【Stratégie de course】Ascension de Wuling par l'ouest (NeverStop Challenge le Sommet) : guide complet — répartition de la puissance W/kg entre Cuifeng, Dayuling et Wuling, gestion de l'effort et affûtage (Tapering) avant course : perspectives de la médecin
Préface
L’erreur de préparation la plus courante pour l’ascension ouest du Wuling n’est pas de s’entraîner trop peu, mais plutôt de « s’entraîner suffisamment, puis de ruiner sa forme dans les 7 à 14 derniers jours ». Beaucoup de gens s’entraînent correctement au quotidien — FTP, séances de montée, longues distances sont planifiés — mais deux extrêmes apparaissent avant la course : certains, craignant la dégradation, continuent d’ajouter de l’intensité, de longues sorties et des montées durant la dernière semaine ; d’autres s’allongent trop tôt, le stimulus d’entraînement disparaît, la commande neuromusculaire s’émousse, et sur la ligne de départ, ils se sentent les jambes vides et le cardio peu réactif. Pour un défi de haute montagne classique comme l’ascension ouest du Wuling — plus de 50 km, environ 2800 m de dénivelé positif, et une arrivée au-delà de 3200 m d’altitude — le tapering n’est pas simplement « se reposer », c’est utiliser la science du sport pour réduire la fatigue tout en préservant la puissance disponible, le glycogène musculaire, l’efficacité de pédalage et la netteté mentale.
Bien que cet article reprenne l’expression « de Cuifeng à Dayuling puis à Wuling » du titre, une correction importante s’impose. Selon le parcours NeverStop Wuling publié le 22 juin 2026 par le district de maintenance du centre de l’Agence des routes, le tracé est Province Road 14, km 57~80 (du monument du centre géographique à Wushe) plus Province Road 14A, km 0+000~31+350 (de Wushe à Wuling), soit environ 54 km au total ; dans la section décisive avant l’arrivée de l’ascension ouest du Wuling, le parcours réel est Cuifeng → Yuanfeng → Kunyang → Wuling. Dayuling se trouve à l’est du Wuling et ne fait pas partie du trajet obligatoire avant l’arrivée par l’ouest. Cette correction n’est pas une question de toponymie : la réduction de charge et le fractionnement de l’allure doivent reposer sur une connaissance exacte du parcours.
I. Le tapering selon les perspectives les plus récentes de 2026 : ce n’est pas de la paresse, c’est « retirer la fatigue » et « garder la capacité »
Les études classiques sur la réduction de charge pré-course indiquaient déjà que l’objectif central du tapering est de minimiser la fatigue accumulée sans sacrifier les adaptations déjà établies. Ce principe reste valable aujourd’hui, mais les perspectives récentes en médecine du sport l’ont formulé plus précisément : un taper vraiment réussi ne consiste pas seulement à réduire le volume total d’entraînement, mais à permettre à l’athlète de conserver le jour de la course une commande neuromusculaire suffisante, une disponibilité en glycogène, une flexibilité métabolique et une capacité de résistance à la fatigue.
Traduisons cela dans le langage de l’ascension ouest du Wuling :
- Vous ne pouvez pas, une semaine avant la course, vous pousser jusqu’à une inflammation persistante, un sommeil perturbé et des jambes engourdies.
- Vous ne pouvez pas non plus, par peur de la fatigue, supprimer toute intensité au point de perdre le rythme de pédalage et la sensation de course.
- Vous ne devez surtout pas faire une perte de poids agressive pendant le taper, en embellissant le chiffre de
W/kgsur le papier tout en amputant le glycogène musculaire, la capacité de récupération et la production neuronale.
La revue systématique et la méta-analyse de 2023 sur le tapering en endurance confirment à nouveau une conclusion très importante : un taper réellement bénéfique pour la performance en endurance consiste généralement à maintenir l'intensité, réduire significativement le volume, et ne diminuer la fréquence que légèrement. Les revues classiques plus anciennes et la méta-analyse de 2007 indiquent également que la réduction du volume se situe couramment autour de 41 % à 60 %, que l’intensité doit être maintenue autant que possible, que la fréquence ne doit pas trop baisser, et qu’un taper progressif d’environ 2 semaines est le plus efficace pour la plupart des disciplines d’endurance.
Ces conclusions sont particulièrement importantes pour le Wuling, car le Wuling n’est pas une course explosive sur courte montée, mais une production continue de longue durée, proche du bas de seuil jusqu’à la zone idéale. Ce qu’il vous faut, ce n’est pas « pouvoir sortir une belle puissance maximale de 5 minutes aujourd’hui », mais « après trois heures, à Cuifeng, vos jambes peuvent-elles encore produire un effort aussi propre que sur la deuxième montée ? ».
II. Pourquoi l’ascension ouest du Wuling dépend particulièrement de la qualité du taper : elle teste le W/kg, mais ce qui fait vraiment la différence, c’est la résistance à la fatigue
W/kg = puissance ÷ poids est l’indicateur le plus courant pour la montée, cela ne fait aucun doute. Mais pour l’ascension ouest du Wuling, le W/kg à l’état frais ne suffit pas, car ce que vous devez réellement produire, c’est « combien de W/kg efficaces reste-t-il après 2 à 4 heures de travail accumulé ».
Les recherches récentes en endurance accordent une importance croissante à la durability, c’est-à-dire la vitesse à laquelle la performance et les indicateurs physiologiques déclinent après un exercice prolongé. Ce concept est crucial pour le cyclisme. Les études de 2024 à 2025 indiquent que la durability n’est pas simplement un sous-produit du VO2max, du FTP ou du seuil traditionnels ; certaines recherches montrent même que les cyclistes sur route performants parviennent à maintenir des performances plus élevées après une charge de travail accumulée, et cette différence suffit à distinguer les niveaux de performance.
En d’autres termes, l’ascension ouest du Wuling ne teste pas « avez-vous 4,0 W/kg lors d’un jour de test habituel », mais plutôt :
- À condition de ne pas avoir pédalé n’importe comment pendant les 2 premières heures, combien de
production soutenablereste-t-il ensuite. - Lorsque l’altitude augmente, que la température baisse et que l’envie de s’alimenter diminue, votre ordre métabolique va-t-il s’effondrer.
- Après Cuifeng, votre
3,8 W/kgest-il encore un3,8 W/kg.
Le modèle de parcours local décompose l’ascension ouest du Wuling en sept sections :
| Section | Distance | Pente moyenne | Signification tactique |
|---|---|---|---|
| Monument central → Renzhiguan | 16,08 km | 2,1 % | Échauffement et retenue, pas une section pour se montrer |
| Renzhiguan → Wushe | 5,33 km | 5,5 % | La montée commence vraiment, risque maximal de dépasser l’allure en suivant |
| Wushe → 7-Eleven le plus haut | 11,98 km | 6,6 % | Champ de bataille principal de l’endurance stable |
| 7-Eleven le plus haut → Cuifeng | 6,04 km | 4,8 % | Piège de rythme, facile de croire à tort qu’on est « exceptionnel aujourd’hui » |
| Cuifeng → Yuanfeng | 6,58 km | 6,8 % | Début de l’épreuve de haute altitude |
| Yuanfeng → Kunyang | 5,15 km | 6,3 % | Pression d’oxygène en baisse, le contrôle de la cadence et du couple est crucial |
| Kunyang → Wuling | 2,12 km | 8,2 % | Section finale, ne récompense que ceux qui ont su se préserver avant |
Si vous faites un mauvais taper, la conséquence la plus directe ne se voit pas dans les 30 premières minutes, mais plutôt :
- Une fréquence cardiaque anormalement élevée après Renzhiguan.
- La sortie en zone idéale de Qingjing à Cuifeng n’est plus douce, ce n’est plus que du forcing.
- Après Cuifeng, la zone qui devrait être un
aérobie stable de haute intensitése transforme en chute constante de cadence et en sorties de selle répétées.
III. Le W/kg n’est pas la seule réponse : pendant la réduction de charge, le plus dangereux est de transformer la perte de poids en incapacité
Beaucoup de gens, en entrant dans les deux dernières semaines de préparation pour le Wuling, n’ont qu’une seule idée en tête : perdre encore 1 kg, et le W/kg sera plus beau. Cette idée n’est qu’à moitié juste. Si la perte de poids provient d’une déshydratation non fonctionnelle, d’un faible apport en glucides ou d’une faible disponibilité énergétique, ce qui disparaît finalement, ce n’est souvent pas la « charge », mais la performance elle-même.
La déclaration de consensus de 2023 du CIO sur les REDs (Relative Energy Deficiency in Sport, déficit énergétique relatif dans le sport), ainsi que les revues de 2024, indiquent clairement qu’une faible disponibilité énergétique entraîne une baisse de performance, une récupération altérée, un risque accru de blessures, et affecte plusieurs systèmes physiologiques. Pour une épreuve d’endurance de longue durée en haute altitude comme le Wuling, c’est encore plus fatal, car il ne s’agit pas seulement de maintenir la puissance en plaine, mais de continuer à produire un effort alors que le glycogène s’épuise, que le stress sympathique et la charge respiratoire augmentent progressivement.
Pendant le taper, établissez donc d’abord ce principe :
Dans les 10 à 14 jours précédant la course, pas de perte de poids agressive ; ce qu’il faut, c’est un poids de course de haute qualité, pas un faux poids après déshydratation.
En pratique, voici comment évaluer :
| Situation | Ce que cela signifie | Risque pour le Wuling |
|---|---|---|
| Léger poids en baisse, mais jambes élastiques, sommeil stable, qualité des intervalles bonne | Peut être une mise en forme raisonnable | Acceptable |
| Poids qui chute vite, fréquence cardiaque matinale en hausse, jambes vides, irritabilité, mauvais sommeil | Souvent une faible disponibilité énergétique | Risque élevé |
| Poids soudainement plus léger deux jours avant la course | Souvent déshydratation ou faible glycogène | Désavantage dès le départ |
Pour la plupart des cyclistes amateurs, le bon ordre avant la course n’est pas :
D'abord trouver un moyen de devenir plus léger → ensuite voir si on peut pédaler
mais plutôt :
D'abord s'assurer de pouvoir produire la puissance de course → ensuite vérifier que le poids ne s'est pas écarté d'une plage raisonnable
C’est le point le plus utile à mettre en pratique des perspectives les plus récentes en médecine du sport : si la gestion du poids détruit l’énergie disponible et la récupération, ce n’est pas de l’optimisation de la performance, c’est du sabotage de la performance.
4. Pour Wuling, pas de taper classique : il faut « réduire le volume sans perdre en sensibilité »
Les trois modes d’échec les plus courants du taper pour Wuling sont :
Volume d'entraînement pas réduit: d’habitude 12 heures, encore plus de 10 heures une semaine avant la course, la fatigue ne disparaît jamais.Intensité totalement coupée: rouler très peu et très facilement, ce qui émousse le système nerveux et donne cette sensation de ne pas pouvoir « débloquer » ses jambes au départ.Programme bricolé à la dernière minute: par anxiété, ajouter des séances VO2max, des simulations de montée ou des sorties très longues, ce qui fait remonter la fatigue.
Les vrais principes pour l’ascension de Wuling par l’ouest sont :
Volume en baisse, qualité conservéeFréquence légèrement réduite, pas d'arrêt completLes dernières stimulations clés doivent être courtes, précises et récupérablesSur la ligne de départ, vous devez avoir envie de « pédaler », pas envie de dire « enfin, plus besoin de pédaler »
On peut résumer grossièrement la charge de la semaine de taper avec cette formule :
Volume semaine de taper = Volume semaine normale × (1 - 0,4 ~ 0,6)
Si vous roulez habituellement 10 heures par semaine, la dernière semaine complète se situera raisonnablement autour de 4 à 6 heures pour la plupart des gens ; si vous roulez 6 heures par semaine, la semaine de taper peut n’exiger que 2,5 à 4 heures. Mais cela ne signifie pas de faire toutes vos sorties en Z1 en roue libre : il faut conserver un peu de rythme clé.
5. Version pratique du taper sur 14 jours : la plus adaptée à la majorité des cyclistes de Wuling
Si vous avez déjà un entraînement structuré et que vous voulez arriver dans un état de forme complet pour une course de longue montée comme NeverStop, un taper de 10 à 14 jours sera la version la plus sûre.
J-14 à J-10 : la dernière fenêtre de stimulation complète
Cette période n’est pas faite pour pousser le volume, mais pour que le système se souvienne une dernière fois de « à quoi ressemble la puissance en course ». Vous pouvez conserver :
- 1 séance de longues intervalles au sweet spot ou en bas de FTP
- 1 sortie longue en endurance, avec un peu de rythme sur la fin
- Les autres jours : récupération et intensité faible
Exemple :
| Jour | Contenu suggéré |
|---|---|
| J-14 | 3 x 15 min @ 90 %–95 % FTP |
| J-13 | 60 min de récupération |
| J-12 | 2–3 h en Z2, les 30 dernières minutes à un rythme stable |
| J-11 | Repos ou pédalage très léger |
| J-10 | 4 x 6 min de rythme en montée, sans exploser en VO2max |
J-9 à J-5 : baisse nette du volume, mais conservation de la sensation de course
C’est ici que l’on commence vraiment à évacuer la fatigue. Le volume total diminue, mais chaque sortie conserve de courtes stimulations proches de l’allure de course, pour éviter que la commande neuromusculaire ne chute trop.
Exemple :
| Jour | Contenu suggéré |
|---|---|
| J-9 | 75–90 min facile, avec 3 x 4 min au sweet spot |
| J-8 | Repos ou 45 min de récupération |
| J-7 | 90 min, avec 2 x 8 min @ 88 %–92 % FTP |
| J-6 | 45–60 min très facile |
| J-5 | 60–75 min, avec quelques séries de 30–60 s à haute cadence pour réveiller les jambes |
J-4 à J-1 : ne plus travailler ses capacités, seulement se préparer à partir
L’erreur la plus courante dans cette période, c’est d’ajouter des séances par anxiété. En réalité, à 4 jours de la course, vous ne pouvez plus développer de nouvelles adaptations d’endurance ; vous ne pouvez faire que deux choses : préserver la sensibilité et éviter une nouvelle fatigue.
Exemple :
| Jour | Contenu suggéré |
|---|---|
| J-4 | 60 min facile, avec 3 x 2 min au rythme de course |
| J-3 | Repos ou 40 min de pédalage |
| J-2 | 45–60 min pour ouvrir les jambes, avec 3 à 5 accélérations de 30 s |
| J-1 | 20–40 min très facile, vérification du matériel et du ravitaillement |
Le principe clé : les stimulations des deux derniers jours doivent vous donner l’impression que les jambes sont « ouvertes », pas celle de vous dire en descendant du vélo « bon, aujourd’hui j’ai quand même bien bossé ».
6. S’il ne reste que 7 jours, comment faire un mini-taper sans devenir émoussé
Certaines personnes ont un emploi du temps chargé et viennent tout juste de terminer une sortie de simulation la semaine précédente : pas de 14 jours disponibles. Dans ce cas, on fait un mini-taper de 7 jours, mais la logique reste la même : conserver un peu de haute qualité, évacuer rapidement le volume inutile.
Règles clés de la version 7 jours
- Réduire le volume hebdomadaire d’environ
35 % à 50 % - Conserver
1stimulation principale - Ne faire aucune séance qui laisse des courbatures résiduelles au-delà de 48 heures
- Le ravitaillement et le sommeil comptent plus qu’une séance supplémentaire
Exemple :
| Jour | Contenu suggéré |
|---|---|
| J-7 | 2 x 12 min @ 90 %–95 % FTP |
| J-6 | Sortie de récupération |
| J-5 | 75–90 min en Z2, avec un court rythme |
| J-4 | Repos |
| J-3 | 60 min, avec 3 x 3 min au rythme de course |
| J-2 | 40–50 min pour ouvrir les jambes |
| J-1 | 20–30 min de pédalage, se coucher tôt |
La clé de la réussite de cette version n’est pas de « tout remplir chaque jour », mais de faire chuter la fatigue plus vite que la baisse des capacités.
7. Les dernières 72 heures : glucides, sodium, hydratation et sommeil valent plus qu’une séance de plus
Pour une course de longue montée comme Wuling, où 3 à 6 heures sont courantes, la stratégie nutritionnelle des 72 dernières heures influence directement la puissance disponible une fois arrivé à Cuifeng. Les recherches récentes en nutrition d’endurance restent unanimes : la disponibilité en glucides et l’apport en sucres pendant l’effort sont des facteurs centraux de la performance ; une faible disponibilité en glucides et en énergie est particulièrement dangereuse avant une course.
Cadre pratique des trois derniers jours
| Période | Objectif | Mise en pratique |
|---|---|---|
| J-3 à J-2 | Reconstituer le glycogène hépatique et musculaire | Augmenter la part d’aliments de base, ne pas faire de régime |
| J-1 | Maintenir des glucides élevés, éviter les désagréments digestifs | Aliments familiers, pauvres en fibres, pauvres en gras, salinité normale |
| Matin de course | Stabiliser la glycémie au départ | Terminer le repas principal 3 à 4 h avant le départ |
Pour la plupart des cyclistes, on peut utiliser ces règles simplifiées :
- La veille de la course, ne réduisez pas les aliments de base par peur de prendre du poids.
- 3 à 4 heures avant le départ, prenez un petit-déjeuner à dominante glucidique, avec des protéines modérées et peu de lipides.
- 15 à 20 minutes avant le départ, vous pouvez prendre une petite source de glucides.
- Pendant l’effort, visez une fourchette de
60–90 gde glucides par heure, en l’adaptant à votre tolérance digestive.
Pour Wuling, il y a un détail supplémentaire : le 7-Eleven le plus haut est généralement le dernier point de ravitaillement vraiment pratique. Si vous arrivez là-bas en découvrant que vous n’avez pas assez d’eau, que vos gels sont mal rangés ou que votre coupe-vent est en désordre, vous le paierez très cher ensuite. Après Cuifeng, l’appétit de la plupart des gens diminue, mais le vrai danger est de croire qu’il reste encore beaucoup de route, alors qu’en réalité c’est le dernier test d’endurance, combinant haute altitude, froid et forte charge respiratoire.
8. Relier W/kg et taper : comment récupérer et rouler selon son niveau
Selon le modèle local, les fourchettes typiques de temps pour l’ascension de Wuling par l’ouest selon le W/kg sont les suivantes :
| W/kg de référence | Temps total estimé | Temps après Cuifeng |
|---|---|---|
| 2,8 | environ 306,8 min | environ 97,5 min |
| 3,3 | environ 260,2 min | environ 82,2 min |
| 3,8 | environ 225,1 min | environ 70,6 min |
| 4,3 | environ 199,7 min | environ 62,1 min |
Ce tableau a deux implications très importantes :
- Cuifeng n’est pas « presque arrivé » : pour beaucoup, c’est encore 1 h à 1 h 40 de combat dans la partie finale.
- Si votre taper vous fait perdre 10 W à 15 W de puissance soutenable, la perte sera fortement amplifiée dans la partie finale.
Points clés du taper selon le niveau
| Niveau de capacité | Priorité maximale du taper | Erreur la plus courante |
|---|---|---|
| ~2,8 W/kg, type finisher | Éliminer la fatigue, préserver le ravitaillement et la cadence | Perte de poids hasardeuse avant la course, vouloir « s’entraîner en plus » deux jours avant |
| 3,3 W/kg, niveau intermédiaire | Préserver la sensation du point idéal et la sortie en régime stable | Taper trop mou, perte de la sensation de rythme après le départ |
| 3,8 W/kg, niveau compétition | Contrôler le volume total, préserver la sensibilité au rythme de course | Anxiété menant à des séances intenses supplémentaires, accumulation de fatigue résiduelle |
| 4,3 W/kg, niveau élite | Calibrage précis de la charge et gestion du poids | Recherche excessive du poids, négligence de la disponibilité énergétique |
Principes de puissance par segment le jour de la course
| Segment | Intensité recommandée (FTP relatif) | Point clé |
|---|---|---|
| Monument central → Renzhiguan | 68 %–75 % | Mieux vaut avoir l’impression d’être trop prudent que de vouloir en faire trop |
| Renzhiguan → Wushe | 75 %–82 % | Entrer dans l’état de travail, mais interdiction de poursuivre chaque coureur |
| Wushe → 7-Eleven le plus haut | 78 %–85 % | Une sortie stable est plus importante qu’un dépassement soudain |
| 7-Eleven le plus haut → Cuifeng | 76 %–84 % | Le segment piège où l’on a le plus tendance à franchir la ligne rouge |
| Cuifeng → Kunyang | 82 %–92 % | Si les segments précédents ont été bien gérés, c’est ici que l’on peut commencer à grappiller du temps |
| Kunyang → Wuling | Selon l’énergie restante, jusqu’à 88 %–100 % | Ne récompense que ceux qui ont de la marge |
Neuf : vous n’avez pas besoin d’un HRV parfait, mais vous avez besoin d’un contrôle de readiness actionnable
Beaucoup de gens demandent maintenant : faut-il surveiller son HRV pendant le taper ? La réponse la plus pragmatique est : on peut le regarder, mais il ne faut pas diviniser une seule valeur. Les études de monitoring récentes soutiennent que le HRV, la fatigue subjective, la fréquence cardiaque au repos et l’historique de charge d’entraînement aident à comprendre les variations pendant les phases de overload, de récupération et de taper ; mais en pratique, pour les cyclistes amateurs, le plus important est d’en faire un « feu tricolore » actionnable.
Contrôle de readiness 5 jours avant la course
| Indicateur | Feu vert | Feu orange | Feu rouge |
|---|---|---|---|
| Sommeil | Stable, réveil frais et dispos | Sommeil léger 1 à 2 jours | Mauvais de façon continue, réveil précoce marqué |
| Sensation dans les jambes | Légères, élastiques | Un peu lourdes | Lourdes, engourdies, descente d’escaliers difficile |
| Fréquence cardiaque / HRV | Proche de la plage habituelle | Léger décalage | Anomalie marquée accompagnée de fatigue |
| Appétit et humeur | Normaux | Légèrement perturbés | Irritabilité, perte d’appétit, anxiété marquée |
Si vous présentez des feux rouges de façon continue 3 à 5 jours avant la course, n’essayez plus de vous « réveiller » avec une séance. Dans la plupart des cas, ce qu’il faut vraiment, c’est :
- Réduire immédiatement le volume
- Prioriser le rattrapage de sommeil
- Augmenter les glucides et l’apport énergétique total
- Cesser toute stimulation susceptible de créer de la fatigue résiduelle
Dix : les 6 erreurs de taper les plus courantes avant Wuling
1. Faire un test de PB une semaine avant la course
Test FTP, effort maximal de 20 minutes, tentative de record personnel en montée : à ce stade, cela n’a presque aucune valeur positive pour vous, cela ne fait qu’ajouter de la fatigue et de l’instabilité mentale.
2. Restreindre les glucides par peur de prendre du poids
La dernière chose à faire dans les derniers jours, c’est de vous présenter sur la ligne de départ avec un état de glycogène bas.
3. Masquer la fatigue avec de grosses doses de caféine
La caféine peut être un outil, mais elle ne doit pas servir à camoufler une fatigue excessive. Ceux qui ne sont pas vraiment récupérés, même s’ils boivent deux sachets de plus avant la course, ne pourront pas sauver la chute de watts après Cuifeng.
4. Aller grimper une grande montagne « pour retrouver confiance » les deux derniers jours
Ce n’est pas retrouver confiance, c’est reconstruire la fatigue qui commençait à diminuer.
5. Changer coupe-vent, ravitaillement et braquet à la dernière minute
Le taper ne consiste pas seulement à gérer le volume d’entraînement, c’est aussi une gestion des risques procéduraux. Moins il y a de variables dans l’équipement et le ravitaillement, mieux c’est.
6. Faire du taper une immobilisation totale
Beaucoup de gens se reposent au point d’avoir les jambes engourdies, le dos raide à force de rester assis, et le sommeil perturbé à force de dormir, pour finalement ne pas réussir à dérouler au départ. Réduire le volume ne signifie pas s’arrêter complètement.
Onze : Conclusion : la meilleure réduction de charge avant Wuling n’est pas de vous alléger, mais de vous rendre complet
La montée de Wuling par l’ouest est l’examen combiné le plus typique de Taïwan : « endurance longue durée + puissance en montée + résistance à la fatigue en haute altitude ». Ce que vous devez vraiment amener sur la ligne de départ, ce n’est pas un beau FTP sur le papier, ni un chiffre de poids maquillé par la déshydratation et un faible apport en glucides, mais :
- Une puissance de course qui est toujours là
- Des réserves de glycogène et une disponibilité énergétique suffisantes
- Une élasticité des jambes qui n’a pas été détruite par la dernière semaine
- Un jugement de rythme suffisamment clair sur les segments du parcours
Si l’on devait résumer cet article en une phrase, ce serait :
Le taper pour Wuling par l’ouest ne consiste pas seulement à « se reposer pour ne plus être fatigué », mais à avoir encore de vrais W/kg utilisables après Cuifeng.
Lisez bien le parcours, réduisez bien le volume d’entraînement, mangez bien vos calories, et ajustez votre conception du poids. Un tel taper n’est pas une simple réduction de charge formelle avant la course, mais le dernier maillon qui amène l’ensemble du cycle d’entraînement, en toute sécurité et avec précision, jusqu’à la ligne d’arrivée de Wuling.
Lectures complémentaires
- 【Stratégie de course】Guide complet de la montée de Wuling par l’ouest (NeverStop Challenge du Sommet) : décryptage essentiel du ratio puissance/poids W/kg, de la répartition de l’effort et du guide de réduction de charge (Tapering) de Cuifeng à Dayuling puis Wuling
- 【Tactique de parcours】Défi de la montée de Wuling par l’ouest (NeverStop Challenge du Sommet) : guide pratique complet de gestion de la puissance et de l’allure avec le ratio puissance/poids W/kg, de la répartition de l’effort de Cuifeng à Dayuling puis Wuling
- 【Tactique de parcours】Défi de la montée de Wuling par l’ouest (NeverStop Challenge du Sommet) : gestion de la puissance et de l’allure avec le ratio puissance/poids W/kg, de la répartition de l’effort de Cuifeng à Dayuling puis Wuling : le cours obligatoire du débutant à l’élite
- Taper avant Wuling par l’ouest : méthode complète d’exécution d’une réduction de charge sur trois semaines
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