Guide complet du triathlon tout-terrain (format XTERRA) : différences techniques et besoins en équipement entre natation en eau libre, VTT et trail running
Qu’est-ce que le triathlon tout-terrain (Off-Road Triathlon)
Le triathlon tout-terrain est une déclinaison du triathlon. La série de courses la plus représentative s’appelle XTERRA. Sa structure de course est la même — « natation – cyclisme – course à pied » s’enchaînent — mais chaque discipline est déplacée vers des terrains plus proches de la nature : la natation se déroule toujours en eau libre (lac, réservoir ou baie), mais la partie cycliste se fait en VTT (Mountain Bike) sur des sentiers forestiers ou des chemins de montagne, et la partie course à pied devient du trail, sur des sentiers non goudronnés, des chemins forestiers, voire des terrains de vallée.
Comparé au triathlon standard, la différence fondamentale du triathlon tout-terrain ne réside pas dans une « distance plus longue » ou un « nombre d’épreuves différent », mais dans « l’imprévisibilité du terrain ». Sur route goudronnée, le vélo et la course à pied privilégient l’efficacité de la production d’effort et la régularité du rythme. Le triathlon tout-terrain exige quant à lui des athlètes des capacités de lecture du terrain, d’équilibre, de rapidité de réaction et de gestion du risque. C’est un sport combiné dont le niveau technique est nettement plus élevé. Pour les amateurs d’endurance qui pratiquent déjà le cyclisme sur route, le trail en montagne, ou qui aiment simplement l’exploration en plein air, le triathlon tout-terrain est une scène où ils peuvent exprimer simultanément plusieurs compétences.
Les différences techniques entre les trois disciplines du triathlon tout-terrain
1. Natation tout-terrain : des variables environnementales plus complexes en eau libre
Bien que l’épreuve de natation du triathlon tout-terrain relève également de la nage en eau libre, les sites de course sont souvent choisis dans des lacs naturels, des réservoirs ou des baies non aménagées. La visibilité de l’eau, la température de l’eau et les conditions de courant y sont bien plus difficiles à prévoir que sur les sites désignés d’un triathlon standard. En plus de maîtriser la technique de base du crawl et le sens de l’orientation, l’athlète doit s’adapter aux variables suivantes :
Eaux à faible visibilité : De nombreux lacs naturels ou réservoirs, en raison des sédiments, des algues ou de la turbidité accrue après la pluie, offrent une visibilité souvent inférieure à celle d’une piscine ou d’une plage aménagée. L’athlète doit davantage s’appuyer sur d’autres sens que la vue pour s’orienter, par exemple en repérant des points de repère sur la rive, en levant la tête pour se positionner par rapport aux bouées ou aux bateaux guides.
Variations de température de l’eau : La température de l’eau des lacs ou réservoirs de montagne est généralement plus basse que celle des zones maritimes de plaine. Même en été, elle peut être nettement plus fraîche. Sans une adaptation au froid et une protection par combinaison néoprène (Wetsuit) adéquates, l’athlète risque de voir ses forces décliner prématurément ou de présenter des signes avant-coureurs d’hypothermie.
Topographie sous-marine et obstacles : Les eaux naturelles peuvent contenir des plantes aquatiques, des branches mortes, des rochers et autres obstacles. Les berges à l’entrée et à la sortie de l’eau peuvent également être glissantes et accidentées. Il faut être particulièrement attentif à la sécurité de ses pas pour éviter de glisser et de se blesser.
2. Cyclisme VTT : équilibre, lecture de trajectoire et pilotage technique
La partie VTT est celle où la différence entre le triathlon tout-terrain et le triathlon standard est la plus marquée. Le vélo de route privilégie une position aérodynamique et une production d’effort continue et efficace. Le VTT, lui, exige de l’athlète qu’il gère simultanément vitesse, équilibre et choix de trajectoire sur des sentiers accidentés, aux dénivelés marqués et aux surfaces variées (graviers, terre, racines, rochers).
Contrôle du centre de gravité et technique de freinage : Dans les descentes, il faut utiliser habilement la répartition du freinage avant/arrière pour éviter le dérapage ou le basculement dû à un freinage trop brutal ; dans les montées, il faut déplacer le centre de gravité vers l’avant pour maintenir l’adhérence de la roue arrière et éviter qu’elle ne patine ou ne tourne dans le vide.
Capacité de lecture de trajectoire : La pratique du VTT exige de lire rapidement l’état de la piste à haute vitesse et de choisir à l’avance la meilleure ligne de passage (Line Choice), en esquivant rochers, racines, ornières et autres obstacles. Cette capacité repose fortement sur l’expérience accumulée par la pratique sur le terrain ; elle ne peut guère s’acquérir par le seul entraînement physique.
Techniques de virage et de passage de gué : La façon de prendre un virage sur graviers ou sur terre diffère totalement de celle sur bitume. Il faut réduire la vitesse, ajuster le centre de gravité du corps et abaisser modérément la selle pour gagner en stabilité de pilotage. Si le parcours traverse des ruisseaux peu profonds ou des sections inondées, il faut aussi s’entraîner à juger du bon moment pour passer à vélo ou mettre pied à terre.
Adéquation entre l’équipement et le terrain : Les crampons des pneus, la pression des pneus et les réglages de suspension du VTT doivent être adaptés au terrain du parcours. Une pression trop élevée favorise le dérapage sur les surfaces caillouteuses ; trop basse, elle augmente le risque de crevaison. Cette partie nécessite de trouver progressivement les bons réglages par des séances d’entraînement et une reconnaissance du parcours avant la course.
3. Trail : adaptation au terrain et stabilité des membres inférieurs
La dernière épreuve du triathlon tout-terrain est le trail, sur des sentiers de montagne, des chemins forestiers ou des terrains vallonnés, dont la logique d’économie de course diffère nettement de celle de la course sur route plate.
Ajustement de la foulée et adaptation au terrain : Le trail exige d’ajuster en temps réel la longueur et la fréquence de foulée selon le terrain. Face aux racines, aux rochers ou aux sections boueuses, la foulée doit être plus prudente et le temps de contact au sol peut s’allonger, ce qui n’est pas exactement la même logique que celle qui vise à maximiser l’efficacité de course sur terrain plat.
Techniques de montée et de descente : En montée, il est recommandé de raccourcir la foulée et d’augmenter la fréquence, en utilisant le balancement des bras pour aider à la propulsion ; en descente, il faut contrôler le centre de gravité et relâcher les muscles des membres inférieurs pour absorber les chocs, afin d’éviter une perte d’équilibre et une chute due à une vitesse excessive. C’est d’autant plus vrai après avoir déjà dépensé beaucoup d’énergie en natation et à vélo : le contrôle neuromusculaire des membres inférieurs diminue et le risque de chute augmente.
Stabilité de la cheville et du tronc : Les terrains irréguliers exigent une très grande stabilité de la cheville. La stabilité des muscles du tronc influence directement l’équilibre sur les surfaces inégales. C’est pourquoi les athlètes de triathlon tout-terrain renforcent généralement les muscles autour de la cheville et travaillent le gainage.
Le tableau ci-dessous récapitule les différences techniques entre le triathlon tout-terrain et le triathlon standard :
| Épreuve | Triathlon standard | Triathlon tout-terrain (type XTERRA) |
|---|---|---|
| Site de natation | Eau libre aménagée et désignée | Lacs naturels, réservoirs, forte variation de visibilité et de température |
| Type de vélo | Vélo de route, vélo de contre-la-montre | VTT, avec suspension et pneus à crampons |
| Terrain cycliste | Principalement route goudronnée | Sentiers forestiers, graviers, terre, dénivelés marqués |
| Terrain de course | Route goudronnée, pistes cyclables en bord de rivière | Sentiers de montagne, chemins forestiers, terrains vallonnés |
| Exigences techniques clés | Efficacité de production d’effort, régularité de l’allure | Équilibre, lecture de trajectoire, capacité d’adaptation au terrain |
| Risques principaux | Crampes, déshydratation, collisions en groupe | Chutes de vélo, entorses, se perdre, accidents de terrain |
Les besoins en équipement pour le triathlon tout-terrain
En raison de la spécificité du terrain, les besoins en équipement du triathlon tout-terrain diffèrent nettement de ceux du triathlon standard. Voici le détail par discipline.
Équipement de natation
L’équipement de base pour la nage en eau libre (lunettes de natation, combinaison néoprène, bonnet de natation) est le même que pour le triathlon standard. Cependant, comme les eaux naturelles peuvent être plus froides, il est recommandé de choisir une combinaison néoprène offrant une meilleure isolation thermique et de se familiariser à l’avance avec la température et les courants du site. Si le règlement de la course le permet, on peut aussi envisager une cagoule en néoprène pour un meilleur confort thermique.
VTT et équipements associés
Choix du vélo : Le VTT tout-suspendu ou à suspension avant est le choix dominant en triathlon tout-terrain. Le système de suspension absorbe efficacement les chocs causés par les graviers et les racines, améliorant la stabilité de pilotage et le confort de pédalage.
Pneus et pression : Des crampons de pneus tout-terrain offrent une meilleure adhérence. Le réglage de la pression doit être adapté à la nature du parcours : trop élevée, elle favorise le dérapage ; trop basse, elle augmente le risque de crevaison et de déformation de la jante. Il est conseillé de tester avant la course différentes pressions sur le terrain du parcours.
Casque et protections : Le casque VTT couvre généralement une zone plus étendue que le casque de route, offrant une meilleure protection de l’arrière et des côtés de la tête. Sur les parcours techniquement difficiles, il est également recommandé de porter des gants et des lunettes de protection pour éviter les écorchures dues aux branches ou aux graviers.
Outils de réparation : En raison des cahots du terrain, les risques de crevaison, de déraillement de chaîne ou de panne de dérailleur sont plus élevés qu’en cyclisme sur route. Il est conseillé d’emporter avec soi les outils de réparation de base (chambre à air, pompe ou cartouche de CO₂, outil de maillon rapide) et de se familiariser avec les procédures de réparation simples lors des entraînements précédant la course.
Équipement de trail
Chaussures de trail : Les crampons de la semelle des chaussures de trail sont plus profonds et plus marqués que ceux des chaussures de route, offrant une meilleure adhérence. La tige est généralement plus résistante à l’abrasion et offre une meilleure imperméabilité. Le choix doit tenir compte des caractéristiques du terrain du parcours (graviers, boue, degré d’humidité) pour sélectionner la sculpture de semelle adaptée.
Vêtements : Pour la partie trail, il est recommandé de choisir des vêtements respirants, à séchage rapide et offrant une certaine protection contre les écorchures. Sur les épreuves longues, il est courant de voir des athlètes porter un sac d’hydratation léger, pratique pour s’hydrater sans gêner le balancement des bras.
Le tableau ci-dessous récapitule les différences essentielles d’équipement entre les trois disciplines :
| Catégorie d’équipement | Triathlon standard | Triathlon tout-terrain |
|---|---|---|
| Vélo | Vélo de route / contre-la-montre, recherche d’aérodynamisme et de rigidité | VTT, suspension et pneus à crampons avant tout |
| Casque | Casque aérodynamique de route | Casque VTT à couverture plus étendue |
| Chaussures de course | Chaussures de route légères | Chaussures de trail à crampons profonds, alliant adhérence et protection |
| Équipement supplémentaire | Peu | Gants, lunettes de protection, outils de réparation, sac d’hydratation |
Points clés de la préparation à l’entraînement
La technique prime sur l’endurance
La performance en triathlon cross est moins directement corrélée à la pure capacité cardio-respiratoire qu’en triathlon sur route standard. L’aspect technique (pilotage du VTT, adaptation au terrain en trail) est souvent le facteur clé qui détermine à la fois la performance et la sécurité. Pour les athlètes qui n’ont d’expérience qu’en cyclisme sur route ou en course à pied sur terrain plat, il est recommandé de prioriser l’apprentissage technique dans l’entraînement, plutôt que d’accumuler précipitamment le volume d’entraînement.
Conseils pour la pratique technique en VTT : Commencez par des sentiers relativement plats et simples pour apprendre les bases du transfert de poids, du virage et du freinage, puis progressez progressivement vers des sections plus raides et plus techniques. Il est recommandé de pratiquer accompagné ou encadré par un cycliste expérimenté, et d’éviter de vous attaquer seul à des sections techniques au-delà de vos capacités.
Conseils pour l’adaptation au terrain en trail : Commencez par accumuler de l’expérience en trail sur des sentiers de faible difficulté et bien balisés en montagne, familiarisez-vous progressivement avec la posture de course en montée et en descente, l’adaptation de la foulée sur sols feuillus ou glissants, avant de vous attaquer à des itinéraires plus techniques et exigeants.
Eaux libres et adaptation au froid
Si la température de l’eau du site de course est basse, il faut commencer tôt un entraînement d’adaptation en eau froide, en augmentant progressivement la durée d’immersion. Ne vous lancez jamais directement dans la distance de natation complète sans adaptation préalable. En eau libre, respectez impérativement le principe de base : « ne jamais nager seul, toujours avec une sécurité ». Si vous ne connaissez pas bien les conditions du plan d’eau, entraînez-vous de préférence dans un environnement avec maître-nageur ou accompagné.
Renforcement musculaire et équilibre
La stabilité du gainage et la force des membres inférieurs sont des axes d’entraînement clés pour les triathlètes cross. Il est recommandé d’intégrer des exercices d’équilibre sur une jambe, de stabilité du tronc et de renforcement des membres inférieurs afin d’améliorer le contrôle du corps sur terrain accidenté et de réduire les risques de chute ou d’entorse.
Formats de course et stratégie de participation en triathlon cross
Niveaux de course courants
Les épreuves de triathlon cross sont généralement divisées en différentes catégories selon la distance et la difficulté, permettant à des athlètes de tous niveaux et expériences de trouver un défi adapté. Les épreuves d’entrée de gamme proposent des distances relativement accessibles et des terrains moins difficiles, adaptées à ceux qui découvrent le triathlon cross ou qui viennent du triathlon sur route standard et se familiarisent encore avec le terrain. Les épreuves de niveau avancé et longue distance allongent les distances de chaque discipline et augmentent la technicité du terrain ; il est généralement conseillé d’avoir accumulé une certaine expérience de pilotage VTT et d’adaptation au terrain avant de s’y attaquer.
Pour les amateurs de triathlon sur route standard qui souhaitent s’essayer au triathlon cross, il est recommandé de considérer leur première épreuve cross comme une « expérience d’apprentissage » plutôt qu’une course au classement, en se concentrant sur une fin de course en sécurité, la découverte des sensations réelles du pilotage VTT et la maîtrise du rythme en adaptation au terrain.
Erreurs stratégiques courantes chez les athlètes
Erreur n°1 : Adopter une logique de cyclisme sur route en VTT. Le cyclisme sur route vise à maintenir une puissance élevée et stable, mais en VTT sur terrain accidenté, l’objectif est de « passer en sécurité et maintenir un rythme fluide ». Chercher excessivement la vitesse augmente le risque de chute dans les sections techniques, ce qui n’en vaut pas la peine. Les triathlètes cross expérimentés ralentissent volontairement dans les passages techniques difficiles, puis accélèrent sur les sections plus roulantes pour rattraper le temps perdu.
Erreur n°2 : Maintenir une cadence de course sur route en trail. Le terrain de trail varie fortement ; la foulée doit s’adapter en temps réel aux conditions. Si l’on s’obstine à garder une cadence fixe de course sur route, on risque davantage de perdre l’équilibre sur les racines, les pierres ou les sections glissantes. Le trail exige une « adaptation dynamique » plutôt qu’une « répétition mécanique ».
Erreur n°3 : Négliger les tests d’équipement avant la course. La pression des pneus du VTT, les réglages de suspension, l’adhérence des chaussures de trail doivent être testés et ajustés dans des conditions réelles ou similaires au terrain. Si vous utilisez pour la première fois un nouvel équipement ou de nouveaux réglages le jour de la course, la méconnaissance peut nuire à la performance et augmenter le risque d’accident.
Comparaison de la planification hebdomadaire d’entraînement entre triathlon cross et triathlon sur route standard
Étant donné que le triathlon cross exige un niveau technique bien supérieur au triathlon sur route standard, la logique de planification hebdomadaire doit également être ajustée. On ne peut pas simplement transposer le plan d’entraînement du triathlon sur route à une version cross plus difficile. Voici une comparaison conceptuelle ; le volume et l’intensité réels doivent être adaptés à la condition individuelle, aux bases sportives existantes et à la capacité de récupération. Il n’existe pas de formule universelle en entraînement.
| Axe d’entraînement | Priorités en triathlon sur route standard | Priorités en triathlon cross |
|---|---|---|
| Natation | Technique en bassin et travail d’allure | Sens de l’orientation en eau libre et adaptation au froid |
| Cyclisme | Entraînements par puissance/fréquence cardiaque, recherche d’un rendement continu | Pratique technique de pilotage en priorité, entraînement physique ensuite |
| Course à pied | Allure et économie de course | Adaptation au terrain, techniques de montée/descente, stabilité du tronc |
| Renforcement musculaire | Rôle d’appoint, amélioration de l’économie de course | Stabilité du tronc et des membres inférieurs comme axe principal |
| Connaissance du parcours | Relativement fixe, peu de variations | Nécessite plusieurs reconnaissances et séances d’entraînement, grande variabilité |
Ce tableau comparatif illustre un point important : le triathlète cross ne doit pas simplement s’entraîner plus dur et plus longtemps que le triathlète sur route standard. Il doit réallouer ses ressources d’entraînement, en consacrant davantage de temps à l’apprentissage technique et à l’adaptation à l’environnement. L’entraînement physique est certes important, mais sans technique suffisante, même la meilleure condition physique ne peut pas se traduire en performance de course sûre et efficace.
Rappels sur la sécurité et la gestion des risques
En raison de la complexité et de la variabilité du terrain, la gestion des risques est encore plus importante en triathlon cross qu’en triathlon sur route standard. Voici quelques points à garder impérativement à l’esprit :
Reconnaître impérativement les parcours inconnus à l’avance : Si l’organisation propose des séances d’entraînement avant la course ou fournit une carte du parcours, familiarisez-vous à l’avance avec les sections clés (pentes raides, virages serrés, zones de passage à gué) afin d’éviter d’être pris au dépourvu par une surprise du terrain le jour J.
Le risque de chute existe en VTT comme en trail : Les graviers, la boue, les racines peuvent provoquer des glissades et des chutes. Il est recommandé de choisir une catégorie de course adaptée à votre niveau technique et de ne pas vous attaquer imprudemment à des parcours très techniques au-delà de vos capacités.
Principes de sécurité en eau libre : Le courant, la température et la visibilité d’un plan d’eau naturel peuvent différer des attentes. Respectez impérativement le dispositif de sécurité de la course, ne vous écartez pas de l’itinéraire de nage désigné, et si vous ressentez un malaise, signalez-le immédiatement au personnel de sécurité à terre ou sur l’eau.
Changements météorologiques en montagne : Les parcours de triathlon cross se situent souvent en zone montagneuse ou forestière, où la météo peut varier plus brutalement qu’en plaine. Les orages d’après-midi et les brouillards localisés peuvent affecter la visibilité et l’état des surfaces. Consultez les prévisions météo avant la course et emportez des vêtements chauds et imperméables de base pour faire face aux imprévus.
Conduite à tenir en cas de blessure : En cas de chute, d’entorse ou d’autre blessure pendant la course, arrêtez immédiatement et sollicitez l’aide du personnel médical ou de sécurité sur place. Ne forcez pas pour terminer la course par souci de bien faire. Toute douleur persistante, gonflement ou anomalie articulaire doit être évaluée rapidement par un médecin après la course. Le contenu de cet article est une présentation générale à visée informative et ne remplace pas un diagnostic ou un avis médical professionnel.
Considérations pratiques pour la pratique du triathlon cross à Taïwan
Le relief taïwanais est très montagneux et offre d’abondantes ressources en sentiers VTT et en chemins de trail, ce qui en fait un environnement au fort potentiel pour le développement du triathlon cross. Cependant, plusieurs réalités pratiques méritent d’être soulignées.
Accès aux sites d’eaux libres : À Taïwan, la plupart des lacs naturels et des réservoirs sont soumis à des réglementations strictes concernant la natation. Les options d’eaux libres légales et sûres pour la compétition sont relativement limitées. Les organisateurs doivent surmonter des obstacles administratifs et sécuritaires tels que les demandes d’autorisation et le déploiement des secours, ce qui explique en partie pourquoi les épreuves de triathlon cross sont bien moins nombreuses que les triathlons sur route standard ou les courses sur route.
Réglementation d’usage des sentiers VTT : Certains sentiers de montagne relèvent de la gestion des parcs nationaux, des services forestiers ou de la conservation des sols et peuvent être soumis à des restrictions d’horaires, de droits de passage ou de protection écologique. Lors de compétitions ou d’entraînements personnels, respectez les règles des autorités locales et des propriétaires fonciers, respectez l’environnement et ne créez pas de nouveaux sentiers ni ne détruisez la végétation.
Alternatives pour l’entraînement personnel au quotidien : Même en zone urbaine, sans accès à un plan d’eau naturel ou à des sentiers difficiles à proximité, il est possible d’accumuler des compétences par un entraînement fractionné — par exemple, maintenir l’endurance et la technique de natation en piscine, et programmer le week-end des sorties trail ou VTT sur les sentiers de montagne de banlieue. Lorsque l’occasion se présente de participer à une véritable épreuve de triathlon cross ou à un stage d’entraînement, vous pourrez alors intégrer les trois disciplines pour une simulation en conditions réelles.
Rechercher les ressources des communautés locales et des entraîneurs : Pour le pilotage VTT et l’adaptation au terrain, l’apprentissage par démonstration et encadrement d’athlètes expérimentés est généralement bien plus efficace que le tâtonnement en solitaire. Ces dernières années, les communautés de VTT et de trail se sont progressivement dynamisées à Taïwan. En participant à des activités associatives ou en sollicitant les conseils de passionnés chevronnés, vous pouvez accumuler de l’expérience technique de manière plus sûre et plus efficace, tout en réduisant les risques d’accident liés à l’apprentissage en solitaire.
Conclusion et liste d’actions
Le triathlon tout-terrain est un sport combinant natation en eau libre, pilotage de VTT et adaptation aux terrains de trail. Il exige bien plus de compétences techniques et de jugement environnemental qu’un simple effort physique, ce qui le rend particulièrement adapté aux amateurs de sports d’endurance qui aiment l’exploration en plein air et l’interaction avec les terrains naturels.
Voici quelques points clés à mettre en œuvre immédiatement pour ceux qui se préparent à essayer le triathlon tout-terrain :
- La technique prime sur l’accumulation de volume, en particulier le pilotage de VTT et l’adaptation aux terrains de trail qui nécessitent du temps pour accumuler de l’expérience.
- Pour la pratique du VTT, il est recommandé de commencer sur des sections au terrain simple, puis de progresser progressivement accompagné d’une personne expérimentée.
- Pour la natation en eau libre, respectez impérativement les principes de ne jamais nager seul et d’avoir une sécurité de surveillance ; adaptez-vous à l’avance aux eaux froides.
- Avant la course, repérez impérativement les sections clés du parcours pour comprendre l’état des terrains à haut risque tels que les pentes raides, les virages serrés et les zones de gué.
- Choisissez une catégorie de course adaptée à votre niveau technique, ne vous lancez pas imprudemment sur des parcours dépassant vos capacités.
- En cas de chute, d’entorse ou d’autre blessure pendant la course ou l’entraînement, arrêtez-vous immédiatement et consultez un professionnel de santé pour une évaluation ; ne forcez jamais.
Le triathlon tout-terrain ne consiste pas simplement à remplacer l’asphalte par des chemins de terre ; c’est un sport complet qui exige à la fois technique, condition physique et capacité d’évaluation des risques. Lorsque vous êtes prêt à vous y investir, vous découvrirez que votre capacité à interagir avec les terrains naturels mérite d’être développée bien plus que vous ne l’imaginiez.
Lectures complémentaires
- Les défis particuliers de la natation en triathlon : différences techniques entre eau libre et piscine
- Plan d’entraînement natation pour le triathlon : progression hebdomadaire de 750 m à 3800 m
- Liste d’équipement pour le triathlon : ce qu’il faut pour nager, pédaler et courir
- L’entraînement natation en triathlon : les points techniques de la nage en eau libre
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