L'impact du cycle menstruel féminin sur les performances sportives : une étude quantitative des fluctuations hormonales
Cet article s’appuie sur des revues internationales à comité de lecture telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine et le British Journal of Sports Medicine pour analyser en profondeur les preuves scientifiques sur « le cycle menstruel et la performance sportive » dans le domaine de la physiologie du sport féminin, et propose des stratégies d’entraînement et de santé fondées sur les preuves, en les contextualisant avec le climat, les événements sportifs et la culture sportive propres à Taïwan.
Dans le domaine de la physiologie du sport féminin, « le cycle menstruel et la performance sportive » est un sujet à la fois riche en profondeur académique et en valeur pratique, mais longtemps mal compris ou négligé. Les connaissances accumulées par la science du sport au cours des dernières décennies ont principalement porté sur des hommes adultes en bonne santé, ce qui fait que de nombreuses caractéristiques et besoins physiologiques uniques de la physiologie du sport féminin n’ont reçu une attention et une recherche systématiques que récemment. En réalité, les adolescents, les femmes et les populations spéciales (comme les personnes âgées, les femmes enceintes et post-partum, les malades chroniques) diffèrent fondamentalement du « jeune athlète masculin standard » en termes de structure physiologique, d’environnement hormonal, de stade de développement et de contexte de santé. Si l’on applique directement les principes d’entraînement et les données physiologiques des hommes adultes à ces populations, on risque au mieux une efficacité réduite, au pire des dommages pour la santé. C’est précisément pourquoi il est si important de comprendre « le cycle menstruel et la performance sportive » — cela nous permet de dépasser le mythe de la solution « unique pour tous » et d’offrir à différentes populations des orientations scientifiques réellement adaptées à leur physiologie et à leurs besoins. Taïwan évolue vers une société vieillissante, la conscience de l’égalité des genres s’accroît et la participation sportive des adolescents se généralise ; ces tendances rendent l’application locale de la physiologie du sport féminin particulièrement pertinente. Cet article vous guidera des mécanismes physiologiques au niveau cellulaire et systémique, en passant par les études empiriques des grandes revues internationales, les relations quantitatives dose-effet, les différences de réponse entre groupes, jusqu’aux applications d’entraînement directement opérationnelles et au contexte taïwanais, pour enfin déconstruire les mythes tenaces qui circulent, afin que votre compréhension de « le cycle menstruel et la performance sportive » repose véritablement sur la science, et non sur des ouï-dire ou des stéréotypes dépassés.
Revue de la littérature académique
Concernant l’exploration scientifique de « le cycle menstruel et la performance sportive », le domaine de la physiologie du sport féminin a accumulé des preuves rigoureuses et abondantes ces dernières années. Voici une sélection d’études représentatives, chacune ayant sa valeur en termes de conception méthodologique, de population étudiée et de force des conclusions, qui ensemble construisent notre compréhension actuelle :
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McNulty et al. (2020). Sports Medicine a réalisé une méta-analyse de 78 études, constatant que l’effet global du cycle menstruel sur la performance sportive est « minime et très variable selon les individus », avec des tailles d’effet généralement inférieures à 0,5.
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Oosthuyse & Bosch (2010). Sports Medicine a passé en revue les mécanismes d’action des œstrogènes et de la progestérone sur le métabolisme des substrats, la thermorégulation et l’utilisation des substrats.
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Sims & Heather (2018). Experimental Physiology a exploré l’interaction du cycle menstruel sur le volume plasmatique et la température corporelle centrale en environnement chaud.
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Julian et al. (2017). PLOS ONE a comparé les tests techniques et physiques de footballeuses en phase folliculaire et en phase lutéale, constatant une légère baisse de certaines performances en phase lutéale mais sans différence significative.
En examinant ces études, on constate que l’image scientifique de « le cycle menstruel et la performance sportive » s’approfondit continuellement grâce aux progrès des méthodes de recherche et à la prise de conscience croissante de la « spécificité des populations ». Les études antérieures interprétaient souvent les données des adolescents, des femmes ou des populations spéciales directement à travers le cadre des hommes adultes, ignorant les différences fondamentales liées au stade de développement, au cycle hormonal, au processus de vieillissement ou au contexte pathologique ; les études de haute qualité récentes mettent de plus en plus l’accent sur des méthodes de recherche « conçues sur mesure pour des populations spécifiques » — analysant les adolescents selon leur maturité biologique plutôt que leur âge chronologique, intégrant le cycle menstruel et la disponibilité énergétique comme variables de contrôle dans les études féminines, et évaluant par strates la résistance anabolique et le risque cardiovasculaire chez les personnes âgées. Cette évolution méthodologique nous permet de passer de « considérer les différences comme du bruit » à « considérer les différences comme le cœur de la recherche ». Il convient de noter que ce domaine de recherche fait encore face à plusieurs défis : le nombre d’études sur les femmes et les populations spéciales reste inférieur à celui sur les hommes, les tailles d’échantillon sont souvent limitées ; le suivi longitudinal (en particulier le développement à long terme des adolescents) est coûteux ; et des considérations éthiques empêchent certaines interventions dans les populations vulnérables. Par conséquent, lors de l’interprétation des conclusions, nous devons à la fois accorder de l’importance aux perspectives spécifiques aux populations révélées par ces études, et prêter attention au niveau de preuve et au champ d’application — une conclusion obtenue dans une population d’âge, de sexe ou d’état de santé spécifique ne peut pas nécessairement être extrapolée à d’autres populations. C’est précisément cette double prudence concernant les différences entre populations et la qualité des preuves qui constitue la base de l’application scientifique de la physiologie du sport féminin, et c’est aussi la position constante de cet article.
Mécanismes fondamentaux
Les hormones sexuelles féminines fluctuent régulièrement au cours du cycle menstruel, ce qui peut théoriquement affecter le métabolisme, la température corporelle et les fluides corporels, mais les preuves empiriques montrent que l’effet moyen sur la performance est en réalité assez faible et hautement individualisé. Pendant la phase folliculaire (jours 1 à 14 du cycle), les œstrogènes augmentent progressivement ; les œstrogènes favorisent l’oxydation des graisses et l’épargne du glycogène, ce qui est théoriquement bénéfique pour l’endurance de longue durée ; après l’ovulation, on entre en phase lutéale (jours 15 à 28), où la progestérone augmente, et son effet physiologique le plus notable est d’élever la température corporelle centrale de base d’environ 0,3 à 0,5 °C, ce qui augmente la charge de dissipation thermique en environnement chaud. Le volume plasmatique diminue légèrement en phase lutéale, ce qui peut affecter le débit cardiaque et la dissipation thermique. Cependant, la grande méta-analyse de McNulty et al. indique clairement que ces fluctuations hormonales se traduisent par des différences de performance très faibles, et que les différences interindividuelles sont bien plus grandes que les différences entre phases du cycle — certaines personnes voient leurs performances nettement diminuer pendant le syndrome prémenstruel, d’autres ne ressentent presque rien. Par conséquent, plutôt que d’appliquer la règle générale selon laquelle « telle phase est nécessairement plus forte ou plus faible », l’approche plus pragmatique consiste pour chaque athlète à enregistrer ses sensations d’entraînement et ses données à chaque phase du cycle, à identifier son propre schéma, et à accorder une attention particulière à la dissipation thermique et à l’hydratation en phase lutéale lors des compétitions par temps chaud.
Pour véritablement comprendre « le cycle menstruel et la performance sportive », il faut revenir au contexte physiologique propre à la physiologie du sport féminin : comment un corps en développement, des hormones fluctuantes, des systèmes vieillissants ou les effets de maladies modifient la réponse à l’exercice aux niveaux cellulaire, tissulaire et systémique. Le tableau ci-dessous résume les points d’action clés de ce sujet à différents niveaux physiologiques, pour vous aider à construire une image mécanistique complète :
| Niveau physiologique | Mécanismes clés | Implications pour l’entraînement et la santé |
|---|---|---|
| Endocrinien / hormonal | Différences entre populations dans les hormones sexuelles, de croissance et métaboliques | Influence l’orientation des adaptations, la régulation énergétique et la santé reproductive/squelettique |
| Os et muscle | Accumulation/perte de masse osseuse, composition des fibres musculaires et synthèse protéique | Détermine la densité osseuse, le développement de la force et le risque de blessure |
| Cardiovasculaire et métabolique | Remodelage cardiaque, VO₂max et caractéristiques d’utilisation des substrats selon la population | Influence la performance d’endurance, la récupération et la santé à long terme |
| Neurologique et psychologique | Contrôle neuromusculaire, motivation et besoins psychosociaux | Détermine le développement des compétences, la prévention des blessures et la participation continue |
Il faut particulièrement souligner les deux dimensions que sont le « stade de développement » et les « différences individuelles ». Une même intervention peut produire des effets radicalement différents, voire opposés, selon la maturité, l’âge, le sexe, l’état hormonal ou les conditions de santé — c’est précisément là que la physiologie du sport féminin est la plus susceptible d’être induite en erreur par des recommandations trop simplifiées. Pour les adolescents, par exemple, les effets, les risques et le moment optimal d’un même stimulus d’entraînement diffèrent avant et après le pic de croissance (PHV) ; pour les femmes, la disponibilité énergétique et la fonction menstruelle sont des régulateurs clés derrière de nombreuses réponses physiologiques ; pour les personnes âgées, la résistance anabolique et la vitesse de dégradation donnent au « stimulus d’intensité » une signification différente de celle des jeunes. « Le cycle menstruel et la performance sportive » mérite d’être exploré en profondeur précisément parce qu’il peut cibler certains maillons clés de la physiologie du sport féminin. Plus on comprend les mécanismes en profondeur, mieux on peut juger « pour qui, à quel stade, quoi faire, et combien », plutôt que d’appliquer aveuglément des règles générales inadaptées. Cette capacité d’adaptation au contexte de la population et de l’individu est précisément la ligne de partage entre ceux qui maîtrisent la physiologie du sport féminin et ceux qui s’entraînent à l’aveugle.
Relation dose-effet
En physiologie du sport féminin, le principe fondamental est que « la dose détermine l’effet », mais cette dose doit souvent être recalibrée en fonction des caractéristiques de la population concernée. Une stimulation trop faible n’atteint pas le seuil d’adaptation et ne produit aucun bénéfice ; une charge trop élevée peut dépasser la capacité de compensation des populations vulnérables, entraînant des blessures, des perturbations du développement ou des dommages pour la santé. Le tableau ci-dessous récapitule la relation dose-effet entre « cycle menstruel et performance sportive », constituant la référence quantitative la plus importante pour l’élaboration de programmes d’entraînement et de santé adaptés à des populations spécifiques :
| Dose / Condition | État physiologique | Effets et points clés |
|---|---|---|
| Phase folliculaire précoce (jours 1–5) | Menstruation, fatigue et inconfort élevés chez certaines personnes | Adapter la planification en fonction des symptômes individuels ; prévoir des séances de récupération ou techniques |
| Phase folliculaire tardive (jours 6–14) | Pic d’œstrogènes | Les personnes se sentant mieux peuvent programmer des séances de haute intensité et de force |
| Phase lutéale (jours 15–28) | Élévation de la température corporelle centrale, possible SPM | Privilégier l’endurance aérobie ; renforcer la dissipation de chaleur et l’hydratation en cas de forte chaleur |
| Suivi individualisé | Enregistrer la RPE, le sommeil et les performances à chaque phase | Établir un profil cyclique personnel est plus précieux que d’appliquer des règles générales |
Comme le montre le tableau ci-dessus, la relation dose-effet en physiologie du sport féminin présente souvent une courbe à seuil ou en U inversé : avant d’atteindre la dose efficace, les bénéfices augmentent avec la dose ; mais au-delà d’un certain point critique, non seulement il n’y a aucun bénéfice supplémentaire, mais les risques et les coûts augmentent rapidement — ce qui est particulièrement crucial pour les populations vulnérables (adolescents en développement, femmes sujettes aux déséquilibres énergétiques, personnes âgées dont la capacité de compensation diminue). Cela signifie que « trouver la dose optimale pour la population et l’individu concernés » est bien plus important que « rechercher toujours plus et plus intense ». Il est recommandé, dans la pratique, de surveiller en continu les réactions à l’aide d’indicateurs objectifs (performance, récupération, marqueurs de santé, ressenti subjectif) et de calibrer en fonction des caractéristiques de la population et des données individuelles. Rappel important : la moyenne de groupe rapportée dans les études est un point de départ, pas une finalité ; la maturité, l’état hormonal, le contexte de santé et la génétique de chacun entraînent un décalage individualisé de la dose optimale. Seul un calibrage basé sur ses propres données et une évaluation professionnelle permet de transformer en toute sécurité la science collective en prescription individuelle.
Différences entre populations
L’impact du « cycle menstruel et performance sportive » n’est pas identique pour tous. L’âge et la maturité, le sexe, le niveau d’entraînement, l’état hormonal, les conditions de santé et le bagage génétique modulent tous significativement l’amplitude de la réponse individuelle. Ignorer ces différences et appliquer une recommandation unique est l’une des erreurs les plus courantes et les plus dangereuses dans l’application de la physiologie du sport féminin.
| Dimension de la population | Caractéristiques de réponse | Recommandations pratiques |
|---|---|---|
| Débutants vs avancés | Les athlètes avancés ont une adaptation mature et une meilleure tolérance, mais une marge de progression plus réduite | Les débutants doivent progresser prudemment, établir d’abord une base avant d’augmenter la charge |
| Hommes vs femmes | Différences hormonales, de composition corporelle, osseuses et métaboliques | Les femmes nécessitent une évaluation individualisée de l’énergie, du fer et de la santé osseuse |
| Jeunes vs âgés | Récupération plus lente, résistance anabolique et dégénérescence accélérée chez les personnes âgées | Les personnes âgées ont besoin d’une intensité de stimulation suffisante mais d’une récupération plus longue et de dépistages |
| Stade de développement | La maturité influence l’orientation de l’adaptation, les risques et le calendrier | Planifier l’entraînement selon la maturité biologique plutôt que l’âge |
En ce qui concerne les considérations spécifiques à ce sujet : chez les adolescentes, les cycles sont souvent irréguliers après les premières règles, et une disponibilité énergétique insuffisante peut entraîner des perturbations du cycle ; chez les athlètes féminines d’élite, l’apparition d’une aménorrhée doit être considérée comme un signal d’alarme et non comme un « badge d’entraînement acharné ».
Pour interpréter les différences individuelles, il faut également se méfier d’un piège statistique : les études rapportent surtout la « réponse moyenne du groupe », mais sous cette moyenne se cachent souvent d’énormes variations individuelles. Dans une même intervention, certaines personnes peuvent être de fortes répondeuses, d’autres ne presque pas réagir. C’est pourquoi, même si une étude montre une « efficacité moyenne », vous devez toujours combiner évaluation professionnelle et réaction personnelle pour confirmer l’adéquation. Prenons l’exemple des populations sportives courantes à Taïwan : qu’il s’agisse d’adolescents accablés par les études, de femmes jonglant entre famille et entraînement, ou de personnes d’âge moyen et avancé recherchant un vieillissement en bonne santé, comprendre correctement les caractéristiques physiologiques de son propre groupe permet d’éviter les conséquences inefficaces, voire nocives, d’un « copier-coller du programme d’entraînement des autres ». Après avoir compris les différences entre populations, vous réaliserez que les recommandations véritablement professionnelles en physiologie du sport féminin sont toujours des prescriptions individualisées « variant selon la personne et le stade », et non des slogans universels.
Application pratique à l’entraînement
La théorie doit finalement se concrétiser dans les opérations pratiques d’entraînement et de santé. Voici un cadre pratique pour transformer le « cycle menstruel et performance sportive » en applications concrètes :
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Adaptation à la population : Toute recommandation d’entraînement ou de santé doit d’abord se demander « cela convient-il à cette population ? » — les adolescents privilégient le développement et la protection, les femmes l’énergie et la santé osseuse, les personnes âgées la sécurité et le maintien des fonctions ; les points de départ diffèrent.
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Progression et suivi : Progresser graduellement à partir d’un point de départ adapté, surveiller en continu les réactions à l’aide d’indicateurs objectifs (performance, récupération, marqueurs de santé) et du ressenti subjectif, et ajuster dynamiquement en fonction de l’état individuel.
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La santé prime sur la performance : Pour les populations vulnérables, la santé à long terme (développement, os, système endocrinien, système cardiovasculaire) prime toujours sur la performance à court terme ; il ne faut jamais sacrifier la santé pour des chiffres temporaires.
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Contexte global : L’entraînement n’est qu’une pièce du puzzle ; le sommeil, la nutrition (en particulier la disponibilité énergétique), la récupération, le soutien psychologique et social sont tout aussi essentiels. Une intervention isolée ne peut pas compenser un déséquilibre global.
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Collaboration professionnelle : Face aux adolescents en croissance, aux problématiques de santé spécifiques aux femmes ou aux populations âgées et atteintes de maladies chroniques, solliciter en temps utile une évaluation collaborative de professionnels (entraîneurs, médecins, nutritionnistes, psychologues) est une garantie de sécurité et d’efficacité.
Prenons l’exemple d’une planification concrète : avant d’élaborer un programme, il faut d’abord clarifier les caractéristiques de la population cible et son contexte de santé, puis définir des objectifs, des doses et des indicateurs de suivi raisonnables. L’erreur la plus fréquente consiste à appliquer directement aux adolescents, aux femmes ou aux personnes âgées ce que l’on voit sur les réseaux sociaux ou chez les athlètes adultes d’élite, en ignorant les différences physiologiques sous-jacentes — c’est précisément ce que la physiologie du sport féminin s’efforce d’éviter. L’entraînement et la vie quotidienne constituent le meilleur laboratoire pour observer les réactions des populations et des individus et établir des données personnalisées.
Il est recommandé d’intégrer le journal d’entraînement et le suivi de santé, en enregistrant les indicateurs clés (tels que la croissance et les blessures chez les adolescents, le cycle menstruel et l’état du fer chez les femmes, la force et la récupération chez les personnes âgées) ainsi que le contenu des séances et les réactions corporelles. Après plusieurs semaines à plusieurs mois d’accumulation, la valeur de cette base de données personnalisée dépassera de loin celle de n’importe quel guide générique. De plus, ne négligez pas « la récupération et le développement à long terme », un aspect souvent sous-estimé — pour les populations vulnérables, rechercher excessivement des progrès à court terme au détriment de la récupération et de la santé mène souvent à des blessures, de l’épuisement ou des problèmes de santé, interrompant ainsi le moteur du progrès à long terme. En prenant sérieusement l’adaptation à la population et la priorité à la santé comme principes fondamentaux de l’entraînement, vos résultats et votre sécurité seront nettement différents.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain, la structure sociale et la culture sportive uniques de Taïwan apportent une couleur locale marquée à l’application du « cycle menstruel et performance sportive ». Sur le plan climatique, les étés sont chauds et humides, les hivers froids et humides, ce qui représente un défi supplémentaire pour différentes populations (en particulier les adolescents et les personnes âgées dont les capacités de thermorégulation diffèrent) ; sur le plan du terrain, le dénivelé extrême allant du niveau de la mer jusqu’aux 3 275 mètres du mont Wuling offre un terrain d’entraînement riche ; sur le plan social, Taïwan entre dans une société vieillissante, la pression des examens d’entrée est lourde et la conscience de l’égalité des genres progresse — tous ces facteurs influencent profondément la situation sportive des différentes populations.
Prenons l’exemple des situations locales : les athlètes adolescents sont souvent soumis à la double pression des études et de l’entraînement, sans planification systématique de récupération ni de développement à long terme ; les femmes pratiquant un sport en loisir font face à un manque d’attention concernant la disponibilité énergétique, le fer, la santé osseuse et les problématiques de santé spécifiques aux femmes ; les personnes âgées ont besoin d’environnements et de communautés sportives conviviaux, sûrs et inclusifs, adaptés à différentes capacités. En tirant parti des magasins de proximité densément répartis à Taïwan pour le ravitaillement, de la diversité des itinéraires de cyclisme et de course à pied, et des communautés sportives en pleine croissance, tout en concevant des activités adaptées aux différentes populations (comme le développement polyvalent des adolescents, des équipements et environnements conviviaux pour les femmes, des sorties en groupe pour les personnes âgées), la science de la physiologie du sport féminin pourra véritablement s’appliquer à chaque pratiquant taïwanais, favorisant la santé publique et la participation sportive pour tous.
Démystification des idées reçues
Idée reçue : « Les femmes ne doivent absolument pas faire de sport pendant leurs règles, ou leurs performances sont forcément moins bonnes. » Une méta-analyse montre que l’impact moyen du cycle menstruel sur les performances est très faible, et que la plupart des femmes ressentent au contraire un soulagement de leurs inconforts grâce à une activité physique modérée ; le vrai problème n’est pas de savoir « si l’on peut faire du sport pendant les règles », mais plutôt de savoir si les apports en énergie et en fer sont suffisants.
Si ces idées reçues sont si répandues, c’est souvent parce qu’elles « semblent logiques », qu’elles se transmettent facilement de bouche à oreille, ou qu’elles proviennent d’une application inappropriée de concepts pensés pour les hommes adultes à d’autres populations. Or, la valeur de la science réside précisément dans sa capacité à confronter l’intuition à des preuves rigoureuses : de nombreuses idées qui paraissent aller de soi ne résistent pas à des études rigoureuses menées sur des populations spécifiques. La physiologie de l’exercice chez la femme est particulièrement marquée par des stéréotypes dépassés et des discours simplistes, qui réduisent des différences populationnelles complexes, des stades de développement et des variations individuelles à un simple slogan. La prochaine fois que vous entendrez un conseil d’exercice catégorique concernant les adolescents, les femmes ou des populations spécifiques, posez-vous la question : « Quel est le niveau de preuve de cette affirmation ? S’agit-il d’une étude menée sur cette population ? Ou s’agit-il simplement d’une conclusion tirée d’une autre population et appliquée telle quelle ? » Développer cette pensée critique, fondée sur les preuves et attentive aux spécificités populationnelles, a plus de valeur que de mémoriser n’importe quelle conclusion unique — c’est aussi une étape clé pour faire de la physiologie de l’exercice chez la femme une discipline scientifique et éviter les préjudices.
Conclusion
« Le cycle menstruel et la performance sportive » est un thème de la physiologie de l’exercice chez la femme qui allie profondeur théorique et valeur pratique. Comme le montrent les preuves issues des revues internationales examinées dans cet article, les adolescents, les femmes et les populations spécifiques présentent des caractéristiques et des besoins physiologiques uniques à l’effort — ils ne sont en aucun cas des « versions réduites » ou des « cas particuliers » de l’homme adulte. Comprendre et respecter ces différences est précisément le point de départ d’un entraînement scientifique et individualisé. L’essentiel est de maîtriser les mécanismes, de calibrer les doses, d’ajuster en fonction de la population et de l’individu, et de toujours placer la santé à long terme au-dessus de la performance à court terme. Pour les sportifs taïwanais, tout en maîtrisant les principes scientifiques, il est encore plus important de les combiner avec le climat, l’environnement et le contexte social locaux, afin de transformer les principes généraux en prescriptions adaptées à sa propre population et à sa propre personne. Que chaque adolescent, chaque femme et chaque personne âgée qui transpire à l’effort à chaque étape de sa vie puisse, grâce à la sagesse de la physiologie de l’exercice chez la femme, profiter de la joie et des bienfaits du sport en toute sécurité, en bonne santé et durablement. La valeur du sport n’a jamais dépendu de l’âge, du sexe ou des conditions — faisons de la science une force dont chacun puisse bénéficier.
Lectures complémentaires
- L’influence des médias sur la pratique sportive des femmes : étude sur l’égalité des genres dans les médias sportifs
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