Analyse complète des camps d'entraînement en altitude et en déplacement : opérations pratiques du Live High Train Low, planification de la période d'adaptation, l'investissement en vaut-il la peine pour les amateurs
Qu’est-ce que l’entraînement en altitude et les stages d’entraînement
L’entraînement en altitude est une stratégie d’entraînement utilisée depuis longtemps par les athlètes d’endurance. Le concept central consiste à vivre et à s’entraîner pendant un certain temps dans un environnement à plus haute altitude, où la pression partielle d’oxygène dans l’air est plus faible, afin de stimuler une série d’adaptations physiologiques. Théoriquement, cela contribue à améliorer la capacité de transport d’oxygène, ce qui peut ensuite se traduire par une amélioration des performances sportives une fois de retour en plaine. Le stage d’entraînement est un concept plus large, désignant généralement le fait pour un athlète de quitter son environnement de vie quotidien pour se rendre dans un lieu spécifique afin d’y effectuer un entraînement concentré et de haute intensité. Le stage d’entraînement en altitude n’est qu’une des formes de stage d’entraînement. Certains athlètes choisissent également des lieux au climat doux, au terrain varié mais à faible altitude, simplement pour échapper aux conditions météorologiques difficiles ou bénéficier d’un meilleur environnement d’entraînement.
Pour les amateurs de sports d’endurance à Taïwan, le terme « entraînement en altitude » est souvent associé aux histoires d’entraînement des athlètes professionnels étrangers, ce qui peut sembler inaccessible. Cependant, avec la démocratisation des ressources touristiques et d’entraînement, de plus en plus d’athlètes amateurs envisagent désormais d’investir dans un stage d’entraînement en altitude ou un stage d’entraînement. Cet article commencera par expliquer les mécanismes physiologiques, détaillera les méthodes de mise en pratique, puis abordera honnêtement la question : pour un athlète amateur moyen, cet investissement en vaut-il vraiment la peine ?
Les mécanismes physiologiques de l’entraînement en altitude
La stimulation de base d’un environnement hypoxique sur le corps
Plus l’altitude est élevée, plus la pression partielle d’oxygène dans l’air est basse, ce qui signifie que, pour un même effort respiratoire, la quantité d’oxygène que le corps peut absorber est relativement réduite. Face à ce stress hypoxique, le corps déclenche une série de mécanismes d’adaptation physiologique, cherchant à améliorer son efficacité à transporter et à utiliser l’oxygène. Ces mécanismes d’adaptation sont généralement considérés comme incluant une augmentation de la sécrétion d’hormones liées à la production de globules rouges, ce qui peut potentiellement augmenter le nombre de globules rouges et la capacité de transport d’oxygène, ainsi que des changements potentiels au niveau périphérique tels que la densité capillaire et l’efficacité mitochondriale.
Il est important de préciser que l’ampleur de ces mécanismes varie considérablement d’un individu à l’autre, et que tout le monde ne bénéficie pas d’une réponse adaptative de même ampleur. C’est une prémisse dont il faut honnêtement tenir compte lorsqu’on discute de l’entraînement en altitude : il ne faut pas assimiler directement « l’entraînement en altitude déclenche des mécanismes d’adaptation physiologique » à « tout le monde obtiendra une amélioration de performance équivalente ».
Le concept central du Live High Train Low
Le Live High Train Low (abrégé LHTL, littéralement « vivre en haut, s’entraîner en bas ») est une stratégie opérationnelle largement adoptée dans le domaine de l’entraînement en altitude. Sa logique est de combiner les avantages des deux environnements : maintenir le corps dans un environnement à plus haute altitude pendant une période prolongée afin de recevoir une stimulation hypoxique continue favorisant les adaptations physiologiques ; mais l’entraînement lui-même (en particulier l’entraînement de haute intensité) est planifié à plus basse altitude ou en plaine, car en haute altitude, la capacité du corps à absorber l’oxygène étant limitée, l’athlète ne peut souvent pas maintenir l’intensité et la qualité d’entraînement qu’il atteindrait en plaine. Si l’entraînement se déroulait également en haute altitude, l’intensité réduite pourrait compromettre l’efficacité de l’entraînement.
Ce concept est important car il tente de résoudre une contradiction centrale du mode traditionnel « Live High Train High » (vivre en haut, s’entraîner en haut) : bien qu’un séjour prolongé en environnement hypoxique favorise l’adaptation, il limite également l’intensité absolue pouvant être atteinte pendant l’entraînement, ce qui, à long terme, peut entraîner une baisse de la qualité de l’entraînement, voire une régression de la condition musculaire. Le mode LHTL permet à l’athlète de poursuivre simultanément deux objectifs : « la stimulation adaptative hypoxique » et « le maintien d’une qualité d’entraînement équivalente à celle de la plaine ».
En pratique, les modalités d’application du LHTL varient également, notamment : l’athlète réside effectivement en haute altitude et descend chaque jour à plus basse altitude pour s’entraîner ; ou bien l’utilisation d’équipements simulant l’altitude tels que des tentes hypoxiques ou des chambres hypoxiques, permettant à l’athlète de vivre et de s’entraîner en plaine tout en utilisant des dispositifs hypoxiques pendant le sommeil nocturne pour simuler la stimulation hypoxique de la haute altitude. Cette dernière option constitue une solution de compromis pour les athlètes qui ne peuvent pas facilement se déplacer sur une longue durée, mais son efficacité par rapport à un véritable environnement de haute altitude reste discutable, et l’évaluation des résultats varie selon les individus.
La notion de temps pour l’adaptation et la perte des effets
Les adaptations physiologiques apportées par l’entraînement en altitude sont généralement considérées comme nécessitant un certain temps pour se manifester, et ne produisent pas d’effet immédiat dès l’arrivée en haute altitude. À l’inverse, une fois de retour en plaine, ces effets d’adaptation s’estompent progressivement avec le temps. Cela signifie que le calendrier d’un stage d’entraînement en altitude doit tenir compte des dates de compétition, afin de cibler une fenêtre où « l’adaptation est déjà en place, mais où les effets ne se sont pas encore complètement estompés » pour planifier les compétitions importantes. C’est aussi pourquoi la planification d’un stage d’entraînement en altitude nécessite souvent de commencer les préparatifs plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance, et ne peut pas se faire sur un coup de tête.
Le tableau ci-dessous résume brièvement la position des concepts clés de l’entraînement en altitude :
| Concept | Brève description |
|---|---|
| Live High Train High | Vivre en haut, s’entraîner en haut ; stimulation adaptative continue mais intensité d’entraînement limitée |
| Live High Train Low | Vivre en haut, s’entraîner en bas ; combine stimulation adaptative et qualité d’entraînement, stratégie dominante |
| Équipements de simulation hypoxique | Vie en plaine avec tente/chambre hypoxique ; solution de compromis |
| Adaptation et perte des effets | L’adaptation nécessite du temps pour s’accumuler ; les effets s’estompent progressivement après le retour en plaine |
La mise en pratique d’un stage d’entraînement en altitude
Considérations sur le choix du lieu
Lors du choix du lieu d’un stage d’entraînement en altitude, outre l’altitude, il faut également prendre en compte l’environnement d’entraînement local (présence d’infrastructures adaptées comme des routes cyclables, des parcours de course à pied, des piscines, etc.), les conditions climatiques, l’hébergement et le soutien logistique, les conditions d’hygiène alimentaire locales, ainsi que la facilité des déplacements. Une altitude trop élevée peut certes fournir une stimulation hypoxique plus forte, mais si le lieu manque d’infrastructures d’entraînement adaptées ou si les conditions de vie sont trop spartiates, le stress lié à la vie quotidienne, la dégradation de la qualité du sommeil, etc., pourraient annuler les effets positifs recherchés par l’entraînement en altitude.
Planification par phases de la période d’acclimatation
La plupart des plans de stage d’entraînement en altitude recommandent de diviser conceptuellement toute la période du stage en plusieurs phases, afin de laisser au corps le temps de s’adapter progressivement, plutôt que de se lancer immédiatement dans un entraînement de haute intensité dès l’arrivée.
Phase d’adaptation initiale : Durant les premiers jours suivant l’arrivée en haute altitude, le corps subit généralement des réactions d’inconfort plus ou moins marquées, telles qu’une dégradation de la qualité du sommeil, des changements d’appétit, de légers maux de tête, une fréquence cardiaque élevée pendant l’effort mais une puissance de sortie réduite. L’intensité de l’entraînement durant cette phase doit être considérablement réduite, en privilégiant des activités aérobies légères, afin de laisser le corps s’adapter à l’environnement en priorité, plutôt que de s’acharner à maintenir l’intensité d’entraînement de la plaine.
Phase de reprise progressive de l’entraînement : À mesure que le corps s’adapte à l’environnement (cela prend généralement de quelques jours à plus d’une semaine, avec de grandes variations individuelles), on peut commencer à augmenter progressivement l’intensité de l’entraînement, mais il est toujours recommandé de rester plus prudent qu’en plaine, et de surveiller attentivement la récupération et la qualité du sommeil.
Phase d’entraînement stable : Ce n’est qu’une fois que l’adaptation du corps s’est stabilisée que l’on entre dans un rythme d’entraînement relativement normal. Si la stratégie LHTL est adoptée durant cette phase, les séances de haute intensité seront planifiées à plus basse altitude, tandis que la vie quotidienne et la récupération se dérouleront en haute altitude.
Phase de retour en plaine et de transition des effets : Après la fin du stage et le retour en plaine, le corps a également besoin d’un certain temps pour se réadapter à l’environnement de plaine. L’intensité de l’entraînement et la planification des compétitions durant cette phase doivent également être prises en compte. Planifier trop tôt une compétition importante ou un entraînement de surcharge pourrait ne pas permettre d’exploiter pleinement les effets d’adaptation apportés par l’entraînement en altitude, et pourrait même nuire aux performances, le corps étant encore en phase d’ajustement.
Considérations supplémentaires sur la nutrition et la récupération
En haute altitude, la perte d’eau du corps peut être accélérée en raison de la faible humidité et de l’augmentation du volume ventilatoire ; les besoins en hydratation peuvent donc être plus élevés qu’en plaine, et l’athlète doit être plus proactif dans sa consommation d’eau. De plus, pendant l’entraînement en altitude, le corps est soumis à un stress physiologique supplémentaire ; la gestion de la récupération et de la qualité du sommeil est donc primordiale. Il est recommandé de veiller à un temps de sommeil suffisant, à une alimentation équilibrée, et d’éviter d’ajouter d’autres sources de stress au corps pendant la phase d’adaptation (par exemple, modifier son alimentation ou essayer de nouvelles méthodes d’entraînement), afin de laisser le corps se concentrer sur le défi principal de l’adaptation à l’environnement.
Le tableau ci-dessous résume les recommandations d’intensité d’entraînement pour chaque phase de la période d’acclimatation :
| Phase | Repère temporel approximatif | Recommandation d’intensité d’entraînement | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Adaptation initiale | Premiers jours après l’arrivée | Réduction importante, activités aérobies légères en priorité | Qualité du sommeil, appétit, maux de tête et autres réactions d’inconfort |
| Reprise progressive | Après l’atténuation des réactions initiales d’adaptation | Augmentation lente, rester plus prudent qu’en plaine | Vitesse de récupération, écart entre la fréquence cardiaque et la puissance à l’effort |
| Entraînement stable | Une fois l’adaptation du corps stabilisée | Planifier le lieu des séances de haute intensité selon la logique LHTL | Qualité de l’entraînement, accumulation globale de la fatigue |
| Transition au retour en plaine | Après la fin du stage | Adapter selon l’état du corps, éviter de planifier immédiatement des compétitions de haute intensité | Réactions de réadaptation à la plaine, planification du calendrier des compétitions |
Un athlète amateur devrait-il investir dans un stage d’entraînement en altitude ?
C’est la question la plus concrète que se posent de nombreux amateurs de sports d’endurance : un stage d’entraînement en altitude implique généralement des coûts non négligeables en temps et en argent (transport, hébergement, jours de congé, etc.). Pour un athlète amateur, cet investissement en vaut-il vraiment la peine ? Voici quelques angles de réflexion honnêtes.
L’évaluation des effets présente une grande variabilité individuelle
Il faut être honnête : l’ampleur de l’amélioration des performances apportée par l’entraînement en altitude varie considérablement d’un individu à l’autre. Tout le monde n’obtient pas des effets équivalents, et certaines personnes réagissent mal à l’environnement de haute altitude, voire voient la qualité globale de leur entraînement diminuer en raison d’une mauvaise adaptation (dégradation sévère de la qualité du sommeil, perte d’appétit, capacité de récupération affectée), ce qui peut s’avérer contre-productif. Cela signifie que le stage d’entraînement en altitude n’est pas une option garantie avec un retour sur investissement proportionnel, mais une stratégie comportant une part d’incertitude considérable.
La base d’entraînement de l’athlète amateur est-elle déjà solide ?
Pour un athlète amateur dont la base d’entraînement n’est pas encore solide et qui a encore une marge de progression évidente en termes de volume et d’intensité, le bénéfice marginal d’un stage d’entraînement en altitude sera très probablement bien inférieur à celui d’investir le même temps et le même argent dans un entraînement de base solide en plaine, dans le perfectionnement technique, ou dans le renforcement des connaissances en entraînement et l’encadrement par un coach. L’entraînement en altitude est généralement considéré comme un moyen avancé « pour aller encore plus loin », plus adapté aux athlètes ayant déjà une base solide et cherchant à franchir un nouveau palier, plutôt qu’une priorité d’investissement pour les débutants ou les athlètes de niveau intermédiaire.
La valeur ajoutée d’un stage d’entraînement
Même en mettant de côté les effets physiologiques de l’adaptation à l’altitude, un stage d’entraînement en lui-même présente certaines valeurs ajoutées très concrètes pour l’athlète amateur, qui méritent d’être prises en compte :
S’éloigner des perturbations de la vie quotidienne pour se concentrer sur l’entraînement : Le stage d’entraînement permet à l’athlète de s’éloigner temporairement des sources de stress de la vie quotidienne (travail, tâches ménagères, etc.) et de se consacrer plus pleinement à l’entraînement et à la récupération. Ce bénéfice psychologique, pour un athlète amateur qui travaille à plein temps et dont le temps d’entraînement est fragmenté, est parfois plus tangible et plus perceptible que les effets d’adaptation physiologique.
La motivation et l’ambiance de l’entraînement en groupe : De nombreux stages d’entraînement se déroulent en groupe. S’entraîner avec d’autres passionnés apporte souvent une motivation et un plaisir supplémentaires. La valeur de ce lien social est un aspect facilement négligé lorsqu’on ne discute que des mécanismes d’adaptation physiologique.
La valeur de l’expérience de découvrir de nouveaux environnements et de nouveaux parcours : Qu’il soit situé en haute altitude ou non, un stage d’entraînement offre à l’athlète l’opportunité de découvrir des terrains, des climats et des cultures différents de son environnement d’entraînement habituel. Cette valeur expérientielle, pour ceux qui aiment le style de vie des sports d’endurance, est également un gain précieux, même si elle ne se reflète pas directement dans les chiffres de performance.
Conseils pragmatiques pour l’athlète amateur
En synthèse de ce qui précède, pour l’athlète amateur qui hésite à investir dans un stage d’entraînement en altitude ou un stage d’entraînement, voici un ordre de réflexion à considérer :
- Confirmez d’abord que votre volume d’entraînement de base et sa qualité sont stables et solides. Si vous avez encore une marge de progression évidente, investir d’abord dans l’entraînement de base et l’encadrement d’un coach offrira généralement un meilleur retour sur investissement.
- Si votre objectif principal est une expérience d’entraînement concentrée sur le plan psychologique, plutôt que la recherche d’effets physiologiques extrêmes, alors même un stage d’entraînement dans un lieu au climat agréable mais non situé en haute altitude peut apporter une valeur ajoutée similaire, avec généralement des coûts et des risques plus faibles.
- Si vous souhaitez réellement essayer un stage en haute altitude, commencez par un essai court et à faible risque, observez votre réaction personnelle à l’environnement de haute altitude, puis décidez si vous souhaitez investir dans des séjours plus longs ou plus fréquents.
- Prévoyez impérativement une période d’acclimatation suffisante ; ne compressez pas le temps du stage au point de ne laisser que l’entraînement sans aucune marge d’adaptation. Un planning précipité risque de ne pas laisser au corps le temps de s’adapter avant de devoir encaisser des séances de haute intensité, augmentant ainsi le risque de blessure ou de méforme.
- Soyez attentif à votre état de santé ; si vous avez des antécédents de maladies cardiopulmonaires ou sanguines, consultez un médecin avant le départ. L’environnement de haute altitude peut présenter des risques supplémentaires pour certaines personnes souffrant de problèmes cardiopulmonaires. Cet aspect doit impérativement reposer sur une évaluation médicale professionnelle ; le contenu de cet article n’est qu’une présentation générale et ne saurait se substituer à un avis médical.
Le contexte pratique pour les athlètes taïwanais envisageant l’entraînement en altitude
Les options d’entraînement en altitude à Taïwan
Taïwan possède elle-même des ressources de haute altitude assez riches. La région de Wuling (route provinciale 14甲, point culminant du réseau routier taïwanais, à environ 3 275 mètres d’altitude) et la zone du mont Hehuan sont des parcours classiques que les cyclistes taïwanais défient depuis des années. On se demande donc souvent si elles peuvent avoir un effet similaire à l’entraînement en altitude. En pratique, ce type d’activité cycliste en haute altitude « à la journée » diffère fondamentalement dans sa logique d’un véritable stage d’entraînement en altitude : l’entraînement en altitude met l’accent sur l’adaptation physiologique cumulative apportée par « un séjour prolongé et continu en haute altitude ». Une sortie en montagne de quelques heures, même en haute altitude, pose principalement le défi de l’intensité de l’ascension immédiate et de la limitation instantanée de l’absorption d’oxygène liée à l’altitude. Les deux ne peuvent pas être directement assimilés.
Cela ne signifie pas pour autant que des parcours comme Wuling ou le mont Hehuan n’ont aucune valeur pour l’entraînement. Bien au contraire, ces longues ascensions constituent un excellent terrain pour le développement de l’endurance spécifique et de la force mentale. Cependant, le mécanisme de leurs effets n’est pas le même que le concept d’adaptation hypoxique d’un véritable stage d’entraînement en altitude. Le lecteur ne doit pas croire que « grimper souvent à Wuling » équivaut à bénéficier des effets d’un entraînement en altitude. Ce sont deux choses distinctes qu’il ne faut pas confondre.
Si vous envisagez un véritable stage d’entraînement en altitude à l’étranger, les facteurs réalistes à peser
Pour un athlète amateur taïwanais, envisager sérieusement un véritable stage d’entraînement en altitude signifie généralement devoir se rendre à l’étranger, dans un lieu disposant d’un environnement d’entraînement complet et d’une altitude appropriée. Cela implique des coûts non négligeables en temps et en argent. Voici quelques facteurs réalistes à prendre en compte :
Les congés et le coût en temps : La plupart des stages d’entraînement en altitude ayant un réel bénéfice recommandent une durée de séjour d’au moins plusieurs semaines pour avoir une chance de voir des effets d’adaptation. Pour un athlète amateur ayant un emploi à temps plein, c’est souvent un obstacle plus difficile à surmonter que l’argent. Il faut planifier ses congés à l’avance et les coordonner avec son travail.
Le décalage horaire et la fatigue du voyage comme dépense supplémentaire : Si le lieu du stage présente un décalage horaire important avec Taïwan, la fatigue du long vol et l’ajustement de l’horloge biologique occuperont également une partie du temps d’adaptation et des ressources physiques. Cela doit être intégré dans la planification du nombre de jours du voyage ; il ne faut pas compter uniquement « les jours d’entraînement après l’arrivée » en négligeant la charge supplémentaire que le voyage aller-retour impose au corps.
La langue et le soutien local : La communication linguistique sur place et la facilité d’accès aux soins médicaux sont des questions pratiques à préparer à l’avance pour un athlète amateur voyageant seul, sans équipe ni coach. En particulier, en cas de malaise pendant la phase d’adaptation, la capacité à obtenir une assistance médicale locale est un point à étudier avant le départ.
Une réflexion comparative approximative entre coûts et bénéfices
Le tableau ci-dessous propose un cadre de réflexion conceptuel pour aider l’athlète amateur à évaluer grossièrement son stade actuel et les priorités possibles avant de décider d’investir dans un stage d’entraînement en altitude. La décision finale doit néanmoins tenir compte globalement de sa situation financière personnelle, de sa flexibilité en termes de temps et de ses objectifs d’entraînement :
| Stade de l’athlète | Direction d’investissement prioritaire recommandée | Adéquation d’un stage d’entraînement en altitude |
|---|---|---|
| Débutant, avec une marge de progression évidente en volume et en intensité | Volume aérobie de base, technique, encadrement par un coach | Priorité faible, bénéfice marginal limité |
| Niveau intermédiaire, base d’entraînement stable mais manque de planification systématique | Planification de l’entraînement périodisé, travail d’intensité spécifique | Priorité moyenne, un stage court à basse altitude peut être envisagé |
| Niveau avancé, base d’entraînement solide, recherche d’un nouveau palier | Entraînement en altitude, ajustements personnalisés plus fins | Priorité plus élevée, mais nécessite encore d’évaluer sa réaction personnelle à l’adaptation |
| Recherche purement l’expérience d’entraînement et le style de vie | Choix flexible selon ses intérêts et son budget | L’effet physiologique n’est pas le critère principal ; la valeur réside dans l’expérience elle-même |
Le message central de ce cadre est le suivant : la valeur d’un stage d’entraînement en altitude dépend fortement de « l’étape à laquelle vous vous trouvez dans votre parcours d’entraînement ». Pour la plupart des amateurs, consolider d’abord les fondamentaux est un choix à plus haut rendement et à plus faible risque. L’entraînement en altitude est davantage adapté comme un plus dans les étapes ultérieures du parcours, et non comme un raccourci.
Conclusion et liste d’actions
L’entraînement en altitude et les stages d’entraînement constituent, dans le système d’entraînement des sports d’endurance, une stratégie avancée dotée d’un fondement théorique mais dont les effets varient selon les individus. Le concept de Live High Train Low tente de trouver un équilibre entre la stimulation adaptative hypoxique et la qualité de l’entraînement. Cependant, l’efficacité réelle de cette logique est influencée par de multiples facteurs : la réponse physiologique individuelle, la base d’entraînement, la qualité de la planification du séjour, etc. Elle ne convient pas à tout le monde, et investir ne garantit pas une amélioration des performances proportionnelle.
Voici la liste d’actions finale pour l’athlète amateur qui envisage un stage d’entraînement en altitude ou un stage d’entraînement :
- Évaluez honnêtement si votre base d’entraînement est déjà solide ; si vous avez encore une marge de progression évidente, privilégiez l’investissement dans l’entraînement de base et l’encadrement d’un coach.
- Si vous décidez d’essayer un stage en haute altitude, planifiez impérativement une période d’acclimatation suffisante ; réduisez fortement l’intensité de l’entraînement au début, pour laisser au corps le temps de s’adapter à l’environnement en priorité.
- Soyez attentif à votre hydratation, à la qualité de votre sommeil et à la gestion globale de la récupération ; l’environnement de haute altitude est une source de stress physiologique supplémentaire pour le corps.
- Si vous avez des antécédents de maladies cardiopulmonaires ou sanguines, consultez impérativement un médecin avant le départ pour évaluer si les activités en haute altitude sont adaptées à votre cas.
- Ne négligez pas la valeur ajoutée d’un stage d’entraînement en termes de concentration mentale et d’ambiance de groupe, même dans un lieu non situé en haute altitude ; elle peut apporter des bénéfices concrets.
- Commencez par un essai court et à faible risque, observez votre réaction personnelle à l’adaptation, puis décidez si vous souhaitez investir dans un programme d’entraînement en altitude plus conséquent.
L’entraînement en altitude n’est ni une panacée manichéenne, ni un argument marketing superflu. C’est une stratégie d’entraînement qui nécessite une planification minutieuse et une évaluation honnête de ses propres conditions. Pour l’athlète amateur, plutôt que de suivre aveuglément les méthodes d’entraînement des athlètes professionnels, il est préférable de regarder honnêtement l’étape à laquelle il se trouve actuellement dans son parcours, puis de décider si cet investissement correspond réellement à ses besoins et à ses objectifs.
Lectures complémentaires
- Guide de l’entraînement en haute altitude : comment les athlètes de plaine peuvent utiliser l’effet altitude pour améliorer leurs performances
- Les bénéfices de l’augmentation des globules rouges en entraînement en altitude : la dernière méta-analyse sur le Live High Train Low (HiLo)
- Entraînement en altitude : les gains réels du Live High Train Low et de l’hémoglobine
- L’impact de l’entraînement en altitude en course à pied sur les compétitions en plaine : effets de l’augmentation des globules rouges et calendrier du retour en plaine
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