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Courbe de puissance et repères W/kg : évaluer un cycliste par la « forme de ses capacités » plutôt que par un point unique

單車訓練

Une courbe vaut mieux qu’un FTP

Un seul chiffre FTP ne peut pas décrire la structure des capacités d’un coureur. La courbe de puissance (power curve) — la meilleure puissance tenue sur des durées allant de quelques secondes à plusieurs heures — révèle la « forme des capacités ». Sa forme en elle-même indique si le coureur est un sprinteur, un puncheur ou un pur endurant.

Forme de la courbe de puissance et type de coureur

Caractéristique de la courbe Type de coureur Tendance compétitive
Très élevée sur les courtes durées (5–30 s) Sprinteur Sprint massif, attaques explosives
Marquée sur le segment moyen (1–5 min) Puncheur / attaquant Côtes courtes et raides, attaques répétées (W’ élevé)
Plate et stable sur les longues durées (20–60 min) Endurant / rouleur Longues ascensions, contre-la-montre, endurance
Élevée et équilibrée sur toute la courbe Coureur complet GC sur les grands tours

Pourquoi regarder à la fois l’« absolu » et le « relatif »

La puissance absolue (watts) domine sur le plat et en contre-la-montre, mais en montée, c’est la puissance relative au poids (W/kg) qui prime — car la montée est principalement une lutte contre la gravité, et la puissance nécessaire pour vaincre la gravité est proportionnelle au poids du corps. Avec le même 400 W, un coureur de 60 kg et un de 80 kg auront des performances radicalement différentes sur une pente raide. Évaluer un coureur exige de considérer à la fois la courbe absolue et le W/kg.

Usages corrects et incorrects du tableau de référence W/kg

Le tableau de référence W/kg (les plages de W/kg par durée correspondant aux différents niveaux) a une valeur indicative, mais il est souvent mal utilisé : c’est un outil de classification grossière, pas un jugement définitif sur le plafond personnel d’un coureur. Se forcer dans une catégorie, ou s’auto-étiqueter avec un seul point de W/kg, revient à ignorer la forme de la courbe, qui est une information bien plus importante. Le tableau de référence est une carte, pas une fatalité.

Utiliser la courbe de puissance pour guider l’entraînement

  • Repérer les segments « creux » de la courbe : ce sont généralement les points faibles relatifs et les opportunités d’entraînement
  • Aligner l’entraînement sur les segments exigés par l’objectif de course (ex. 20–40 min pour un GC, 5–15 s pour un sprinteur)
  • Suivre simultanément les courbes absolue et W/kg pour distinguer les forces sur le plat et en montée
  • Retester la courbe en état de fatigue pour évaluer l’endurance (en écho au thème du taux de déclin)

Le lien avec tout le système d’entraînement basé sur les données

La courbe de puissance est le pendant capacitaire du modèle de charge (TSS/CTL), la visualisation du double paramètre FTP/W’, et la référence des tests d’endurance. Ce n’est pas un indicateur isolé, mais la « carte des capacités » qui relie tous les thèmes de données précédents.

Évaluer un coureur avec un seul chiffre FTP, c’est comme évaluer un basketteur avec sa taille — c’est pertinent, mais loin d’être suffisant. La courbe de puissance vous donne la « forme des capacités » : sur quel segment vous êtes une bête, sur quel segment vous êtes un maillon faible. Ajoutez-y la conversion W/kg qui révèle la vérité de la gravité, et vous verrez enfin qui vous êtes vraiment et où vous devez vous entraîner. Le tableau de référence peut vous dire où vous vous situez, mais seule la forme de votre courbe peut vous dire où aller.

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