Face est du mont Akagi.Montée de Rippei Chaya : 9,1 km à 7,7 % de pente moyenne, une montée tranquille et raide à Kiryu Kurohone-chō

« Côté ouest, les touristes ; côté est, juste toi et la pente. » — Cette phrase résume sans doute le mieux la route de Litcha-ya sur le versant est du mont Akagi.
Le mont Akagi est l’un des « trois monts de Jōmō », et la plupart des cyclistes connaissent surtout le côté de Maebashi-shi, avec son parcours officiel. Mais sur le versant est, du côté de Kurohone-chō à Kiryū-shi, se cache une montée aux données plus exigeantes et bien moins fréquentée : 9,1 km, 714 m de dénivelé positif, 7,7 % de pente moyenne, avec pour objectif la zone du parc forestier de Litcha-ya. Ce guide met l’accent sur les chiffres, les segments, les braquets et les détails d’exécution, pour que vous puissiez « décortiquer » cette côte comme un ingénieur.
D’abord les chiffres : à quel point cette pente est-elle dure ?
Posons d’abord les spécifications clés sur la table, pour que vous ayez une idée quantifiée de la difficulté.
| Élément | Valeur | Remarques |
|---|---|---|
| Distance mesurée | 9,1 km | Côté Kurohone-chō de Kiryū-shi, direction Litcha-ya |
| Dénivelé total | 714 m | Densité de dénivelé élevée sur une distance relativement courte |
| Pente moyenne | 7,7 % | Niveau moyen à raide soutenu |
| Versant | Est du mont Akagi | Pas la ligne touristique principale de Maebashi |
| Nature du parcours | Calme, peu de voitures, raide | Orienté vers l’entrée du parc forestier |
Une pente moyenne de 7,7 % est un signal clé. En comparaison avec d’autres montées populaires du Kantō, le parcours officiel côté Maebashi affiche environ 6,6 % et la ligne du lac Haruna environ 6,0 %. Les 7,7 % de ce Litcha-ya côté est sont nettement plus « costauds ». Plus important encore, le mot « moyenne » est souvent trompeur — une moyenne de 7,7 % signifie que la route comporte forcément des sections à 9 %, voire 10 % et plus, pour tirer la moyenne vers le haut, plutôt qu’un 7,7 % régulier sur toute la longueur. C’est crucial pour la stratégie d’allure.
Faisons le calcul : 9,1 km et 714 m de dénivelé équivalent à environ 78 m de montée en moyenne par kilomètre. Cette densité de dénivelé frôle déjà le seuil de ce que beaucoup considèrent comme une « côte difficile ». En revanche, la distance n’est que de 9,1 km, soit moitié moins que les 18,6 km du parcours officiel côté Maebashi. La souffrance est donc « concentrée, brève et intense », plutôt que « longue et endurante ». Considérez-la comme une séance d’entraînement à haute puissance, pas comme un long tempo.
Stratégie par segments : découper les 9,1 km en quatre parties
Pour un parcours sans données segment par segment en temps réel, l’approche la plus pragmatique consiste à découper la distance totale selon le « ressenti du terrain », et à gérer avec une logique de puissance et de cadence. Voici une répartition approximative des 9,1 km en quatre segments, avec des recommandations pratiques.
Premier segment (environ 0–2 km) : échauffement à l’entrée, ne vous laissez pas piéger par des jambes fraîches
Côté Kurohone-chō de Kiryū-shi, on part de la périphérie vers la montagne. Le début comporte généralement une zone tampon d’approche, avec une pente ressentie relativement douce. Le plus grand piège de ce segment, c’est « les jambes sont encore fraîches, on a envie de foncer ». La route côté est est peu fréquentée, le paysage est calme, et il est facile de se laisser emporter et de pousser la puissance trop haut. Réprimez-vous délibérément : gardez la fréquence cardiaque en haut de la zone aérobie, maintenez une cadence de 70–80 rpm, et laissez le corps entrer progressivement dans le rythme de la montée.
- Objectif : maintenir la puissance dans une fourchette de 80–88 % de votre FTP.
- Cadence : 70–80 rpm, principalement en position assise.
- Rappel : l’énergie économisée sur les 2 premiers kilomètres est l’argent de sauvetage pour les pentes raides de la suite.
Deuxième segment (environ 2–5 km) : la pente s’élève, on entre dans le vif du sujet
Après l’échauffement, la pente monte progressivement au-dessus de la moyenne : c’est le « cœur » du parcours. Une moyenne de 7,7 % signifie que vous évoluerez sans doute entre 8 % et 9 % sur cette portion. Maintenir une puissance stable est l’unique principe de ce segment.
- Puissance : proche de, sans dépasser, 88–92 % du FTP.
- Cadence : essayez de tenir 65–75 rpm ; si vous tombez sous 55 rpm, c’est que le braquet est insuffisant ou que vous êtes en surcharge.
- Position : principalement assis ; pour les courtes pentes raides, levez-vous brièvement, mais n’oubliez pas de rétrograder en même temps pour éviter une chute brutale de cadence.
Troisième segment (environ 5–8 km) : pentes raides entrecoupées, le braquet fait la différence
C’est le segment décisif entre « terminer » et « abandonner » aujourd’hui. Sur un parcours à 7,7 % de moyenne, on trouve généralement, dans la seconde moitié, des murs courts à plus de 10 %. Les forces sont déjà largement entamées, les muscles commencent à accumuler l’acide lactique, et c’est là que se produit le plus souvent la réaction en chaîne « effondrement de la cadence → explosion du couple → crampe ».
Ce qu’on redoute le plus sur une pente raide, ce n’est pas la pente elle-même, mais cette seconde de désespoir où l’on n’a « plus de braquet à passer » sur la montée.
Le principe est simple : mieux vaut rétrograder tôt que de tenir coûte que coûte sur la pente jusqu’à ce que la cadence tombe à zéro. Dès que vous voyez la pente devenir plus raide, rétrogradez d’1 à 2 vitesses pour garder de la marge, et échangez de la cadence contre de l’espace de couple.
Quatrième segment (environ 8–9,1 km) : la ligne d’arrivée dans le parc forestier
À l’approche de la zone du parc forestier de Litcha-ya, le parcours entre dans un environnement boisé, la route est enveloppée par l’ombre des arbres. Si l’allure des segments précédents a été bien gérée, vous devriez avoir un peu de réserve pour « conclure » ici. Mais ne vous méprenez pas — beaucoup de parcours réservent un « coup de fouet » final dans le dernier kilomètre. Gardez 5 % d’énergie pour cette dernière portion ; c’est bien plus malin que de tout donner sur toute la ligne pour caler juste avant l’arrivée.
Braquets et équipement : les exigences réelles d’une pente raide côté est
Avec 7,7 % de moyenne et des sections à plus de 10 % en穿插, la configuration des braquets détermine directement votre réussite. Utilisons une approche simple du « ratio de braquet de montée » : calculez votre braquet le plus léger (plateau ÷ pignon), plus le chiffre est petit, plus c’est léger.
| Niveau du cycliste | Plateau recommandé | Cassette recommandée | Remarques |
|---|---|---|---|
| Avancé / compétition | 34T (compact) | 11-30T ou 11-32T | Base d’entraînement solide, capable de tenir la cadence |
| Amateur général | 34T | 11-34T | Le choix sûr pour la pente raide côté est |
| Débutant / prudent | 34T ou plus petit | 11-36T (nécessite un dérailleur à chape longue) | Priorité à « pouvoir monter en restant assis » |
Idée centrale : face à des pentes à 10 %, mieux vaut trop léger que trop lourd. Un braquet de 34×34 à 60 rpm offre une marge de vitesse de montée très confortable, et vous permet de faire de « maintenir la cadence » votre stratégie principale plutôt que « forcer sur le couple ». Les genoux sont des consommables ; la durée de vie articulaire économisée grâce aux braquets vaut bien plus que les quelques secondes gagnées en forçant.
Quelques rappels côté équipement :
- Pression de pneus légèrement réduite : les routes de montagne ne sont pas toujours lisses ; baisser un peu la pression (selon le poids et la largeur des pneus) améliore l’adhérence et le confort, et réduit l’énergie perdue dans les vibrations.
- Vérifier les cales de pédales automatiques : si vous devez pousser le vélo puis remonter sur une pente raide, ne pas pouvoir clipser est très pénible ; vérifiez l’état des cales avant le départ.
- L’allègement n’est pas indispensable : 200 g de moins sur le cadre ne vous sauveront pas sur ce parcours ; la force des jambes et l’allure sont les vrais protagonistes.
Ravitaillement et hydratation : même sur courte distance, ne négligez pas
9,1 km, ça semble court ; à pleine puissance, cela prend environ 30 à 50 minutes (selon le niveau), et beaucoup négligent donc le ravitaillement. Mais une montée est un effort intense et continu, le taux de consommation de calories et d’eau est bien plus élevé qu’en roulant sur le plat.
- Avant la montée : prenez un bon repas 1 à 2 heures avant le départ, et 15 minutes avant d’attaquer, un gel énergétique ou une banane pour faire le plein.
- En route : même si c’est court, emportez au moins une gourde (500–750 ml), et deux en été. Une pente à 7,7 % ne vous laisse pas de place pour vous distraire ; placez la gourde dans un endroit facile d’accès.
- Points de ravitaillement rares côté est : ce versant est peu peuplé, les magasins sont moins denses que sur la ligne touristique principale, ne comptez pas sur une supérette en chemin ; prévoyez eau et ravitaillement en bas.
Côté saison, l’été dans les montagnes de Gunma est chaud et humide, avec un risque de déshydratation et de coup de chaleur ; le printemps et l’automne sont la période dorée pour rouler, avec de grands écarts de température entre le matin et le soir. Il fait frais au sommet et froid en descente, pensez à enfiler une coupe-vent avant de redescendre, pour éviter que la vitesse élevée ne provoque une hypothermie et ne dégrade votre pilotage.
Erreurs courantes et pièges du DNF
Voici les erreurs que d’autres ont commises, listées clairement pour que vous n’ayez pas à les refaire.
- Emballement initial : Le versant est est calme et la route simple, ce qui pousse facilement à exploser sa puissance dès le début, pour finalement s’effondrer complètement sur les pentes raides des kilomètres 5 à 8. Un rythme discipliné est la première règle pour terminer.
- Développement trop lourd : Partir avec l’espoir « j’ai encore des jambes » et découvrir un mur à 10 % sans avoir de plus petit braquet, c’est la cadence à zéro, les crampes et l’obligation de mettre pied à terre.
- Erreur de ravitaillement : Considérer 9,1 km comme « vite fait », ne pas emporter assez d’eau, puis souffrir de déshydratation à l’arrière, provoquant crampes et baisse de jugement.
- Sous-estimer la descente : Monter ne garantit pas de redescendre en sécurité. Le versant est, avec sa route étroite, ses nombreux virages et son faible trafic, endort la vigilance. L’hypothermie en descente ou une erreur de virage sont les vrais risques.
- Mauvaise évaluation de la météo : Le temps en montagne est changeant ; après la pluie, la route est glissante, le brouillard réduit la visibilité. Vérifiez la météo avant de partir et abandonnez sans hésiter si les conditions ne sont pas bonnes, pour revenir un autre jour.
Objectifs de temps selon le niveau du cycliste
Voici un cadre de référence pour vous situer. Les performances réelles dépendent fortement du poids, du rapport puissance/poids (W/kg), de la forme du jour et de la météo. Ceci n’est qu’un repère pour vous auto-évaluer.
| Niveau du cycliste | Rapport puissance/poids approximatif | Temps de référence | Point stratégique |
|---|---|---|---|
| Compétition / fort | 4,0 W/kg et plus | Environ 30–35 min | Proche du FTP tout du long, se lever sur les pentes raides |
| Passionné avancé | 3,0–4,0 W/kg | Environ 35–45 min | Tempo stable, maintenir la cadence |
| Passionné moyen | 2,5–3,0 W/kg | Environ 45–55 min | Braquet plus léger, gérer par sections, finir avant tout |
| Défi débutant | Moins de 2,5 W/kg | Plus de 55 min | Ne pas courir après le temps, pouvoir monter assis est déjà une victoire |
La vraie valeur de ce parcours ne réside pas dans un chrono rapide, mais dans le fait que c’est une montée propre, calme, où l’on peut se confronter à soi-même. Pas de flot de touristes, pas d’agitation, seulement votre respiration, votre cadence et cette pente à 7,7 %. Comprenez vos données, gérez votre rythme, choisissez le bon braquet, et le versant est d’Akagi, côté Rihei Chaya, vous récompensera de la manière la plus silencieuse par un solide sentiment d’accomplissement.
Modèle quantitatif de gestion de la puissance : transformer les sensations en chiffres
Si vous avez un capteur de puissance, ce parcours est parfait pour une « expérience de rythme ». L’énergétique de la montée n’est pas complexe : sur une pente donnée, vous luttez principalement contre la gravité, et la puissance nécessaire est approximativement proportionnelle à « poids total × pente × vitesse ». Cela donne une conclusion brutale mais pratique : sur une pente raide, rouler un peu moins vite permet d’économiser beaucoup de puissance ; mais vous restez aussi plus longtemps sur la pente. L’essence du rythme est donc de trouver l’équilibre entre « la limite de puissance sans exploser » et « minimiser le temps de souffrance ».
Je recommande de définir une « puissance moyenne cible » pour tout le parcours, généralement entre 85 % et 90 % de votre FTP (plus vous êtes fort et plus le parcours est court, plus vous pouvez vous rapprocher du haut de cette fourchette). Utilisez ensuite la « puissance normalisée (NP) » et l’« indice de variabilité (VI) » pour évaluer la qualité de votre exécution :
- Plus le VI est proche de 1,0, mieux c’est. VI = NP ÷ puissance moyenne, il indique la régularité de votre production. Si le VI dépasse 1,10 en montée, cela signifie généralement que vous alternez trop vite et trop lentement, explosant dans les raides et paressant dans les faux plats, avec une efficacité énergétique médiocre.
- Le versant est de Rihei Chaya, avec ses murs raides intercalés, aura naturellement un VI plus élevé qu’une longue pente régulière, mais votre objectif reste de le maintenir aussi bas que possible — dans les sections raides, rétrogradez pour maintenir la cadence plutôt que de forcer avec une puissance explosive.
Un simple auto-contrôle : après la sortie, regardez votre compteur. Si votre courbe de puissance est « élevée au début, effondrée à la fin », c’est un échec typique de gestion de rythme ; la courbe idéale devrait être « régulière tout du long, avec même une légère hausse possible à la fin ». Cette pente de 9,1 km est parfaite pour s’entraîner jusqu’à pouvoir tracer une belle courbe stable.
Fréquence cardiaque et respiration : des indicateurs de substitution sans capteur de puissance
Tout le monde n’a pas de capteur de puissance. Dans ce cas, la fréquence cardiaque et la respiration sont vos meilleurs tableaux de bord.
- Zones de fréquence cardiaque : Pendant toute la montée, restez juste en dessous de votre « fréquence cardiaque seuil » (environ 85 %–90 % de la fréquence cardiaque maximale). Si votre fréquence cardiaque colle au plafond et continue de grimper, vous êtes en surrégime et devez immédiatement réduire l’intensité, sinon l’effondrement est inévitable.
- Rythme respiratoire (Talk Test) : C’est l’indicateur le plus primitif et le plus fiable. L’intensité idéale en montée est « pouvoir prononcer des phrases courtes et hachées, mais pas discuter tranquillement ». Si vous n’arrivez même pas à sortir un mot, vous êtes dans la zone rouge et ne tiendrez pas longtemps ; si vous pouvez discuter tranquillement, l’intensité est trop faible, vous pouvez en ajouter un peu.
- Fatigue subjective (RPE) : Auto-évaluez-vous sur une échelle de 1 à 10. Maintenez 6–7 sur les 2 premiers kilomètres, 7–8 au milieu, et permettez brièvement 9 sur les sections raides, mais ne restez jamais à 9 sur toute la durée — c’est un signe avant-coureur de DNF.
Ne pas avoir de capteur de puissance n’est pas un désavantage, cela vous force à être plus attentif aux vrais signaux de votre corps. Cette pente du versant est, calme et simple, est le terrain idéal pour pratiquer « le rythme par la respiration ».
Technique de descente : l’épreuve cachée d’une route de montagne silencieuse
Beaucoup de guides ne parlent que de la montée, mais sur ce parcours du versant est de Rihei Chaya, la descente est le vrai risque sous-estimé. La raison est simple : de ce côté, peu de voitures, route étroite, nombreux virages, un calme qui endort la vigilance, et le coût d’une erreur en descente de montagne est extrêmement élevé.
Quelques points clés pour la descente :
- Freinage par à-coups, pas en continu : Maintenir les freins serrés en continu fait surchauffer les jantes ou les disques, surtout dans les longues descentes. Utilisez la méthode du « freinage par à-coups » — freinez avant le virage, relâchez dans le virage, réaccélérez à la sortie. C’est plus sûr et préserve l’équipement.
- Regardez loin, virage extérieur-intérieur-extérieur : Entrez dans le virage par l’extérieur, coupez au point de corde, puis revenez à l’extérieur à la sortie, en utilisant le plus grand rayon possible pour réduire l’inclinaison et le freinage nécessaires.
- Centre de gravité bas, haut du corps détendu : Coudes légèrement fléchis, corps relâché, laissez le vélo absorber naturellement les vibrations ; un corps rigide dégrade la maniabilité.
- Méfiez-vous des véhicules venant en sens inverse, des feuilles mortes et des surfaces mouillées : Une route de montagne calme ne signifie pas qu’il n’y a pas de voitures. Dans les virages sans visibilité, restez de votre côté ; les feuilles mortes en automne et la mousse après la pluie sont des tueurs invisibles.
On monte avec les jambes, on descend avec la tête. Traitez la descente comme un sujet technique aussi important que la montée, et votre voyage sur le versant est sera vraiment complet et sûr.
Conseils d’entraînement : comment se préparer pour cette pente
Si le versant est de Rihei Chaya est votre objectif, voici comment organiser les 6 à 8 semaines précédant l’échéance :
| Type d’entraînement | Objectif | Fréquence recommandée |
|---|---|---|
| Intervalles au seuil (2×20 min @ FTP) | Améliorer la production soutenable | 1 à 2 fois par semaine |
| Spécifique montée (trouver une pente à 8–10 % et la répéter) | S’adapter au couple des sections raides et à la basse cadence | 1 fois par semaine |
| Endurance longue distance | Construire la base aérobie | 1 fois par semaine |
| Travail de force à basse cadence (gros braquet, pédalage lent) | Renforcer les muscles de la montée | 1 fois toutes les deux semaines |
Pour ce parcours, le « spécifique montée » est particulièrement crucial. Car la pente moyenne de 7,7 % et les murs à 10 % testent votre capacité à tenir longtemps avec une « basse cadence et un couple élevé ». Vous pouvez être très fort sur le plat, sans entraînement spécifique en pente raide, vous aurez des crampes en montant. Trouvez une pente au pourcentage similaire, faites des intervalles en montée en répétition, et laissez votre corps mémoriser cette sensation de « pression continue » : c’est la préparation la plus directe.
Démystifier trois idées reçues
Avant de vous élancer, dissiper quelques malentendus courants sur ce type de montée courte et raide vous évitera bien des erreurs.
Idée reçue n°1 : la distance est courte, donc on peut tout donner.
Faux. Tout donner sur 9,1 km se solde généralement par une explosion au 5ᵉ kilomètre, puis on termine tant bien que mal le reste du parcours à allure de marche. Le « court » d’une montée courte est relatif — avec une pente moyenne de 7,7 %, même en donnant tout, il faut plus de 30 minutes : c’est un effort intense, assez long et assez douloureux. La discipline de l’allure est tout aussi importante sur une montée courte et raide, voire encore plus facile à négliger.
Idée reçue n°2 : sur une pente raide, se mettre en danseuse est plus rapide.
Pas forcément. La danseuse offre une puissance instantanée élevée, mais elle consomme aussi beaucoup d’oxygène et d’énergie ; rester debout longtemps vous videra rapidement. La bonne approche est « assis en priorité, danseuse pour les passages courts et raides » — la majeure partie du temps, restez assis avec une puissance stable, et ne vous levez que lorsque la pente se redresse brièvement ou pour changer de groupes musculaires et récupérer. En danseuse, pensez à rétrograder en même temps pour éviter une chute brutale de cadence.
Idée reçue n°3 : tant que les jambes sont assez fortes, le braquet n’a pas d’importance.
Très faux. Si le braquet n’est pas assez léger, face à un mur à 10 %, vous n’aurez « plus de braquet à dégraisser » et serez contraint de forcer avec une cadence très basse et un couple énorme : c’est la cause directe des crampes et des blessures aux genoux. Le braquet est votre assurance : mieux vaut trop léger que trop lourd. Un 34×34 est un choix sûr sur ce parcours ; ne montez pas avec un braquet trop lourd par fierté.
Détails de la route et des conditions
Le versant est, côté Rihira Chaya, est une route départementale de montagne, légèrement différente de l’axe touristique principal. À noter avant de partir :
- État de la chaussée : les routes de montagne ne sont pas forcément parfaitement lisses partout ; fissures localisées, traces de réparations ou gravats de chutes de pierres possibles. Baisser légèrement la pression des pneus améliore le confort et l’adhérence, et réduit la fatigue due aux vibrations.
- Ombre et glissance : le versant est est densément boisé, la route est souvent à l’ombre ; en automne et en hiver, les feuilles mortes et la mousse après la pluie rendent la chaussée glissante. Redoublez de vigilance dans les virages et en descente.
- Visibilité et virages aveugles : le calme ne signifie pas l’absence de voitures. Les virages aveugles sont nombreux en montagne : restez toujours de votre côté et gardez une marge de réaction.
- Réseau mobile : le signal peut être faible sur certaines portions. C’est aussi une raison de prévoir vos propres ravitaillements et d’informer quelqu’un de votre itinéraire.
Versant est vs côté Maebashi : comparaison des profils
Sur le même mont Akagi, le versant est côté Rihira Chaya et le parcours officiel de Maebashi offrent deux stimulations d’entraînement totalement différentes. En mettant les chiffres côte à côte, vous comprendrez mieux avec quel état d’esprit aborder le versant est.
| Élément | Versant est Rihira Chaya | Parcours officiel Maebashi |
|---|---|---|
| Distance | 9,1 km | 18,6 km |
| Dénivelé | 714 m | 1 238 m |
| Pente moyenne | 7,7 % | 6,6 % |
| Densité de dénivelé | environ 78 m/km | environ 67 m/km |
| Caractère | court, raide, haute intensité | long, régulier, endurance |
| Affluence | rare, calme | tourisme développé, courses populaires |
| Profil d’entraînement | seuil / impact anaérobie | endurance / gestion de l’allure |
La conclusion est claire : si vous voulez travailler « la tenue d’un effort intense et court en montée », le versant est Rihira Chaya est un meilleur terrain ; si vous voulez travailler « une allure régulière sur la durée », allez du côté de Maebashi. Les deux parcours sont complémentaires ; un entraîneur intelligent les roule tous les deux. Et comme le versant est est plus court, plus raide et moins fréquenté, il est particulièrement adapté aux « intervalles en montée » — une montée comme une séance à haute intensité, une descente en récupération, puis une nouvelle montée : d’une efficacité redoutable.
SOP des 30 minutes avant l’attaque
Le pire pour une montée raide, c’est de partir « à froid ». Ces 30 minutes entre l’arrivée en bas et le début réel de l’ascension, voici la SOP recommandée :
- -30 min : vérifier le matériel (pression des pneus, transmission, cales, bidons et ravitaillement en place), ranger la veste coupe-vent dans la poche arrière.
- -25 min : échauffement en pédalant tranquillement, avec un braquet très léger et une cadence élevée (90+ rpm) pour faire circuler le sang ; ne forcez pas.
- -15 min : quelques accélérations courtes (20 à 30 secondes chacune, en augmentant progressivement l’intensité) pour réveiller les muscles et le cardio, mais ne dépensez pas vos forces.
- -10 min : prendre une collation facile à assimiler (gel énergétique ou demi-banane), boire par petites gorgées.
- -5 min : se recentrer, visualiser mentalement la stratégie par segments — « tenir au début, stabiliser au milieu, changer de braquet dans les passages raides, gérer la fin ».
- 0 min : c’est parti. Sur les 500 premiers mètres, bridez volontairement l’intensité pour laisser le corps s’adapter en douceur au rythme de la montée ; ne partez pas à fond.
Un échauffement suffisant ou non détermine directement si votre fréquence cardiaque s’emballe dans les 2 premiers kilomètres à cause de jambes froides. Ces 30 minutes semblent anodines, mais elles sont la clé pour rouler les 9,1 km suivants dans de bonnes conditions.
Questions / Réponses express
Q : Le versant est Rihira Chaya est-il plus facile que le parcours officiel de Maebashi ?
R : La distance est deux fois plus courte, mais la pente moyenne est plus raide (7,7 % contre 6,6 %), avec en plus des murs à 10 %. C’est « une douleur plus courte et plus violente » ; Maebashi, c’est « une douleur plus longue et plus régulière ». Les deux difficultés sont de nature différente ; on ne peut pas dire que l’une soit plus facile.
Q : Ce parcours convient-il à un débutant pour sa première longue montée ?
R : Pour un vrai débutant, une pente moyenne de 7,7 % est plutôt dure. Je conseille d’accumuler d’abord de l’expérience sur des pentes plus douces, de mettre le braquet le plus léger possible, puis de tenter avec un état d’esprit « finir avant tout, tant que je peux tourner les jambes assis ». Ne courez pas après le chrono.
Q : Y a-t-il des ravitaillements sur le versant est ?
R : Ce côté est très peu habité : ne comptez pas sur une supérette de secours en cours de route. Eau et nourriture doivent être prévues en bas, c’est une règle de sécurité de base.
Q : Est-ce sûr de rouler seul ?
R : Le versant est a peu de voitures et c’est calme : un atout, mais aussi un risque — en cas de panne mécanique ou de malaise, les secours sont plus lents. Prévoyez de quoi réparer une crevaison, un téléphone, informez vos proches de votre itinéraire, et respectez strictement les règles de sécurité en descente.
Q : Pour progresser, vaut-il mieux alléger le vélo ou perdre du poids ?
R : Pour la montée, perdre du poids est bien plus efficace qu’alléger le vélo. La puissance nécessaire en montée est presque proportionnelle au poids total, et le poids du corps représente généralement plusieurs fois celui du vélo. Pour un même poids économisé, perdre du poids (sans sacrifier la puissance) améliore le plus directement le « rapport puissance/poids ». Plutôt que de dépenser une fortune en pièces légères, mieux vaut soigner l’entraînement et l’alimentation pour faire grimper vos W/kg : c’est la vraie voie du progrès en montée.
Q : Au bout de combien de temps d’entraînement sent-on une vraie différence ?
R : Avec des intervalles au seuil et un travail spécifique en montée pratiqués régulièrement, la plupart des gens ressentent une amélioration de la puissance soutenable et une moindre défaillance dans les pentes raides en 6 à 8 semaines. Il n’y a pas de raccourci en montée : c’est « l’accumulation régulière » — un peu comme le tissage de Kiryu, fil après fil.
Conclusion : conquérir le versant est avec la raison
Ces 9,1 km du versant est de Rihira Chaya, sur le mont Akagi, sont un problème d’ingénierie propre : distance connue 9,1 km, dénivelé 714 m, pente moyenne 7,7 %, trouver la solution la plus économique qui permette de finir sans exploser. La réponse n’est pas dans la force brute, mais dans la discipline de l’allure, la marge du braquet, l’anticipation du ravitaillement et le respect de la météo.
Découpez-la en quatre segments : tenez au début, stabilisez au milieu, changez de braquet dans les passages raides sans forcer, gérez la fin en gardant de la marge ; braquet plutôt trop léger que trop lourd, ravitaillement plutôt trop que pas assez. Lorsque vous vous arrêtez à l’entrée du parc forestier désert, que vous vous retournez vers cette montée calme et raide que vous venez de gravir, vous comprendrez — la meilleure expérience de montée, c’est parfois celle qui n’a pas de spectateurs.
Enfin, un rappel conclusif : la difficulté de ce parcours ne tient pas à sa longueur, mais à sa « concentration de raideur ». 9,1 km, 714 m de dénivelé, 7,7 % de pente moyenne, plus les murs à 10 % : il comprime la souffrance sur une distance relativement courte et vous oblige à maintenir une intensité élevée sur un temps limité. Ce défi « bref et dense » est extrêmement précieux pour entraîner la capacité au seuil, mais c’est aussi celui qui fait exploser le plus facilement ceux qui le prennent à la légère en milieu de parcours.
Alors, traitez-le comme un véritable exercice de puissance : échauffement complet, braquet adapté, retenue au début, tenue au milieu, changement de braquet dans les passages raides, hydratation régulière, prudence en descente. Décomposez-le et exécutez-le avec la raison d’un ingénieur : cette montée calme et raide du versant est de Rihira Chaya, sur le mont Akagi, passera d’un « problème redoutable » à une « réussite solide et résolue ». La raison est l’arme la plus tranchante pour conquérir les pentes raides.
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