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Col d'Aubisque : la scène sauvage des Pyrénées, la légende de Wim van Est tombé dans le ravin

騎行路線

Une corde de sauvetage faite de quarante chambres à air

Lors du Tour de France 1951, le coureur néerlandais Wim van Est portait le maillot jaune, dévalant la descente en direction du Col d’Aubisque. C’était la première fois de sa vie qu’il endossait le maillot jaune de leader du Tour, conquis la veille. Dans la descente, il perdit le contrôle près du Col du Soulor, passa par-dessus le garde-corps avec son vélo et chuta dans le ravin. Des années plus tard, il se souvint de cet instant : en contrebas, le dénivelé était considérable. Il s’écrasa d’abord lourdement sur le sol, puis continua de rouler sur plusieurs centaines de mètres avant de s’arrêter.

Le personnel de course présent était impuissant — à cette époque, pas d’hélicoptère de secours, pas d’équipement de corde professionnel. Finalement, ce fut le mécanicien de l’équipe qui, avec présence d’esprit, noua bout à bout les chambres à air de plusieurs dizaines de pneus de rechange pour fabriquer une corde de fortune, permettant de hisser Van Est depuis la paroi rocheuse jusqu’à la route. Miraculeusement, il ne souffrait que de multiples contusions, sans danger vital. Mais ce maillot jaune et ce vélo accidenté restèrent à jamais dans ce vallon. Cinquante ans plus tard, une stèle commémorative fut érigée près du lieu de l’accident, relatant cet épisode terrifiant — les différentes sources divergent légèrement sur la profondeur de la chute, mais celle-ci se situait approximativement à plusieurs dizaines de mètres, une hauteur suffisante pour être mortelle.

Voilà l’Aubisque. Un col présent dans le Tour de France depuis 1910, franchi 47 fois à ce jour, deuxième col des Pyrénées le plus emprunté après le Tourmalet. Il n’a ni la majesté glaciaire des Alpes, ni la désolation lunaire du Ventoux, mais il possède une théâtralité plus proche de l’humain — une route de corniche étroite, des brusques brumes épaisses, et cette histoire de chute qui vous rappelle éternellement que « la montagne est toujours plus dangereuse que vous ne l’imaginez ».

Informations générales sur l’itinéraire

Élément Détail
Pays / Massif Pyrénées françaises, département des Pyrénées-Atlantiques
Départ → Arrivée Principalement depuis Laruns, côté ouest, jusqu’au col ; souvent relié au Col du Soulor, côté est, pour former une longue ascension
Longueur Environ 16,6 km (côté Laruns) ; via la liaison Soulor (Argelès-Gazost à Soulor) environ 19,5 km supplémentaires, puis de Soulor à Aubisque environ 10,6 km
Dénivelé total Environ 1 190 m (côté Laruns)
Pente moyenne Environ 7,2 % (côté Laruns)
Pente maximale Jusqu’à environ 13 % sur certains tronçons (après la Cascade de Valentin)
Altitude départ / sommet Départ de Laruns à environ 520 m, sommet du col à environ 1 709 m
Source de notoriété Deuxième col le plus visité de l’histoire du Tour de France (47 franchissements, derrière le Tourmalet), chute de Van Est en 1951, controverse de l’exclusion a posteriori de Rasmussen lors de l’arrivée au sommet en 2007

Les différentes sources divergent légèrement sur les kilométrages et les pourcentages exacts (les points de départ varient selon les organismes). Les chiffres ci-dessus sont des valeurs approximatives issues de multiples sources ; pour le terrain, référez-vous aux panneaux routiers et aux relevés GPS.

Découpage par sections : de la ville thermale aux falaises secrètes

Le charme de l’Aubisque tient en grande partie à sa personnalité « en deux temps » — la première partie est une montée douce en vallée, la seconde un tout autre monde : les hautes terres sauvages.

Première partie (Laruns à Eaux-Bonnes) : Le point de départ, Laruns, est une ville thermale typique des Pyrénées, à environ 520 m d’altitude. La route s’élève doucement le long de la vallée du Valentin, avec une pente modérée, ombragée, idéale pour s’échauffer. Sur ce tronçon, on ressent la verdure humide si particulière des Pyrénées — à l’opposé des terrains rocheux secs de la Provence ou des Dolomites italiennes. Ici, la végétation est dense et le bruit des torrents ne cesse de vous accompagner.

Partie médiane (Eaux-Bonnes à la Cascade de Valentin) : Après la ville thermale d’Eaux-Bonnes, la pente s’accentue nettement et la route enchaîne les lacets. À proximité de la célèbre Cascade de Valentin, la pente atteint son maximum sur ce tronçon ; certaines sources indiquent jusqu’à environ 13 % par endroits. C’est le secteur clé où il faut absolument réguler son rythme pour éviter l’explosion.

Partie finale (station de ski de Gourette au sommet du col) : Après la station de ski de Gourette (environ 1 400 m d’altitude), la forêt disparaît progressivement, la vue s’ouvre et la route s’élève en lacets le long de parois rocheuses dénudées. Sur les 8 derniers kilomètres environ, la pente moyenne se situe autour de 8 %, mais la sensation est plus dure que les chiffres ne le laissent paraître — car à cette altitude, l’air raréfié commence à affecter l’efficacité respiratoire, et la fatigue accumulée lors de la longue ascension pèse. De nombreux cyclistes décrivent ce tronçon comme « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».

Si vous choisissez l’itinéraire est via Soulor : Au départ d’Argelès-Gazost, on grimpe le Col du Soulor. La pente moyenne y est plus douce (environ 5 %), mais après le village d’Arrens-Marsous, des rampes à plus de 10 % apparaissent également. Après avoir franchi le col du Soulor (environ 1 474 m), la route ne redescend pas directement ; elle continue de s’élever en traversant le célèbre cirque du Litor, taillé dans la falaise, passe par deux tunnels creusés dans la roche, pour finalement atteindre le sommet de l’Aubisque. Ce tronçon est généralement considéré comme l’un des plus spectaculaires de France — une route à voie unique plaquée contre une paroi verticale, avec d’un côté le précipice et de l’autre le gouffre. Si le brouillard s’installe et que la visibilité tombe à quelques mètres, cette sensation d’être suspendu dans le vide reste bien plus mémorable que n’importe quel chiffre.

Un habitué du Tour de France : ce que représentent 47 franchissements

Pour comprendre la place de l’Aubisque dans l’histoire du Tour, imaginez ceci : chaque année, lorsque le peloton entre dans les Pyrénées, le directeur de course, en planifiant les étapes de montagne, sort presque toujours l’Aubisque de sa poche. Depuis le premier franchissement par François Lafourcade en 1910, le col a été traversé 47 fois par le Tour, ce qui en fait le deuxième col des Pyrénées le plus emprunté après le Tourmalet, et l’un des sommets les plus visités de toute l’histoire de la Grande Boucle. Ce chiffre dit une chose : l’Aubisque n’est pas un col à la notoriété éphémère, mais une présence quasi « incontournable » dans la planification des étapes pyrénéennes, testant année après année l’endurance et la volonté des coureurs.

Dans le système de classement des cols, il est généralement répertorié comme « hors catégorie » (littéralement « impossible à classer » en français, pour décrire des ascensions dont la difficulté dépasse les normes standard). Ce niveau est habituellement réservé aux sommets clés dont la longueur et la pente suffisent à influencer le sort de la course. Et si l’Aubisque mérite ce classement, ce n’est pas grâce à un tronçon particulièrement raide, mais grâce à l’usure continue de près de 17 kilomètres et de plus de 1 100 mètres de dénivelé — cette difficulté « à petit feu » a souvent raison de la volonté des coureurs en fin d’ascension, bien plus qu’une pente courte et raide.

L’Aubisque a servi deux fois d’arrivée au sommet dans le Tour, en 1985 et 2007. L’édition 2007 est particulièrement mémorable pour les fans, non seulement pour la tension de la course elle-même, mais aussi pour la controverse qui a éclaté après l’arrivée — le Danois Michael Rasmussen, premier à franchir la ligne, fut exclu par sa propre équipe le soir même de sa victoire d’étape en raison de problèmes liés à ses déclarations d’entraînement, jetant une ombre sur cet exploit. Ce genre de rebondissement dramatique fait écho, d’une certaine manière, au caractère de l’Aubisque lui-même — il sait toujours dissimuler des retournements inattendus dans le décor apparemment paisible des Pyrénées.

Une autre anecdote souvent évoquée par les fans est la stèle érigée près du sommet, en mémoire d’une personne ayant contribué à la promotion du cyclisme local. Ces petits monuments commémoratifs disséminés aux cols des Pyrénées font partie de la culture des routes de montagne européennes — chaque col n’est pas seulement un point géographique, il porte aussi le lien affectif accumulé au fil des ans entre les communautés locales et le cyclisme.

L’expérience sensorielle en montagne : de la ville thermale au sommet des hautes terres

Si vous demandez à n’importe quel cycliste ayant réellement gravi l’Aubisque, son souvenir de cette route ne se résume généralement pas à des chiffres, mais à ces détails sensoriels difficiles à quantifier. Sur les premiers kilomètres au départ de Laruns, l’air mêle l’odeur caractéristique de soufre de la ville thermale à l’humidité de la vallée, les abords de la route sont bordés de hêtraies et de pinèdes denses, et la lumière du soleil filtre à travers la canopée pour se répandre sur le bitume en un jeu d’ombres et de lumières tachetées. Cette expérience de montée enveloppée de verdure est radicalement différente de l’image de « route de montagne dénudée » que beaucoup s’imaginent.

À mesure que l’altitude gagne, après Eaux-Bonnes, la végétation s’éclaircit progressivement pour laisser place à de vastes prairies d’altitude. En été, on y voit souvent des troupeaux de moutons et de vaches paître tranquillement sur les pentes, leurs cloches portées par le vent composant la bande-son emblématique des Pyrénées. Ce paysage de montagne aux airs de « pâturages » diffère des reliefs glaciaires des Alpes ou des parois acérées des Dolomites, avec une atmosphère plus douce, plus rurale et plus proche de l’humain.

Mais cette douceur bascule brutalement à l’approche du sommet. Passé la station de ski de Gourette, les arbres disparaissent complètement, la route commence à serpenter entre des parois rocheuses à nu, le vent se renforce nettement et la température chute d’un coup. De nombreux cyclistes ayant gravi la route évoquent, dans les derniers kilomètres, l’illusion d’« entrer dans un autre monde » — comme si les verts pâturages des quinze premiers kilomètres n’étaient qu’un prélude, et que le véritable Aubisque était cette haute lande désolée, ouverte et coupée du monde. À l’arrivée au sommet du col, la vue s’ouvre soudainement ; par temps clair, on peut même distinguer au loin les crêtes des Pyrénées qui se superposent en couches successives. Ce sentiment d’accomplissement, ce « enfin arrivé », est la récompense commune à toutes les longues ascensions.

Estimation de la puissance et de l’allure : comment le modèle physique calcule

Le modèle physique standard utilisé pour estimer le temps d’ascension est le suivant :

P = (Fg + Fr + Fa) × v ÷ rendement de transmission

Fg = m × g × sin(arctan(pente))       Composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr   Résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²               Résistance aérodynamique

Sur la base du versant de Laruns, long de 16,6 km avec un dénivelé de 1 190 mètres (pente moyenne d’environ 7,2 %), les paramètres hypothétiques suivants sont utilisés pour l’estimation :

  • Masse totale m = 70 kg de cycliste + 9 kg de vélo et équipement = 79 kg
  • Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s²
  • Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005 (pneus de route sur asphalte)
  • Surface frontale aérodynamique CdA ≈ 0,32 m² (position assise en montée)
  • Densité de l’air ρ : légèrement réduite avec l’altitude (tranche d’environ 520 à 1 709 m sur ce parcours), en prenant la densité correspondant à l’altitude moyenne
  • Rendement de transmission ≈ 0,975

En résolvant itérativement ce modèle avec Python pour différents rapports puissance/poids, on obtient les vitesses moyennes et temps correspondants :

Rapport puissance/poids Profil type Temps d’ascension estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 1 h 49 min Environ 9,2 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 1 h 28 min Environ 11,4 km/h
3,0 W/kg Cycliste confirmé Environ 1 h 14 min Environ 13,5 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 57 min Environ 17,5 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 47 min Environ 21,2 km/h

Ces chiffres sont des estimations issues du modèle physique, sans prise en compte des variables réelles telles que le vent, l’état de la route, les différences morphologiques ou les arrêts pour se ravitailler. Ils ne servent que de référence pour la planification ; les résultats réels peuvent varier. Il est à noter que le temps estimé par ce modèle pour un niveau professionnel (environ 47 minutes) correspond assez bien à la difficulté ressentie de l’Aubisque, classé en « 1re catégorie » ou « HC » (hors catégorie) lors des étapes du Tour de France — bien que sa pente moyenne ne soit pas la plus raide de France, sa longueur totale de près de 17 kilomètres rend la dépense énergétique cumulée bien plus considérable qu’une montée courte et raide.

À propos des records professionnels : l’Aubisque a été à deux reprises le sommet d’arrivée d’étape dans l’histoire du Tour de France (1985 et 2007). En 2007, le Danois Michael Rasmussen est arrivé en tête, mais il a été exclu de son équipe et retiré de la course le soir même en raison d’un problème de déclaration de ses déplacements à l’entraînement — cette victoire a donc été entachée de controverses, devenant une autre note sombre dans l’histoire de l’Aubisque. Étant donné que les points de départ et d’arrivée des chronométrages varient considérablement selon les sources, et que le contexte tactique du jour de course (vitesse du peloton, travail d’abri) diffère énormément, les temps d’ascension réels des professionnels ne peuvent pas être directement comparés à un contre-la-montre personnel d’un cycliste amateur ; aucune référence en secondes précises n’est donc citée ici.

Stratégie d’allure : comment répartir votre énergie

En déduisant les caractéristiques segmentées du modèle physique, la stratégie d’allure la plus adaptée à l’Aubisque est un rythme progressif : « prudent au début, régulier au milieu, selon ses capacités à la fin », plutôt que de partir à forte puissance dès le départ. La raison en est que le segment initial, de Laruns à Eaux-Bonnes, présente une pente relativement modérée ; de nombreux cyclistes, parce qu’ils « ne sont pas encore assez essoufflés », ont tendance à produire une puissance dépassant inconsciemment leurs capacités réelles. Lorsque les pentes plus raides apparaissent au niveau de la cascade de Valentin, dans la partie médiane, les réserves de glycogène sont déjà trop entamées, et la fin de l’ascension se transforme en véritable retour à la réalité.

Une approche plus prudente consiste à diviser mentalement l’ascension en trois segments, chacun avec un objectif d’intensité différent : dans la première partie, se maintenir entre 75 % et 80 % de sa puissance au seuil lactique (FTP), laissant au corps le temps d’entrer progressivement en régime ; dans la partie médiane plus raide, on peut légèrement augmenter jusqu’à environ 85 % selon son état, mais en surveillant attentivement si la respiration et la fréquence cardiaque approchent déjà de leurs limites ; pour les 8 derniers kilomètres, en raison de l’altitude plus élevée, l’influence relative de la résistance de l’air diminue (mais la charge physiologique due à la baisse d’oxygène augmente), il est recommandé de maintenir une production stable et d’éviter de sprinter soudainement à l’approche du sommet sous l’effet de l’excitation du « presque arrivé » — c’est souvent le scénario typique de crampes ou d’épuisement soudain.

Pour les cyclistes équipés d’un capteur de puissance, ce parcours se prête également très bien à un auto-test de « stabilité de puissance en montée » — bien que la pente moyenne ne soit que de 7,2 %, la longueur approchant les 17 kilomètres fait de la capacité à maintenir une puissance similaire entre la seconde moitié et la première moitié un indicateur clé pour évaluer ses réserves d’endurance.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : transposer vos capacités

Si vous avez déjà gravi le Wuling (route provinciale 14A), l’Aubisque ne vous semblera pas totalement inconnu — même longue distance, même nécessité de répartir son énergie avec patience, même sensation de respiration qui devient laborieuse à l’approche du sommet en raison de l’altitude. La différence réside dans le fait que le segment de Qingjing au refuge de Hehuanshan sur le Wuling présente des variations de pente plus marquées, tandis que l’Aubisque donne davantage l’impression d’être une « version allongée de la route provinciale 9 (Beiyi) » : douce au début, de plus en plus raide au milieu, et c’est à la fin qu’on voit le vrai visage.

Si votre objectif est de fouler ce col légendaire, voici quelques rappels pratiques (à titre de principes généraux uniquement ; pour la planification réelle, veuillez vous référer aux dernières annonces officielles et aux informations locales) :

  • Saison : les cols pyrénéens d’altitude sont généralement fermés en hiver ; la période d’ouverture est concentrée du début de l’été au début de l’automne. Avant de planifier votre voyage, renseignez-vous impérativement sur l’état d’ouverture de la route pour l’année en cours, car les dates de fermeture varient chaque année en fonction de l’enneigement.
  • Acclimatation à l’altitude : le col de l’Aubisque culmine à environ 1 709 mètres. Bien que cela ne nécessite pas une période d’acclimatation spécifique comme dans les Alpes ou les Andes, si votre environnement d’entraînement habituel est proche du niveau de la mer, il est recommandé de prévoir un à deux jours de transition sur place pour laisser le corps s’adapter aux variations de pression et d’humidité, plutôt que de tenter le sommet dès le lendemain de l’atterrissage.
  • Ravitaillement et équipement : les commerces et points de ravitaillement le long de la route se raréfient à mesure que l’altitude augmente, en particulier au-dessus de la station de ski de Gourette. Il est conseillé d’emporter suffisamment d’eau et d’aliments énergétiques. La température peut varier de plusieurs degrés entre le sommet et le pied de la montée ; même en été, il est recommandé d’emporter une veste coupe-vent légère pour parer au risque d’hypothermie lors de la descente.
  • Location de vélo et transport : la culture du vélo de route est bien établie dans le sud-ouest de la France. La plupart des cyclistes choisissent Pau ou Lourdes comme base d’entrée et de sortie. Pour les modalités concrètes de location et de transfert, veuillez vous renseigner auprès des canaux officiels locaux ; aucun prix ni horaire spécifique n’est indiqué ici.

Conseils d’équipement : le double défi de la longue ascension et de la descente de haute montagne

L’Aubisque, avec son long parcours, son fort dénivelé et sa route de corniche en fin de parcours, exige un équipement plus complet qu’un simple col court. Il faut à la fois pouvoir « monter » et « descendre », deux besoins radicalement différents.

En ce qui concerne le développement, bien que la pente moyenne globale ne soit pas extrême, les rampes raides près de la cascade au milieu du parcours et la longue ascension continue en fin de parcours épuiseront vos muscles. Il est recommandé de prévoir un développement plus léger que celui de votre vélo d’entraînement habituel à Taïwan, en particulier pour les cyclistes de niveau débutant à amateur. Un plus grand pignon suffisamment léger (par exemple, un plus grand nombre de dents sur la cassette) peut considérablement réduire la charge sur les genoux et le bas du dos, vous permettant d’économiser vos forces pour la section finale du plateau.

Le choix de la pression et de la largeur des pneus mérite également votre attention : la qualité de la chaussée dans les routes de montagne des Pyrénées est généralement bonne, mais certaines sections, avec les réparations au fil des ans, présentent des rustines et des nids-de-poule visibles, en particulier sur la voie de droite près des glissières de sécurité. Il est conseillé de choisir des pneus de route légèrement plus larges (environ 28c) et de réduire modérément la pression, pour concilier rendement de roulement et confort, tout en réduisant le risque de perte de contrôle en descente sur une chaussée irrégulière.

L’équipement pour la descente ne doit pas non plus être négligé. Comme mentionné précédemment, l’écart de température entre le sommet et le pied du col peut être important, et l’effet de refroidissement éolien en descente amplifie la sensation de froid. Il est recommandé d’emporter un gilet coupe-vent léger et compressible ou des manchons, même en été. Concernant le système de freinage, une longue descente de haute montagne exige une bonne résistance à la chaleur des plaquettes et des disques (ou des patins de jante). Avant le départ, vérifiez impérativement l’état du système de freinage pour éviter que des freinages continus ne provoquent un évanouissement des freins (brake fade) et une perte de puissance de freinage efficace sur les sections en corniche.

Rappels de sécurité : la route de corniche n’est pas une plaisanterie

La section la plus redoutée et la plus appréciée de l’Aubisque est la route de corniche du Cirque du Litor qui relie le col du Soulor. Voici plusieurs risques à prendre sérieusement en compte :

Risques en descente : En descendant du col, les épingles à cheveux successives et l’absence partielle de glissières de sécurité, ajoutées à l’incident mortel de Van Est mentionné précédemment, rendent les accidents en descente de montagne fréquents sur les routes de haute montagne européennes. Contrôlez impérativement votre vitesse, freinez avant le virage et non dans le virage, et évitez de dévaler à grande vitesse dans les zones à visibilité réduite.

Brouillard épais et changements météorologiques soudains : Le temps dans les Pyrénées change extrêmement vite. Le sommet est souvent enveloppé de brouillard, et la visibilité peut chuter soudainement à quelques mètres seulement. En cas de brouillard, réduisez votre vitesse, allumez vos feux clignotants (si équipé), et si nécessaire, arrêtez-vous sur le bas-côté en attendant que la visibilité revienne. Ne prenez pas le risque d’avancer à l’aveugle.

Réaction à l’altitude : Bien que 1 709 mètres ne provoque pas de mal aigu des montagnes sévère chez la plupart des gens, si vous ressentez des maux de tête inhabituels, des nausées, une fatigue extrême, arrêtez immédiatement l’ascension, reposez-vous sur place et redescendez si nécessaire. Ces signes doivent être pris au sérieux ; les conseils de cet article ne remplacent pas une évaluation médicale professionnelle.

Différences du code de la route : Bien que le trafic sur les routes de montagne françaises ne soit pas très dense, il y a un mélange d’autocars de montagne, de camping-cars et de motos, et les espaces de croisement sont limités. Les cyclistes taïwanais doivent particulièrement prêter attention à la conduite à droite en France, et à la coutume de se serrer à droite pour laisser passer en cas de croisement sur route étroite.

Écarts de température et hypothermie : Même en été, la température au sommet peut être nettement inférieure à celle du pied du col. Avec l’effet de refroidissement éolien après la transpiration, le risque d’hypothermie en descente n’est pas à négliger. Il est recommandé d’emporter une couche coupe-vent légère et de veiller à vous couvrir lors des arrêts au sommet pour les photos et le repos.

Pourquoi l’Aubisque mérite d’être gravi une fois dans sa vie

Si je devais résumer le charme de l’Aubisque en une phrase, ce serait : ce n’est ni le plus raide, ni le plus long, ni le plus haut des cols des Pyrénées, mais c’est celui qui a le plus d’histoires à raconter. Depuis son inclusion pour la première fois dans le Tour de France en 1910, ce col a été le témoin d’innombrables légendes — certains y sont tombés dans le ravin pour miraculeusement survivre, d’autres y ont gagné le titre pour se le faire retirer la même nuit, et d’innombrables cyclistes amateurs anonymes, année après année, en font un lieu de pèlerinage, gravissant encore et encore cette route de corniche, juste pour voir une fois ce panorama de leurs propres yeux.

Pour les amateurs de vélo de route taïwanais, l’Aubisque n’est peut-être pas aussi célèbre que l’Alpe d’Huez ou le Ventoux, mais c’est précisément pour cela qu’il conserve une expérience d’ascension plus pure — pas de foule de pèlerins, pas de banderoles d’encouragement à perte de vue, seulement vous, la route, et ce paysage à couper le souffle des Pyrénées. Si vous avez déjà conquis le Wuling et le Fengguizui, et que vous cherchez la prochaine ascension européenne digne d’un voyage, l’Aubisque mérite définitivement une place sur votre liste.

Points clés à retenir

  • Le col de l’Aubisque culmine à environ 1 709 mètres d’altitude ; le versant de Laruns s’étend sur environ 16,6 kilomètres avec une pente moyenne d’environ 7,2 %, ce qui en fait le deuxième col de haute montagne le plus fréquenté de l’histoire du Tour de France
  • Il est souvent relié au col du Soulor à l’est pour former une classique longue ascension ; la route de corniche du Cirque du Litor en chemin est l’un des paysages routiers les plus spectaculaires de France
  • Selon les estimations du modèle physique, un amateur moyen (2,5 W/kg) mettrait environ 1 heure 28 minutes pour gravir le versant de Laruns, un cycliste de niveau compétition (4 W/kg) environ 57 minutes, et un cycliste professionnel environ 47 minutes
  • Avant le départ, vérifiez impérativement les fermetures saisonnières de la route, prévoyez un temps d’acclimatation à l’altitude, et emportez des vêtements chauds et des provisions
  • En descente et sur les sections en corniche, contrôlez impérativement votre vitesse ; le brouillard épais et les changements météorologiques soudains sont les risques les plus redoutables sur les routes de haute montagne des Pyrénées

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