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Guide pratique de la Beidao 42 à Pinglin : une côte cachée de 5,1 km avec des pentes à 12 %, toutes les contradictions de données décryptées

騎行路線

Stratégie terrain sur la route cantonale 42 de Pinglin : 5,1 km cachant une pente raide à 12 %, décryptage complet des données contradictoires

Distance de 5,1 km, dénivelé total affiché de 629 m sur Strava, pente moyenne de 7,0 % — la route cantonale 42 de Pinglin ressemble à première vue à une montée de campagne de longueur moyenne. Mais dès qu’on étale les chiffres et qu’on les recalcule, on s’aperçoit que les choses ne sont pas si simples. C’est un parcours où les données mentent, mais où les sensations, elles, sont absolument honnêtes.

Si vous vous contentez de lire « 5 km, 7 % de pente moyenne » et rangez cette route dans la catégorie des « petites bosses d’échauffement », vous risquez fort d’être sévèrement sanctionné en cours de route. Cet article commence par regarder honnêtement en face les contradictions des données de cette route, puis adopte une approche d’ingénieur pour décortiquer la répartition de l’allure par sections, le choix du braquet, la stratégie de ravitaillement et les erreurs courantes, afin de vous aider à préparer sérieusement cette route cachée dans les montagnes de Pinglin, peu connue mais potentiellement très exigeante.

I. Commençons par exposer les données contradictoires

Avant de planifier toute stratégie d’allure, il faut d’abord regarder honnêtement en face une réalité : les données officielles de la route cantonale 42 de Pinglin sont contradictoires. Le système indique un dénivelé total de 629,4 m, mais la distance n’est que de 5095,9 m (environ 5,1 km) ; le système affiche également une pente moyenne de 7,0 %. Ces deux chiffres mis ensemble ne correspondent pas du tout — en multipliant la pente moyenne de 7,0 % par la distance de 5,1 km, le dénivelé théorique ne devrait être que d’environ 357 m, soit un écart de près de 270 m avec les 629 m ; à l’inverse, si le dénivelé de 629 m est exact, alors en le divisant par la distance de 5,1 km, la pente moyenne devrait dépasser les 12 %, et non être de 7,0 %.

Ce type d’écart n’est pas rare dans les données de parcours en terrain vallonné ou montagneux, et provient généralement de deux causes possibles : premièrement, l’altimètre GPS sur les sections vallonnées continues (des micro-variations de descente puis montée, montée puis descente) peut cumuler de manière répétée chaque gain d’altitude, ce qui gonfle systématiquement le dénivelé total, en particulier dans les zones montagneuses où la canopée est dense et où le signal GPS dérive facilement ; deuxièmement, il est également possible que cette route ne soit pas une montée à pente constante et unique, mais qu’elle inclue un relief vallonné supplémentaire, entrecoupé de courtes descentes ou de sections plates, le tout étant comptabilisé par le système dans la distance totale et le dénivelé total du parcours.

La position de cet article est claire : nous ne prenons pas parti délibérément, mais exposons honnêtement les deux possibilités. Mais quelle que soit la réalité, la conclusion vers laquelle elles pointent est identique — cette route n’est probablement pas une montée à pente constante, mais un terrain à fortes variations de pente, dont certaines sections pourraient présenter des pourcentages à deux chiffres. La difficulté ressentie sera très probablement bien plus dure que ce que laisse suggérer le simple chiffre de « 7,0 % de pente moyenne ». Les cyclistes doivent absolument aborder cette route avec l’état d’esprit de relever un « défi difficile » plutôt qu’une « pente douce », afin de ne pas être déstabilisés par le terrain réel.

Section kilométrique Caractéristiques estimées Zone de fréquence cardiaque recommandée (basée sur votre LTHR personnel) Cadence recommandée
0~1,5 km Section de test au départ, pente pouvant alterner brusquement entre raide et douce Zone 3 (78 %~88 % LTHR) 75~85 tr/min
1,5~3,3 km Section centrale où les pentes à deux chiffres sont les plus probables Zone 4 (88 %~95 % LTHR, pics brefs autorisés dans les passages raides) 55~75 tr/min
3,3~5,1 km Section finale, accélération selon l’état de forme restant Zone 3~4 (82 %~92 % LTHR) 70~90 tr/min

Ce tableau est une structure d’allure prudente estimée à partir des contradictions des données. Une fois sur la route, fiez-vous impérativement à la pente instantanée de votre compteur et à vos sensations personnelles, et ajustez à tout moment, sans vous accrocher aveuglément aux chiffres du tableau.

II. Stratégie par sections : découper les 5 km en trois segments fonctionnels

Premier segment (0~1,5 km) : test d’attaque au départ, attention aux attaques de pente. La section d’entrée de la route cantonale 42 de Pinglin vous offre généralement d’abord une fausse pente douce d’échauffement, mais selon l’analyse des contradictions de données ci-dessus, cette route pourrait très bien présenter des variations brutales de pente sur une très courte distance. Il est recommandé de ne pas aborder cette section avec l’état d’esprit habituel d’une « pente douce à 7 % », mais de basculer en mode vigilance « prêt à rencontrer une pente raide à tout moment ». La cadence recommandée est de 75 à 85 tr/min, avec un braquet placé sur le plateau moyen côté léger, afin de conserver une marge pour faire face à une pente raide soudaine, et d’éviter de forcer dès le début avec un braquet lourd qui vous laisserait sans recours lorsque la pente se durcira vraiment au milieu.

Deuxième segment (1,5~3,3 km) : le cœur du combat, probablement la zone concentrée des pentes à deux chiffres. Si le chiffre de 629 m de dénivelé est vrai, alors en déduisant les montées relativement douces des sections de départ et d’arrivée, le segment central doit absorber la majeure partie du dénivelé, ce qui en fait la section la plus susceptible de présenter des pentes continues à deux chiffres. Face à ce type de terrain, il faut alterner entre le danseur et la position assise : pour les sections extrêmement raides et courtes (si la pente dépasse 15 %), il est recommandé de se lever et de danser sur les pédales, en utilisant le poids du corps pour aider à la poussée ; pour les pentes raides continues (10 %~14 %), il est recommandé de rester assis avec une cadence basse (55~70 tr/min) associée à un couple élevé, afin d’éviter qu’une position debout prolongée ne fasse exploser prématurément la fréquence cardiaque au-delà du seuil anaérobie. L’erreur la plus grave sur ce segment est la méthode de pilotage réflexe « on attaque la pente, on souffle dans les faux plats ». La bonne approche consiste à rétrograder un virage à l’avance, à laisser la cadence redescendre d’abord, puis à affronter la pente raide, plutôt que de réagir dans l’urgence, pris au dépourvu par la pente.

Troisième segment (3,3~5,1 km) : section finale, stratégie selon l’énergie restante. Dans les deux derniers kilomètres, si l’allure des sections précédentes a été bien gérée, il devrait rester de l’énergie pour augmenter la puissance et sprinter vers la ligne ; mais si les forces ont été épuisées dans le segment central, la mission de ce segment devient « privilégier la stabilité à la vitesse » — mieux vaut ralentir que de perdre une cadence et un rythme respiratoire stables, afin d’éviter les crampes ou une chute due à un déséquilibre par fatigue excessive. Après l’arrivée, il est recommandé de rester quelques minutes pour laisser la fréquence cardiaque redescendre, puis de commencer à s’hydrater et à récupérer. Ne vous asseyez pas et ne vous allongez pas immédiatement, pour éviter les vertiges dus à un retour veineux perturbé.

III. Conseils sur les braquets et l’équipement : ne jouez pas à la loterie sur cette route

Compte tenu de la forte probabilité de sections à pente à deux chiffres, il est impératif d’être prudent dans le choix des braquets. Pour les cyclistes sur route, le plateau standard (53/39T) n’est pas recommandé, même avec une cassette 11-28T, car sur les véritables pentes raides, un braquet trop lourd peut vous forcer à ramper à vitesse d’escargot, voire à vous arrêter pour reprendre votre souffle. Il est fortement recommandé d’utiliser un plateau compact (50/34T) avec une cassette 11-32T ou 11-34T, afin que le braquet le plus léger puisse faire face à des pentes qui grimpent soudainement au-delà de 15 % ; si votre cadre et votre dérailleur arrière le permettent, vous pouvez même envisager une cassette à très large plage au-delà du 11-34T, ou adopter directement un système 1x (par exemple un plateau unique de 40T avec une cassette 10-36T), pour des changements de vitesse plus intuitifs sur les sections à fortes variations de pente, et pour éviter d’être distrait par des changements de vitesse successifs.

Côté roues et pression des pneus, la qualité de la chaussée des routes de campagne en montagne n’est pas toujours stable. Il est recommandé de choisir des pneus d’au moins 28c et de réduire légèrement la pression (5 à 10 psi de moins que sur le plat), pour augmenter l’adhérence et le confort, en particulier pour transmettre le couple lors des danses sur les pentes raides. Côté freinage, comme cette route présente très probablement des descentes raides, des freins à disque hydrauliques seront un choix plus sûr. Si vous utilisez des freins sur jante traditionnels, vérifiez impérativement à l’avance l’usure des patins, et sur les descentes, freinez par à-coups intermittents plutôt que par traînage prolongé, afin d’éviter l’évanouissement thermique qui réduirait la puissance de freinage.

IV. Stratégie de ravitaillement et d’hydratation : services limités dans les montagnes de Pinglin, prévoyez suffisamment

Bien que la longueur totale ne soit que de 5,1 km et que le temps de parcours théorique soit court, si cette route est réellement aussi raide que les données le suggèrent, le temps de complétion pourrait s’allonger pour atteindre une dépense énergétique comparable à celle d’une « montée moyenne de 10 km ». La région de Pinglin se situe dans la zone de protection du bassin versant du réservoir de Feitsui. Les commerces et points de ravitaillement le long des routes de montagne y sont relativement rares, contrairement aux routes urbaines où les supérettes sont omniprésentes. Assurez-vous impérativement d’avoir les bidons pleins avant le départ, et emportez au moins une boisson sportive ou une boisson électrolytique supplémentaire. Ne partez pas du principe que vous pourrez acheter de l’eau ou des boissons à tout moment en cours de route.

Si vous intégrez la route 42 dans un itinéraire plus long de boucle dans les montagnes de Pinglin, il est recommandé de placer cette montée raide dans la première ou la deuxième partie du parcours, lorsque les forces sont encore suffisantes, afin d’éviter d’aborder cette montée difficile au dénivelé incertain après avoir déjà dépensé beaucoup d’énergie, ce qui pourrait entraîner déshydratation ou crampes. Après le sommet, restez au moins 5 minutes pour vous hydrater par petites gorgées et compléter les électrolytes. C’est particulièrement important pour les montées raides de courte durée à haute intensité, car la transpiration abondante et la respiration rapide font perdre les électrolytes plus vite qu’en roulant sur le plat.

V. Conseils météo et saisonniers : terrain de bassin versant, risque de chaussée glissante à ne pas négliger

Pinglin se situe dans le bassin versant du réservoir de Feitsui. C’est précisément en raison des contraintes environnementales de cette zone protégée que le paysage forestier vallonné y est resté relativement préservé, mais cela signifie aussi que la fréquence des précipitations et l’humidité y sont souvent plus élevées que dans le reste du bassin de Taipei. Pinglin a la réputation d’être une « ville de montagne pluvieuse ». La probabilité de nuages, de bruine, voire d’averses soudaines l’après-midi en montagne n’est pas négligeable. Sur une montée raide comme la route 42, une chaussée mouillée réduit considérablement l’adhérence sur les pentes raides, que ce soit pour danser en montée ou pour freiner en descente, il faut redoubler de prudence.

Il est recommandé de planifier votre sortie un jour ensoleillé ou à faible probabilité de précipitations, et de surveiller en permanence les prévisions météo en temps réel et les images radar. Si vous rencontrez en cours de route les averses convectives d’après-midi fréquentes en montagne, réduisez immédiatement votre vitesse et évitez de danser sur les pédales sur une pente raide et glissante. Pendant la saison de la mousson du nord-est en hiver, les montagnes de Pinglin sont sujettes à une bruine froide et humide persistante et au brouillard. La visibilité réduite ajoute encore un niveau de risque à ce parcours déjà très accidenté. Il est recommandé de ne pas programmer ce défi pendant cette saison, sauf nécessité absolue.

VI. Erreurs courantes et évaluation du risque d’abandon (DNF)

En raison des contradictions évidentes dans les données de cette route, la plupart des cyclistes risquent de mal évaluer sa difficulté. Voici les erreurs les plus fréquentes :

  1. Minimiser la contradiction des pentes et aborder la route avec un état d’esprit de « pente douce à 7 % » : c’est l’erreur de jugement la plus dangereuse. Si vous vous laissez bercer par le seul chiffre de la pente moyenne, lorsque vous rencontrerez les pentes à deux chiffres potentiellement présentes, ni le braquet ni la préparation mentale ne seront prêts, et vous risquez de voir vos forces s’effondrer d’un coup sous l’attaque de la pente.
  2. Braquet trop lourd : dans la continuité de l’erreur précédente, si vous utilisez un plateau standard ou une cassette à plage trop étroite, vous risquez de ne plus pouvoir pédaler sur les pentes raides et d’être contraint de mettre pied à terre et de pousser le vélo — une expérience d’échec courante et frustrante sur les montées de routes de campagne raides.
  3. Ravitaillement en eau insuffisant : les services sont limités dans les montagnes de Pinglin. Sans eau préparée à l’avance, vous risquez de présenter des signes de déshydratation après un effort intense sur les pentes raides, surtout en été avec la chaleur humide.
  4. Ignorer le risque de chaussée glissante : le terrain pluvieux du bassin versant rend la chaussée fréquemment glissante. Ne pas ralentir dans les descentes ou sur les pentes raides augmente le risque de dérapage. Le risque de sécurité de cette route ne doit pas être assimilé à celui d’une montée de campagne sur chaussée sèche.
  5. Allure trop agressive dans les premiers kilomètres : même si vous ne savez pas à quel point la pente du milieu sera raide, par prudence, conservez de l’énergie dans les premiers kilomètres, afin de ne pas épuiser vos réserves aérobies avant d’atteindre le cœur de la montée.

VII. Temps objectifs de référence selon le niveau du cycliste

Les temps suivants sont estimés sur la base de l’hypothèse prudente selon laquelle « la pente réelle de cette route pourrait être bien plus raide que la moyenne de 7 % ». Les performances réelles varieront considérablement en fonction des conditions du jour, de l’état de forme et de la configuration du braquet :

Niveau du cycliste Temps estimé Puissance moyenne de référence (cycliste de 70 kg)
Avancé / niveau compétition 18~24 minutes 3,8~4,3 W/kg
Intermédiaire / entraînement régulier 25~33 minutes 2,8~3,3 W/kg
Débutant / cycliste loisir 34~45 minutes (pauses comprises) 1,8~2,3 W/kg

Il faut particulièrement noter que si le jour J vous rencontrez réellement des sections centrales à pente supérieure à 12 %, il est tout à fait possible qu’un cycliste débutant doive mettre pied à terre en cours de route. Cela ne signifie pas un manque de capacité, mais que la difficulté réelle du terrain de cette route est effectivement susceptible d’être sous-estimée. Il est recommandé aux cyclistes débutants, lors d’une première tentative, de se fixer comme objectif « terminer » plutôt que « ne pas s’arrêter », et de mesurer leurs efforts à leur niveau.

VIII. Planification du cycle d’entraînement : faire de la route 42 un terrain d’entraînement pour le seuil et le VO2 Max

Si cette route présente réellement, comme les données le suggèrent, des variations brutales de pente avec des pourcentages potentiellement à deux chiffres, sa valeur d’entraînement est en réalité très élevée — une montée courte, intense et à fortes variations de pente est un terrain idéal pour travailler la puissance au seuil (FTP) et la capacité VO2 Max sur de courtes durées. Il est recommandé d’intégrer la route 42 dans un programme d’entraînement de « phase intensive », en programmant 3 à 5 répétitions de la montée, avec des descentes douces ou du roulage sur le plat comme récupération entre chaque répétition, afin d’habituer le corps à réagir aux « changements brutaux de pente sur une courte durée ».

Pour les cyclistes qui se préparent à relever des défis plus longs et plus vallonnés (comme Wuling ou la route de Balaka), la route 42, en tant que « montée raide concentrée », a une valeur d’entraînement non inférieure à celle de longues ascensions, car elle force le corps à s’adapter rapidement à des changements d’intensité sur une courte durée, entraînant la réactivité du système cardiopulmonaire et des muscles, et pas seulement l’accumulation d’endurance. Ce type d’entraînement en montée par intervalles à haute intensité est facile d’accès, peu coûteux en temps, et parfait pour les créneaux d’entraînement courts en semaine après le travail.

IX. Rappels sur l’état de la route et la sécurité routière

La route cantonale 42 fait partie du réseau des routes cantonales de montagne de la municipalité de Nouveau Taipei, desservant les terrains vallonnés de Pinglin et de Shiding. Il s’agit d’une route de desserte agricole, généralement étroite, et il est possible d’y croiser des véhicules de transport de produits agricoles locaux ou des véhicules de riverains se rendant dans les plantations de thé. Ce n’est pas une piste cyclable fermée. Roulez impérativement sur le côté droit, en particulier sur les sections à fortes variations de pente et dans les virages à visibilité réduite, où il faut anticiper les angles morts. Il est recommandé de porter un gilet réfléchissant et d’installer un feu arrière clignotant à l’arrière du vélo, pour améliorer votre visibilité dans les virages en pente.

Comme Pinglin se situe dans le bassin versant du réservoir, les routes de montagne peuvent présenter des chutes de pierres ou une chaussée glissante après la pluie, en raison du drainage ou de la géologie. Il est recommandé de consulter les groupes de cyclistes locaux pour connaître l’état récent de la route avant de partir, en particulier après un typhon ou de fortes pluies, où les routes de montagne sont plus exposées aux risques d’affaissement de la chaussée ou d’éboulement. Évitez de vous y rendre dans les un à deux jours suivant des conditions météorologiques extrêmes.

X. Liste de vérification de l’équipement : dernière confirmation avant le départ

Pour conclure ce guide, voici une liste de vérification de l’équipement avant le départ. En raison de l’incertitude élevée sur les pentes de cette route, la préparation est particulièrement importante : vérifiez que la cassette et le braquet sont suffisants pour affronter des pentes à deux chiffres (il est recommandé d’avoir au moins un braquet le plus léger de 34T ou plus) ; vérifiez que la pression des pneus a été ajustée en fonction de la température du jour, et envisagez de la réduire légèrement pour augmenter l’adhérence ; vérifiez que les bidons sont pleins et emportez un supplément d’électrolytes, les commerces étant rares dans les montagnes de Pinglin, ne jouez pas à la loterie ; vérifiez que le système de freinage fonctionne correctement, en particulier la puissance de freinage dans les descentes ; vérifiez que le téléphone est chargé et que les cartes hors ligne sont téléchargées, car le signal peut être instable sur certaines sections de montagne ; vérifiez que les feux avant et arrière sont suffisamment chargés, pour faire face à un temps de parcours prolongé en raison des pentes.

XI. Préparation mentale pour ceux qui relèvent ce défi pour la première fois

Face à un parcours aux données contradictoires, la préparation mentale la plus importante est de « se préparer au pire, et aborder la route avec le meilleur état d’esprit ». Ne vous laissez pas bercer par les chiffres « 5,1 km, 7 % de moyenne » et ne vous laissez pas non plus stresser par les 629 m de dénivelé — la bonne attitude est de considérer cette route comme « inconnue mais potentiellement difficile », de partir avec un braquet et une allure prudents, et de conserver en permanence une marge pour faire face aux pentes raides.

Si, une fois sur place, vous constatez que les pentes sont effectivement très accidentées, cela validera l’analyse des données de cet article ; si les sensations sont plus douces que prévu, ce sera une agréable surprise. Quel que soit le résultat, cette attitude — « regarder honnêtement les contradictions des données, planifier prudemment, puis vérifier sur le terrain » — est précisément l’esprit scientifique que devrait avoir toute stratégie rigoureuse de montée. J’espère également rappeler à davantage de cyclistes que, face à des données de parcours d’origine incertaine ou contradictoires, il ne faut pas se fier aveuglément à un seul chiffre, mais apprendre à croiser les informations et à évaluer prudemment.

XII. Suggestions d’itinéraires combinés avec le réseau routier de Pinglin environnant

Les routes de montagne de la région de Pinglin sont nombreuses et interconnectées. La route cantonale 42 n’est pas un tronçon isolé. Une fois familiarisés avec cette route, les cyclistes peuvent envisager de la combiner avec le centre-ville de Pinglin, la route provinciale 9 (Beiyi Highway) ou d’autres routes cantonales autour de Pinglin, pour composer un itinéraire combiné de plusieurs dizaines de kilomètres. La logique de planification courante consiste à partir du centre-ville de Pinglin pour s’échauffer, à enchaîner sur la route 42 comme bloc d’entraînement intensif au milieu du parcours, puis à décider de prolonger ou de faire demi-tour selon l’état de forme. Comme la route 42 présente de fortes variations de pente et consomme beaucoup d’énergie, il est déconseillé de la placer en toute fin d’itinéraire, afin d’éviter d’aborder les pentes raides avec des forces épuisées, ce qui augmenterait le risque.

Pour les cyclistes expérimentés qui ont déjà affronté de longues montées difficiles comme Wuling ou Hehuan, la route 42, avec sa pente raide « courte et concentrée », convient également pour être intégrée à une période d’affûtage avant compétition, afin de maintenir la sensibilité du corps aux changements d’intensité sur pente, tout en évitant le risque de sur-fatigue avant la course grâce à sa courte distance et à sa facilité d’accès.

XIII. Résumé : une montée difficile cachée, sous-estimée par les chiffres

En revenant sur l’ensemble de ce guide, ce qui distingue le plus la route cantonale 42 de Pinglin, ce n’est ni sa longueur ni sa notoriété, mais la contradiction évidente de ses données — les 629 m de dénivelé et la pente moyenne de 7,0 % se contredisent mutuellement, et derrière cette contradiction se cache très probablement une route bien plus difficile que ce que les chiffres de surface laissent paraître. Quelle que soit la cause réelle de cette contradiction — erreur cumulée de l’altimètre GPS sur le terrain vallonné, ou présence de reliefs supplémentaires sur le parcours — la conclusion qu’elle impose à chaque cycliste qui s’apprête à relever ce défi est la même : ne vous laissez pas tromper par la distance de « 5 km » qui semble anodine, et abordez cette route avec un braquet prudent, un ravitaillement suffisant et une stratégie d’allure rigoureuse.

En préparant cette route correctement, vous n’en retirez pas seulement un enregistrement d’entraînement, mais aussi la mise en pratique d’une attitude rigoureuse consistant à « ne pas se fier aveuglément à un seul chiffre » — une attitude qui, bien plus que n’importe quel parcours en lui-même, mérite d’être emportée dans chacune de vos futures planifications de sortie.

XIV. Comment vérifier soi-même la pente réelle d’un parcours

Face à un parcours aux données contradictoires, plutôt que d’accepter passivement les chiffres officiels, apprenez à vérifier par vous-même. La méthode la plus directe consiste à consulter les courbes de niveau sur un service cartographique ou une plateforme de planification d’itinéraire avant le départ, à comparer grossièrement la relation entre l’altitude et la distance le long du parcours, et à identifier les sections susceptibles de présenter des pentes raides. Une fois sur la route, il est recommandé d’utiliser un compteur GPS équipé d’un altimètre barométrique, pour lire la pente instantanée en temps réel, et pas seulement de se fier au rapport de moyenne généré après coup — la pente instantanée est le chiffre auquel vous êtes réellement confronté sur le moment, la moyenne n’est qu’un résultat statistique pour résumer après la sortie. Ces deux chiffres n’ont pas du tout la même signification pendant l’effort.

Après la sortie, il est également recommandé d’exporter et de comparer les données de pente par section de l’enregistrement, pour voir quelle section a contribué au plus grand gain d’altitude. En accumulant l’expérience de comparaison de données sur plusieurs parcours différents, vous développerez progressivement une intuition qui vous permettra de « juger approximativement si la difficulté d’un parcours est cohérente en voyant les chiffres ». Cela est très utile pour préparer un parcours inconnu, et vous évitera d’être à nouveau pris au dépourvu face à un prochain parcours aux données peu claires ou contradictoires.

XV. En guise de conclusion : la bonne attitude face à un parcours incertain

La route cantonale 42 de Pinglin donne une leçon précieuse à tous les cyclistes qui se préparent à affronter un parcours inconnu — les données ne sont jamais qu’une référence, le terrain est le juge final. Plutôt que de vous demander lequel des chiffres — 629 m de dénivelé ou 7,0 % de pente moyenne — est le « bon », concentrez votre énergie sur la manière de vous préparer de façon prudente et complète pour faire face à toute variation de terrain possible. Laissez une marge suffisante dans le braquet, prévoyez un ravitaillement abondant, ajustez votre état d’esprit — si ces trois choses sont bien faites, quelle que soit la répartition réelle des pentes de cette route, vous pourrez la parcourir en toute sécurité et avec sérénité.

C’est aussi la raison pour laquelle ce guide a consacré une grande partie à décortiquer la contradiction des données elle-même, plutôt que de se précipiter vers une conclusion péremptoire — car pour tout cycliste qui se prépare sérieusement à prendre la route, comprendre « pourquoi les chiffres se contredisent » a bien plus de valeur que de simplement se faire dire « cette route est difficile ». J’espère que ce guide vous aidera à préparer cette montée difficile cachée qu’est la route cantonale 42 de Pinglin, avec plus de rigueur que sa notoriété ne le laisserait supposer.

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