Demi-marathon et marathon : des entraînements bien différents — différences clés en périodisation et idées reçues sur les volumes d'entraînement, analyse complète
Le semi-marathon et le marathon ne sont pas deux longueurs d’une même épreuve
Beaucoup de coureurs raisonnent ainsi : « Si je cours bien un semi-marathon, pour le marathon, il suffit d’augmenter un peu le volume d’entraînement et d’ajouter quelques sorties longues. » Cette idée n’est pas totalement fausse, mais elle sous-estime la différence fondamentale des besoins physiologiques entre le semi-marathon et le marathon. Le semi-marathon (21,0975 km) se situe, pour beaucoup de coureurs amateurs ayant une certaine base d’entraînement, dans une fourchette de temps d’une heure et demie à un peu plus de deux heures, tandis que le marathon (42,195 km) demande de trois heures et demie à six heures, voire plus. Cet écart de temps n’est pas seulement une différence de « quantité », mais une transformation qualitative des systèmes énergétiques principalement sollicités, des causes de fatigue et des besoins de récupération.
Cet article expliquera la différence entre les deux sous l’angle des systèmes énergétiques, abordera ensuite les différences clés de la planification de l’entraînement périodisé pour la préparation d’un semi-marathon et d’un marathon, et enfin dressera la liste des erreurs les plus courantes en matière de volume d’entraînement chez les coureurs amateurs préparant un marathon, tout en proposant des pistes d’ajustement concrètes et applicables.
I. Le point de partage des systèmes énergétiques
Le temps de course d’un semi-marathon, pour la plupart des coureurs ayant une certaine base, se situe dans une zone d’intensité moyenne à élevée, utilisant principalement le glycogène comme carburant, mais sans généralement atteindre une déplétion totale du glycogène. En d’autres termes, l’entraînement et la course de semi-marathon se rapprochent davantage d’une démonstration des capacités autour du « seuil lactique » et de la « VO2max », et l’accent de l’entraînement sera plutôt mis sur l’accumulation de vitesse et d’intensité.
Le marathon est différent. Comme évoqué précédemment dans la discussion sur le phénomène du mur, la distance du marathon oblige le corps de la plupart des coureurs amateurs à faire face au défi de la baisse, voire de l’épuisement, des réserves de glycogène. Cela signifie que l’entraînement au marathon, en plus du cardio et de la force musculaire, doit également prendre en compte une dimension supplémentaire : la « gestion de l’énergie » — incluant l’amélioration de l’efficacité du métabolisme des graisses, le renforcement de la capacité de stockage du glycogène, et la mise en pratique de la stratégie de ravitaillement en course. Ce sont des sujets qui ne nécessitent généralement pas d’être approfondis lors d’un simple entraînement au semi-marathon.
Le tableau ci-dessous résume les différences fondamentales des besoins physiologiques entre les deux :
| Aspect | Semi-marathon | Marathon |
|---|---|---|
| Système énergétique principal | Glycogène principalement, intensité moyenne à élevée | Glycogène principal mais réserves limitées, part de l’utilisation des graisses nettement augmentée |
| Temps de course typique (coureur avec une base) | Environ 1,5 à 2,5 heures | Environ 3,5 à 6 heures et plus |
| Accent sur la répartition de l’intensité d’entraînement | Allure au seuil, proportion plus élevée de séances d’intervalles | Proportion plus élevée de base aérobie et de tolérance aux longues distances |
| Besoins de récupération | Relativement courts, récupération en quelques jours | Plus longs, fatigue aiguë et courbatures retardées plus marquées |
| Importance du ravitaillement | Généralement limitée, selon la personne et le climat | Hautement critique, impact direct sur le risque de « mur » |
| Caractéristiques du risque de blessure | Souvent lié à l’entraînement de vitesse et à la puissance explosive | Souvent lié aux impacts répétés à long terme dans une seule direction, aux compensations de mouvement liées à la fatigue |
II. Les différences clés de l’entraînement périodisé
La périodisation consiste à diviser un plan d’entraînement complet en différentes phases, chacune ayant un objectif d’entraînement spécifique, afin de développer progressivement les capacités nécessaires pour la course finale. Bien que le semi-marathon et le marathon utilisent tous deux une structure périodisée, la répartition de l’importance des différentes phases est nettement différente.
Périodisation du semi-marathon : la vitesse et le seuil comme thème principal
La périodisation pour la préparation d’un semi-marathon passe généralement par plusieurs phases : phase de base, phase de développement, phase de pointe et phase d’affûtage. Cependant, la répartition globale de l’intensité de l’entraînement sera davantage orientée vers une « intensité moyenne à élevée » que pour le marathon. Les types de séances courants pendant les phases de développement et de pointe comprennent :
- Entraînement au seuil lactique : à une allure proche mais légèrement inférieure à l’intensité maximale d’effort soutenable, effectuer des courses continues ou des intervalles de durée assez longue, pour entraîner le corps à retarder l’accumulation de la fatigue.
- Sortie rythmée (tempo run) : à une allure proche de l’allure de course du semi-marathon, effectuer une course continue de durée moyenne, pour familiariser le corps avec l’effort du jour de course.
- Intervalles courts et entraînement en côte : pour améliorer la VO2max et l’économie de course, afin de dépenser moins d’énergie à allure égale.
Les sorties longues sont également importantes pour le semi-marathon, mais elles ne nécessitent généralement pas d’atteindre la même proportion de distance que pour le marathon (par exemple, il n’est pas nécessaire de courir chaque semaine près de la distance de course), car le défi principal pour le corps sur la distance du semi-marathon n’est pas l’épuisement énergétique, mais la capacité à maintenir une intensité relativement élevée.
Périodisation du marathon : la base aérobie et la tolérance aux longues distances comme thème principal
La périodisation pour la préparation d’un marathon, quant à elle, accordera une plus grande importance à la phase de base, c’est-à-dire une accumulation importante, continue et principalement à allure facile, de volume aérobie, dans le but, comme mentionné précédemment, d’« entraîner le corps à être économe ». Bien que la phase de développement du marathon intègre également des sorties rythmées et des intervalles, leur volume est généralement plus prudent que dans un plan d’entraînement pour semi-marathon, car trop de séances à haute intensité risquent d’empêcher le corps de récupérer, affectant ainsi la qualité des sorties longues et l’accumulation du volume d’entraînement global.
La séance la plus cruciale d’un plan d’entraînement au marathon est la sortie longue (long run), dont le rôle est bien plus important que dans l’entraînement au semi-marathon. En plus d’entraîner la tolérance cardiovasculaire, la sortie longue a pour missions :
- Entraîner les muscles et les tissus conjonctifs à s’adapter aux charges d’impact répétitives et prolongées, réduisant ainsi le risque de blessure le jour de la course.
- Entraîner le corps à maintenir l’allure et la stabilité de la posture de course lorsque les réserves de glycogène diminuent progressivement.
- Mettre en pratique la fréquence et les produits de ravitaillement en course, afin de trouver la stratégie la mieux adaptée à son système digestif.
- Accumuler de la résilience mentale lors d’efforts prolongés, en s’adaptant à l’avance à la sensation de fatigue de la fin de course.
C’est aussi pourquoi la durée d’un plan d’entraînement au marathon est généralement plus longue que celle d’un plan pour semi-marathon (les plans de marathon courants s’étendent sur seize semaines ou plus, tandis que ceux pour semi-marathon couvrent souvent huit à douze semaines), car le corps a besoin de plus de temps pour augmenter en toute sécurité la distance et la fréquence des sorties longues.
III. Les différences de la phase d’affûtage (Taper)
La phase d’affûtage est la période précédant la course où l’on réduit progressivement le volume d’entraînement tout en maintenant une certaine intensité, afin de permettre au corps de récupérer de la fatigue accumulée lors de l’entraînement à long terme, tout en préparant la condition physique au pic pour le jour de la course.
La phase d’affûtage pour un semi-marathon est généralement plus courte, environ une à deux semaines, car la charge de fatigue globale induite par l’entraînement au semi-marathon est relativement moindre et le temps de récupération nécessaire est plus court. Pour le marathon, il est généralement recommandé d’étendre la phase d’affûtage à deux ou trois semaines, car l’entraînement intensif et prolongé avec de longues sorties accumule une fatigue plus profonde au niveau des muscles, des tissus conjonctifs et du système immunitaire, nécessitant plus de temps pour une récupération complète. Si la phase d’affûtage est trop courte, la fatigue de l’entraînement risque d’être directement emmenée en course, augmentant ainsi le risque de « mur » et de blessure.
L’erreur la plus courante pendant la phase d’affûtage est de « ne pas oser réduire complètement le volume par peur ». Les coureurs craignent qu’une réduction du volume d’entraînement ne fasse « chuter » leur forme, et continuent donc à planifier un volume ou une intensité encore élevés lors des une à deux dernières semaines. En réalité, la condition physique ne se dégrade pas de manière significative à court terme à cause de la réduction du volume. Le véritable risque de la phase d’affûtage est que « la fatigue ne soit pas complètement éliminée », un point particulièrement important à se rappeler lors de la préparation d’un marathon.
IV. Erreurs courantes concernant le volume d’entraînement
Erreur n°1 : Copier et amplifier directement son expérience réussie du semi-marathon au marathon
Beaucoup de coureurs ont de bons résultats sur semi-marathon et sont habitués au modèle « faire plus de séances d’intensité, sans avoir besoin d’un volume de kilométrage énorme ». Ils appliquent cette logique directement à la préparation du marathon, et le résultat est qu’en raison d’un volume insuffisant de sorties longues, ils ralentissent considérablement, voire frappent le mur, après le trentième kilomètre le jour de la course. Le marathon ne nécessite pas de doubler l’entraînement en intensité du semi-marathon, mais d’augmenter considérablement le volume de base aérobie et la proportion de sorties longues. La logique d’entraînement elle-même doit être ajustée, et pas seulement le volume.
Erreur n°2 : Aller trop vite lors des sorties longues
Le but d’une sortie longue est d’entraîner la tolérance et la gestion de l’énergie, pas de tester sa vitesse. Beaucoup de coureurs transforment chaque sortie longue en « test contre la montre », avec une allure trop rapide et une intensité trop élevée. Résultat : non seulement ils n’atteignent pas l’objectif d’entraîner l’efficacité du métabolisme des graisses, mais le corps a besoin de plus de temps pour récupérer, ce qui empiète sur la qualité de la séance suivante et, à long terme, nuit à la complétude du plan d’entraînement global. L’allure des sorties longues est généralement recommandée nettement plus lente que l’allure cible de course, afin de permettre au corps d’accumuler un temps et une distance longs à une intensité relativement confortable.
Erreur n°3 : Ignorer la progressivité du kilométrage et augmenter fortement le volume sur une courte période
L’augmentation du kilométrage doit se faire progressivement. Une augmentation soudaine et importante du kilométrage hebdomadaire est l’une des causes de blessure les plus courantes chez les coureurs. Les os, les tendons et les ligaments s’adaptent à la charge plus lentement que le système cardiovasculaire. Si le cardio pense que « ça va », et que l’on augmente brusquement le volume, il est facile de provoquer des blessures de surmenage avant même que les tissus conjonctifs n’aient suivi, comme des douleurs tibiales, des gênes au niveau de l’aponévrose plantaire, le syndrome de la bandelette ilio-tibiale, etc. La recommandation générale est de ne pas augmenter le kilométrage hebdomadaire de manière trop importante, et d’intégrer toutes les quelques semaines une semaine de récupération avec un volume relativement plus faible, afin de donner au corps l’occasion de consolider son adaptation et de réduire le risque de fatigue cumulative.
Erreur n°4 : Ne se concentrer que sur le kilométrage, en négligeant la musculation et la posture de course
Pendant la préparation d’un marathon, la musculation est souvent considérée par les coureurs comme « non essentielle » et sacrifiée en priorité, surtout lorsque le kilométrage est déjà élevé et que le temps est limité. Mais une force insuffisante des membres inférieurs et du tronc peut entraîner des compensations posturales en fin d’effort prolongé, augmentant le risque de blessure et diminuant l’économie de course, ce qui affecte indirectement l’efficacité de la dépense énergétique. Pour le semi-marathon, la durée de l’effort étant plus courte, l’impact d’un manque de force est relativement limité ; pour le marathon, la durée étant plus longue, l’importance de la force et de la stabilité posturale est amplifiée. Une musculation modérée et régulière (par exemple, stabilité du tronc, force des membres inférieurs) associée à l’entraînement de course est un élément souvent sous-estimé mais qui mérite d’être investi dans la préparation d’un marathon.
Erreur n°5 : Assimiler « volume d’entraînement » à « kilométrage », en ignorant la répartition de l’intensité
Certains coureurs pensent que dès lors que le nombre de kilomètres parcourus chaque semaine est suffisant, l’entraînement est solide, mais ils négligent l’importance de la répartition de l’intensité. Si chaque sortie est effectuée en étant essoufflé et en forçant, même si le kilométrage semble suffisant, le corps est en réalité soumis en permanence à une charge d’intensité moyenne à élevée, ce qui peut entraîner une accumulation de fatigue chronique et faire manquer les heures d’entraînement à « intensité réellement facile » nécessaires pour entraîner l’efficacité du métabolisme des graisses. On considère généralement qu’une proportion significative de l’entraînement doit être effectuée à une intensité nettement facile, permettant de tenir une conversation naturelle en courant. Ce principe est particulièrement important pour l’entraînement au marathon, car le marathon dépend davantage de l’efficacité du métabolisme des graisses.
Erreur n°6 : Négliger la récupération et le sommeil, en concentrant toute son énergie sur la « course » elle-même
L’entraînement est un stimulus pour le corps ; l’amélioration réelle des capacités se produit pendant la phase d’adaptation du corps au cours de la récupération. Aussi parfaite que soit la planification du kilométrage et de l’intensité, si le sommeil est insuffisant et la récupération inadéquate, les effets de l’entraînement seront considérablement réduits, voire augmenteront le risque de blessure et de surentraînement. Le plan d’entraînement au marathon, en raison de sa longue durée et de la durée élevée de chaque séance, exige une récupération plus importante. Il est recommandé de considérer la qualité du sommeil et l’organisation des jours de récupération comme un élément aussi important que le kilométrage dans le plan d’entraînement, et non comme une option facultative.
V. Considérations sur les lieux d’entraînement et l’environnement pour les coureurs amateurs à Taïwan
L’environnement d’entraînement à Taïwan a ses particularités, ce qui a un impact concret sur l’organisation de l’entraînement pour le semi-marathon et le marathon. Les lieux d’entraînement quotidiens de la plupart des coureurs amateurs sont les pistes cyclables le long des rivières, les pistes d’athlétisme des écoles et les routes autour du domicile. Les conditions de surface, les variations de dénivelé et l’ombrage de ces lieux affectent la qualité de l’entraînement et le risque de blessure.
Caractéristiques des sorties longues sur les pistes cyclables riveraines. Les pistes cyclables riveraines de Taïwan sont généralement plates et en bon état, ce qui les rend très adaptées aux sorties longues. L’inconvénient est le manque de variation de dénivelé ; s’entraîner uniquement sur terrain plat à long terme peut priver les muscles des membres inférieurs du stimulus nécessaire pour gérer les terrains vallonnés. Si le parcours de la course cible présente un dénivelé significatif (par exemple, certains marathons passent par des ponts ou des montées douces en fin de parcours), il est recommandé d’ajouter des séances de côte au plan d’entraînement pour éviter une augmentation soudaine de la charge musculaire sur les sections en montée le jour de la course.
Ajustement de l’entraînement en cas de chaleur et d’humidité élevées en été. Pendant l’été à Taïwan, l’entraînement se déroule souvent dans un environnement chaud et humide, en particulier entre midi et l’après-midi où la température ressentie peut être très élevée. S’entraîner sous une exposition prolongée au soleil n’affecte pas seulement les performances, mais augmente aussi le risque de coup de chaleur. Il est recommandé de planifier les sorties longues et les séances d’intensité autant que possible tôt le matin ou en fin de journée, lorsqu’il fait plus frais, et de veiller à une hydratation et à un apport en électrolytes avant, pendant et après l’entraînement. Si l’entraînement a lieu par temps étouffant, les performances à l’allure seront moins bonnes que par temps frais ; c’est une réaction physiologique normale, il ne faut pas se laisser abattre ou douter de l’efficacité de l’entraînement pour autant.
Gestion de la saison des pluies (pluies de prunier) et de la qualité de l’air. Chaque année, pendant la saison des pluies de prunier, de nombreuses régions de Taïwan connaissent des pluies continues sur plusieurs jours, ce qui perturbe la régularité de l’entraînement en extérieur. Pendant cette période, on peut utiliser le tapis de course en intérieur comme solution de remplacement pour maintenir la base aérobie sans interruption. Par ailleurs, certaines saisons et régions peuvent connaître une mauvaise qualité de l’air. Pour les coureurs ayant une sensibilité respiratoire, il est recommandé de surveiller les informations quotidiennes sur la qualité de l’air et, si nécessaire, d’ajuster l’intensité de l’entraînement ou de passer à un entraînement en intérieur, afin d’éviter les séances de haute intensité en extérieur lorsque la qualité de l’air est mauvaise.
Considérations sur l’équipement et l’intensité pendant la saison de la mousson du nord-est. En automne et en hiver, le nord et le nord-est de Taïwan sont facilement influencés par la mousson du nord-est, créant un environnement d’entraînement humide, froid et venteux. De nombreux marathons sont d’ailleurs programmés pendant cette saison. S’entraîner dans des conditions similaires, humides et froides, pendant la préparation peut aider le corps à s’adapter à l’avance aux conditions climatiques possibles le jour de la course. Il faut également veiller au choix d’un équipement de protection contre le froid et le vent, afin d’éviter qu’une charge accrue de thermorégulation n’affecte la qualité de l’entraînement.
VI. Conseils pratiques pour passer du semi-marathon au marathon
Si vous avez déjà une expérience stable de l’entraînement et de la course sur semi-marathon et que vous vous préparez à passer au marathon, voici quelques conseils pratiques pour la transition :
Vérifier d’abord que votre base aérobie est suffisamment solide. Avant d’entrer officiellement dans un plan d’entraînement spécifique au marathon, il est recommandé de passer quelques semaines à accumuler simplement du kilométrage à allure facile, afin de permettre au corps de s’adapter à un seuil de volume d’entraînement plus élevé, plutôt que de sauter directement dans un plan complet comprenant de nombreuses sorties longues et des séances d’intensité.
Augmenter progressivement la distance et la fréquence des sorties longues. Partez des distances de sorties longues courantes dans l’entraînement au semi-marathon, puis augmentez-les légèrement toutes les une à deux semaines, afin de laisser au corps et aux tissus conjonctifs le temps de s’adapter, et d’éviter une surcharge due à une augmentation trop rapide.
Ajuster son état d’esprit et accepter que le cycle d’entraînement au marathon soit plus long. La durée d’un plan d’entraînement au marathon est généralement plus longue que celle d’un plan pour semi-marathon, ce qui implique de la patience et de la discipline sur une plus longue période. Il est normal que la forme fluctue en cours de route ; l’essentiel est de maintenir l’intégrité du plan d’entraînement global, plutôt que de s’obséder sur la performance d’une séance individuelle.
Mettre en pratique à l’avance le ravitaillement et l’équipement du jour de course pendant l’entraînement. Pour le semi-marathon, la durée étant plus courte, beaucoup de coureurs n’accordent pas beaucoup d’importance à la répétition du ravitaillement. Pour le marathon, il est impératif de tester pendant la période d’entraînement les produits de ravitaillement, leur fréquence, les chaussures, les chaussettes et autres équipements, afin d’éviter les imprévus le jour de la course.
Être attentif aux signaux d’alerte du corps. Si, pendant l’entraînement, vous ressentez des douleurs articulaires ou osseuses persistantes (surtout si elles ne s’atténuent pas au repos ou si leur intensité augmente progressivement), une fatigue inhabituelle, des palpitations, des insomnies prolongées, etc., vous devez interrompre l’entraînement et consulter un médecin ou un kinésithérapeute pour une évaluation professionnelle. Ne vous dites pas « je vais serrer les dents et ça passera ». La durée d’un plan d’entraînement au marathon étant plus longue, traiter rapidement les petits problèmes permet d’éviter qu’ils ne se transforment en blessure majeure obligeant à interrompre tout le plan.
VII. Foire aux questions des coureurs
Q : Peut-on mener de front un plan d’entraînement pour semi-marathon et un plan pour marathon ? Si l’objectif est, dans la même saison, de courir d’abord un semi-marathon puis de tenter un marathon, il est généralement recommandé de considérer le semi-marathon comme un point de contrôle dans le processus de préparation au marathon, plutôt que d’empiler les séances à haute intensité des deux plans d’entraînement, afin d’éviter que la charge d’entraînement globale ne dépasse la capacité de récupération du corps. On peut programmer un semi-marathon vers la fin de la phase de base du marathon, comme référence pour évaluer son allure et son état de forme, puis ajuster le contenu de l’entraînement spécifique au marathon en fonction de la performance.
Q : Si je n’ai pas beaucoup de temps pour m’entraîner, puis-je raccourcir la durée du plan d’entraînement au marathon ? Si la durée d’un plan d’entraînement au marathon est recommandée plus longue, c’est principalement parce que les tissus conjonctifs ont besoin de temps pour s’adapter à la charge des sorties longues. Si le temps d’entraînement est limité, plutôt que de raccourcir la durée du plan et d’y insérer de force des séances à plus haute intensité, il est préférable de revoir à la baisse vos attentes concernant l’allure cible, d’opter pour un objectif relativement conservateur avec une périodisation complète. Terminer la course en sécurité doit primer sur la recherche d’un temps précis.
Q : Pendant la préparation d’un marathon, puis-je continuer à pratiquer d’autres sports ? Un entraînement croisé modéré (par exemple, natation, cyclisme et autres activités aérobies à faible impact) est généralement bénéfique pour la préparation d’un marathon. Il permet de maintenir les capacités cardiovasculaires sans augmenter la charge d’impact sur les membres inférieurs, et peut même favoriser la récupération. En revanche, si l’activité d’entraînement croisé est elle-même à fort impact ou susceptible de générer une fatigue supplémentaire (par exemple, les sports de balle à haute intensité), il faut veiller à la gestion globale de la fatigue pour ne pas empiéter sur la qualité de récupération du plan principal.
Conclusion et liste d’actions
Le semi-marathon et le marathon sont tous deux des épreuves de course sur route, mais ils présentent des différences fondamentales en termes de besoins énergétiques, d’axes de l’entraînement périodisé et d’organisation de la récupération. Transposer directement et à l’échelle l’expérience du semi-marathon au marathon expose facilement les coureurs aux erreurs courantes de volume d’entraînement lors de la préparation du marathon.
Voici quelques points d’action pour examiner immédiatement votre plan d’entraînement :
- Vérifier que le plan d’entraînement comporte une proportion suffisante de kilométrage à allure réellement facile, et non pas tout concentré sur une intensité moyenne à élevée.
- Vérifier que l’allure des sorties longues est nettement plus lente que l’allure cible de course, afin d’éviter de transformer les sorties longues en test de condition physique.
- Examiner si le rythme d’augmentation du kilométrage est progressif et prévoir des semaines de récupération régulières.
- Vérifier que le plan d’entraînement intègre de la musculation, plutôt que de consacrer tout le temps uniquement à la course.
- Pour la préparation d’un marathon, veiller à prévoir une phase d’affûtage suffisamment longue pour permettre au corps de récupérer complètement avant la course.
- Mettre en pratique à l’avance, pendant l’entraînement, la stratégie de ravitaillement et l’équipement du jour de course ; ne pas attendre le jour J pour un premier essai.
- Être attentif aux signaux de douleur et aux anomalies du corps, consulter un professionnel si nécessaire, plutôt que de forcer et de continuer l’entraînement.
Chaque personne a un historique corporel, une expérience d’entraînement et un mode de vie différents. Cet article fournit une logique d’entraînement générale et un rappel des erreurs courantes. Pour l’organisation concrète du plan d’entraînement, il est recommandé de procéder progressivement, d’ajuster dynamiquement en fonction de sa propre situation et, si nécessaire, de demander l’aide d’un entraîneur qualifié, afin de passer sereinement du semi-marathon au marathon et de savourer la satisfaction de relever le défi d’une distance plus longue. Rappelons également aux lecteurs que le plan d’entraînement n’est qu’un outil et non un dogme. Ce qui compte vraiment, c’est d’écouter en permanence les retours de son corps et de transformer l’expérience de chaque séance et de chaque course en base d’ajustement pour la suite. C’est en accumulant sur le long terme que l’on pourra trouver, dans ces deux défis aux rythmes différents que sont le semi-marathon et le marathon, la façon de courir qui nous est la plus confortable et la plus efficace.
Lectures complémentaires
- Analyse complète des plans d’entraînement au marathon : le parcours de progression du semi-marathon au marathon
- Entraînement de transition du semi-marathon au marathon : les stratégies clés pour passer en toute sécurité de 21 km à 42 km
- Erreurs courantes dans l’entraînement au semi-marathon : kilométrage insuffisant, vitesse trop rapide, repos insuffisant
- Plan de préparation au semi-marathon sur 12 semaines : répartition du kilométrage et de l’intensité par semaine
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