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Gestion du rythme en montée à vélo : un pédalage scientifique pour garder de l'énergie au sommet

單車訓練

Gestion du rythme en montée à vélo : un pédalage scientifique pour garder des forces au sommet

La montée est le test de condition physique le plus authentique. Pas de tactique, pas de drafting, seulement vous et la gravité.

Mais beaucoup de cyclistes abordent les montées de la mauvaise façon — trop d’excitation au début, puis une lutte constante dans la seconde partie. Cet article vous apprend à gérer votre rythme de montée de manière scientifique.

Les causes fondamentales d’un échec en montée

L’accumulation du métabolisme anaérobie

Dans le système énergétique humain, l’accumulation de lactate est la principale cause de « l’explosion » en montée :

Lorsque l’intensité du pédalage dépasse le seuil anaérobie (généralement environ 105 % de la FTP), la vitesse d’accumulation du lactate dépasse la capacité du corps à l’éliminer, les muscles s’acidifient et la puissance de sortie chute rapidement.

Les schémas courants d’échec en montée :

  • Sprint de départ (150 %+ de la FTP) → accumulation de lactate
  • Maintien autour de la FTP (semble normal)
  • L’accumulation de lactate ne peut pas être éliminée
  • La puissance chute à 60-70 % de la FTP

Cette répartition de puissance « rapide au début, lente à la fin » est généralement 5 à 15 % plus lente qu’un rythme régulier.

La répartition idéale de la puissance en montée

La science de l’allure régulière (Even Pacing)

De nombreuses études montrent qu’une allure régulière est généralement la stratégie de montée la plus rapide.

Pourquoi :

  1. Le métabolisme du lactate le plus efficace
  2. Une meilleure continuité de l’oxygénation musculaire
  3. Un point de fonctionnement stable du système cardio-respiratoire

Le défi : c’est difficile psychologiquement — voir quelqu’un vous dépasser, ou avoir l’impression que c’est trop facile au début, donne envie d’« accélérer ».

Ajustement de la puissance lors des changements de pente

Toutes les pentes ne sont pas identiques ; les variations de pente nécessitent un ajustement dynamique de la puissance :

Principes de base :

  • Pente qui augmente → puissance légèrement supérieure (+5-10 %)
  • Pente qui diminue → puissance légèrement inférieure (-5-10 %)
  • Brève section raide → dépassement bref autorisé (récupération en 30 secondes)

Application pratique :
Définissez une « puissance de référence » (votre puissance moyenne cible), puis autorisez une fluctuation de ±10 % autour de cette base. N’essayez pas d’obtenir des watts parfaitement uniformes — c’est en réalité moins efficace sur un terrain vallonné.

Fréquence cardiaque vs puissance : quel est le meilleur indicateur en montée ?

Les avantages de la puissance

  • Reflète immédiatement la production actuelle, sans le délai de la fréquence cardiaque
  • Non affectée par les émotions, la caféine ou la température

Les avantages de la fréquence cardiaque

  • Reflète mieux la pression globale sur le corps
  • C’est le seul indicateur objectif en l’absence de capteur de puissance

Un double suivi intelligent

La méthode idéale consiste à utiliser les deux simultanément :

La puissance pour fixer l’objectif, la fréquence cardiaque pour confirmer l’état :

  • Si la puissance est dans la plage cible mais que la fréquence cardiaque est bien supérieure aux prévisions → risque de surchauffe ou de fatigue excessive, il faut réduire la puissance
  • Si la puissance est dans la plage cible et la fréquence cardiaque normale → continuez

Le choix de la cadence

L’optimisation de la cadence en montée

Les recherches montrent que la cadence optimale en montée varie selon les individus, mais il existe quelques principes généraux :

Cadence plus élevée (80-90 rpm) :

  • Réduit le couple musculaire à chaque coup de pédale
  • Favorise le métabolisme aérobie
  • Mais augmente la charge cardio-respiratoire

Cadence plus basse (60-75 rpm) :

  • Plus de force à chaque coup de pédale (dépend davantage de la force musculaire)
  • Charge cardio-respiratoire légèrement inférieure
  • Mais fatigue musculaire plus rapide

Recommandations pratiques :
Ajustez dynamiquement en fonction de la pente :

  • Pente douce (<7 %) : 80-90 rpm
  • Pente moyenne (7-10 %) : 70-80 rpm
  • Pente raide (>10 %) : 60-70 rpm

Méthodes d’entraînement au rythme en montée

Intervalles de montée précis

Conception de l’entraînement :

Choisissez une section de montée de 2 à 4 kilomètres que vous connaissez bien, et effectuez l’entraînement suivant :

Intervalles de montée en zone « sweet spot » (amélioration de la FTP) :

  • Intensité : 88-94 % de la FTP
  • Durée : 12-20 minutes
  • Récupération : 5-8 minutes de descente facile
  • Répétitions : 3-5 séries

Intervalles de montée au seuil (amélioration de la tolérance au lactate) :

  • Intensité : 95-105 % de la FTP
  • Durée : 8-15 minutes
  • Récupération : durée équivalente ou légèrement supérieure
  • Répétitions : 2-4 séries

Entraînement au sprint sur pente

Ajouter de brefs sprints à un entraînement de montée normal permet de travailler le VO2max et de simuler les accélérations en course :

Conception :

  • Lors d’une sortie aérobie de 3-4 heures
  • Toutes les 40-60 minutes, ajoutez une section de 2 minutes à intensité VO2max (120-130 % de la FTP)
  • Revenez immédiatement en Zone 2 ensuite

Cela simule l’exigence physiologique de « suivre une attaque, puis récupérer » en course.

Ajustements spécifiques pour les montées en haute altitude

À Taïwan, le Wuling (3 275 m) et les routes du mont Hehuan présentent des particularités pour les montées en haute altitude :

Les effets physiologiques de l’altitude

Altitude Proportion d’oxygène (vs niveau de la mer) Impact sur la performance
1 000 m Environ 90 % -3 %
2 000 m Environ 80 % -8 %
3 000 m Environ 70 % -15 %

Ajustement du rythme en montée à haute altitude

Au Wuling (3 275 m), pour une même sensation d’effort, la puissance de sortie est inférieure d’environ 15-20 % par rapport à basse altitude.

Recommandations pratiques :
Sur les sections en haute altitude, ne vous fiez pas aux objectifs de puissance de basse altitude ; utilisez plutôt la fréquence cardiaque ou la perception subjective de l’effort (RPE) comme principal indicateur de rythme.

L’aspect psychologique : faire de votre cerveau un allié

Le défi de la montée n’est pas seulement physique, il est aussi mental.

La méthode des petits objectifs segmentés

Divisez une longue montée en plusieurs petits objectifs :

« Il suffit d’atteindre ce virage » → « Il suffit d’atteindre ce col » → « Encore 5 minutes »

Cette méthode permet au cerveau de se concentrer sur des objectifs atteignables, plutôt que de se laisser écraser par « il reste X kilomètres ».

Accepter l’inconfort

L’inconfort ressenti en montée est normal ; acceptez-le plutôt que de le combattre.

Les recherches montrent qu’« accepter la douleur » donne de meilleures performances en effort intense que « tenter d’ignorer la douleur ».

Dites-vous : « C’est ça, la montée, c’est pour cela que je m’entraîne, je peux continuer. »

Conclusion

L’essence de la montée est de libérer son énergie le plus complètement possible jusqu’à l’arrivée, à la vitesse la plus raisonnable.

Utilisez le capteur de puissance pour fixer l’objectif, la fréquence cardiaque pour confirmer l’état, le sens du rythme pour contrôler la cadence, puis acceptez l’inconfort et continuez à pédaler.

La satisfaction au sommet vaut chaque séance d’entraînement scientifique.

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