跳至主要內容

Combinaison de ravitaillement solide et liquide pour les longues sorties : fatigue gustative, charge gastro-intestinale et logique de combinaison pratique

健康與醫學

Quatrième heure : tu t’arrêtes dans un virage de la 台14甲, tu sors le cinquième gel de ta poche arrière. À l’instant où tu déchires l’emballage, tu sens cette odeur sucrée familière, et ton estomac proteste immédiatement. Le plan disait pourtant clairement « un sachet toutes les quarante minutes », mais la réponse de ton corps maintenant, c’est : encore un et je vomis.

Cette scène, presque tous ceux qui ont roulé sur une longue distance l’ont vécue. Le problème ne vient souvent pas d’une erreur de calcul des quantités, mais du fait que la forme de l’apport est restée identique du début à la fin. On peut manger trois fois la même chose d’affilée, mais difficilement huit fois.

Cet article traite de la question la plus pratique, et pourtant la moins systématiquement abordée, de l’effort prolongé : comment combiner les apports solides, semi-solides et liquides. Il ne s’agit pas de discuter du nombre de grammes de glucides par heure (le site a déjà un article dédié aux quantités et à l’absorption par double canal), mais bien de savoir, à quantité égale, sous quelle forme les ingérer pour ne pas s’effondrer à la quatrième heure.

一、Trois formes, quelle différence fondamentale

Commençons par exposer les caractéristiques de ces trois catégories d’apports.

Caractéristique Liquide (boisson de l’effort, boisson glucidique) Semi-solide (gel, purée, gomme) Solide (barre énergétique, onigiri, pain, banane)
Densité glucidique par bouchée Faible Élevée Moyenne à élevée
Eau incorporée Oui, gère aussi l’hydratation Quasiment aucune, nécessite de l’eau en plus Quasiment aucune, nécessite de l’eau en plus
Vitesse de vidange gastrique Généralement la plus rapide (à condition que la concentration ne soit pas trop élevée) Moyenne Plus lente
Effort de mastication Aucun Quasiment aucun Oui, difficile en haute intensité
Faisabilité en haute intensité Meilleure Acceptable Mauvaise
Satiété et satisfaction Faible Faible Élevée
Vitesse de fatigue gustative Moyenne (boire sucré en continu lasse aussi) Rapide Lente
Transport et accès Limité par les porte-bidons / poches d’hydratation Facile à transporter, ouverture à une main Encombrant, emballage difficile à gérer
Tolérance à la température Devient chaud et désagréable en été Peut devenir liquide ou collant Le chocolat fond
Irritation gastro-intestinale Plus importante si concentration trop élevée Concentration élevée, nécessite de l’eau Les produits riches en fibres, lipides, protéines sont plus lourds
Soutien psychologique Faible Faible Fort (sentiment concret « d’avoir mangé quelque chose »)

Ce tableau montre que les trois ne sont pas une question de supériorité, mais d’excellence dans des contextes différents. Un long parcours traverse diverses intensités, terrains et états psychologiques ; tenir toute la distance avec une seule forme est une erreur de conception.

二、Quelques variables physiologiques qui déterminent la tolérance digestive

2-1 Osmolarité : ce qui est trop concentré tire l’eau du corps vers l’intestin

La concentration d’un apport (plus précisément son osmolarité) détermine s’il « t’apporte de l’eau » ou « te la dispute » dans l’intestin. Lorsque le contenu intestinal est nettement plus concentré que les fluides corporels, l’eau se déplace vers la lumière intestinale par gradient osmotique. Résultat : tu as beau boire, ton corps a moins d’eau, et le risque de ballonnements et de diarrhée augmente.

La conséquence pratique est directe : quand tu ingères un gel ou une purée très concentré, il faut absolument l’accompagner d’eau ; et pas d’une boisson de l’effort — cela reviendrait à ajouter du concentré sur du concentré. C’est l’une des mines antipersonnel digestives les plus courantes sur les longues distances.

2-2 Les solides et les gels « empruntent » de l’eau

Les apports liquides contiennent leur propre eau, pas les solides ni les gels. Cela signifie que lorsque la part de solides dans ton apport augmente, ta consommation totale d’eau doit suivre, sinon le processus même de digestion de ces aliments consommera tes fluides corporels. Dans la chaleur et l’humidité élevées de l’été taïwanais, c’est encore plus critique.

2-3 Plus l’intensité est élevée, moins le flux sanguin digestif est important

Pendant l’effort, le flux sanguin est prioritairement alloué aux muscles qui travaillent et à la peau (pour la thermorégulation), et la part destinée au tube digestif diminue. Plus l’intensité est élevée et la durée longue, plus cet effet est marqué. Cela explique deux phénomènes courants :

  • pourquoi manger est particulièrement inconfortable lors d’une progression rapide dans le peloton ;
  • pourquoi un onigiri est possible lors d’une sortie tranquille, mais qu’au moment clé d’une course, même un gel ne passe pas.

2-4 Secousses, position et type d’effort

  • En course à pied, les vibrations verticales exercent un stress mécanique sur l’estomac bien supérieur au vélo ; c’est pourquoi les coureurs dépendent généralement plus des liquides et des gels.
  • En contre-la-montre ou en position basse et aérodynamique, l’abdomen est comprimé, réduisant l’espace gastrique disponible et rendant la déglutition plus difficile.
  • Sur les chemins ou routes cahoteuses, les aliments solides provoquent facilement de l’inconfort, et les attraper présente un risque pour la sécurité.

2-5 Mâcher et respirer se disputent la même bouche

Ce point est souvent négligé : en haute intensité, tu as besoin de ta bouche pour ventiler abondamment, et mâcher occupe le même canal. Ce n’est pas qu’une impression psychologique ; en réalité, cela te force à réduire ta puissance pendant les trente secondes où tu manges. Sur les sections où tu dois maintenir une puissance élevée, le solide est donc quasiment une option impossible.

三、Fatigue gustative : pourquoi tu ne peux plus rien avaler à la quatrième heure

La « fatigue gustative » n’est pas un problème de volonté ; elle a des bases physiologiques et sensorielles claires.

Satiété sensorielle spécifique

La répétition d’une même saveur diminue le plaisir ressenti, c’est un phénomène sensoriel assez universel. Tu ne peux peut-être plus avaler le huitième gel à l’orange, mais tu pourrais immédiatement manger un onigiri salé — car cela emprunte un autre canal sensoriel. C’est aussi pourquoi les apports salés en fin de course sont souvent miraculeux.

Effet cumulatif du sucré

Les apports d’un effort prolongé sont presque exclusivement sucrés. Après plusieurs heures d’accumulation, la bouche développe une sensation collante persistante ; ajoutée à la sécheresse buccale et à la diminution de la salive liées à l’effort, l’acceptation du sucré chute nettement.

Inconfort buccal dû à la concentration élevée

Les produits très concentrés de type sirop assèchent la muqueuse buccale. Si boire une gorgée d’eau est efficace, c’est en partie parce que cela nettoie la bouche et réinitialise les sens.

Le pouvoir de l’attente psychologique

Si tu as déjà vomi après avoir mangé un certain goût lors d’une course, le revoir ensuite te retourne l’estomac. Une fois ce lien établi, il est difficile de le résoudre en se raisonnant.

Stratégies pratiques contre la fatigue gustative

Stratégie Action concrète Quand l’utiliser
Alterner sucré/salé Prévoir au moins un apport salé (onigiri, biscuits salés, soupe salée) Longues distances de plus de trois heures
Alterner les textures Faire tourner liquide, gel, solide à mâcher Tout au long de l’effort
Alterner les températures Un bidon à température ambiante, un froid ; boisson chaude par temps froid Besoins spécifiques été comme hiver
Rotation des goûts Préparer deux à trois goûts pour un même type de produit Éviter l’ingestion continue d’un seul goût
Rincer la bouche à l’eau claire Boire une gorgée d’eau pure après chaque apport Obligatoire après un produit très concentré
Garder un goût de secours Garder ton préféré pour la fin Quand le mental est le plus fragile en fin de parcours
Planifier l’ordre à l’avance Mettre le moins bon au début (quand tu avales encore tout) Décider au moment de préparer ton sac

Ce dernier point mérite d’être souligné : le début est le moment où ton estomac et ton mental sont les plus résistants ; utilise-y les apports les moins agréables, et garde les plus faciles à ingérer pour la fin. Beaucoup font l’inverse, mangent d’abord ce qu’ils aiment, et se retrouvent avec ce qu’ils ne veulent surtout pas toucher.

四、Logique de combinaison pratique : une approche en trois phases

Un long parcours peut être grossièrement divisé en trois phases pour concevoir la forme des apports.

Phase initiale : surtout des solides

Raison : l’estomac est au mieux de sa forme, l’intensité est généralement plus faible, le mental est détendu car la fin est loin, et ce que tu manges maintenant a tout le temps d’être digéré.

Action : onigiri, pain, banane, barre énergétique. C’est le seul moment où tu peux vraiment bien manger de la « nourriture », ne le gaspille pas. Beaucoup hésitent à manger au début, se disant « pas encore fatigué », et reportent toute la pression des apports sur la fin.

Phase intermédiaire : mélange solide/liquide

L’intensité augmente, la fatigue s’accumule. Réduis alors la part de solides, ajoute des gels et des liquides, et maintiens un rythme d’ingestion stable.

Phase finale : surtout des liquides et semi-solides

Raison : la capacité digestive diminue, l’intensité peut augmenter, mâcher devient difficile, la fatigue gustative atteint son pic.

Action : glucides liquides comme axe principal, complétés par des gels. Le plus important ici n’est pas de manger « équilibré », mais d’arriver encore à avaler quelque chose.

Ajuster selon l’intensité, le terrain et la météo

Variable Plutôt solide Plutôt liquide
Intensité Faible, allure tranquille Élevée, fractionné, sprints
Terrain Montées régulières, plat Descentes rapides, sections techniques, peloton dense
Température Fraîche ou froide Chaude et humide
Moment Début Fin
État digestif Bon Signes d’inconfort déjà présents
Besoin d’hydratation Faible Élevé

La montée est le meilleur moment pour s’alimenter

C’est un conseil pratique issu des routes taïwanaises. En montée, la vitesse est faible, le vélo est stable, les mains peuvent quitter le guidon, et même si la respiration est lourde, son rythme est régulier : c’est le moment le plus sûr et le plus facile pour manger. À l’inverse, en descente ou dans un peloton rapide, il ne faut absolument pas tenter de prendre un apport — ce n’est pas qu’une question d’efficacité, c’est une question de sécurité. Sur des routes comme 陽金 ou 北宜, où la circulation n’est pas négligeable, perdre le contrôle de son vélo pour attraper de la nourriture coûte bien plus cher que de manger dix minutes plus tard.

五、Différences selon le type d’effort

Vélo

Conditions les plus permissives : porte-bidons, poches, sac de cadre, et possibilité d’opérer à une main quand l’allure est stable. C’est pourquoi les options d’apports sont les plus variées en cyclisme, on peut même manger des sandwichs et des onigiris.

Course à pied

Le plus de contraintes : vibrations importantes, aucun endroit pour poser les mains, les apports dépendent presque uniquement des ravitaillements et de la ceinture. En pratique, gels et liquides dominent ; les solides n’ont leur place que sur les très longues distances ou les sections lentes d’un ultra-trail.

Triathlon

Il existe une logique de répartition classique : la partie vélo est la fenêtre d’or pour manger des solides et des gels, car la position est relativement stable et le temps long ; arrivé à la partie course à pied, le système digestif a déjà encaissé depuis longtemps, il faut alors privilégier liquides et gels. Beaucoup s’effondrent sur le segment course à pied, alors que la cause profonde est de ne pas avoir assez mangé sur le vélo.

六、Exemples de combinaisons selon la durée

Voici un cadre de répartition des formes, pas un tableau de dosage précis — les quantités réelles doivent être ajustées selon le poids, l’intensité et la transpiration de chacun, et validées à l’entraînement.

Durée totale Conception des apports Point clé
Environ deux heures ou moins Surtout liquide, éventuellement un solide selon le contexte La plupart n’ont pas besoin d’un plan complexe, l’essentiel est de ne pas ne rien manger du tout
Trois à quatre heures Une à deux portions solides au début, puis gels et liquides Il faut commencer à planifier l’ordre et la variété des goûts
Plus de cinq heures (ex. 西進武嶺) Solides au début, mixte au milieu, liquides à la fin ; au moins un apport salé La fatigue gustative est inévitable, prévoir des options de secours
Sortie à la journée ou très longue distance Ajouter de la « vraie nourriture » et des plats chauds aux ravitaillements Le besoin psychologique est aussi important que le besoin calorique ; le plan doit inclure de s’arrêter pour manger un vrai repas
Course à haute intensité Presque exclusivement liquides et gels Le conflit mâcher/respirer rend le solide impossible

七、Questions pratiques spécifiques à Taïwan

Les convenience stores sont le plus grand atout

Une condition unique des longues distances à Taïwan est la forte densité de points de ravitaillement. Cela signifie que tu n’as pas besoin de tout transporter, mais cela crée deux pièges :

  1. Dépendre des ravitaillements te fait trop peu manger entre deux — parce que « de toute façon, on s’arrête bientôt ».
  2. Les ravitaillements en zone montagneuse peuvent être plus rares que prévu. Les horaires d’ouverture des commerces en altitude moyenne ou élevée sont irréguliers ; il faut planifier pour le « pire des cas » et emporter suffisamment d’apports.

Le problème de la température en été

  • Les barres énergétiques enrobées de chocolat fondent en une masse dans la poche arrière.
  • La boisson de l’effort dans le bidon devient extrêmement désagréable à boire sous une forte chaleur, ce qui réduit directement ta volonté de boire, et donc ton hydratation. Un bidon isotherme n’est pas un luxe, c’est un outil pour maintenir tes apports en été.
  • La chaleur supprime nettement l’appétit ; l’importance des liquides augmente alors encore.

Le problème miroir en hiver

Sur 北宜, 陽金 ou les tronçons en altitude en hiver, le problème est exactement inverse : tu n’as ni soif, ni faim, mais la dépense n’a pas diminué d’un iota. Par temps froid, les apports doivent être rappelés par un minuteur, pas par les sensations. Préparer une boisson chaude dans un thermos peut souvent sauver un tronçon, à la fois psychologiquement et physiologiquement.

八、Stratégie de repli quand l’estomac est déjà en difficulté

Même le meilleur plan peut rencontrer des imprévus. Voici un ordre de repli, de « encore rattrapable » à « il faut assurer le minimum ».

Symptôme Action immédiate Ajustement ultérieur
Nausées naissantes, sensation d’estomac bloqué Réduire l’intensité, arrêter les solides, passer à de petites gorgées de liquide Espacer les apports, utiliser une concentration plus diluée
Ballonnements, éructations Arrêter tous les produits très concentrés, ne boire que de l’eau claire ou une boisson fortement diluée Une fois rétabli, reprendre progressivement avec de petites quantités de liquide
Diarrhée ou crampes abdominales Arrêter les produits très concentrés, surtout ceux riches en fructose ; arrêter les fibres Ne plus tenter d’augmenter les apports sur cette sortie, viser simplement la fin
Incapable de manger quoi que ce soit Maintenir au moins l’apport en liquides et électrolytes, réduire l’allure Ne pas forcer ; forcer mène généralement au vomissement, ce qui aggrave la situation
Vomissements déjà survenus Arrêter de manger pendant un moment, prendre de petites gorgées d’eau ou de la glace Le vomissement accélère la déshydratation ; s’il s’accompagne de vertiges ou de troubles de la conscience, consulter un médecin

Principe fondamental : quand le système digestif pose problème, l’intensité est la première variable à sacrifier. Réduire l’intensité permet au flux sanguin digestif de revenir ; c’est la mesure la plus efficace, et la plus facile à négliger.

九、Deux stratégies de bidons : mettre les glucides dans le bidon, ou garder le bidon pour l’eau

L’apport longue distance repose sur un choix structurel fondamental qui détermine toutes les autres combinaisons.

Stratégie A : mettre les glucides dans le bidon

Action : un bidon avec une boisson glucidique, l’autre avec de l’eau pure.

  • Avantages : boire équivaut à s’alimenter, aucun geste supplémentaire ; l’apport glucidique et l’hydratation sont synchronisés ; particulièrement pratique en haute intensité ou sur les sections techniques.
  • Inconvénients : la quantité de glucides et la quantité d’eau sont liées, impossibles à ajuster indépendamment. Par temps chaud, si tu veux boire plus, tu es obligé d’ingérer plus de glucides ; à l’inverse, pour augmenter les glucides, tu dois avaler plus de liquide. De plus, une boisson sucrée dans un bidon se dégrade et devient collante en été ; hygiène et nettoyage sont une charge.

Stratégie B : garder les bidons pour l’eau, les glucides via gels et solides

Action : les deux bidons contiennent de l’eau ou une boisson électrolytique très diluée, les glucides viennent exclusivement de l’alimentation solide.

  • Avantages : les glucides et l’eau peuvent être ajustés indépendamment, c’est la plus grande source de flexibilité pour les parcours longs et aux conditions météo changeantes ; les bidons sont faciles à nettoyer ; le remplissage aux ravitaillements est simple.
  • Inconvénients : il faut penser à manger activement ; si tu oublies, tu n’as rien pris du tout ; chaque prise alimentaire doit être accompagnée d’eau.

Comment choisir

Situation Stratégie la plus adaptée Raison
Course à haute intensité, pas le temps de prendre des solides A (glucides dans le bidon) Boire équivaut à s’alimenter, gestes minimaux
Longue durée, routes de montagne à forte variation de température B (bidons avec eau) Les besoins en eau et en glucides sont découplés, flexibilité maximale
Personne qui oublie de manger A Lier l’apport à l’action plus fréquente de boire
Estomac sensible, besoin de contrôler la concentration B La concentration est entièrement entre tes mains ; en cas de problème, tu peux immédiatement ne boire que de l’eau
Ravitaillements espacés Mixte : un bidon glucidique, un bidon d’eau Prendre une part des avantages de chaque côté

En pratique, la plupart adoptent une version mixte sur les longues distances : un bidon de boisson glucidique, un bidon d’eau pure, les solides et gels comblant le déficit glucidique supplémentaire, et le bidon d’eau pure servant spécifiquement à accompagner les gels et à se rincer la bouche. Cette configuration est très robuste sur les routes de montagne taïwanaises de moyenne et longue distance.

十、Le « compte mental » de la longue distance : la satisfaction fait aussi partie de l’apport

Au-delà d’un certain temps, l’apport n’est plus seulement un problème physiologique.

Mâcher apporte en soi une satisfaction. Après plusieurs heures à n’avaler que du liquide et des gels, beaucoup ressentent un état de « j’ai pourtant pris des calories, mais je me sens vide ». Cette fatigue psychologique réduit en retour la volonté de continuer à manger, créant un cercle vicieux. Prévoir, au milieu d’une longue distance, un aliment à mâcher, avec des couches de saveurs, remonte souvent plus le moral que n’importe quel gel.

La valeur d’un plat chaud par temps froid est gravement sous-estimée. En hiver, en altitude, s’arrêter pour boire un bol de soupe chaude apporte, outre les calories, le confort d’une température corporelle centrale et une réinitialisation mentale. C’est le point de bascule où beaucoup « reviennent à la vie » lors des très longues distances.

Le coût de s’arrêter pour manger est souvent inférieur au coût de tenir coûte que coûte. Lors d’une sortie longue non compétitive, prendre quinze minutes pour s’asseoir et manger un vrai repas permet de continuer à s’alimenter sur la seconde moitié. Beaucoup économisent ces quinze minutes, puis passent une heure à lutter pour avancer.

十一、Comment construire ton propre tableau de tolérance des formes

Tous les principes précédents sont des généralités ; ce qui compte vraiment, ce sont tes propres données. Il est conseillé de faire ceci à l’entraînement, la méthode est simple :

  1. Après chaque longue sortie, note quatre colonnes : la heure, l’intensité du moment, la forme de ce qui a été mangé, la réaction digestive (de « aucune sensation » à « inconfort marqué »).
  2. Accumule au moins plusieurs sorties sous différentes météos et intensités avant de voir un schéma se dégager.
  3. Marque particulièrement les fois où il y a eu un problème : la concentration à ce moment-là, si tu avais bu de l’eau, ce que tu avais mangé au repas précédent, si c’était un nouveau produit.
  4. Résume la conclusion en une phrase, par exemple « au-delà de telle intensité, je ne peux plus avaler de solide », « gel + boisson de l’effort = ballonnements garantis », « après la troisième heure, je dois passer au salé ».

Ce tableau sera plus précis que n’importe quel conseil générique, car il enregistre le comportement de ton propre estomac. La tolérance se travaille aussi — augmenter progressivement les quantités et la diversité des formes à l’entraînement est bien plus sûr que de tenter le coup le jour J.

十二、Erreurs courantes et corrections

Erreur n°1 : ne compter que sur les gels

Pratique, facile à transporter, dosage clair, mais la fatigue gustative arrive le plus vite, et chaque sachet nécessite de l’eau. Sur un parcours de cinq heures, ne prendre que des gels mène presque inévitablement à ne plus pouvoir avaler en fin de parcours.

Erreur n°2 : accompagner un gel d’une boisson de l’effort

Deux concentrations élevées superposées, c’est la combinaison typique qui provoque ballonnements et diarrhée. Gel avec de l’eau claire est bien plus sûr.

Erreur n°3 : hésiter à manger au début

« Pas encore faim » est un piège. Le début est le moment où l’estomac est au mieux ; si tu ne manges pas alors, tu devras rattraper dans les pires conditions en fin de parcours.

Erreur n°4 : manger d’abord son goût préféré

L’ordre est inversé. Ce qui est facile à avaler doit être gardé pour la fin, quand le mental est le plus fragile.

Erreur n°5 : utiliser un nouveau produit pour la première fois le jour de la course

Nouvelle marque, nouveau goût, produit offert par un ami — tout cela doit d’abord être testé à l’entraînement. La tolérance digestive à un produit donné varie énormément d’un individu à l’autre.

Erreur n°6 : aucune option salée

À ne manger que du sucré sur la durée, l’acceptation chute en ligne droite en fin de parcours. Un apport salé est souvent la ligne de partage entre pouvoir continuer à manger ou non.

Erreur n°7 : prendre un apport en descente ou dans un peloton rapide

C’est un problème de sécurité, pas d’efficacité. Trouve une montée, un faux plat sûr, ou arrête-toi carrément. Les routes de montagne taïwanaises n’ont souvent pas d’accotement large ; sur route ouverte, il ne faut surtout pas faire de gestes imprévisibles pour s’alimenter.

Erreur n°8 : croire que « ne pas pouvoir manger » est un manque de volonté

C’est le résultat combiné de la physiologie et des sens. Plutôt que de t’en vouloir, intègre de la variété de formes et de goûts dans ton prochain plan.

十三、Signes d’alerte médicale et avertissement

Arrête l’effort et consulte un médecin dans les cas suivants :

  • Vomissements persistants, incapacité à retenir le moindre liquide
  • Douleur abdominale intense et continue, ou douleur nette à la palpation
  • Sang dans les selles, selles noires, ou sang dans les vomissements
  • Associé à confusion, troubles de la parole, comportement anormal (peut être lié à un déséquilibre hydrique ou électrolytique, urgence médicale)
  • Syncope ou quasi-syncope, douleur thoracique, palpitations
  • Urines foncées (couleur thé ou cola) ou volume urinaire nettement réduit après l’effort
  • Symptômes digestifs sévères récurrents à chaque effort long, même après ajustement de la stratégie d’apports

Cet article est une information générale à visée éducative et ne remplace pas un diagnostic ou un avis individuel d’un médecin, d’un diététicien-nutritionniste ou d’un autre professionnel de santé. Si tu souffres du syndrome de l’intestin irritable, d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, de reflux gastro-œsophagien, d’un ulcère peptique, d’une intolérance au lactose, d’une malabsorption du fructose, de diabète ou d’allergies alimentaires, la stratégie d’apports doit être conçue individuellement ; les généralités de cet article ne s’appliquent pas directement. Tout ajustement des quantités et des formes doit être progressif, testé à l’entraînement, car les variations individuelles sont grandes. En extérieur, respecte le code de la route ; les gestes d’alimentation doivent se faire sur des sections et à des moments sûrs ; ne fais pas de course sur route ouverte.

十四、Liste d’actions

  1. Ne tiens pas toute la distance avec une seule forme d’apport, c’est la cause la plus courante d’effondrement en fin de parcours.
  2. Pense en trois phases : solides au début, mixte au milieu, liquides et gels à la fin.
  3. Les gels et les solides doivent être accompagnés d’eau, et d’eau claire, pas d’une boisson de l’effort.
  4. Prépare au moins un apport salé, indispensable pour tout parcours de plus de trois heures.
  5. Décide de l’ordre au moment de préparer ton sac : les moins bons d’abord, les préférés pour la fin.
  6. Alimente-toi dans les montées et sur les sections sûres, jamais en descente ni dans un peloton rapide.
  7. Ajuste selon la météo : plutôt liquide par temps chaud, par temps froid utilise un minuteur pour penser à manger.
  8. Utilise un bidon isotherme en été, cela influence directement ta volonté de boire.
  9. En cas de problème digestif, réduis d’abord l’intensité, c’est la mesure la plus efficace.
  10. Répète toutes les combinaisons à l’entraînement, pas de nouveauté le jour de la course.

La difficulté de l’apport, c’est qu’il est à la fois un problème physiologique, sensoriel et logistique. Tu peux calculer très précisément tes grammes de glucides par heure, mais si à la quatrième heure tu ouvres ta poche arrière et que tu ne vois que le huitième gel identique, ce chiffre n’a plus aucun sens. Un plan d’apport réellement viable, c’est une liste que tu es encore prêt à ouvrir et à manger quand tu es le plus fatigué et que tu n’as envie de rien.

相關主題閱讀

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看