisse peu à peu envahir par la skyline moderne et urbaine de Đà Nẵng et par un littoral qui s’étire plus longuement encore, contrastant nettement avec l’atmosphère historique de la montagne que l’on vient de quitter. Cette descente comporte elle aussi des virages serrés, et certaines portions sont partagées avec les véhicules motorisés ; il convient de rester concentré et de ne pas céder à la tentation de la vitesse pour le simple plaisir de la sensation.
Đà Nẵng, l’une des villes les plus dynamiques du centre du Vietnam ces dernières années, possède de magnifiques plages sur plusieurs kilomètres et des infrastructures touristiques internationales en plein essor. Descendre du col jusqu’au centre-ville de Đà Nẵng constitue la conclusion la plus gratifiante de ce parcours. De nombreux cyclistes choisissent de marquer une pause à Đà Nẵng pour déguster les fruits de mer réputés et les spécialités locales, reconstituer les forces dépensées pendant la longue randonnée, puis, selon leur programme, soit refaire le chemin en sens inverse, soit prendre un transport local vers la destination suivante — par exemple la vieille ville de Hội An, classée au patrimoine mondial, située non loin de Đà Nẵng et souvent ajoutée à l’itinéraire des cyclotouristes.
Puissance et estimation de l’allure : gestion du rythme sur pente modérée
À l’aide d’un modèle physique, décomposons le segment d’ascension du col des Nuages (attaque depuis Lang Co, distance d’environ 10 km, dénivelé d’environ 450 m, altitude moyenne d’environ 250 m), avec la formule standard suivante :
P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente))
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr
Fa = 0,5 × ρ × CdA × v²
Hypothèses : poids total de 79 kg (cycliste de 70 kg + 9 kg pour le vélo et l’équipement), Crr d’environ 0,005 (pneus de route sur asphalte, l’état de l’ancienne route nationale 1 étant globalement bon), CdA d’environ 0,32 m², rendement de transmission d’environ 0,975. Comme l’ensemble du parcours se situe à une altitude relativement proche du niveau de la mer, la densité de l’air n’est presque pas réduite (environ 1,19 kg/m³ à 250 m d’altitude moyenne, soit environ 97 % de celle au niveau de la mer), ce qui n’affaiblit pratiquement pas la puissance de sortie. Un calcul réel avec python3 donne le tableau comparatif suivant (pente moyenne estimée à environ 4,5 %) :
| Rapport puissance/poids | Catégorie de cycliste | Temps estimé pour l’ascension | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | Débutant terminant l’ascension | Environ 50 min | Environ 12,0 km/h |
| 2,5 W/kg | Amateur général | Environ 41 min | Environ 14,7 km/h |
| 3,0 W/kg | Avancé | Environ 35 min | Environ 17,1 km/h |
| 4,0 W/kg | Niveau compétition | Environ 28 min | Environ 21,6 km/h |
| 5,0+ W/kg | Niveau professionnel | Environ 24 min | Environ 25,5 km/h |
Ce tableau montre que, en termes de difficulté physique pure de l’ascension, le col des Nuages se classe dans la catégorie « un défi abordable sereinement du débutant au niveau intermédiaire » — distance courte, pente modérée, altitude dont l’effet sur l’endurance est presque négligeable. Les véritables facteurs influençant l’expérience de conduite et la sécurité sont plutôt la densité des virages et les conditions de circulation, plutôt que le simple besoin de puissance de sortie. C’est aussi pourquoi le col des Nuages est particulièrement adapté comme première « expérience d’ascension à l’étranger » pour les débutants en cyclotourisme sur route : sans avoir besoin d’un seuil de condition physique extrême, on peut profiter d’un rituel d’ascension relativement complet et de panoramas spectaculaires en récompense. Rappel : il s’agit d’une estimation issue d’un modèle physique, qui ne prend pas en compte les décélérations réelles dans les virages, les perturbations du trafic ni l’impact des rafales de vent marin sur le rythme de pédalage.
Il est à noter que, bien que la pente moyenne paraisse modérée, les lacets serrés et nombreux impliquent en pratique des cycles fréquents de décélération puis de réaccélération. Ce type de conduite « non constante » génère une dépense physique réelle plus élevée que celle supposée par le modèle physique qui part d’une vitesse constante. Lors de la planification du budget temps, il est conseillé de garder une certaine marge et de ne pas appliquer intégralement les valeurs théoriques pour établir l’horaire de l’itinéraire.
Un autre facteur physique méritant réflexion est le vent marin. Le col des Nuages est adjacent à la mer de Chine méridionale, et le versant exposé à la mer subit fréquemment des vents latéraux, voire des vents contraires, notamment pendant les saisons de mousson, où les rafales peuvent être considérables. Le terme de résistance aérodynamique (Fa) du modèle de puissance ci-dessus est calculé avec une vitesse relative de l’air en condition de vent nul ; si l’on superpose les composantes réelles de vent latéral ou contraire, la résistance au vent ressentie par le cycliste sera plus élevée que l’estimation du modèle. En particulier dans les sections rapides en descente, un fort vent latéral peut même représenter un défi pour la stabilité du pilotage. Il est recommandé de consulter les informations de vitesse du vent des prévisions météorologiques locales avant de partir ; les jours de vent fort, il faut impérativement réduire la vitesse en descente et rester vigilant face aux rafales soudaines.
Point de vue des cyclistes taïwanais : plus doux que la route Beiyi, plus riche historiquement que le paysage maritime de Guanyin
Pour les cyclistes taïwanais, la densité de virages et le paysage côtier du col des Nuages évoquent sans doute le plus facilement la route provinciale Beiyi ou le littoral de la route Suhua — des itinéraires tout aussi mêlant montagne et mer, avec des virages serrés. Mais la pente du col des Nuages est globalement plus douce que celle de la route Beiyi, avec un seuil de condition physique plus accessible pour l’amateur général, tout en ajoutant une profondeur historique rare sur les routes côtières taïwanaises : la mémoire de la frontière entre le Champa et le Đại Việt, les vestiges de bunkers de l’époque coloniale française, les traces d’activités militaires de la guerre du Viêt Nam, toutes superposées sur le même tronçon de route de montagne, faisant de la montée non seulement un défi physique, mais aussi une micro-exploration historique.
Sur le plan pratique, Da Nang et Hué sont toutes deux des villes touristiques matures du centre du Viêt Nam, avec des vols internationaux et des liaisons terrestres relativement pratiques ; la location de vélos et les groupes de cyclotourisme locaux sont également faciles à organiser. Les frais concrets de location et l’organisation de l’itinéraire varient selon la saison et le taux de change ; veuillez vous référer impérativement aux informations les plus récentes des prestataires locaux. Côté saisons, le climat du centre du Viêt Nam se divise nettement en saison sèche et saison des pluies, et le col des Nuages se trouve précisément sur la ligne de partage climatique — il est conseillé d’éviter la saison des pluies du côté nord, autour de Hué (probabilité de précipitations plus élevée d’environ septembre à janvier de l’année suivante), et de choisir une période où le temps est relativement stable pour profiter pleinement des avantages du paysage maritime et de la visibilité de cet itinéraire, plutôt que de manquer une grande partie des paysages dans le brouillard épais et la pluie fine.
Aujourd’hui, le tunnel du col des Nuages (l’un des plus longs tunnels routiers d’Asie du Sud-Est) a remplacé l’ancienne route nationale 1 comme principal axe de transport nord-sud, ce qui signifie que le trafic sur l’ancienne route de franchissement de la montagne a considérablement diminué. C’est en réalité une bonne chose pour les cyclotouristes et les motards — moins d’interférences des poids lourds, une expérience de conduite plus sereine et plus sûre. C’est aussi un contexte important de la transformation progressive du col des Nuages, passant d’un simple passage routier à une route touristique et de loisirs sportifs.
Côté équipement, l’état de la chaussée de l’ancienne route nationale 1 est globalement bon, un vélo de route standard suffit, sans nécessiter de pneus élargis spécifiques. Cependant, comme cet itinéraire comporte des virages serrés et de longues descentes, il est recommandé de vérifier soigneusement le système de freinage et la pression des pneus avant le départ, et d’envisager d’emporter un équipement de pluie simple — le climat côtier du centre du Viêt Nam est changeant ; même si le temps est ensoleillé au départ, la probabilité d’une averse soudaine près du col n’est pas négligeable. Une veste imperméable légère peut grandement améliorer la sérénité face aux changements météorologiques imprévus.
Côté communication, Da Nang et Hué étant des pôles touristiques, la communication en anglais de base est généralement sans problème au niveau des hôtels et des agences de voyage, mais la signalisation routière locale et certains commerces restent principalement en vietnamien. Il est conseillé de télécharger des cartes hors ligne et des applications de traduction avant le départ, ou d’envisager de suivre un groupe de cyclotourisme local, ce qui permet de gérer plus sereinement la double méconnaissance de la langue et des conditions routières.
Rappels de sécurité
L’altitude du col des Nuages n’est pas élevée, il n’y a donc pas de risque de mal aigu des montagnes, mais plusieurs enjeux de sécurité concrets méritent une attention particulière. Tout d’abord, les virages et les problèmes de visibilité : le brouillard montagneux peut s’installer soudainement, et la visibilité peut chuter considérablement en peu de temps. Il est recommandé de porter des équipements réfléchissants tout au long du parcours, de s’assurer que les feux avant et arrière fonctionnent correctement, et d’activer le feu arrière même en journée pour améliorer la visibilité. Les sections de lacets serrés mettent également à l’épreuve la technique de virage et le contrôle des freins ; il est conseillé de ralentir bien avant l’entrée dans le virage et d’éviter tout freinage d’urgence en pleine courbe.
Ensuite, le caractère de frontière climatique marquée : les conditions météorologiques peuvent être radicalement différentes entre les deux versants du col. Il est recommandé de consulter les dernières prévisions des deux extrémités avant le départ et de préparer des couches de vêtements adaptées aux écarts de température et d’humidité, afin de ne pas sous-estimer, parce que le temps est ensoleillé au point de départ, le froid humide ou le vent fort possibles de l’autre côté. Les archives historiques montrent que cette route de montagne a connu par le passé des accidents majeurs de la circulation et des incidents militaires, ce qui rappelle que, même avec une pente et une altitude relativement modérées, la complexité topographique et climatique des routes de montagne ne doit pas être prise à la légère.
Par ailleurs, l’ancienne route nationale 1 reste empruntée par certains véhicules motorisés, et les touristes de montagne sont nombreux. Il est recommandé de rester vigilant pendant la conduite, de respecter le code de la route local, et de comprendre que la culture de conduite vietnamienne peut différer de celle de Taïwan. Si l’occasion se présente avant le départ, il est conseillé d’observer ou de demander l’expérience des groupes de cyclotourisme locaux avant de se lancer.
La densité de motos au Viêt Nam est extrêmement élevée, en particulier sur les tronçons périurbains où la circulation est complexe ; les habitudes de changement de voie et de dépassement peuvent différer de celles de Taïwan. Sur les sections en trafic mixte, il est conseillé aux cyclistes de rester dans une position bien visible, d’éviter de rouler trop près du bas-côté pour ne pas se retrouver dans un angle mort, et de toujours laisser une marge de manœuvre. Dans les sections de montagne, bien que le trafic ait considérablement diminué grâce au tunnel, il ne faut pas relâcher complètement sa vigilance, en particulier dans les virages à visibilité réduite et les sections brumeuses : ralentir à l’avance et signaler sa présence avec un avertisseur sonore lorsque c’est approprié sont des mesures pratiques pour réduire les risques d’accident.
Risques de coup de chaleur et d’exposition prolongée au soleil
Les températures sont élevées toute l’année sur la côte du centre du Viêt Nam. Même pendant les saisons relativement fraîches, l’effet cumulé de l’exposition aux UV et de la perte de fluides corporels lors d’une longue sortie sur une route côtière ne doit pas être sous-estimé. Il est recommandé de planifier une fréquence d’hydratation suffisante tout au long du parcours, sans attendre d’avoir soif pour boire, et d’envisager d’éviter les longues ascensions pendant les heures les plus chaudes autour de midi, en programmant les principales étapes tôt le matin ou en fin d’après-midi, lorsque les températures sont plus fraîches. Si des signes d’alerte de coup de chaleur apparaissent en cours de route — vertiges, nausées, fatigue anormale — il faut immédiatement cesser de pédaler, trouver un endroit ombragé pour se reposer, et envisager une évaluation médicale selon la situation, sans ignorer les signaux du corps.
Conclusion : une liste d’actions pour les cyclistes amateurs d’histoire et de paysages marins
- Choisir une saison au climat stable pour partir : évitez la saison des pluies et les périodes de forte brume pour profiter pleinement de la double récompense visuelle qu’offrent la côte et les montagnes.
- Tirer parti des avantages de circulation après le tunnel Hai Van : le trafic sur l’ancienne route a considérablement diminué, offrant un environnement de cyclisme relativement sûr et serein.
- Accorder une importance aux techniques de virage : les lacets serrés mettent à l’épreuve le contrôle du virage et du freinage ; il est impératif de ralentir bien avant d’aborder chaque virage.
- Prêter attention aux caractéristiques de la frontière climatique nord-sud : consultez la météo aux deux extrémités avant le départ et préparez des couches de vêtements adaptées aux variations de température.
- Ralentir pour découvrir les vestiges historiques : les bunkers et les vestiges de postes de contrôle constituent l’épaisseur culturelle unique de cet itinéraire et méritent qu’on s’y attarde.
- En faire un choix idéal pour une première ascension à l’étranger : la pente est douce et le seuil d’altitude est bas, ce qui convient parfaitement aux cyclistes sur route débutants qui souhaitent tenter leur première expérience d’ascension hors de leur pays.
- Être attentif aux risques de coup de chaleur et d’exposition prolongée au soleil : prévoyez une hydratation abondante tout au long du parcours et envisagez d’éviter les heures de forte chaleur à midi pour planifier les principales sections de montée.
- Tirer parti de la flexibilité d’extension de l’itinéraire : une fois arrivé à Da Nang, n’hésitez pas à organiser une visite de la ville ancienne de Hoi An, toute proche, afin que ce voyage à vélo allie à la fois sport et expérience culturelle.
Le col de Hai Van prouve une chose : une grande route cycliste n’a pas nécessairement besoin d’une altitude impressionnante ou d’une pente raide. Parfois, un emplacement géographique idéal, des couches de mémoire historique et un littoral qu’on ne se lasse jamais de contempler suffisent à la rendre inoubliable.
Lectures complémentaires
- Aventures à vélo au Vietnam : une chevauchée de mille kilomètres de Hanoï à Da Nang
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