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Stratégie pratique pour la montée de Meiling sur la route provinciale 3 : 8,91 km, 618 m de dénivelé, comment gravir cette route de Tainan

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Stratégie pratique pour la montée de Meiling sur la route provinciale 3 : 8,91 km, 618 m de dénivelé, comment gravir cette route de Tainan

Stratégie pratique pour la montée de Meiling sur la route provinciale 3 : 8,91 km, 618 m de dénivelé, comment gravir cette route de Tainan

Aperçu du parcours et données clés

Le tronçon de Meiling sur la route provinciale 3 est l’une des montées les plus représentatives de la zone de la route industrielle de Wannqiu, dans le district de Yushan, district de Nanxi, à Tainan. Il fait partie de la zone du parc national de Siraya, avec une altitude comprise entre environ 500 et 1100 mètres. Ce parcours est répertorié sous le segment Strava 7584548 et constitue un test classique pour les cyclistes du sud de Taïwan qui passent des plaines habitées au relief montagneux. Commençons par exposer les données :

Élément Valeur
Nom du parcours Meiling, route provinciale 3
Point de départ et d’arrivée Zone de la route industrielle de Wannqiu, district de Yushan, district de Nanxi, ville de Tainan
Distance 8908,8 mètres (environ 8,91 km)
Dénivelé total 618,1 mètres
Pente moyenne 6,1 %
Classe de difficulté Classe 3 (moyennement difficile)
Plage d’altitude Environ 500 à 1100 mètres
Segment Strava 7584548

Rien qu’en voyant la pente moyenne de 6,1 %, de nombreux cyclistes pourraient penser : « Ça va, ça devrait se monter ». Mais il faut ici signaler une erreur d’appréciation courante : si l’on multiplie simplement la distance par la pente moyenne pour estimer le dénivelé, on obtient environ 543 mètres, ce qui laisse un écart avec le dénivelé officiel de 618,1 mètres. Cet écart n’est pas une erreur de données, mais parce que ce parcours n’est pas une montée à pente constante — au milieu, plusieurs sections présentent des pentes nettement plus prononcées, ce qui tire la vitesse moyenne vers le bas. Ainsi, la « raideur » que vous ressentez en roulant est plus marquée que ce que la pente moyenne laisse paraître. En d’autres termes, la pente moyenne de 6,1 % n’est qu’une valeur moyenne sur l’ensemble du parcours ; la pente instantanée de certaines sections dépasse certainement ce chiffre. Ne vous imaginez donc pas une montée régulière et douce lors de votre planification.

Du point de vue du positionnement cycliste, 8,91 km et 618 m de dénivelé correspondent à peu près à un « test de montée de distance moyenne » — ce n’est pas une épreuve d’endurance de longue durée comme Wuling ou Alishan, mais ce n’est pas non plus une pente douce qu’un débutant peut avaler facilement. Pour les cyclistes de la région de Tainan et de Kaohsiung, l’avantage géographique de ce parcours est évident : pas besoin d’aller jusqu’à la route transversale centrale ou aux montagnes du nord, un week-end matin suffit pour faire un aller-retour et accomplir un entraînement de montée solide. C’est une route de prédilection pour les cyclistes du sud qui allient « renforcement musculaire en montée » et « rituel de sortie du week-end ».

Ci-dessous, du départ à l’arrivée, nous décomposons l’ensemble du parcours en plusieurs sections clés, en expliquant section par section ce à quoi il faut faire attention, comment gérer son rythme, comment choisir son braquet, comment gérer le ravitaillement, ainsi que les temps de parcours raisonnables attendus pour les cyclistes de différents niveaux.

Il faut également ajouter une notion de planification : de nombreux cyclistes ont l’habitude de comparer directement la « classe de difficulté » avec d’autres parcours célèbres, mais la classe ne reflète que la difficulté combinée de la pente et de la distance, et ne représente pas un indice absolu de souffrance ressentie. Une route de classe 3 signifie qu’elle se situe entre « un débutant peut tenter mais doit se préparer » et « un cycliste avancé la considère comme une routine » — en d’autres termes, ce parcours joue en soi un rôle de « test d’entrée », idéal pour vérifier si l’on possède les capacités de base pour relever des défis plus longs et plus raides. Si vous trouvez déjà une route comme Meiling assez éprouvante, il est recommandé de concentrer votre entraînement sur l’amélioration de votre FTP et de votre endurance musculaire, plutôt que de vous précipiter sur des parcours plus difficiles ; à l’inverse, si vous la montez avec aisance, ce parcours peut aussi servir d’entraînement de maintien du rythme avant une course, pour simuler la sensation de gestion de l’allure sur un segment de montée de distance moyenne.

Stratégie par section 1 : le tronçon plat d’approche de la montagne sur la route provinciale 3

Le début du parcours est un terrain typique de « montée douce en basse montagne vers la zone montagneuse ». Sur ce tronçon, la route provinciale 3 n’est pas encore entrée dans les véritables virages de montagne ; le tracé est relativement droit et dégagé, la pente ne donne pas encore toute sa mesure, et l’on peut avoir l’illusion que « cette route est peut-être surestimée ».

L’erreur la plus courante à ce stade est de se laisser tromper par la pente douce et de partir à pleine allure dès le début. 8,91 km, ce n’est ni très long ni très court, mais si l’on monte sa fréquence cardiaque près du seuil lactique dans la première partie, on ressentira une véritable « coupure de courant » dans les jambes face aux vraies pentes raides de la suite — cette sensation d’impuissance où l’on pédale sans ressentir de retour de couple est un souvenir douloureux partagé par de nombreux cyclistes qui affrontent Meiling pour la première fois.

La recommandation est de considérer ce tronçon comme un échauffement et une phase d’observation :

  • Contrôle de la fréquence cardiaque : maintenez-vous entre la zone 2 et la zone 3 correspondant à votre FTP, soit environ 70 % à 80 % de votre fréquence cardiaque maximale ; ne foncez pas dans la zone anaérobie dès le départ.
  • La cadence prime sur le couple : utilisez un braquet plus léger et une cadence plus élevée (90 à 95 tr/min) pour vous adapter au rythme de la montée, en réservant la fatigue musculaire pour les sections qui exigeront vraiment de la puissance plus tard.
  • Observez la route et le vent : ce tronçon est bordé de vergers et d’intersections de routes industrielles ; faites attention aux feuilles mortes et au sable laissés par le passage des engins agricoles, et soyez particulièrement prudent en cas de sol glissant après la pluie.

Un autre point important à ce stade : tant que la pente n’est pas encore exigeante, vérifiez que vos ravitaillements sont facilement accessibles — bidons, gels énergétiques —, il est conseillé de les repérer avant d’aborder les pentes raides, afin de ne pas avoir à chercher votre ravitaillement en pleine concentration sur le pédalage.

En outre, ce tronçon est aussi le bon moment pour ajuster votre position sur le vélo. Beaucoup de cyclistes se baissent très bas dès le départ pour minimiser la résistance aérodynamique, mais sur une montée, une position aussi agressive n’est pas nécessaire — le haut du corps peut être légèrement relâché, les mains tenant doucement le haut du cintre ou les leviers de frein, pour garder les voies respiratoires dégagées ; l’efficacité respiratoire est bien plus importante qu’une position aérodynamique forcée. Profitez également de ce tronçon relativement plat pour évaluer mentalement le vent du jour, la température et l’état de la route (humidité, glissance) — ces informations influenceront la prudence avec laquelle vous gérerez votre rythme sur les pentes raides à venir. Si vous roulez en groupe, c’est aussi la dernière occasion de vérifier l’état de vos coéquipiers et de vous mettre d’accord sur un rythme commun — une fois dans les pentes raides de la montagne, les écarts de vitesse se creusent rapidement et le groupe risque facilement de se disperser.

Stratégie par section 2 : le tronçon où la pente se raidit après l’entrée en montagne

Après la section de montée douce en basse montagne, la route s’enfonce nettement dans le relief montagneux — c’est le cœur du parcours, là où la pression est la plus concentrée. C’est ici qu’apparaissent les « pentes localement nettement plus prononcées » évoquées plus haut, et c’est la raison pour laquelle la vitesse moyenne est tirée vers le bas — plusieurs virages successifs s’accompagnent d’une pente qui se raidit, mettant à l’épreuve à la fois le cardio et la force musculaire du cycliste.

Voici les recommandations stratégiques pour ce tronçon :

  1. Pédaler principalement en position assise, la position debout en appoint : sur les pentes raides, privilégiez le pédalage assis pour maintenir un rythme respiratoire stable ; passez en position debout uniquement sur les courtes pentes particulièrement raides pour un sursaut de puissance, mais la position debout consomme beaucoup d’énergie et ne doit pas être utilisée trop longtemps.
  2. Regardez loin et planifiez la trajectoire dans les virages : les routes de montagne ont de nombreux virages et la visibilité est limitée par le relief ; avant d’aborder un virage, observez l’état de la route à l’avance et choisissez une ligne plus douce à l’intérieur du virage pour réduire efficacement les pertes de pente inutiles.
  3. Règle de gestion de l’allure : sur ce tronçon, maintenez votre puissance à une intensité que vous pouvez tenir pendant 5 à 8 minutes ; si vous constatez que votre fréquence cardiaque grimpe en continu vers votre fréquence cardiaque maximale, réduisez activement l’allure — mieux vaut finir un peu plus lentement que de craquer à mi-montée.

Il convient de noter que la variation de pente sur ce tronçon n’est pas progressive, mais alterne entre « sections douces » et « sections raides ». Ce rythme est particulièrement éprouvant pour les débutants qui n’arrivent pas à trouver leur cadence en montée. Il est conseillé de découper ce tronçon en plusieurs « mini-objectifs » — par exemple en utilisant des intersections, des poteaux électriques ou des repères visibles comme points de repère ; à chaque mini-objectif atteint, réévaluez votre charge ressentie, plutôt que de fixer les yeux sur le nombre de kilomètres restants sur votre Garmin, ce qui provoque une fatigue mentale.

Si vous disposez d’un capteur de puissance, ce tronçon est l’endroit idéal pour mettre en pratique le concept de « puissance normalisée ». La puissance normalisée consiste à maintenir une puissance de sortie dans une plage similaire, quelle que soit la variation de la pente, plutôt que de relâcher sur les pentes douces et de forcer sur les pentes raides. L’objectif est d’éviter une intervention trop précoce du métabolisme anaérobie et de retarder l’accumulation de lactate. Pour ceux qui n’ont pas de capteur de puissance, l’effort perçu (RPE) peut servir d’alternative — maintenez l’effort ressenti sur l’ensemble de la montée autour de 6 à 7 sur une échelle de 10, en gardant une marge pour les sections plus raides à venir. Par ailleurs, ce tronçon comporte de nombreux virages ; les parois rocheuses et la végétation masquent une partie de la visibilité. Restez attentif en permanence aux véhicules venant en sens inverse et à la distance des cyclistes derrière vous, surtout le week-end où les SUV ou les motos peuvent doubler en vitesse — restez vigilant, roulez sur le côté droit et n’occupez pas toute la chaussée.

Stratégie par sections 3 : Gestion des pentes raides locales et configuration des braquets

Comme mentionné précédemment, la pente moyenne de 6,1 % n’est qu’une moyenne globale. Le parcours comporte en réalité plusieurs sections où la pente dépasse nettement cette moyenne, et c’est sur ces sections qu’il faut être le plus prudent.

Recommandation de braquet : Compte tenu de la combinaison d’une montée de distance moyenne et de pentes raides locales, il est recommandé pour les cyclistes sur route d’opter au minimum pour un braquet 34-32 (plateau compact 34 dents, grande cassette 32 dents ou plus). Pour les cyclistes aux capacités de grimpeur moyennes ou plus lourds, on peut même envisager un 34-34 ou une combinaison encore plus légère. Les vélos de route à disques récents, s’ils sont équipés d’un plateau compact (50/34T) avec une cassette 11-32T, sont généralement suffisants pour ce parcours. Si vous roulez avec un plateau standard traditionnel (53/39T), vérifiez impérativement que la cassette a suffisamment de dents, sinon vous serez contraint de vous lever et de forcer sur les sections de pente raide, ce qui augmentera disproportionnellement votre dépense énergétique.

Techniques pour gérer les pentes raides locales :

  • Changer de vitesse un rapport à l’avance : Lorsque vous sentez que la pente va s’intensifier, passez sur un braquet plus léger à l’avance, afin d’éviter de changer de vitesse alors que la pente est déjà raide et que la charge de couple est déjà élevée, ce qui peut provoquer des sauts de chaîne ou une chute de chaîne.
  • Transférer le poids vers l’avant : En danseuse sur les pentes raides, transférez légèrement votre poids vers l’avant pour éviter que la roue arrière ne patine, en particulier sur les sections où il vient de pleuvoir, car l’adhérence sur les routes de desserte agricole diminue nettement.
  • Lier le rythme respiratoire à la cadence : De nombreux cyclistes retiennent involontairement leur souffle sur les sections raides. Il est recommandé d’utiliser un rythme respiratoire fixe (par exemple, deux coups de pédale pour inspirer, deux pour expirer) associé à la cadence, ce qui retarde efficacement l’accumulation de la dette en oxygène.

« Grimper n’est pas une question de qui a les jambes les plus fortes, mais de qui sait répartir sa force le plus uniformément. » Cette phrase s’applique particulièrement bien à un parcours au profil irrégulier comme Meiling — plutôt que de forcer sur la première partie, il vaut mieux réserver ses forces pour les sections de pente raide vraiment exigeantes du milieu et de la fin.

Stratégie par sections 4 : Section finale d’approche de la zone panoramique de Meiling

À mesure que l’altitude approche du point culminant du parcours (environ 1 100 mètres), la route commence à changer d’ambiance à l’approche de la zone panoramique — la vue s’élargit progressivement, les vergers et les bosquets de pruniers remplacent peu à peu les paysages de hameaux agricoles. Bien que la pente de cette section ne soit pas nécessairement la plus raide du parcours, c’est ici que la volonté est la plus mise à l’épreuve, car les forces sont déjà largement entamées.

Il est recommandé d’adopter ici une stratégie de « fin de parcours prudente » :

  • Réduire les attentes de rythme : Ne cherchez plus à battre votre meilleur temps à ce stade. Restez légèrement conservateur dans vos sensations et gardez vos dernières forces pour d’éventuelles courtes pentes raides.
  • Dernière occasion de s’hydrater et de se ravitailler : Si vos provisions arrivent à épuisement, c’est le dernier moment avant d’entrer dans la zone panoramique pour évaluer s’il faut ralentir, reprendre son souffle et consommer un gel énergétique ou de l’eau.
  • Attention aux croisements : Sur les sections proches de la zone panoramique, la circulation le week-end (voitures, motos et autres cyclistes) augmente nettement. Sur les sections à chaussée étroite, redoublez de vigilance, en particulier dans les virages où il faut ralentir suffisamment lors des croisements.

Une fois cette montée terminée, il est recommandé de faire une courte halte sur un accotement sûr ou un point de vue à proximité de la zone panoramique. C’est l’occasion de laisser le corps redescendre de son intensité cardiaque élevée, mais aussi d’admirer le paysage de la région montagneuse de Siraya et de prendre des photos pour immortaliser votre performance. N’oubliez pas : ne buvez pas immédiatement de grandes gorgées d’eau glacée et ne faites pas d’étirements intenses juste après la montée. Laissez d’abord votre fréquence cardiaque redescendre progressivement en roulant à allure douce, puis effectuez vos étirements de récupération.

Ravitaillement, hydratation et équipement

Pour 8,91 kilomètres et 618 mètres de dénivelé positif, un cycliste de condition physique moyenne mettra environ 35 à 70 minutes pour terminer la montée (voir la section suivante pour une estimation détaillée du temps). Cette durée est suffisante pour provoquer une perte significative d’eau et d’électrolytes. De plus, les températures estivales élevées et l’ensoleillement intense dans la région montagneuse de Tainan rendent la planification du ravitaillement indispensable.

Recommandations d’hydratation :

  • Avant le départ, assurez-vous d’emporter au moins un bidon de 750 ml ou plus. Si vous relevez le défi pendant les heures chaudes de l’été, prévoyez deux bidons ou un système de poche à eau.
  • Les commerces sont rares en montagne, contrairement à la ville où l’on trouve des supérettes partout pour se ravitailler en eau. Il est recommandé de considérer ce parcours comme une route « en autosuffisance » pour planifier votre ravitaillement, sans compter sur la possibilité d’acheter de l’eau en cours de route.

Recommandations pour l’apport énergétique :

  • Terminez votre repas principal 1,5 à 2 heures avant le départ, pour éviter une chute brutale de la glycémie au milieu de la montée à cause d’un départ à jeun.
  • Emportez 1 à 2 gels énergétiques ou barres énergétiques. Il est recommandé de les consommer avant d’entrer dans les sections de pente raide (les sections mentionnées dans la stratégie par sections 3), plutôt que d’attendre d’être à plat. À ce moment-là, l’absorption et le métabolisme seront moins efficaces.
  • L’apport en électrolytes ne doit pas être négligé non plus, surtout en été où la transpiration est abondante. Ne boire que de l’eau sans électrolytes peut entraîner des crampes ou des signes avant-coureurs d’épuisement par la chaleur.

Liste d’équipement recommandé :

Élément Recommandation
Braquet Au moins 34-32, braquet plus léger recommandé pour une condition physique moyenne
Bidon 750 ml ou plus, double bidon recommandé en été
Ravitaillement 1 à 2 gels/barres énergétiques
Protection solaire Crème solaire, manchons, lunettes de soleil
Pression et état des pneus Vérifier la pression avant le départ, attention aux gravillons occasionnels sur les routes de montagne
Éclairage Si vous roulez tôt le matin ou en fin de journée, prévoir un éclairage avant et arrière

Météo et précautions saisonnières

Le parcours de Meiling sur la route provinciale 3, étant situé à proximité d’un célèbre site d’observation des pruniers en fleurs, connaît des variations saisonnières très marquées du flux de personnes et de véhicules. Il est impératif d’en tenir compte lors de la planification de votre sortie.

Saison des pruniers en fleurs en janvier (période de pointe de la circulation)

Chaque année, vers janvier, c’est la haute saison pour observer les pruniers en fleurs à Meiling. Les montagnes se couvrent de fleurs de pruniers, attirant une foule de visiteurs et de véhicules touristiques. Si vous planifiez une sortie pendant cette période, soyez attentif aux points suivants :

  • Affluence du week-end : Pendant les week-ends de la saison des fleurs, les routes de montagne sont envahies par un flot de voitures particulières, d’autocars et même de motos. Certaines sections peuvent présenter des difficultés de croisement ou des stationnements temporaires empiétant sur les accotements. Il est recommandé d’éviter autant que possible les heures de pointe de la matinée du week-end, ou de relever le défi en semaine.
  • Risque accru d’angles morts : Les visiteurs s’arrêtent souvent pour prendre des photos ou traversent la route pour admirer les pruniers en bord de route. Les cyclistes doivent redoubler de vigilance dans les virages à angle mort, ralentir modérément et utiliser leur sonnette pour signaler leur présence.

Orages d’été en après-midi

La région montagneuse de Tainan connaît fréquemment des orages de convection en été, généralement l’après-midi. Il est recommandé de planifier votre sortie tôt le matin ou en matinée pour éviter les pluies de l’après-midi et les risques de foudre. Le drainage des routes de desserte agricole en montagne n’est pas aussi bien conçu qu’en ville. Après la pluie, la chaussée glissante, combinée aux feuilles mortes et aux dépôts de boue, crée des risques supplémentaires pour les virages et le freinage.

Ensoleillement et protection solaire

Tainan se situe à une latitude basse avec un ensoleillement intense. Même si certaines sections de la montée sont ombragées par les arbres, les sections exposées restent nombreuses. Crème solaire, manchons et lunettes de soleil sont à considérer comme équipement indispensable. Une exposition prolongée au soleil présente non seulement un risque de coup de soleil, mais accélère également la perte d’énergie et d’eau.

Erreurs courantes et rappels des risques

Voici quelques erreurs et points de risque fréquemment rencontrés par les cyclistes qui relèvent ce parcours. Les connaître à l’avance permet de les éviter efficacement :

  1. Rythme trop soutenu au début : Trompé par la sensation de plat du début, on attaque à haute intensité dès le départ, pour finalement perdre de la vitesse, voire exploser, au milieu du parcours lorsque la pente devient plus raide.
  2. Ignorer l’existence des pentes raides locales : Ne voir que la pente moyenne de 6,1 % et baisser sa garde, sans réserver d’énergie ni de préparation mentale pour les sections de pente dépassant la moyenne.
  3. Relever le défi le week-end de la saison des fleurs sans préparation : Ne pas avoir remarqué l’afflux massif de personnes et de véhicules pendant la saison des pruniers en fleurs, ce qui conduit à des situations dangereuses avec les véhicules touristiques dans les angles morts.
  4. Ravitaillement insuffisant : Croire à tort qu’il y aura des commerces en cours de route en montagne, pour se retrouver à mi-parcours avec un bidon vide et aucun point d’eau en vue.
  5. Négliger les risques de la chaussée après la pluie : Prendre la route immédiatement après un orage d’après-midi. La chaussée glissante et les feuilles mortes accumulées allongent nettement les distances de freinage dans les virages, sans que l’on adapte son rythme de conduite.
  6. Braquet insuffisant : S’attaquer au parcours avec un plateau standard et une petite cassette, pour être contraint de se lever et de forcer à plusieurs reprises sur les pentes raides, augmentant considérablement la dépense énergétique et le risque de crampes.
  7. Négliger la gestion du freinage dans les descentes : Après avoir terminé la montée, que l’on fasse demi-tour ou que l’on continue sur les sections en descente, les virages nombreux et les pentes raides en montagne, combinés à un freinage continu, peuvent provoquer une surchauffe des plaquettes et une diminution de la puissance de freinage. Il est recommandé d’adopter un freinage intermittent par à-coups plutôt que de serrer les freins en continu.
  8. Perte de contrôle de la formation en groupe : Lorsqu’un groupe de cyclistes entre dans les sections de pente raide, les différences de condition physique étirent rapidement le peloton. Sans point de rendez-vous convenu à l’avance ou de cycliste d’arrière-garde, les retardataires risquent de se retrouver seuls face aux conditions de la route de montagne. Il est recommandé de définir à l’avance les points de regroupement par sections et les règles d’attente.

La plupart de ces erreurs ne sont pas des erreurs techniques, mais résultent d’un manque de planification et de préparation mentale. Le parcours de Meiling est d’une difficulté moyenne à assez difficile. Avec une bonne préparation en amont et une gestion maîtrisée du rythme, la grande majorité des cyclistes ayant une certaine expérience pourront relever ce défi en toute sécurité et avec succès.

Temps de référence selon le niveau du cycliste

Les temps ci-dessous ne sont donnés qu’à titre indicatif pour vous aider à vous situer, et ne constituent en aucun cas un classement précis. Le temps réel de parcours varie selon la condition physique de chacun, la météo du jour, la direction du vent, l’état de la route, ainsi que la charge transportée (ravitaillement, appareil photo, etc.).

Niveau du cycliste Temps de référence Description de l’intensité ressentie
Débutant (première tentative sur une montée de distance moyenne) Environ 60 à 80 minutes Nécessite des changements de braquet fréquents tout au long du parcours, avec probablement des pauses pour reprendre son souffle dans la seconde moitié
Intermédiaire (entraînement régulier en côte) Environ 40 à 55 minutes Capable de maintenir un rythme stable jusqu’à l’arrivée, avec une pression nettement ressentie sur les pentes raides
Confirmé (bon FTP et expérience en côte) Environ 28 à 38 minutes Maintient une intensité élevée sur tout le parcours, ne ressent une charge notable que sur les sections les plus raides

Pour les cyclistes débutants qui attaquent Meiling pour la première fois, il est conseillé de ne pas partir avec l’état d’esprit « il faut absolument aller vite ». Faites de l’arrivée, du ravitaillement et de la gestion de l’allure vos objectifs prioritaires. Une fois que vous êtes familier avec la répartition des pentes et les caractéristiques des virages, vous pourrez progressivement tenter d’augmenter votre rythme. La valeur de cet itinéraire ne réside pas seulement dans le défi des chiffres de pente, mais aussi dans le fait qu’il s’agit d’une route idéale pour s’entraîner de manière répétée et accumuler progressivement des capacités en montée — ses 8,91 kilomètres sont parfaitement adaptés pour être intégrés à un menu d’entraînement hebdomadaire régulier, sans épuiser de manière excessive l’énergie et le budget temps de la journée.

Conclusion : faire de Meiling une base d’entraînement à long terme

L’itinéraire de Meiling sur la route provinciale 3 n’est pas le parcours le plus élevé ni le plus long du sud de Taïwan, mais il concentre les caractéristiques d’un terrain « montée douce en basse altitude suivie de pentes raides localisées ». Ajoutez à cela la fréquentation saisonnière et les aléas du climat estival, et vous obtenez un itinéraire tout à fait adapté pour servir de « test de capacités globales ». Que vous soyez un débutant souhaitant travailler son rythme ou un cycliste expérimenté cherchant à maintenir sa forme en côte, cet itinéraire de 8,91 kilomètres avec 618,1 mètres de dénivelé positif mérite une place dans votre programme d’entraînement régulier. La prochaine fois que vous planifierez une sortie autour de Tainan, n’hésitez pas à inclure Meiling et à vérifier par vous-même, avec vos données réelles de cadence et de fréquence cardiaque, les variations de pente cachées derrière la moyenne de 6,1 % de cet itinéraire.

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