跳至主要內容

Le gardien du col de la Grande Crête Blanche : Seongsamjae (성삼재), l'unique route de montagne carrossable du parc national Jirisan en Corée du Sud

騎行路線

Le gardien du col de la crête Baekdu-daegan : Seongsamjae (성삼재), l’unique route asphaltée franchissant les crêtes du parc national Jirisan en Corée du Sud

Lorsque les Coréens évoquent le Jirisan, leur ton porte une déférence qui confine presque à la foi. Cette montagne, qui s’étend sur trois provinces — Jeolla du Sud, Jeolla du Nord et Gyeongsang du Sud — et couvre la plus vaste superficie de tous les parcs nationaux de Corée, constitue le segment le plus méridional et le plus majestueux du « Baekdu-daegan », la chaîne montagneuse qui forme l’épine dorsale de la péninsule coréenne. Et dans cette vaste région montagneuse classée parc national, où la circulation automobile est interdite dans la grande majorité des zones, la seule route asphaltée permettant aux cyclistes sur route de franchir la crête à la force des jambes est le col de Seongsamjae (성삼재).

Pour la communauté coréenne du cyclisme sur route, le Seongsamjae occupe une position comparable à celle du Wuling pour les cyclistes taïwanais — ni le plus haut en altitude, ni le plus raide en pente, mais en raison de son identité géographique irremplaçable de « seule route carrossable franchissant les crêtes du Jirisan », il figure presque systématiquement sur la liste des défis de montée à relever en Corée du Sud.

Le terme « Baekdu-daegan » est peut-être peu familier aux lecteurs taïwanais, mais comprendre ce concept est essentiel pour saisir pourquoi le Seongsamjae est si important. Le Baekdu-daegan est le système de chaîne principale qui traverse toute la péninsule coréenne, s’étendant du mont Baekdu au nord jusqu’au Jirisan à l’extrémité sud. Dans la conception géographique traditionnelle coréenne, cette chaîne est considérée comme la « colonne vertébrale » et le « flux d’énergie » de la péninsule, portant un poids culturel et spirituel qui dépasse la simple signification topographique. En tant que sommet terminal de l’extrémité sud du Baekdu-daegan, le Jirisan est depuis longtemps considéré comme un lieu où « l’essence vitale de la terre de la péninsule converge ». Ce contexte culturel, où se mêlent géomancie et croyances géographiques, confère au Jirisan une place dans le cœur des Coréens qui dépasse de loin celle d’une simple attraction touristique.

Et le Seongsamjae est précisément la plus importante brèche transversale à l’extrémité sud de cette « colonne vertébrale de la péninsule » — il permet aux véhicules et aux personnes de franchir d’est en ouest cette crête autrement ininterrompue. Cette rareté de « passage unique » explique en partie pourquoi, même si sa pente et son altitude ne sont pas les plus extrêmes de Corée, le Seongsamjae conserve solidement sa place de montée de premier plan dans le cœur des cyclistes coréens.

Fiche technique

Élément Détail
Pays / Massif Jeolla du Sud, Corée du Sud — Parc national Jirisan (massif du Baekdu-daegan)
Départ → Arrivée Gwangui-myeon, comté de Gurye (entrée côté Gurye) → Seongsamjae
Longueur Environ 13 km (côté Gurye, le point de départ varie selon les sources)
Dénivelé total Environ 800 à 900 m (variable selon le point de départ réel)
Pente moyenne Environ 6–7 %
Pente maximale Certaines sections sont nettement plus raides, les chiffres varient selon les sources ; se fier aux panneaux sur place et aux sensations de pédalage
Altitude départ / arrivée Départ environ 250 m → col environ 1 102 m
Origine de la notoriété Seule route carrossable du parc national Jirisan franchissant la crête ; point culminant de la route locale n° 861

Le Seongsamjae, à 1 102 mètres d’altitude, fait administrativement partie de la route locale n° 861, reliant Gwangui-myeon du comté de Gurye (Jeolla du Sud) à Sandong-myeon du comté de Gurye (direction Namwon). Ce col est depuis l’Antiquité un passage important vers les profondeurs du Jirisan. Selon la tradition, à l’époque de la confédération de Mahan, trois généraux de familles différentes y auraient monté la garde, d’où son nom « Seongsamjae » (삼 [trois] 성 [nom de famille] 재 [col]). Bien que les historiens considèrent qu’il s’agit davantage d’une légende locale que d’un fait historique avéré, cette histoire de nomination aux accents de roman des Trois Royaumes reste un épisode savoureux des commentaires touristiques locaux.

Découpage par sections : du bassin de Gurye à la crête du Baekdu-daegan

Section initiale : les douces montées du bassin de Gurye

Au départ du centre-ville de Gurye ou de la zone de Gwangui-myeon, les premiers kilomètres serpentent dans un relief de bassin relativement plat, bordé de paysages agricoles ruraux typiquement coréens — rizières, vergers et fermes dispersées s’entremêlent. Le comté de Gurye est lui-même une destination réputée en Corée pour le cornouiller (sansuyu) et le feuillage d’automne. Au printemps, lorsque les fleurs jaunes des cornouillers s’épanouissent, tout le bassin se teinte d’or, faisant de Gurye l’une des étapes incontournables des amateurs de floraison chaque année — et offrant aux cyclistes du Seongsamjae un plaisir visuel saisonnier supplémentaire sur la première partie du parcours.

Après avoir quitté les villages du bassin, la route s’élève nettement et pénètre dans la zone périphérique protégée du parc national Jirisan. Cette section est bordée d’une forêt mixte dense de feuillus et de conifères, la chaussée est globalement de bonne qualité, et les virages sont classiques — une zone de transition qui permet au corps de s’adapter progressivement au rythme de l’ascension continue.

Section intermédiaire : les virages enchaînés au cœur du parc national

À mesure que la route s’enfonce dans la zone centrale protégée du parc national Jirisan, la pente se raidit nettement et les épingles à cheveux et lacets successifs deviennent la caractéristique principale de cette section. Le tracé des routes de montagne coréennes tend généralement vers un style compact, rappelant certains tronçons de la route transcentrale ou du Wuling à Taïwan — le rayon des virages n’est pas particulièrement généreux, exigeant du cycliste qu’il maintienne une puissance stable tout en soignant le choix de sa trajectoire.

Le couvert forestier est extrêmement dense sur cette portion ; même en plein été, à midi, l’ombre des arbres offre une protection considérable contre le soleil — un véritable atout pour le climat coréen, tout aussi chaud et humide en été. Visiter en automne offre une expérience radicalement différente : la saison des feuillages du Jirisan se situe généralement de la mi-octobre au début novembre, et les érables rouges mêlés aux cotinus forment un tableau que les cyclistes sur route coréens s’accordent à considérer comme la plus belle saison pour gravir le Seongsamjae. En contrepartie, l’afflux de véhicules venus admirer les feuillages augmente sensiblement la congestion, et il est conseillé d’éviter les week-ends et les jours fériés.

Section finale : la vue s’ouvre sur la crête, aux portes du Jirisan

Sur les derniers kilomètres avant le col du Seongsamjae, la forêt s’éclaircit progressivement et la vue s’ouvre vers la crête principale du Jirisan. Par temps clair, les cyclistes peuvent distinguer la silhouette du Cheonwangbong (천왕봉, environ 1 915 m), le plus haut sommet du Jirisan, ainsi que les ramifications du Baekdu-daegan s’étendant en couches successives dans toutes les directions. Cette transition visuelle — « du bassin à une vue plongeante sur la chaîne dorsale de la péninsule » — est le passage le plus saisissant de tout le parcours du Seongsamjae.

Le col lui-même est équipé d’une aire de repos et de départs de sentiers ; c’est l’un des points de départ réputés de l’itinéraire de traversée du Jirisan « Nogodan — Cheonwangbong ». Même en semaine, on y croise fréquemment des randonneurs équipés de pied en cap pour des traversées de plusieurs jours. Cette scène où cyclistes sur route et randonneurs longue distance se rencontrent au même col illustre en quelque sorte la diversité des usages du Jirisan en tant que « montagne nationale » coréenne — il sert simultanément les touristes motorisés, les cyclistes sur route et les randonneurs chargés pour plusieurs jours en montagne.

De l’autre côté : la descente vers Namwon

Après avoir franchi le col du Seongsamjae, si l’on poursuit la descente en direction de Namwon, on découvre un autre visage du parc national Jirisan — cette section relie le temple Seonggoksa (성곡사) et les principales vallées du Jirisan, et le paysage passe des crêtes dénudées du col à des gorges forestières denses. De nombreux cyclistes organisent une traversée à sens unique « montée par Gurye, descente par Namwon » ou l’inverse, afin que l’expérience couvre les deux visages radicalement différents des versants est et ouest du Jirisan, plutôt qu’un simple aller-retour de montée. Ce type d’itinéraire de traversée est également l’une des options les plus discutées dans la communauté cycliste coréenne, permettant d’embrasser en un temps limité les plus belles tranches de paysage du parc national Jirisan.

Estimation de puissance et d’allure (modèle physique)

Voici une estimation par modèle physique pour la section côté Gurye du Seongsamjae (environ 13 km, dénivelé d’environ 850 m, pente moyenne d’environ 6,5 %). Hypothèses du modèle :

  • Masse totale m = cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg = 79 kg
  • Accélération gravitationnelle g = 9,81 m/s²
  • Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005
  • Coefficient de traînée aérodynamique CdA ≈ 0,32 m²
  • Densité de l’air ajustée à l’altitude moyenne (environ 650 m), réduite par rapport à 1,225 kg/m³ au niveau de la mer
  • Efficacité de transmission η ≈ 0,975

Formules physiques :

P = (Fg + Fr + Fa) × v / efficacité de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente))
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr
Fa = 0,5 × ρ × CdA × v²

En résolvant avec Python les vitesses en régime stable correspondant à différents rapports puissance/poids, les résultats estimés sont les suivants :

Rapport puissance/poids Profil type Temps estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 1 h 19 min Environ 9,9 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 1 h 04 min Environ 12,3 km/h
3,0 W/kg Confirmé Environ 54 min Environ 14,5 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 42 min Environ 18,7 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 35 min Environ 22,5 km/h

Ces chiffres sont des estimations issues du modèle physique, sans prise en compte du vent, de l’état de la route ni des différences morphologiques ; les valeurs réelles peuvent varier. Avec une pente moyenne d’environ 6–7 %, le Seongsamjae est une montée continue d’intensité moyenne à élevée. Les 13 km ne sont pas très longs, mais comme la pente est concentrée et sans section de récupération, la charge continue sur le système cardiopulmonaire et l’endurance musculaire des jambes n’est pas à sous-estimer. Il est conseillé aux débutants et aux amateurs de se fixer des attentes souples et d’éviter un départ trop agressif qui provoquerait une chute de rythme en fin de parcours.

Comparaison avec les montées taïwanaises : une version raccourcie de la fin du Wuling

Si l’on compare le Seongsamjae aux montées que connaissent bien les cyclistes taïwanais, la formulation la plus juste serait peut-être : l’intensité et la continuité de la pente se rapprochent des derniers kilomètres du Wuling, entre Tianchi et le sommet, mais la distance totale est considérablement réduite. Le Wuling s’étend sur des dizaines de kilomètres avec deux à trois mille mètres de dénivelé ; le Seongsamjae, lui, condense une pente soutenue similaire en 13 kilomètres. Ainsi, bien que le dénivelé total soit inférieur à mille mètres, la sensation de courbature à l’effort peut ne pas être inférieure à celle de certaines montées courtes et raides célèbres de Taïwan (comme la route de Balaka ou la fin du Fengguizui).

Pour les cyclistes taïwanais, une autre particularité du Seongsamjae réside dans son lien étroit avec le système des parcs nationaux coréens. Le parc national Jirisan est le premier parc national désigné de Corée, et les réglementations sur le développement et la circulation des véhicules y sont très strictes. Le fait que le Seongsamjae conserve une route asphaltée carrossable est, dans une certaine mesure, une exception héritée de l’histoire et maintenue dans le cadre actuel de conservation. Cela fait écho à la situation du Wuling et de la région du mont Hehuan à Taïwan, également situés dans un parc national mais ouverts à la circulation automobile depuis des décennies. Les cyclistes des deux pays peuvent sans doute approfondir leur réflexion sur la « coexistence entre parc national et route ».

Le Jirisan : le poids de la montagne nationale coréenne

La place du Jirisan dans la culture coréenne est, dans une certaine mesure, comparable à celle du Yushan pour Taïwan — ce n’est pas seulement l’un des plus hauts sommets géographiques (le Cheonwangbong est le deuxième plus haut sommet de la péninsule coréenne continentale, derrière le Hallasan sur l’île de Jeju), mais il porte aussi une mémoire historique et culturelle profonde. La région du Jirisan est depuis l’Antiquité un important foyer de pratique bouddhiste ; les montagnes abritent des temples historiques comme Hwaeomsa et Cheoneunsa, qui restent aujourd’hui des étapes culturelles fréquemment visitées par les randonneurs et les voyageurs.

Le comté de Gurye, où se trouve le Seongsamjae, est également le lieu d’un épisode important de l’histoire coréenne moderne — au milieu du XXe siècle, le Jirisan fut l’un des bastions des activités de guérilla durant les années troublées. Cette histoire ajoute à la région une épaisseur qui dépasse la simple attraction touristique. Pour les cyclistes souhaitant approfondir leur connaissance du contexte historique coréen, les musées et mémoriaux autour de Gurye et du Jirisan méritent d’être intégrés au programme en dehors des sorties à vélo.

Le temple Hwaeomsa de Gurye est l’un des temples bouddhistes les plus représentatifs de la région du Jirisan. Ses bâtiments s’élèvent à flanc de montagne et abritent d’importants trésors culturels classés au niveau national. De nombreux cyclistes combinent l’ascension du Seongsamjae avec une visite du Hwaeomsa, faisant de leur sortie une expérience à la fois physique et culturelle.

Cette combinaison « montée + pèlerinage aux temples anciens » fait écho à certaines expériences familières des cyclistes taïwanais — par exemple les sites culturels comme Tianxiang ou la Grotte de Changchun le long de la route transcentrale, qui ajoutent une épaisseur historique et spirituelle au simple défi physique. La différence réside dans le fait que l’héritage culturel bouddhiste autour du Jirisan est un lieu de foi vivant, transmis depuis mille ans et restant aujourd’hui un pilier spirituel important pour les Coréens — non pas un simple monument touristique. Cette sensation de « site de foi vivante » est un aspect que les cyclistes taïwanais devraient prendre le temps d’apprécier lors de leur visite.

Il convient également de noter que la région du Jirisan est l’un des décors majeurs de la littérature coréenne moderne ; plusieurs œuvres importantes décrivant les années troublées de la société coréenne du XXe siècle utilisent le Jirisan comme cadre narratif. Pour les cyclistes familiers de l’histoire de l’Asie de l’Est, gravir le Seongsamjae n’est peut-être pas un simple défi physique, mais plutôt un voyage à travers les lieux de mémoire de la Corée moderne — chaque crête balayée par le vent a été témoin d’innombrables événements historiques. Cette épaisseur historique distingue également le Seongsamjae des montées qui ne se distinguent que par leur paysage ou leur pente, en y ajoutant une profondeur culturelle qui mérite d’être savourée.

Le comté de Gurye, grâce à la barrière naturelle du Jirisan, a également développé une culture locale de produits du terroir unique. Le fruit du cornouiller est depuis l’Antiquité une plante médicinale traditionnelle importante de la région. Chaque printemps, la saison des fleurs de cornouiller n’est pas seulement un moment de pèlerinage pour les photographes, c’est aussi la principale saison touristique locale de Gurye ; les villages organisent souvent des fêtes traditionnelles, ajoutant une atmosphère festive aux simples sorties cyclistes.

Conseils pratiques pour s’y rendre

Planification saisonnière : Le Seongsamjae est généralement ouvert toute l’année, mais en hiver (décembre à février), le risque de neige et de verglas est élevé ; les cyclistes sans équipement spécialisé pour la neige devraient éviter cette période. La saison des fleurs de cornouiller au printemps (environ mars-avril) et la saison des feuillages d’automne (environ mi-octobre à début novembre) sont les périodes les plus prisées pour le cyclisme et le tourisme ; la circulation et la foule y sont plus denses, il est conseillé de planifier à l’avance et d’éviter les pics des week-ends.

Adaptation à l’altitude : L’altitude de 1 102 mètres au col ne suscite pas d’inquiétude de mal aigu des montagnes, mais les écarts de température entre le matin et le soir sont marqués en montagne ; même en été, il est recommandé d’emporter une veste coupe-vent légère pour les heures matinales et vespérales. L’été coréen (juin à août) ressemble à celui de Taïwan, avec une chaleur et une humidité étouffantes ; la saison des pluies (appelée « jangma » en coréen) apporte des précipitations continues. Lors d’une visite estivale, il est impératif de surveiller les prévisions météorologiques et d’éviter les risques de chaussée glissante et de coulées de boue dus aux pluies prolongées.

Transport et navettes : La plupart des cyclistes utilisent Gwangju ou Jeonju comme base d’entrée et de sortie, louent une voiture pour rejoindre Gurye comme point de départ. Le réseau de bus express et interurbains coréens est bien développé, mais les règles de transport des vélos varient selon les compagnies ; il est conseillé de se renseigner à l’avance pour éviter les mauvaises surprises. Les cyclistes venant de Séoul peuvent également envisager le KTX (train à grande vitesse coréen) jusqu’à Gwangju ou Yeosu, puis un bus ou une voiture de location pour rejoindre Gurye ; il est recommandé de prévoir une marge de temps confortable pour les correspondances et les transferts.

Réglementation du parc national : Le parc national Jirisan impose des restrictions strictes de randonnée et d’activités dans certaines zones. Le cyclisme sur route est limité aux routes asphaltées existantes ; il est strictement interdit de s’engager sur les sentiers de randonnée ou dans les zones réglementées. Respecter les règles de conservation locales est une exigence fondamentale pour chaque visiteur.

Suggestions d’itinéraire : Comme la distance du Seongsamjae n’est pas très longue, la plupart des cyclistes ne se contentent pas de cette seule route avant de rentrer. Ils combinent plutôt d’autres sites autour de Gurye, comme les temples Seonamsa et Songgwangsa dans la région de Suncheon, ou prolongent vers les pistes cyclables le long du fleuve Seomjin, pour composer un itinéraire combiné de deux à trois jours entre montagnes et rivières dans le Jeolla du Sud. Cette organisation permet également, le lendemain d’une montée intense, de récupérer avec une sortie plus facile sur le plat — un rythme à considérer pour planifier un séjour de plusieurs jours.

Langue et préparation à la communication : La maîtrise de l’anglais est limitée dans les campagnes coréennes. Il est conseillé de télécharger à l’avance une application de traduction et de préparer les noms de lieux importants (Gurye, Seongsamjae, Gwangui-myeon, etc.) en coréen pour faciliter la communication lors de la location de voiture, de l’hébergement ou des demandes de renseignements. Le site officiel du parc national Jirisan et les panneaux aux départs de sentiers comportent généralement des indications de base en anglais, mais les avis détaillés de fermeture de route ou de météo restent principalement en coréen ; les cyclistes ne maîtrisant pas le coréen sont invités à se faire confirmer les dernières informations par une agence locale ou leur hébergeur. Côté gastronomie, la région de Gurye et du Jirisan est réputée pour ses plats de plantes sauvages et de poissons d’eau douce ; après la sortie, déguster un repas local de légumes de montagne ou une soupe d’anguille de boue (chueotang) est une excellente occasion de découvrir la culture culinaire locale tout en reconstituant ses protéines et ses électrolytes.

Consignes de sécurité

La pente du Seongsamjae est concentrée sur tout le parcours et les virages enchaînés sont denses. En descente, la visibilité peut être affectée par l’ombre des arbres et l’angle des virages ; il est conseillé de maîtriser sa vitesse et de rester très vigilant, en particulier sur les sections où l’espace de croisement est limité, en cédant activement le passage aux véhicules venant en sens inverse.

Le temps en montagne change rapidement ; même si le départ se fait sous un ciel dégagé, des averses orageuses locales ou du brouillard peuvent survenir l’après-midi. Il est recommandé de consulter les prévisions météorologiques du jour avant le départ et d’emporter une protection contre la pluie. Le parc national Jirisan présente de fortes variations d’altitude et des écarts de température marqués ; si vous prévoyez une visite en automne ou en hiver, veillez à vous protéger du froid et à surveiller le risque de verglas sur la chaussée.

La Corée et Taïwan partagent la même règle de circulation à droite, ce qui est plutôt favorable aux cyclistes taïwanais. Il faut néanmoins prêter attention aux différences subtiles de signalisation, de feux et d’habitudes de conduite sur les routes de montagne coréennes. Le trafic touristique étant particulièrement dense autour du parc national, il est recommandé de porter des vêtements visibles et d’équiper son vélo de feux pour garantir sa visibilité dans le flux.

La région du Jirisan connaît occasionnellement des observations d’animaux sauvages, notamment la population d’ours noirs d’Asie activement réintroduite par le gouvernement coréen ces dernières années. Bien que la probabilité de rencontre soit extrêmement faible, si vous entendez des bruits d’activité animale à proximité pendant la sortie, restez calme, ne les dérangez pas et suivez les directives du service de gestion du parc national. Par ailleurs, certaines sections de la route ne sont pas équipées de glissières de sécurité et le bas-côté surplombe souvent des gorges escarpées ; la maîtrise de la descente doit être particulièrement prudente, en évitant de s’écarter de la trajectoire sûre pour rechercher la vitesse.

Points essentiels

  • Le Seongsamjae est la seule route carrossable du parc national Jirisan franchissant la crête, à 1 102 mètres d’altitude, et l’une des montées de pèlerinage majeures pour les cyclistes sur route coréens.
  • Environ 13 km de long, environ 850 m de dénivelé, pente moyenne d’environ 6–7 %, pente concentrée et continue, d’intensité non négligeable — un défi adapté aux cyclistes ayant déjà une base en montée.
  • La saison des fleurs de cornouiller au printemps et celle des feuillages d’automne sont les meilleures périodes de visite, mais aussi les plus fréquentées ; éviter les pics des week-ends.
  • Le Jirisan porte un poids religieux et historique profond ; une visite des temples anciens comme le Hwaeomsa peut être combinée pour allier défi physique et profondeur culturelle.
  • Le cyclisme est limité aux routes asphaltées existantes ; respecter impérativement les règles de conservation du parc national et ne pas s’aventurer sur les sentiers réglementés.
  • Il est conseillé de combiner les temples anciens autour de Gurye, les produits du terroir et les pistes cyclables le long du fleuve Seomjin pour un itinéraire de deux à trois jours, en alternant montée intense et journées de récupération faciles — une approche plus adaptée au rythme d’un voyage longue distance.
  • Des animaux sauvages sont parfois observés en montagne et certaines sections manquent de glissières de sécurité ; la maîtrise de la descente et le contrôle de la vitesse doivent rester prudents — la sécurité prime toujours sur la quête de sensations.

Lectures associées

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看