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Fondement scientifique et application de la stratégie d'allure en négative split pour le marathon

賽事分析

Fondement scientifique et application de la stratégie d'allure négative (Negative Split) en marathon

Fondement scientifique de la stratégie d’allure négative (Negative Split) en marathon

« Courir plus vite dans la seconde moitié que dans la première » — c’est la définition même du Negative Split. Cette stratégie de course, qui semble contre-intuitive, repose pourtant sur des bases solides en physiologie et en science du sport. Cet article analyse en profondeur pourquoi le Negative Split est la meilleure stratégie d’allure pour le marathon, et comment l’exécuter.

Qu’est-ce que le Negative Split ?

Définition : lors d’un marathon, le temps de réalisation des 21,1 derniers kilomètres est plus court que celui des 21,1 premiers kilomètres.

Exemple :

  • Premier semi-marathon : 1 h 53 min (allure 5:22/km)
  • Second semi-marathon : 1 h 51 min (allure 5:15/km)
  • Temps total du marathon : 3 h 44 min

À l’inverse, le Positive Split (rapide au début, lent à la fin) est la stratégie que la plupart des coureurs amateurs adoptent inconsciemment, et c’est la principale cause de l’apparition du « mur (The Wall) ».

Fondements physiologiques

1. Gestion du glycogène

Le glycogène stocké dans les muscles est le facteur déterminant de l’allure en marathon :

  • Réserve de glycogène musculaire d’un coureur moyen : environ 1 800–2 200 kcal
  • Dépense totale sur un marathon : environ 2 500–3 200 kcal
  • Le déficit énergétique doit être comblé par l’oxydation des graisses

Point clé : courir à haute intensité accélère la consommation de glycogène, tandis que l’efficacité de l’oxydation des graisses est faible (elle ne permet pas de maintenir une vitesse élevée). Si l’on court trop vite dans la première moitié, le glycogène s’épuise entre le 30e et le 35e kilomètre (« frapper le mur »), et la vitesse chute considérablement dans la seconde partie.

Logique du Negative Split : allure prudente dans la première partie → maintien d’un apport énergétique mixte graisses/glycogène → réserves de glycogène suffisantes dans la seconde partie → maintien de l’allure, voire accélération.

2. Relation entre seuil lactique et allure

En courant sous le seuil lactique (environ 75–85 % du VO2max), le corps élimine efficacement le lactate ; au-delà, le lactate s’accumule et la fatigue musculaire s’accélère.

La stratégie du Negative Split permet au coureur de rester sous le seuil dans la première moitié, ce qui rend le corps plus efficace et laisse davantage d’énergie disponible pour la seconde moitié.

3. Adaptation à la chaleur et ajustement dynamique de l’allure

Lors d’une course de longue distance, la température corporelle augmente progressivement et le phénomène de dérive cardiaque (Cardiac Drift) fait monter la fréquence cardiaque à allure égale.

Implication stratégique : si l’on court à fréquence cardiaque égale, la vitesse devrait légèrement diminuer au fil de la course (pour compenser la dérive cardiaque). À l’inverse, si l’on parvient à accélérer tout en maintenant la même fréquence cardiaque, cela signifie que le corps est efficace — c’est l’exécution parfaite d’un Negative Split.

Records de Negative Split chez les athlètes d’élite

Athlète Course Première moitié Seconde moitié Écart
Kelvin Kiptum Chicago 2023 (RM 2:00:35) 1:00:40 59:55 -45 s
Eliud Kipchoge Berlin 2023 1:00:41 59:59 -42 s
Paula Radcliffe Londres 2003 (RM féminin) 1:14:57 1:12:41 -2:16

Les détenteurs de records du monde adoptent presque tous la stratégie du Negative Split. Ce n’est pas une coïncidence.

Comment exécuter un Negative Split en marathon

Étape 1 : Déterminer l’allure cible

  • Utiliser son récent temps de semi-marathon × 2,1 comme objectif conservateur pour le marathon
  • Allure de la première moitié : allure cible + 5–10 s/km
  • Allure de la seconde moitié : allure cible, ou légèrement plus rapide selon la condition

Exemple : objectif de marathon en 4 h (allure 5:41/km)

  • Première moitié : 5:46–5:51/km
  • Seconde moitié : 5:36–5:41/km

Étape 2 : Gérer la tentation du début de course

Plus grand défi : l’excitation du départ du marathon pousse la plupart des coureurs à courir trop vite lors des premiers kilomètres.

Méthodes pour y remédier :

  1. Régler l’alerte d’allure sur sa montre GPS avant le départ (avertissement en cas de dépassement de vitesse)
  2. Laisser délibérément les autres coureurs partir devant, ne pas suivre la foule dans l’élan
  3. Courir les 5 premiers kilomètres 10–15 s/km plus lentement que l’allure cible

Étape 3 : La section cruciale des 25–35 km

C’est le moment où le destin des coureurs en Positive Split et en Negative Split diverge :

  • Coureurs en Positive Split : ils commencent à « frapper le mur », la vitesse chute brutalement
  • Coureurs en Negative Split : ils se sentent encore relativement bien et commencent à accélérer progressivement

Stratégie : après le 30e kilomètre, si l’on se sent bien, réduire l’allure de 5 secondes par kilomètre ; si l’on se sent à la limite, maintenir simplement l’allure.

Étape 4 : Le sprint des 5 derniers kilomètres

  • 37–40 km : évaluer l’énergie restante et décider de la stratégie finale
  • 40–42,195 km : si possible, sprinter à fond (épuiser le glycogène restant)

Questions fréquentes

Q : Le Negative Split est-il facile à exécuter pour les coureurs amateurs ?
R : Courir « trop lentement » dans la première moitié exige une grande maîtrise de soi, et les débutants ont souvent du mal à résister à l’excitation du départ. Il est recommandé de s’entraîner d’abord lors de courses d’entraînement.

Q : Faut-il absolument une montre GPS pour exécuter un Negative Split ?
R : La montre GPS réduit considérablement la difficulté d’exécution, mais on peut aussi s’appuyer sur le suivi de la fréquence cardiaque (70–75 % de la FCM dans la première partie) ou sur la perception de l’effort (« se sentir à l’aise ») pour guider son allure.

Q : Le Negative Split est-il adapté aux parcours vallonnés ?
R : Oui, mais il nécessite une planification par segments plus fine ; sur les montées, la puissance (fréquence cardiaque) sert de référence pour l’allure, plutôt que la vitesse absolue.

La stratégie du Negative Split exige de l’entraînement, de la discipline et une connaissance approfondie des signaux de son corps. Maîtrisez cette stratégie et vous dépasserez d’innombrables coureurs en train de frapper le mur dans la seconde moitié du marathon, pour ressentir le véritable goût de « courir vers l’avant » !

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