跳至主要內容

2 474 mètres à la frontière italo-autrichienne : le Timmelsjoch, dernier et plus redoutable passage du Marathon de l'Ötztal

騎行路線

Un seul col, deux noms, le point final d’un marathon ultime

Le Timmelsjoch, appelé Passo del Rombo en italien, est un phénomène de « col à deux langues, deux noms » qui n’a rien d’exceptionnel dans le Tyrol du Sud (Südtirol), à la frontière entre l’Autriche et l’Italie — cette région ayant historiquement appartenu à l’Empire austro-hongrois avant d’être rattachée à l’Italie après la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui encore, les habitants y vivent couramment dans un bilinguisme allemand-italien, et les panneaux routiers comme les noms de lieux sont presque systématiquement bilingues. Cette superposition de langues et de cultures constitue en soi le décor de fond le plus fascinant de l’itinéraire du Timmelsjoch.

Le col culmine à environ 2 474 mètres d’altitude, au cœur des Alpes de l’Ötztal (Ötztaler Alpen), et constitue un passage essentiel reliant l’Ötztal autrichien à la vallée de Passeier en Italie (Passeiertal en allemand). Mais ce qui a véritablement gravé cet itinéraire dans la mémoire des cyclistes du monde entier, c’est l’Ötztaler Radmarathon, disputé chaque année le dernier dimanche d’août — une épreuve d’un jour extrême d’environ 238 kilomètres avec plus de 5 000 mètres de dénivelé positif, enchaînant quatre cols alpins : le Kühtai, le Jaufenpass, le Timmelsjoch, puis le Brenner pour le retour final. Le Timmelsjoch y est le « quatrième et dernier » col du parcours — ce qui signifie que les coureurs doivent relever le défi de cet itinéraire alors qu’ils ont déjà gravi trois cols et que leur corps comme leur mental sont au bord de la rupture. Chaque année, des milliers de cyclistes amateurs et professionnels se rassemblent, transformant cette route frontalière habituellement paisible en lieu de pèlerinage mondial de l’endurance cycliste sur route, le temps d’une journée.

Fiche technique de l’itinéraire

Élément Détail
Pays / massif Frontière entre l’Autriche et l’Italie, Alpes de l’Ötztal
Départ → arrivée Côté italien : St. Leonhard in Passeier → col du Timmelsjoch ; côté autrichien : direction Ötztal → col
Longueur Côté italien environ 29 km ; côté autrichien environ 12 km au total (profil et répartition des pentes nettement différents entre les deux versants)
Dénivelé positif Côté italien environ 1 800 m ; côté autrichien dénivelé moindre mais pentes plus concentrées
Pente moyenne Côté italien environ 6 % (calculé sur 29 km et 1 800 m de dénivelé) ; côté autrichien, la brièveté du tronçon rend les pentes localement plus raides au ressenti
Pente maximale Certains lacets atteignent des pourcentages à deux chiffres ; le versant sud, côté italien, est particulièrement raide et spectaculaire
Altitude départ / arrivée Départ côté italien environ 672 m, col à environ 2 474 m
Origine de la notoriété Étape finale de l’Ötztaler Radmarathon ; col alpin majeur à la frontière italo-autrichienne

Il faut préciser que les deux versants du Timmelsjoch présentent des différences notables en termes de profil et de données disponibles — pour le versant italien (direction Passo del Rombo), les chiffres de longueur et de dénivelé sont relativement bien documentés dans les sources publiques, tandis que pour le versant autrichien, la connexion avec le réseau routier existant de la vallée de l’Ötztal entraîne des écarts importants selon le point de départ retenu. Les différentes sources ne calculent pas la longueur totale ni le dénivelé de la même manière ; cet article prend comme référence principale les données globales du versant italien, les plus couramment citées. Pour toute planification d’itinéraire, référez-vous aux panneaux sur place et à vos relevés GPS.

Découpage par sections : la longue marche en trois temps du versant italien

Première partie : l’échauffement dans la vallée de Passeier

Au départ de St. Leonhard, à environ 672 mètres d’altitude, la route s’élève doucement le long de la vallée de Passeier, traversant plusieurs villages typiques du Tyrol du Sud — maisons en pierre, clochers à bulbe, vignobles et vergers accrochés aux pentes abruptes. C’est le paysage agricole caractéristique du Tyrol du Sud, fusion de l’esthétique architecturale italienne et autrichienne. Cette section au relief relativement modéré est idéale pour s’échauffer, tout en préparant mentalement le cycliste à la longue marche de près de 30 kilomètres qui l’attend.

Deuxième partie : la transition de la limite forestière aux alpages

À mesure que l’altitude gagne, la route quitte progressivement le paysage agricole de la vallée pour entrer dans la ceinture de conifères — c’est le segment où la montée commence à se faire réellement sentir. Passée la limite forestière, le terrain cède la place aux alpages typiques et aux affleurements rocheux, et le panorama s’ouvre — vous verrez se déployer devant vous les crêtes superposées des Alpes de l’Ötztal. Cette expérience progressive, où le paysage passe graduellement des hameaux agricoles à la wilderness alpine à mesure que l’altitude augmente, constitue le rythme narratif le plus saisissant du versant sud du Timmelsjoch.

Troisième partie : les lacets du versant sud et le sprint final

Les derniers kilomètres du versant sud (côté italien) avant le col constituent le segment visuellement le plus dramatique de tout l’itinéraire — des lacets serrés s’empilent le long de la paroi rocheuse escarpée. Ce type de paysage n’est pas rare parmi les ascensions classiques des Alpes, mais sur le versant sud du Timmelsjoch, la contrainte du terrain rend la densité des lacets et leur impact visuel particulièrement saisissants. C’est aussi la section où les pentes sont les plus concentrées et les plus raides — pour des cyclistes déjà engagés depuis près de 30 kilomètres et dont les jambes commencent à peser, c’est véritablement « l’épreuve finale ». Une fois au col, vous découvrirez un repère architectural moderne et célèbre — le Timmelsjoch Experience, ce musée-belvédère d’altitude conçu par l’architecte Werner Tscholl, qui justifie à lui seul un détour sur cet itinéraire.

Versant autrichien : la descente vertigineuse vers la vallée glaciaire

Si vous choisissez d’aborder le col par le versant autrichien (ou de poursuivre votre descente vers le nord après avoir gravi le versant sud), vous découvrirez un paysage radicalement différent du côté de l’Ötztal — ici, on est au plus près de la zone glaciaire de l’Ötztal, et la vallée abrite plusieurs stations de ski renommées, dont Sölden (également célèbre pour ses épreuves de Coupe du monde de ski alpin). Le versant autrichien est plus court et plus ramassé, avec des variations de pente plus brutales que du côté italien — en descente, il exige une concentration accrue et une maîtrise parfaite du freinage.

Puissance et estimation de l’allure (calculs basés sur un modèle physique)

En utilisant le modèle standard de puissance en montée :

P = (Fg + Fr + Fa) × v ÷ rendement de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente))
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr
Fa = 0,5 × ρ × CdA × v²

Paramètres supposés : poids total 79 kg (cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg), g = 9,81 m/s², Crr ≈ 0,005, CdA ≈ 0,32 m², rendement de transmission ≈ 0,975, densité de l’air ajustée selon l’altitude moyenne. Voici les estimations pour le versant italien et le versant autrichien :

Versant italien (départ de San Leonardo, longueur 29 km, pente moyenne ≈ 6,2 %, altitude moyenne ≈ 1 600 m) :

Rapport poids/puissance Catégorie de cycliste Temps estimé pour terminer Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 3 h 07 min 30 s 9,3 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 2 h 31 min 36 s 11,5 km/h
3,0 W/kg Confirmé Environ 2 h 07 min 54 s 13,6 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 1 h 38 min 42 s 17,6 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 1 h 21 min 36 s 21,3 km/h

Versant autrichien (section plus courte mais pentes plus concentrées, longueur ≈ 12 km, pente moyenne estimée ≈ 8 %, altitude moyenne ≈ 2 100 m) :

Rapport poids/puissance Catégorie de cycliste Temps estimé pour terminer Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 1 h 37 min 12 s 7,4 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 1 h 18 min 06 s 9,2 km/h
3,0 W/kg Confirmé Environ 1 h 05 min 30 s 11,0 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 49 min 54 s 14,4 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 40 min 42 s 17,7 km/h

Ces estimations sont issues d’un modèle physique et ne tiennent pas compte du vent, de l’état de la route ni des différences morphologiques ; les résultats réels peuvent varier. De plus, l’impact de l’hypoxie en haute altitude sur la puissance réellement produite (déclin physiologique de la puissance) n’est pas intégré à ce modèle : le temps de montée réel pourrait donc être plus long que l’estimation, en particulier au-delà de 2 000 m d’altitude. Avertissement particulier : ces calculs supposent que le cycliste aborde cette montée avec un état de forme optimal et sans fatigue préalable. Si vous simulez le scénario de l’Ötztaler Radmarathon (c’est-à-dire le dernier col après avoir déjà parcouru les trois premiers et 238 km de course), le temps réel sera nettement plus long en raison de la fatigue accumulée. C’est précisément pour cela que le Timmelsjoch, dans le contexte de la course, est décrit par de nombreux participants comme une épreuve où « la volonté compte plus que le physique ».

L’Ötztaler Radmarathon : à la découverte de la légende de cette course

Créé dans les années 1980, l’Ötztaler Radmarathon est l’une des épreuves d’endurance extrême les plus anciennes et les plus emblématiques du cyclisme amateur européen sur route. Le parcours fait environ 238 km avec plus de 5 000 m de dénivelé positif, reliant quatre cols alpins : le Kühtai, le Jaufenpass, le Timmelsjoch et le Brenner. Les participants doivent terminer dans les délais impartis. Grâce à son exigence de finition très élevée et à la sévérité de son tracé, la course jouit d’un statut prestigieux dans la communauté mondiale du cyclisme amateur sur route et est souvent comparée aux étapes de montagne les plus difficiles du Tour de France.

Pour les cyclistes qui souhaitent relever ce défi ou simplement simuler la difficulté d’une de ses sections, le Timmelsjoch est un segment relativement facile à organiser de manière indépendante — pas besoin de parcourir les 238 km complets : rien que l’ascension de 29 km et 1 800 m de dénivelé côté italien constitue déjà un défi qui mérite une préparation sérieuse. Si vous envisagez un jour de vous attaquer à l’Ötztaler complet, venir d’abord découvrir le Timmelsjoch par vos propres moyens, pour ressentir concrètement le rythme des pentes et la pression de l’altitude, constitue une reconnaissance de terrain très pragmatique.

Préparation à l’entraînement : comment se préparer pour l’ascension de 29 km

Face à une telle ascension de montagne — près de 30 km de long et presque 1 800 m de dénivelé — il est recommandé de prévoir un calendrier d’entraînement plus long, avec une planification systématique au moins 3 à 4 mois à l’avance. Première phase (12 à 16 semaines avant le départ) : construire la base d’endurance aérobie, en augmentant progressivement la durée des sorties, avec pour objectif de pouvoir tenir plus de 3 heures d’effort continu d’intensité faible à modérée sans baisse de rythme significative. Deuxième phase (8 à 12 semaines avant le départ) : ajouter un travail spécifique de longue montée, en choisissant par exemple des ascensions taïwanaises d’envergure similaire (comme la montée de Baling vers Mingchi sur la route nord Transversal, ou des séances fractionnées sur les versants ouest et est de Wuling) pour habituer le corps à l’efficacité de combustion des graisses et au rythme d’utilisation des glucides lors d’efforts prolongés à intensité moyenne à élevée. Troisième phase (4 à 8 semaines avant le départ) : intégrer une préparation à l’adaptation à l’altitude, en organisant si possible un stage en altitude ou en multipliant les sorties d’acclimatation sur les routes de haute montagne taïwanaises (comme le mont Hehuan ou Wuling).

Rappel sur les différences individuelles : ce cadre d’entraînement est général ; l’organisation concrète doit impérativement être ajustée progressivement en fonction de votre niveau de forme, de votre historique d’entraînement et de votre état de santé. Une épreuve d’endurance en haute altitude impose au corps une charge bien supérieure à celle d’une montée moyenne : en cas d’antécédents cardiovasculaires, de blessures articulaires ou d’autres maladies chroniques, consultez d’abord un professionnel de santé pour une évaluation avant de planifier entraînement et voyage. Si, pendant l’entraînement ou l’épreuve, apparaissent des signes d’alerte comme une oppression thoracique, des palpitations anormales, des vertiges, une vision floue, une perte de conscience ou une faiblesse d’un côté du corps, arrêtez immédiatement l’effort et consultez un médecin. Ne cédez jamais à la mentalité du « j’ai déjà parcouru tout ce chemin » pour forcer la fin du parcours. Le cadre d’entraînement proposé ici est fourni à titre indicatif uniquement et ne remplace pas une évaluation individualisée par un entraîneur professionnel ou un médecin.

Côté stratégie de ravitaillement, pour une ascension de 29 km estimée entre 1 h 30 et plus de 3 h, une seule ration ne suffit pas. Suivez votre rythme habituel : un apport en glucides toutes les 45 minutes à 1 heure, tout en surveillant l’hydratation en continu. En haute altitude et sous faible humidité, la perte en eau du corps peut être plus difficile à percevoir qu’on ne l’imagine (contrairement à la chaleur humide de l’été taïwanais, où la transpiration est bien visible). Avant le départ, vérifiez s’il y a des commerces ou des points de ravitaillement sur le parcours ; en cas de doute, emportez suffisamment de nourriture et de bidons de secours.

Comparaison transversale avec d’autres grandes ascensions alpines européennes

Placer le Timmelsjoch dans le référentiel des grandes ascensions alpines européennes permet d’en comprendre plus précisément la position. Voici une comparaison avec quelques itinéraires que les lecteurs connaissent peut-être déjà (chiffres approximatifs, les méthodes de mesure variant selon les sources, à titre indicatif uniquement) :

Nom de l’itinéraire Région Longueur approximative Dénivelé total approximatif Positionnement caractéristique
Timmelsjoch (versant italien) Frontière Autriche/Italie Environ 29 km Environ 1 800 m Col final de l’Ötztaler Radmarathon
Route alpine du Grossglockner Autriche Environ 19 km Dénivelé moyen à élevé L’une des plus hautes routes des Alpes
Col du Nufenen Suisse Longue distance Pentes raides sur tout le parcours Point culminant de Suisse
Wuling (direction Puli/Qingjing) Taïwan Longue distance Plus de 2 000 m (selon le point de départ) Point culminant routier de Taïwan

On constate que le Timmelsjoch, par sa longueur et son dénivelé, se situe dans la même catégorie que la route alpine du Grossglockner, voire que Wuling à Taïwan. C’est précisément pour cela que cet article insiste sur la nécessité d’une préparation sérieuse de longue durée, et qu’il ne faut pas l’aborder avec l’état d’esprit d’un défi de difficulté moyenne comme le Feldberg ou Čertovica. Pour les cyclistes taïwanais qui ont déjà conquis Wuling et cherchent en Europe un défi du même niveau, le Timmelsjoch constitue un objectif tout à fait adapté.

Double culture et gastronomie locale du Tyrol du Sud

Dans le Tyrol du Sud (Alto Adige en italien, Südtirol en allemand), cette singularité née de la fusion des cultures autrichienne et italienne est particulièrement visible dans la gastronomie — vous y dégusterez dans une même région aussi bien des risottos et des tiramisus italiens que des Knödels, des strudels aux pommes et des jambons fumés de style germano-autrichien. Cette dualité culturelle se reflète également dans l’ambiance du cyclisme — le Tyrol du Sud s’est développé ces dernières années comme l’une des destinations d’entraînement les plus réputées d’Europe pour le cyclisme sur route et le VTT, attirant de nombreuses équipes professionnelles pour des stages d’altitude. La vallée de Passeier, autour du col du Timmelsjoch, fait précisément partie de cet écosystème de culture d’entraînement.

Si votre itinéraire le permet, il est conseillé de prévoir un ou deux jours de halte dans les villes du Tyrol du Sud (comme Merano ou Bolzano) avant ou après l’ascension du Timmelsjoch, afin de ressentir l’atmosphère bilingue et biculturelle unique de cette région, tout en laissant à votre corps le temps de se reposer et de se ravitailler correctement avant et après ce long défi. Cette approche d’itinéraire alliant « défi sportif et immersion culturelle » permet souvent de transformer un simple voyage d’ascension purement axé sur les chiffres de performance en une expérience de voyage profonde, plus riche et plus mémorable.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : une épreuve de longue haleine équivalente au Wuling

L’ampleur du versant italien du Timmelsjoch — 29 kilomètres et 1 800 mètres de dénivelé — transposée dans le système de référence familier des cyclistes taïwanais, trouve son équivalent le plus direct dans le col de Wuling, en particulier l’ampleur globale de l’ascension longue depuis Puli ou Wushe jusqu’au sommet de Wuling. Les deux se rapprochent considérablement sur la dimension « montée soutenue et prolongée, accompagnée de variations d’altitude significatives ». La différence réside dans le fait que l’altitude finale de Wuling (environ 3 275 mètres) est plus élevée que celle du Timmelsjoch (environ 2 474 mètres), mais la densité des lacets et le relief spectaculaire du versant sud du Timmelsjoch n’ont pas d’équivalent dans le profil routier relativement lisse de Wuling.

Si vous avez déjà l’expérience d’avoir terminé le parcours challenge de Wuling (par exemple en partant de Cingjing), la difficulté du versant italien du Timmelsjoch sera pour vous un défi du même ordre de grandeur, voire plus exigeant en raison de sa longueur supérieure (29 km contre le parcours challenge de Wuling), nécessitant une planification plus minutieuse du ravitaillement et de la gestion de l’allure. Si vous n’avez pas encore d’expérience à Wuling, il est recommandé d’effectuer d’abord à Taïwan un entraînement et une acclimatation à ce type d’ascension longue en altitude, avant d’envisager un défi à l’étranger de l’ampleur du Timmelsjoch, afin d’éviter une mauvaise répartition de l’effort due à un manque d’expérience des longues montées en altitude.

Conseils pratiques pour s’y rendre à vélo

  • Choix de la saison : Le Timmelsjoch est un col saisonnier, généralement ouvert à la circulation entre début juin et mi-octobre (les dates exactes d’ouverture et de fermeture varient chaque année selon l’enneigement ; il est impératif de consulter les dernières annonces des autorités gestionnaires des routes locales), et il est totalement fermé en hiver en raison des chutes de neige.
  • Acclimatation à l’altitude : À 2 474 mètres d’altitude, le col se situe dans une plage où le mal aigu des montagnes doit être sérieusement pris en compte. Si votre environnement d’entraînement habituel est à basse altitude (comme c’est le cas pour la plupart des cyclistes s’entraînant en plaine à Taïwan), il est conseillé de prévoir une période d’acclimatation d’un à deux jours, afin d’éviter de vous attaquer immédiatement à ce type de longue ascension en altitude après un long vol.
  • Péage : Certaines sections du Timmelsjoch (notamment la zone de péage reliant le Tyrol du Sud à l’Ötztal) sont soumises à un péage. Les tarifs exacts et les modalités de paiement sont à confirmer auprès des annonces officielles ; cet article ne fournit pas de montants précis afin d’éviter toute information trompeuse due à l’évolution des tarifs.
  • Planification de l’itinéraire sur les deux versants : Les paysages et les profils de pente étant nettement différents entre le versant italien et le versant autrichien, si le temps le permet, il est recommandé de planifier un itinéraire à sens unique avec « montée par un versant et descente par l’autre », ce qui permettra de mieux apprécier la diversité topographique complète du col qu’un aller-retour sur le même chemin.

Rappels de sécurité

En tant que col de montagne culminant à plus de 2 400 mètres d’altitude, le Timmelsjoch présente des variations climatiques bien plus brutales que les itinéraires précédents. Même en plein été, les températures près du col peuvent approcher zéro degré, et avec l’effet du vent fort, la température ressentie peut être bien inférieure à la température affichée. Le risque à la descente mérite une attention particulière sur cet itinéraire — en particulier sur les sections sud aux lacets serrés. La longue descente combinée à la diminution de la vigilance et des temps de réaction due à l’altitude augmente le risque d’erreur. Il est recommandé de maintenir une vitesse prudemment modérée tout au long de la descente et de vous assurer que votre système de freinage est en bon état (les cyclistes équipés de freins à disque doivent particulièrement surveiller l’éventuelle surchauffe lors des longues descentes).

Le risque d’hypothermie est un problème de sécurité particulièrement important sur cet itinéraire — en entamant la descente depuis le point culminant du col à 2 474 mètres, la température remonte d’environ 0,6 °C tous les 100 mètres de dénivelé négatif, mais la basse température en altitude en début de descente, combinée à l’effet de refroidissement éolien dû à la vitesse élevée, est une cause fréquente d’hypothermie chez les cyclistes sur des sections de descente qui semblent pourtant « de plus en plus chaudes ». Il est impératif d’enfiler des couches suffisamment chaudes et coupe-vent avant d’atteindre le col, plutôt que d’attendre de grelotter pour ajouter des vêtements en urgence.

En ce qui concerne les différences de règles de circulation transfrontalières, bien que l’Italie et l’Autriche appartiennent toutes deux à l’espace Schengen et à l’Union européenne, des différences subsistent dans les détails de la signalisation routière et des limitations de vitesse. En particulier, le Timmelsjoch étant un axe touristique et de fret important, le trafic et le nombre d’autocars de tourisme sont considérables en haute saison estivale. Il est impératif de redoubler de vigilance lors de la pratique du vélo, et choisir de partir à une heure où le trafic est plus faible (comme tôt le matin) sera un choix plus sûr.

Synthèse et liste d’actions

  • C’est un véritable défi de montagne de longue haleine : 29 kilomètres et environ 1 800 mètres de dénivelé sur le versant italien, une intensité comparable au parcours challenge de Wuling à Taïwan. Préparez-vous physiquement et mentalement à une longue ascension en altitude.
  • Les deux versants ont des caractères radicalement différents : le versant sud (Italie) est réputé pour ses lacets serrés et la transition vers des paysages agricoles, tandis que le versant nord (Autriche) est plus court mais avec des pentes plus concentrées. Lors de la planification, il est conseillé de privilégier un parcours à sens unique pour profiter de la diversité topographique complète.
  • Le Ötztaler Radmarathon est le contexte clé pour comprendre cet itinéraire : en tant que dernière difficulté de cette course de 238 kilomètres, il ne porte pas seulement des chiffres de pente, mais aussi une signification culturelle d’« ultime épreuve de volonté ».
  • L’altitude et le froid sont les principaux facteurs de risque : le col dépasse 2 400 mètres d’altitude, le risque d’hypothermie à la descente ne doit pas être sous-estimé. Prévoyez suffisamment d’équipements chauds avant le départ.
  • La période d’ouverture saisonnière est limitée : ouvert seulement de début juin à mi-octobre environ, vérifiez impérativement les annonces officielles d’ouverture et de fermeture de l’année en cours avant le départ.
  • Profitez du musée de la montagne comme point fort de l’itinéraire : le bâtiment emblématique au sommet du col mérite une halte, apportant une conclusion mémorable et symbolique à cette longue épopée.

Pour les cyclistes taïwanais, le Timmelsjoch est peut-être, parmi cette série d’itinéraires d’Europe centrale, celui qui se rapproche le plus d’un « défi purement physique aux limites de l’endurance » — il n’a pas le rythme forestier doux du Feldberg, ni la tranquillité « presque privatisée » de Čertovica. À la place, il offre le contexte unique de la fusion culturelle à la frontière italo-autrichienne, le poids légendaire conféré par le Ötztaler Radmarathon, et une épreuve de longue haleine digne d’être comparée à Wuling, qui exige un entraînement sérieux pour être accomplie. Si vous êtes à la recherche de votre prochain objectif européen pour prouver vos limites d’endurance, cette route de montagne reliant deux pays, deux langues et deux paysages mérite d’être placée en tête de votre liste.

Lectures complémentaires

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看