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Guide complet de la montée de Beidawu-Jiaping : 12,9 km pour avaler 1 300 m de dénivelé, le défi coriace du Pingtung

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Guide complet de la montée de Beidawu via Jiaping : 12,9 km pour 1 300 m de dénivelé, un défi coriace dans le Pingtung

Aperçu du parcours et analyse des données

Le parcours de montée de Beidawu via Jiaping est situé dans le canton de Taiwu, dans le comté de Pingtung. Le départ se trouve dans la zone du village de Jiaping (Jiaping étant le chef-lieu du canton de Taiwu). Il grimpe le long de la route industrielle menant vers le mont Beidawu, sur une longueur totale de 12,89 km, avec un dénivelé cumulé de 1 300,5 mètres et une pente moyenne de 5,6 %. Que signifie cette combinaison de chiffres ? Faisons d’abord une conversion simple : 12,89 km avec 1 300 mètres de dénivelé donnerait théoriquement une pente moyenne d’environ 10 %, mais la pente moyenne officielle n’est que de 5,6 %, soit un écart manifeste entre les deux. Cette situation est courante sur les parcours de montagne à Taïwan — la raison est généralement qu’une section au début ou au milieu du parcours comporte un tronçon quasi plat, voire légèrement descendant (par exemple le long d’une vallée ou d’une route de liaison entre villages), ce qui dilue la pente moyenne globale, mais le dénivelé total reste inchangé, ce qui signifie que le milieu ou la fin du parcours cache forcément des sections bien supérieures à 10 %, voire proches de 15 % à 20 %. Cet article adopte le principe de « se fier à la distance et au dénivelé, la pente moyenne n’étant qu’indicative » pour décortiquer le parcours. Les cyclistes doivent absolument baser leurs attentes physiques sur le dénivelé total de 1 300 mètres et ne pas se laisser tromper par la pente moyenne de 5,6 % en pensant qu’il s’agit d’une « route de montagne ordinaire ».

Le mont Beidawu culmine à 3 092 mètres, c’est le plus haut sommet de la section sud de la chaîne centrale, et c’est la seule des cent sommets de Taïwan à porter le nom de « Dawu », considéré comme une montagne sacrée par les peuples Paiwan et Rukai. Ce parcours de montée nommé « Beidawu via Jiaping » n’est pas une route industrielle menant directement au sommet (le véritable sentier d’accès au point de départ de la randonnée du mont Dawu se trouve à une altitude plus élevée, à l’ancien point de départ, inaccessible en vélo de route), mais plutôt une route industrielle de liaison qui part du village de Jiaping dans le canton de Taiwu et s’étend en direction du mont Beidawu. La plupart des cyclistes fixent leur point d’arrivée au dernier point de liaison entre villages praticable ou à une plateforme panoramique, plutôt qu’au véritable point de départ de la randonnée. Il est impératif de vérifier l’état réel de la route et les dernières informations sur les éboulements ou fermetures avant de planifier votre sortie, car les routes industrielles de la région montagneuse du Pingtung subissent souvent des pertes de fondation et des réparations temporaires après chaque saison de typhons et de pluies. Avant le départ, il est recommandé d’appeler le bureau du canton de Taiwu ou de consulter les dernières annonces du département des travaux publics du gouvernement du comté de Pingtung.

En termes de classification, Strava classe cette section en Category 4 (dans le système HC, plus le chiffre est petit, plus la difficulté est élevée ; la catégorie 4 correspond à un niveau moyen-difficile). Au vu des données de 12,89 km, 1 300 mètres de dénivelé et 5,6 % de pente moyenne, cette classification est en réalité légèrement conservatrice, principalement à cause du phénomène de « dilution de la pente moyenne » mentionné précédemment — si l’on découpe le parcours en plusieurs sections et que l’on calcule les pentes instantanées, la difficulté réelle de certaines sections est bien supérieure à l’impression initiale que donne la catégorie 4. Il est recommandé aux cyclistes de se préparer mentalement comme pour un défi de plus haute intensité. Mieux vaut surestimer la difficulté et terminer facilement que de la sous-estimer et exploser en cours de route.

Tableau récapitulatif des données clés :

Élément Valeur
Distance totale 12,89 km
Dénivelé total 1 300,5 mètres
Pente moyenne 5,6 % (attention : les pentes réelles varient considérablement, ce n’est pas une montée uniforme)
Classification Strava Category 4
Point de départ Zone du village de Jiaping, canton de Taiwu
Direction Route industrielle en direction du mont Beidawu
Zone administrative Canton de Taiwu, comté de Pingtung

Guide des sections du départ à l’arrivée

Étant donné que les données officielles de découpage de ce parcours sont limitées, voici une stratégie de conduite en quatre phases, basée sur les schémas courants des parcours de montagne à Taïwan. Le terrain réel dépendra des conditions sur place, et il faut ajuster dynamiquement le rythme grâce à l’affichage en temps réel de la pente sur le compteur.

Première phase (0 à 3 km) : zone d’échauffement en pente douce. Au départ du village de Jiaping, cette section grimpe généralement le long de la route de liaison du village ou d’une branche de la route départementale existante, avec une pente relativement modérée. C’est l’un des rares tronçons où l’on peut légèrement augmenter la cadence et laisser le cardio et les muscles entrer progressivement en action. L’objectif ici n’est pas d’aller vite, mais de contrôler la fréquence cardiaque pour ne pas entrer d’emblée dans la zone 4. Il est recommandé de maintenir la fréquence cardiaque autour de 70 % à 75 % de la fréquence cardiaque maximale, avec une cadence de pédalage supérieure à 80 tours/minute, afin de préserver le glycogène musculaire et la réserve neuromusculaire pour les sections difficiles à venir.

Deuxième phase (3 à 7 km) : zone de transition entre villages et pentes raides. À mesure que le parcours s’enfonce dans la zone montagneuse du canton de Taiwu, des pentes raides visuellement impressionnantes commencent à s’enchaîner — c’est aussi le secteur clé qui fait grimper considérablement la pente moyenne de l’ensemble du parcours. Comme la grande majorité des 1 300 mètres de dénivelé sera concentrée du milieu à la fin du parcours, il faut dès cette phase se préparer mentalement à affronter des sections soutenues de 8 % à 12 %, voire plus raides encore. Côté rythme de pédalage, il est recommandé de passer tôt sur le petit plateau avec une grande cassette, en maintenant une cadence supérieure à 70 tours/minute, pour éviter d’accumuler trop rapidement de l’acide lactique en forçant sur un braquet lourd. C’est aussi le tronçon où l’on voit le plus de constructions en pierre des villages, d’artisanat traditionnel des maisons et de panneaux toponymiques en langues autochtones. Si vos forces le permettent, il vaut la peine de ralentir pour apprécier le paysage culturel en chemin, mais il faut aussi surveiller les chutes de pierres, la mousse ou les nids-de-poule sur la chaussée. Les routes de montagne sont généralement à double sens sur une seule voie : il faut absolument ralentir dans les virages et aux croisements.

Troisième phase (7 à 10 km) : section centrale d’effort intense. C’est le tronçon le plus dur de tout le parcours, avec des pentes qui peuvent très probablement se maintenir au-dessus de 12 % sur de longues périodes, et certains lacets peuvent même atteindre ponctuellement 15 % à 18 %. À ce stade, il est recommandé d’adopter la « méthode du pédalage par intervalles courts » : toutes les 200 à 300 mètres, se lever sur les pédales pendant 10 à 15 secondes pour soulager la fatigue des muscles en position assise, puis se rasseoir immédiatement pour maintenir une cadence stable, en évitant de rester debout tout le temps, ce qui ferait monter la fréquence cardiaque trop vite et vous mettrait dans le rouge prématurément. Côté respiration, il est recommandé d’adopter un schéma fixe de deux inspirations-deux expirations ou trois inspirations-trois expirations, pour aider à stabiliser la tension du tronc et retarder l’hyperventilation. Si vous sentez que la fréquence cardiaque approche 90 % de la fréquence cardiaque maximale et persiste au-delà de 2 minutes, il faut absolument ralentir activement, voire s’arrêter brièvement pour boire. S’obstiner est souvent le signe avant-coureur de crampes ou d’un coup de chaleur dans la suite du parcours.

Quatrième phase (10 à 12,89 km) : finition et panorama final. À mesure que l’altitude continue de monter, la pente s’adoucit généralement légèrement à l’approche du point d’arrivée. La température de l’air y est de 3 à 6 degrés inférieure à celle du pied de la montagne, et le vent ressenti s’intensifie nettement. Si vous êtes trempé de sueur et exposé directement au vent de montagne, le risque d’hypothermie n’est pas négligeable. Il est recommandé de prévoir une veste coupe-vent ou une veste légère, et d’ajouter immédiatement une couche chaude dès l’arrivée au point final, lors de la pause. Si le temps est dégagé, la vue au point d’arrivée permet d’admirer les montagnes en couches de la section sud de la chaîne centrale — c’est la récompense visuelle la plus directe après tous les efforts de cette sortie.

Recommandations sur les braquets et l’équipement

Face à un parcours avec 1 300 mètres de dénivelé total et des pentes locales pouvant dépasser 15 %, la configuration des braquets est l’un des facteurs clés pour terminer ou non la montée.

Configuration recommandée pour vélo de route :

  • Le plateau est recommandé en petit plateau 34T ou en compact plus petit (Compact, 50/34T). Un plateau standard 53/39T risque de provoquer des blessures au genou ou une explosion prématurée chez la plupart des cyclistes sur de telles pentes.
  • La cassette est recommandée au minimum en 11-32T ; pour les cyclistes de niveau moyen ou les débutants, il est recommandé de passer directement en 11-34T, voire une plage plus large, avec un dérailleur arrière adapté (comme un Shimano GRX ou un dérailleur de VTT) pour étendre la compatibilité.
  • Le braquet le plus bas est recommandé autour de 1:1 ou même en dessous (par exemple 34/32 ou 34/34), pour garantir une marge de pédalage sur les sections au-delà de 15 %, plutôt que de forcer sur un gros braquet et de surcharger les genoux.

Nécessité des freins à disque : Les descentes de ce parcours sont tout aussi raides et peuvent comporter des feuilles mortes glissantes et des gravillons. Les vélos à freins à disque offrent une stabilité de freinage et une dissipation de chaleur nettement supérieures aux freins sur jante traditionnels dans les longues descentes. Si vous avez le choix entre un vélo à disques et un vélo à patins, privilégiez le modèle à disques pour les longues descentes en montagne.

Roues et largeur de pneus : Il n’est pas recommandé d’utiliser des pneus tubulaires de course trop légers et trop étroits, ni des jantes ultra-légères. La qualité de la chaussée des routes industrielles du Pingtung est inégale. Il est recommandé d’utiliser des pneus d’entraînement ou d’endurance entre 25C et 28C, offrant une certaine résistance aux crevaisons et à l’usure, et de réduire la pression de gonflage de 5 à 10 psi selon la température du jour et l’état de la route, pour améliorer l’adhérence et le confort.

Autre équipement à emporter :

  • Kit de réparation de crevaison et chambre à air de rechange (la densité de stations de réparation et de supérettes est faible en montagne, il faut absolument emporter un kit d’outils complet).
  • Batterie externe et cartes hors ligne (la réception peut être mauvaise sur certaines sections).
  • Veste coupe-vent légère (mentionnée plus haut : écart de température au sommet et risque d’hypothermie).
  • Lampe frontale ou feux avant/arrière (si l’itinéraire risque de se prolonger jusqu’en fin de journée, la nuit tombe plus vite en montagne qu’en plaine).

Stratégie de ravitaillement et d’hydratation

Pour un parcours avec 1300 mètres de dénivelé positif, en se basant sur le niveau de condition physique d’un cycliste amateur moyen, le temps de parcours total (pauses comprises) se situe généralement entre 1,5 et 3 heures, selon la condition physique individuelle et selon qu’il inclut ou non la descente pour le retour.

Avant le départ : Il est recommandé de terminer son repas principal 2 heures avant le départ et de boire 300 à 500 ml d’eau supplémentaire afin de disposer d’une base d’hydratation suffisante avant d’aborder les montées.

Pendant le parcours : Les points de ravitaillement étant rares en montagne (pratiquement aucun dépanneur le long du parcours, seulement quelques échoppes dans les villages avec des horaires d’ouverture irréguliers), il est impératif de prévoir au moins 1,5 à 2 litres d’eau ou de boisson pour sportifs, ainsi que des encours de route (gels énergétiques, bananes, pastilles de sel ou encore des produits locaux comme les taro séchés ou les patates douces sont d’excellents choix). Il est conseillé de boire de petites gorgées toutes les 20 à 30 minutes et de consommer 30 à 60 grammes de glucides par heure, afin d’éviter de se rendre compte trop tard, au cœur de la section difficile (troisième phase), que l’énergie et les électrolytes sont déjà épuisés.

Électrolytes et prévention des crampes : La chaleur humide des montagnes taïwanaises en été est éprouvante, et avec un effort soutenu et intense, la perte d’électrolytes comme le sodium et le potassium est très rapide. Il est recommandé d’emporter des comprimés de sel ou des compléments en électrolytes, surtout si vous prévoyez de relever ce défi aux alentours de midi, car les risques de coup de chaleur et de crampes de chaleur augmentent considérablement.

Conseils météo et saisonniers

En raison du relief, les systèmes convectifs se développent vigoureusement l’après-midi dans les montagnes de Pingtung. En été (juin à septembre), le risque d’orages vespéraux est élevé. Il est recommandé de partir avant 6 heures du matin afin de terminer la majeure partie de l’ascension avant midi et d’éviter les risques de foudre et de fortes pluies.

En hiver (novembre à février), les plaines de Pingtung restent chaudes, mais en montagne, sous l’influence de la mousson du nord-est, les écarts de température entre le jour et la nuit sont très importants. Si vous choisissez de relever le défi en hiver, la température ressentie au sommet peut approcher les quelques degrés, et des vêtements chauds sont indispensables.

Après de fortes pluies ou le passage d’un typhon, les risques d’éboulements, d’affaissements de chaussée et de chutes de pierres sur les routes agricoles de montagne augmentent considérablement. Il est fortement recommandé de consulter les derniers avis de fermeture de routes du Département des travaux publics du comté de Pingtung ou du bureau du canton de Wutai avant de partir, et de ne surtout pas s’y rendre dans les un ou deux jours suivant la levée d’un avertissement de typhon.

Erreurs courantes et risques d’abandon (DNF)

Erreur n°1 : Un braquet trop lourd. De nombreux cyclistes habitués au plat sous-estiment la difficulté réelle de ce parcours et montent avec un plateau standard. Résultat : ils sont contraints de mettre pied à terre dans la section difficile, ce qui fait perdre du temps et démoralise.

Erreur n°2 : Un départ trop tardif. Si vous partez à midi, vous risquez d’aborder la partie la plus difficile de l’ascension pendant les heures les plus chaudes et où les UV sont les plus intenses, autour de midi, augmentant fortement le risque de coup de chaleur.

Erreur n°3 : Un ravitaillement insuffisant. La rareté des points de ravitaillement en montagne est une caractéristique majeure (ou un risque) de ce parcours. Ne préparez surtout pas votre ravitaillement selon la logique d’un parcours en plaine.

Erreur n°4 : Ignorer les changements météo soudains. Les orages vespéraux en montagne arrivent vite et fort. Si vous êtes exposé au risque de foudre sur une route agricole sans aucun abri, il est impératif de prévoir à l’avance des points de repli ou de faire demi-tour plus tôt. Ne tentez pas le diable.

Sections à haut risque d’abandon (DNF) : Selon la répartition des pentes du parcours, la troisième phase (kilomètres 7 à 10), le cœur de la section difficile, est la zone où les cyclistes sont les plus susceptibles de mettre pied à terre, voire d’abandonner. Il est conseillé aux novices de définir clairement leur limite mentale : mettre pied à terre n’est pas une honte, et c’est en connaissant ses limites que l’on rentre chez soi en sécurité.

Temps objectifs de référence selon le niveau du cycliste

Les temps ci-dessous sont des fourchettes approximatives ; ils varieront en fonction de la condition physique individuelle, de la météo du jour et du nombre de pauses. Ils servent uniquement de référence pour la planification de l’entraînement :

Niveau du cycliste Temps estimé (pauses comprises) Préparation recommandée
Débutant / cycliste occasionnel 2,5 à 3,5 heures Il est recommandé d’avoir accumulé au préalable l’expérience d’au moins 3 à 5 parcours d’entraînement avec plus de 800 mètres de dénivelé avant de tenter ce défi
Cycliste loisir confirmé 1,5 à 2,5 heures Un FTP d’au moins 2,5 à 3 W/kg est conseillé pour plus de confort
Cycliste compétitif / niveau club 1 à 1,5 heure Peut tenter de battre son record personnel sur une seule montée en utilisant des intensités par intervalles
Cycliste professionnel / semi-professionnel 45 à 70 minutes Ce parcours convient comme section de test d’endurance en montagne en cours de saison

Quel que soit votre niveau, la valeur essentielle de ce parcours ne réside pas dans la « vitesse », mais dans le fait de « terminer en sécurité et en connaissant ses limites ». Beidawu Jiaping n’est pas un itinéraire prisé pour les photos ; les points de ravitaillement et de secours y sont relativement limités. Il est recommandé de rouler à au moins deux personnes et d’informer au préalable vos proches de l’itinéraire prévu et de l’heure de retour estimée. C’est un principe de base immuable pour tout défi dans les montagnes de Pingtung.

Suggestions d’organisation de l’itinéraire et de liaison avec les transports

Pour la plupart des cyclistes, l’itinéraire de Beidawu Jiaping ne constitue pas une sortie d’une journée isolée. L’approche la plus courante consiste à l’intégrer dans un plan de liaison de plusieurs itinéraires dans les montagnes de Pingtung, par exemple en le combinant avec les sections voisines de Dewen Mountain ou de la porte arrière de Wutai pour former un parcours d’entraînement ou de défi « Portes des montagnes de Pingtung ». Voici quelques idées d’organisation courantes :

Type aller-retour sur place : Rejoindre le village de Jiaping dans le canton de Wutai à vélo depuis le centre-ville de Pingtung ou la direction de Sandimen, puis redescendre par le même chemin après l’ascension. C’est la méthode la plus simple et la moins risquée, adaptée aux débutants ou aux cyclistes dont la condition physique est encore en développement. Pour l’ensemble du parcours, y compris le trajet aller-retour et l’ascension, il est conseillé de prévoir toute la matinée jusqu’à midi.

Type navette à l’aller et descente en sens unique : Si vous disposez d’un véhicule de soutien ou d’une navette, vous pouvez envisager de transporter cycliste et vélo jusqu’au point de départ au pied de la montagne, puis, après l’ascension, de redescendre avec le véhicule de soutien. Cela permet d’économiser de l’énergie et de réduire la fatigue des freins et des muscles des bras lors de la longue descente. C’est particulièrement adapté en cas de météo instable ou si vous prévoyez d’enchaîner avec d’autres itinéraires le même jour.

Type liaison multi-itinéraires : Les cyclistes avancés intègrent souvent Beidawu Jiaping, Dewen Mountain et la route de Wutai via Shenshan dans une même expédition. Ils attaquent tôt le matin la section la plus élevée et la plus difficile (ce parcours avec ses 1300 mètres de dénivelé est l’un des plus exigeants), puis décident en fonction de leur état de forme s’ils ajoutent d’autres sections. Ce type d’itinéraire combiné exige une condition physique et une planification du ravitaillement très rigoureuses. Il est fortement recommandé d’établir à l’avance un carnet de route détaillé et un plan de secours, et d’emporter avec soi suffisamment d’électrolytes et d’encours de route.

Liaison par les transports en commun : La couverture des transports en commun dans la région de Pingtung est limitée. Pour se rendre dans les montagnes du canton de Wutai, la voiture personnelle, la navette en van d’équipe ou le bus affrété par un club sont les options les plus pratiques. Si vous prévoyez de rejoindre le point de départ à vélo depuis la gare de Pingtung ou la gare de Chaozhou, il faudra prévoir environ 20 à 40 kilomètres de liaison en terrain plat, en incluant ce temps et cette distance dans votre planification globale de l’effort et du ravitaillement.

Rappel sur la culture des communautés locales et l’éthique du cyclisme

Cet itinéraire de Beidawu Jiaping traverse la région du village de Jiaping dans le canton de Wutai, qui fait partie du territoire traditionnel du peuple Paiwan. Le village de Jiaping est également le chef-lieu du canton de Wutai, lui conférant un certain statut administratif et culturel. Le mont Beidawu occupe une place sacrée et éminente dans les cultures traditionnelles des peuples Paiwan et Rukai. Depuis de nombreuses années, il est aussi une source d’inspiration majeure pour les créateurs littéraires et musicaux taïwanais, notamment l’œuvre célèbre de Difang (Hu Defu) La belle mère du mont Dawu, l’écrivaine Lung Ying-tai avec Au pied du mont Dawu, et le récit de Zhong Lihe Ascension du mont Dawu, tous utilisant cette montagne comme point de repère spirituel. Lorsque vous traversez cette forêt, prenez le temps de ralentir et d’aborder les villages, les maisons et les paysages rencontrés avec respect, plutôt que de considérer ce parcours uniquement comme un terrain d’entraînement avec des « statistiques de dénivelé ».

En matière d’éthique pratique du cyclisme, il est conseillé de prêter attention aux points suivants :

  • Respecter le rythme de vie des communautés : Les routes agricoles de montagne sont aussi les chemins quotidiens des habitants pour se déplacer et se rendre à leurs travaux agricoles. En traversant les villages, veuillez absolument ralentir et laisser la priorité aux piétons, aux personnes âgées et aux enfants.
  • Ne pas pénétrer sans autorisation sur les terrains privés ni photographier les habitations : De nombreuses constructions en ardoise et maisons traditionnelles dans les villages sont des propriétés privées ou ont une signification culturelle particulière. Ne pénétrez pas et ne photographiez pas sans autorisation.
  • Ramener ses déchets en bas de la montagne : Il n’existe pas de système de collecte des déchets en montagne. Veuillez impérativement ramener avec vous les emballages de gels énergétiques, bouteilles et autres déchets après votre ravitaillement, et ne les laissez pas dans les villages ou au bord des routes de montagne.
  • Profiter des opportunités de consommation locale : Si vous rencontrez en chemin de petites échoppes ou des étals de produits agricoles tenus par les villageois, consommer avec modération permet non seulement de reprendre des forces, mais constitue aussi le soutien le plus direct à l’économie locale.

Cette attitude à vélo est la clé fondamentale pour que les « itinéraires de défi » et les « communautés locales » puissent coexister durablement et se respecter mutuellement. C’est aussi la plus grande différence entre ce type d’itinéraire s’enfonçant dans les montagnes des territoires autochtones et les pistes cyclables touristiques classiques.

Planification de l’entraînement : comment se préparer pour cet itinéraire

Si vous visez Beidawu-Jiaping comme objectif à court terme, il est recommandé de commencer un entraînement ciblé au moins 6 à 8 semaines à l’avance, plutôt que de vous y mettre au dernier moment. Voici une structure d’entraînement périodisée simple pour vous guider :

Phase de base (6 à 8 semaines avant le défi) : Privilégiez les sorties d’endurance aérobie, avec 2 à 3 sorties par semaine, chacune durant 1,5 à 2,5 heures, en maintenant votre fréquence cardiaque entre 65 % et 75 % de votre fréquence cardiaque maximale. L’objectif est de bâtir une base aérobie solide et une bonne adaptation à la selle sur la durée. À ce stade, pas besoin de chercher délibérément des pentes raides ; l’accent est mis sur l’accumulation d’heures de vélo et de réserves d’endurance.

Phase spécifique montée (4 à 6 semaines avant le défi) : Commencez à intégrer des intervalles en côte, par exemple en trouvant près de chez vous un segment avec une pente de 6 % à 10 % et une longueur de 500 mètres à 2 kilomètres, et effectuez 4 à 6 répétitions de montée. Entre chaque répétition, récupérez en roulant doucement ou en roue libre jusqu’à ce que votre fréquence cardiaque redescende sous 60 % de votre fréquence cardiaque maximale avant d’entamer la suivante. L’objectif de cette phase est d’améliorer votre tolérance au lactate lors d’efforts musculaires intenses et votre coordination neuromusculaire.

Phase de simulation (2 à 3 semaines avant le défi) : Si votre situation géographique le permet, il est recommandé de vous rendre directement sur une route de montagne réelle de difficulté similaire pour une sortie de simulation, par exemple les itinéraires de montée connus autour de Pingtung et Kaohsiung dont la difficulté est comparable. Cela vous permettra de tester si votre configuration de braquets, votre stratégie de ravitaillement et votre résistance mentale sont suffisantes pour affronter les caractéristiques de cet itinéraire avec ses sections extrêmement raides comme Beidawu-Jiaping.

Phase d’affûtage (1 semaine avant le défi) : Réduisez considérablement le volume et l’intensité de l’entraînement pour permettre à votre corps de récupérer pleinement et de reconstituer ses réserves de glycogène, afin d’éviter qu’une fatigue accumulée par un surentraînement n’affecte vos performances le jour J.

Au-delà de l’entraînement physique, le travail des muscles du tronc et la souplesse sont tout aussi importants. Les montées longues et intenses sollicitent énormément le bas du dos et les articulations des hanches. Il est recommandé d’ajouter 1 à 2 séances de renforcement du tronc et d’étirements par semaine pour réduire le risque de blessure, d’autant plus que la seconde moitié de cet itinéraire peut nécessiter de longues phases de danseuse, qui exigent une stabilité du tronc tout aussi importante que la capacité cardiovasculaire.

Conclusion : une route qui mérite le respect, mais pas la légèreté

Beidawu-Jiaping condense un défi montagnard exigeant en 1300,5 mètres de dénivelé positif sur 12,89 kilomètres. Même si la pente moyenne officielle n’est que de 5,6 %, la sensation réelle à vélo sera forcément bien plus dure que ce que ce chiffre laisse entendre. C’est d’ailleurs une caractéristique commune à de nombreux itinéraires de montagne à Taïwan : les données parlent, mais elles « n’en disent souvent pas assez ». Tout cycliste qui envisage de relever ce défi devrait se préparer mentalement et matériellement en fonction du dénivelé total et de la pente extrême des sections les plus raides, plutôt que de sous-estimer la difficulté en ne regardant que la pente moyenne.

Par ailleurs, cet itinéraire traverse le village de Jiaping, dans le canton de Taiwu, ainsi que les montagnes environnantes, qui portent un riche héritage culturel et historique du peuple Paiwan. Le mont Beidawu est une montagne sacrée irremplaçable dans l’imaginaire de cette communauté. Aborder cette montagne avec respect et humilité, en plaçant « terminer la course » et « honorer la montagne » sur un pied d’égalité, voilà ce qui rend cet itinéraire véritablement digne d’être documenté et recommandé.

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