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8 500 personnes en compétition : la Subaru Line du mont Fuji, le plus grand pèlerinage de montée d'Asie

騎行路線

8 500 personnes partent le même jour, un seul objectif : relever le plus grand défi de grimpe d’Asie

Imaginez la scène : au petit matin, au pied du mont Fuji, 8 500 vélos de route forment une longue file, attendant le signal du départ pour tous s’élancer dans la même direction — la cinquième station du mont Fuji. Ce n’est pas une exagération, c’est ce qui se passe réellement chaque début juin lors du Fuji Hill Climb sur la Fuji Subaru Line. Cette course est largement considérée comme la plus grande épreuve de grimpe cycliste du Japon, et peut-être même de toute l’Asie, avec des milliers, voire près de dix mille participants. La rapidité avec laquelle les inscriptions sont closes en dit long sur son statut au sein de la communauté cycliste asiatique.

Le mont Fuji, ce volcan actif qui occupe une place majeure dans l’histoire culturelle et géographique mondiale, est en soi un symbole culturel qui dépasse le simple cadre du cyclisme — les Trente-six vues du mont Fuji de Katsushika Hokusai, source d’inspiration d’innombrables œuvres littéraires et artistiques japonaises, et site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Fuji Subaru Line, cette route à péage, offre aux cyclistes sur route l’opportunité de gravir pas à pas, au plus près du sol, les flancs de cette montagne sacrée. Contrairement à de nombreuses ascensions célèbres dans le monde qui sont « purement une question de pente et de longueur », l’attrait du mont Fuji provient en grande partie de son poids culturel — vous ne pédalez pas seulement sur une route de montagne, mais vers une entité presque sacrée dans le cœur des Japonais.

Pour les cyclistes taïwanais, la Subaru Line du mont Fuji est probablement l’une des ascensions les plus connues et les plus accessibles de cette liste de « grimpes célèbres d’Asie » — de nombreuses options de vols, des informations linguistiques et de transport relativement matures, ainsi que l’ampleur de l’événement et son effet de marque en font pour beaucoup la première étape d’un « voyage cycliste au Japon ». Mais c’est précisément parce qu’elle est si populaire que les idées reçues et les descriptions trop simplifiées ne manquent pas. Cet article vise à donner aux cyclistes une vision claire de ce que cette route est vraiment.

Fiche technique du parcours

Élément Détail
Pays / Massif Mont Fuji, préfecture de Yamanashi, Japon (volcan actif, patrimoine mondial)
Départ → Arrivée Près de l’entrée de la route à péage Fuji Subaru Line → Cinquième station du mont Fuji (Gogōme)
Longueur Environ 24 km (le point de départ varie légèrement selon les sources, entre 23 et 24 km)
Dénivelé total Environ 1 255 à 1 279 mètres (léger écart selon les sources)
Pente moyenne Environ 5,1 %
Pente maximale Certaines sections sont plus raides, les mesures varient selon les sources ; dans l’ensemble, les variations ne sont pas parmi les plus extrêmes au monde, mais la durée d’ascension continue est longue
Altitude départ / arrivée Départ vers 1 100 mètres (zone de l’entrée de la route à péage) ; arrivée à la cinquième station vers 2 300 à 2 400 mètres
Origine de la notoriété Course officielle Fuji Hill Climb début juin, présentée comme la plus grande course de grimpe cycliste du Japon, voire d’Asie

Il convient de préciser que la « Fuji Subaru Line » est en réalité une route touristique à péage, dont le nom officiel est Fuji Subaru Line (富士スバルライン). Elle relie les environs de Kawaguchiko, dans la préfecture de Yamanashi, à la cinquième station du mont Fuji, et constitue la principale route d’accès au versant nord (côté préfecture de Yamanashi) du mont Fuji. Outre la Subaru Line, d’autres itinéraires permettent de grimper sur les autres versants du mont Fuji, comme la Gotemba Line ou la Fujinomiya Line, mais leur notoriété et l’ampleur de leurs événements ne rivalisent pas avec ceux de la Subaru Line.

Analyse par sections : une longue montée « au profil régulier » mais épuisante

Contrairement à de nombreuses ascensions célèbres aux reliefs spectaculaires, la Fuji Subaru Line donne souvent l’impression d’une « pente relativement constante » — pas d’épingle à cheveux successives et raides, pas de sections où la pente explose sur une courte distance. Mais c’est précisément cette « régularité » qui en fait une épreuve particulière : impossible d’utiliser la tactique psychologique du « je tiens cette portion raide et je souffle ensuite » pour segmenter l’effort. Il faut maintenir une puissance quasi constante pour tenir les 24 kilomètres de montée.

Première partie : échauffement et préparation mentale dans le tunnel forestier

Après le départ, on s’enfonce dans la dense forêt primaire du mont Fuji. La route est lisse et large, la pente est modérée et relativement stable. Dans cette section, la vue est masquée par les grands arbres des deux côtés : on ne voit ni le mont Fuji lui-même, ni la direction de l’arrivée. Il est facile de sombrer dans une lassitude mentale du type « combien de temps encore ? ». Les cyclistes expérimentés recommandent de considérer cette partie comme un pur exercice de rythme — fixez une puissance cible ou une zone de fréquence cardiaque, concentrez-vous sur la respiration et la cadence, plutôt que de fixer constamment le compteur pour compter les kilomètres.

Partie centrale : le paysage s’ouvre, l’altitude se fait sentir

À mesure que l’altitude grimpe entre environ 1 700 et 2 000 mètres, la forêt s’éclaircit et le panorama s’élargit. Par beau temps, on voit la silhouette majestueuse du cône volcanique du mont Fuji se rapprocher. Dans cette section, l’air se raréfie nettement et la respiration devient plus laborieuse qu’au début, même si la pente en elle-même ne varie pas énormément. C’est aussi là que la Fuji Subaru Line est la plus trompeuse : beaucoup pensent qu’« une pente douce signifie une montée facile », en oubliant que l’effort physiologique cumulé sur 24 kilomètres avec plus de 1 200 mètres de dénivelé positif relève d’un marathon aérobie de longue durée, et non d’un test de puissance explosive sur une courte distance.

Dernière partie : le sprint final vers la cinquième station et la mer de nuages

Dans les derniers kilomètres, la route s’enchaîne en virages, la visibilité est extrêmement dégagée et, par beau temps, on peut souvent admirer la « mer de nuages » — une couche nuageuse s’étendant comme un océan blanc sous l’altitude. C’est l’une des récompenses visuelles les plus emblématiques de ce parcours. De nombreux cyclistes rapportent aussi l’expérience inverse : pédaler dans un épais brouillard, avec une visibilité réduite à quelques mètres et une chute brutale de température, créant une expérience de pilotage totalement différente mais tout aussi mémorable. La cinquième station, point d’arrivée, est une zone touristique animée, avec de nombreux visiteurs et commerces, contrastant fortement avec la quiétude des 20 kilomètres de forêt qui précèdent. C’est aussi un point de ravitaillement et de repos essentiel après l’effort.

Le grand rendez-vous de juin : la culture de l’événement Fuji Hill Climb

Si le Fuji Hill Climb attire plusieurs milliers, voire près de dix mille participants, c’est grâce à la notoriété du mont Fuji lui-même, mais aussi à l’accessibilité de l’événement — ce n’est pas seulement un terrain de jeu pour les professionnels, c’est aussi la course « à faire une fois dans sa vie » pour une multitude d’amateurs. L’événement ferme toute la Subaru Line aux participants, transformant une route normalement partagée avec les véhicules touristiques en un circuit exclusivement réservé aux cyclistes. C’est pourquoi l’expérience du jour de la course est radicalement différente d’une sortie d’entraînement classique.

Pour de nombreux cyclistes asiatiques, le Fuji Hill Climb a développé un statut culturel comparable aux « six grands marathons » — la médaille de finisher, l’ambiance de la course, la valeur commémorative d’une photo avec le mont Fuji : ce n’est plus seulement un test physique, c’est presque un rituel. Ce phénomène culturel reflète, dans son essence, l’effet de réputation que le marathon de Wanjinshi ou le défi de Wuling accumulent au sein de la communauté cycliste taïwanaise : une route qui, grâce à des années de participation massive et de bouche-à-oreille, devient un « mot de passe » connu de tous dans une communauté sportive donnée.

Le vélo de route sur un site du patrimoine mondial : une expérience unique

Le mont Fuji a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013, non seulement pour son paysage naturel, mais aussi pour sa valeur culturelle en tant qu’objet de foi et source d’inspiration artistique. Cela signifie que pédaler sur la Fuji Subaru Line, ce n’est pas seulement emprunter une route touristique à péage ordinaire : c’est gravir un volcan actif, sans cesse représenté dans l’histoire culturelle japonaise et considéré comme un symbole spirituel. Cette épaisseur culturelle, beaucoup d’ascensions qui ne recherchent que des chiffres de pente ne l’ont pas — les cols célèbres des Alpes ont certes leur histoire sportive, mais le mont Fuji porte une mémoire culturelle qui dépasse le cyclisme lui-même et s’étend sur plusieurs siècles.

Cela explique aussi pourquoi, même si les données de pente de la Fuji Subaru Line ne sont pas parmi les plus redoutables au monde, elle continue d’attirer des cyclistes du monde entier en pèlerinage. Le fait de pédaler devient en soi une manière de dialoguer avec cette montagne et avec la culture japonaise — surtout lorsque la mer de nuages se déploie sous vos pieds, ou que la silhouette du sommet se dessine dans la lumière du couchant. L’impact visuel et émotionnel de ces moments ne se mesure pas en pourcentage de pente ni en mètres de dénivelé.

Préparation du matériel et choix du braquet

Configuration du braquet : La pente du Fuji Subaru Line étant relativement régulière, sans les changements brutaux de pente typiques des montées en lacets serrés, de nombreux cyclistes expérimentés choisissent un braquet légèrement plus lourd que celui utilisé pour Wuling, afin de maintenir une meilleure efficacité de puissance soutenue. Cependant, pour ceux qui s’entraînent moins régulièrement sur de longues montées, il est prudent de prévoir un braquet léger (par exemple un petit plateau de 34 dents avec une cassette d’au moins 28 dents), afin de garantir une cadence stable même lorsque les forces déclinent au milieu de cette longue montée de 24 kilomètres, et d’éviter de devoir forcer brutalement, ce qui pourrait provoquer des crampes ou une défaillance prématurée.

Ravitaillement : Cette route ne comportant pas de points de ravitaillement commerciaux rapprochés, il est recommandé d’emporter au moins l’équivalent de deux bidons d’eau, ainsi que des vivres suffisants pour environ deux heures de vélo (gels énergétiques, barres, etc.). Pendant les mois d’été chauds, le risque de déshydratation augmente avec l’altitude ; il est conseillé de planifier son hydratation à l’avance, sans attendre d’avoir soif.

Couche chaude et coupe-vent : Comme mentionné dans les sections précédentes, la température près du cinquième station peut être nettement inférieure à celle du pied de la montagne, et les vents en montagne sont forts. Même en partant en été, il est recommandé d’emporter une couche coupe-vent légère et pliable, à enfiler lors de la descente pour réduire efficacement le risque d’hypothermie.

Erreur courante : sous-estimer l’épuisement d’une « longue montée régulière »

L’erreur la plus fréquente chez ceux qui affrontent le Fuji Subaru Line pour la première fois est de l’aborder avec la même stratégie mentale que pour une montée « à forte pente » — en se disant « je fonce d’abord, de toute façon il y aura des replats pour récupérer ». Or, cette route n’offre pratiquement aucun répit marqué. Les pentes apparemment douces du début se combinent, dans la seconde partie, aux effets de l’hypoxie liée à l’altitude, amplifiant progressivement la difficulté ressentie. Ceux qui partent trop fort voient souvent leur vitesse chuter nettement vers le 15e kilomètre, et sont parfois contraints de s’arrêter à plusieurs reprises, allongeant d’autant le temps total.

La stratégie mentale et d’allure recommandée est la suivante : considérer ces 24 kilomètres comme un « marathon aérobie » plutôt qu’un « sprint en montée ». Roulez à une intensité qui permet de tenir une conversation (environ une intensité aérobie modérée), en répartissant vos forces sur l’ensemble du parcours, plutôt que de compter sur un avantage initial pour compenser la fatigue de la fin. Un capteur de puissance ou une ceinture cardiaque est particulièrement utile sur ce type de montée régulière, car il évite les erreurs d’allure dues aux sensations subjectives.

Estimation de la puissance et de l’allure : le Fuji Subaru Line sous un modèle physique

En utilisant le même modèle physique standard de montée à vélo de route :

P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission

Fg = m × g × sin(arctan(pente))      Composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr   Résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²              Résistance aérodynamique

En conservant les mêmes paramètres que dans les articles précédents de la série, pour faciliter les comparaisons entre parcours :

  • Poids du cycliste : 70 kg + vélo et équipement : 9 kg, soit 79 kg au total
  • Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s²
  • Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005
  • Surface de traînée aérodynamique CdA ≈ 0,32 m²
  • Densité de l’air ρ : ajustée à la baisse pour une altitude moyenne d’environ 1 600 mètres
  • Rendement de transmission ≈ 0,975

En utilisant le Fuji Subaru Line (24 km, 1 255 m de dénivelé positif, pente moyenne d’environ 5,2 %) comme donnée d’entrée, voici le tableau obtenu par calcul Python :

Ratio puissance/poids Profil type Watts équivalents (cycliste de 70 kg) Temps estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant terminant l’ascension 140 W Environ 2 h 14 min Environ 10,7 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen 175 W Environ 1 h 49 min Environ 13,2 km/h
3,0 W/kg Avancé 210 W Environ 1 h 33 min Environ 15,6 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition 280 W Environ 1 h 12 min Environ 19,9 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel 350 W Environ 60 min Environ 23,9 km/h

Ces estimations sont issues d’un modèle physique et ne tiennent pas compte du vent, de l’état de la route, des différences morphologiques ou de la courbe de fatigue accumulée ; les temps réels peuvent donc varier. Il est à noter que la pente moyenne du Fuji Subaru Line est nettement plus douce que celle de nombreuses ascensions européennes célèbres (dans les Alpes, par exemple, beaucoup dépassent les 8 %), mais qu’en raison de sa longueur de 24 kilomètres, le temps total n’est pas nécessairement plus facile que celui d’un parcours plus court mais plus raide — c’est précisément la caractéristique d’une longue montée régulière : elle teste la capacité à maintenir une puissance constante, et non la puissance explosive ponctuelle. Les records de vitesse circulant en ligne sur ce segment (par exemple les records personnels établis par des amateurs sur des plateformes d’entraînement ou Strava) varient considérablement selon les points de départ et d’arrivée chronométrés, le vent du jour et les conditions de circulation ; ils ne seront donc pas cités ici. Les lecteurs peuvent les consulter sur les plateformes concernées, mais doivent comprendre que ces records sont généralement établis dans des conditions particulières — circulation fermée, effort solitaire — et n’ont rien à voir avec les sensations d’un jour de course ou d’une sortie normale.

Comparaison avec Wuling : longueur similaire, profil de pente très différent

Pour Wuling (route provinciale 14甲, altitude d’environ 3 275 mètres), l’itinéraire couramment cité au départ de Puli fait environ 39 kilomètres pour un dénivelé total d’environ 2 900 mètres, avec une pente moyenne d’environ 7 %, soit nettement plus raide que le Fuji Subaru Line, et plus de 60 % plus long. Comparaison avec le même modèle :

Ratio puissance/poids Wuling (Puli → Wuling) temps estimé Fuji Subaru Line temps estimé
2,0 W/kg Environ 4 h 56 min Environ 2 h 14 min
3,0 W/kg Environ 3 h 20 min Environ 1 h 33 min
4,0 W/kg Environ 2 h 33 min Environ 1 h 12 min

Cette comparaison révèle une information intéressante : si vous êtes capable de terminer Wuling sans encombre, le Fuji Subaru Line ne représentera pas un défi majeur en termes d’intensité absolue, et pourrait même sembler « étonnamment agréable » — pente plus douce, distance plus courte. Mais à l’inverse, précisément parce que la pente est régulière et sans sections raides permettant de récupérer, maintenir une puissance stable sur une longue durée constitue pour de nombreux cyclistes taïwanais (habitués au rythme de Wuling, « forcer dans les raidillons, souffler dans les replats ») un défi d’un autre type, exigeant une discipline d’allure plus rigoureuse, plutôt qu’un simple effort à l’instinct.

Point de vue des cyclistes taïwanais : comment organiser ce pèlerinage au Fuji

Choix de la saison : Le Fuji Subaru Line est une route de montagne à péage, fermée en hiver en raison de la neige. La période d’ouverture s’étend de la fin du printemps au début de l’automne (approximativement d’avril-mai à novembre, les dates exactes d’ouverture et de fermeture étant annoncées chaque année par la préfecture de Yamanashi et pouvant varier selon les chutes de neige ; il est impératif de consulter les informations officielles les plus récentes avant le départ). Si vous ne participez pas à la course officielle Fuji Hill Climb début juin, il est conseillé d’éviter ce week-end ; rouler en semaine sera plus paisible et permettra d’éviter la pression du trafic et de l’hébergement liée à l’événement.

Transport et location de vélo : De nombreux cyclistes taïwanais choisissent d’emporter leur propre vélo de route en avion, tandis que d’autres préfèrent en louer sur place. Quelle que soit l’option, il est recommandé de vérifier à l’avance les règles des compagnies aériennes et des loueurs locaux concernant le transport et l’emballage des vélos, ces règles étant fréquemment modifiées. Cet article ne fournit pas de coûts ou de procédures spécifiques ; veuillez vous référer aux annonces les plus récentes de la compagnie aérienne et du loueur local.

Ravitaillement : Le Subaru Line comporte quelques aires de repos, mais leur densité est bien inférieure à celle des routes urbaines taïwanaises. De plus, étant une route touristique à péage, les options de ravitaillement diffèrent du modèle des convenience stores taïwanais. Il est recommandé d’emporter suffisamment d’eau et de vivres, d’autant plus que pendant la course de juin, l’affluence est importante et les files d’attente aux points de ravitaillement peuvent être longues.

Décalage horaire et adaptation physique : Le décalage horaire entre le Japon et Taïwan n’est que d’une heure, ce qui a peu d’impact pour la plupart des gens. Cependant, la fatigue accumulée par le vol long-courrier et le décalage mérite tout de même une attention particulière ; il est conseillé de prévoir au moins une journée de repos après l’arrivée avant d’attaquer la montée, afin de laisser au corps le temps de récupérer pleinement.

Descente vers le pied : un plaisir radicalement différent

Après avoir gravi le cinquième station, la plupart des cyclistes choisissent de redescendre par le même chemin jusqu’au pied de la montagne. Cette descente fait partie intégrante de l’expérience Fuji Subaru Line. Grâce à une pente régulière, des virages relativement prévisibles et une qualité de revêtement généralement bonne, cette descente sera, pour beaucoup de cyclistes taïwanais, bien plus douce que les descentes familières de Wuling vers Beiyi ou le tronçon de Cuifeng — il n’y a pas autant d’épingles à cheveux successives imposant de freiner en continu, et l’on peut dévaler la montagne à un rythme relativement fluide.

Mais « douce » ne signifie pas que l’on peut baisser la garde. Les 24 kilomètres de descente suffisent à faire atteindre des vitesses très élevées sur les lignes droites, et comme il s’agit d’une route touristique, on y croise fréquemment des cars de tourisme, des voitures de location et même, parfois, des piétons. Ce trafic mixte rend la situation bien plus complexe que sur une route fermée pour une course. Il est recommandé de garder un freinage modéré tout au long de la descente pour contrôler sa vitesse, en particulier avant les virages à visibilité réduite : mieux vaut ralentir tôt que de risquer de prendre un virage à la limite sur une route inconnue. Une fois redescendu au pied de la montagne, il est normal de ressentir une certaine courbature ou un engourdissement dans les mains après avoir tenu les leviers de frein aussi longtemps. C’est un phénomène normal qui se dissipe après un moment de repos et quelques étirements.

Brève comparaison avec d’autres ascensions célèbres du Japon

En replaçant la Fuji Subaru Line dans le contexte des trois grandes ascensions japonaises réputées (Fuji, Norikura-dake, Toge de Shibu), on comprend mieux son positionnement. Le mont Norikura l’emporte par son expérience « zéro voiture » et son terrain plus escarpé aux épingles à cheveux plus denses ; le col de Shibu est célèbre pour son titre de « point culminant des routes nationales japonaises » et son itinéraire de longue randonnée ; quant à la Fuji Subaru Line, ses atouts sont, premièrement, un poids culturel irremplaçable, deuxièmement, la plus grande envergure de course et la plus forte notoriété internationale, et troisièmement, une pente relativement accessible qui permet à un plus large éventail de cyclistes amateurs de réussir le défi, avec un seuil d’entrée plus abordable que les deux autres itinéraires.

Si vous êtes un cycliste taïwanais qui s’attaque pour la première fois à une ascension de haute montagne au Japon, la Fuji Subaru Line est souvent recommandée comme itinéraire d’ascension « d’entrée de gamme » — la distance n’est pas la plus longue, la pente n’est pas la plus raide, mais elle offre le plus grand retour culturel et visuel. Une fois que vous aurez accumulé de l’expérience et une base physique solide, vous pourrez alors vous attaquer à des itinéraires plus techniques et plus exigeants comme le mont Norikura ou le col de Shibu. C’est une logique de progression plus raisonnable.

Rappels de sécurité

La météo dans la région du mont Fuji est également réputée pour être capricieuse. Au sommet et autour du cinquième station, on observe fréquemment un schéma « ciel dégagé en bas, brumeux en haut », où la visibilité peut chuter considérablement en très peu de temps. De plus, au-delà de 2 000 mètres d’altitude, la température est nettement inférieure à celle du pied de la montagne. Même en été, il est conseillé d’emporter une couche coupe-vent légère pour éviter une perte de chaleur corporelle rapide en altitude après avoir transpiré pendant l’ascension.

La descente est un autre point de risque à prendre sérieusement au sérieux. La chaussée de la Fuji Subaru Line est globalement de bonne qualité et les virages sont relativement réguliers, mais la vitesse s’accumule facilement en descente. De plus, la route touristique peut être partagée avec des cars de tourisme, des voitures de location et des piétons, créant un mélange d’usagers hétérogène. Il faut donc rester constamment vigilant et maîtriser sa vitesse pour éviter tout accident lié à la recherche de sensations en descente. Pendant les périodes de course, l’affluence de personnes et de véhicules est importante, et il est d’autant plus nécessaire de respecter les consignes des organisateurs et des agents de régulation de la circulation. Par ailleurs, les symptômes d’inconfort liés à l’altitude, comme les maux de tête ou les vertiges, peuvent survenir. Bien que le cinquième station se situe à environ 2 300 mètres d’altitude et que la plupart des gens ne souffrent pas de mal aigu des montagnes sévère, si vous avez des antécédents médicaux ou des signes d’inconfort, il faut rester vigilant et, si nécessaire, cesser de pédaler et redescendre en altitude.

Après l’arrivée : tourisme et ravitaillement au cinquième station

En arrivant au cinquième station, vous découvrirez que vous passez soudainement du calme de la forêt de montagne à une véritable agglomération touristique animée — boutiques de souvenirs, stands de restauration, et une foule de touristes montés en car, contrastant fortement avec l’expérience solitaire où vous n’entendiez presque que votre propre souffle tout au long de la montée. C’est l’endroit idéal pour s’hydrater, faire une pause et prendre des photos. Par temps clair, on peut admirer de près le cône du mont Fuji et contempler, à ses pieds, la forêt qui s’étend et, selon la météo, une mer de nuages.

Il est à noter que le cinquième station se trouve à plus de 2 000 mètres d’altitude. Même en été, la température peut y être nettement inférieure à celle du pied de la montagne. De plus, après l’effort de l’ascension, le corps est humide et refroidi par la transpiration. Il est donc conseillé, dès l’arrivée, d’enfiler des vêtements secs ou d’ajouter une couche chaude pour éviter que le vent ne fasse chuter rapidement la température corporelle. Après un moment de repos et un apport énergétique, décidez du moment de la descente en fonction de votre état, sans vous presser à cause de l’ambiance touristique environnante.

Points clés à retenir

  • La Fuji Subaru Line fait environ 24 kilomètres de long, avec un dénivelé total d’environ 1 255 mètres et une pente moyenne d’environ 5,1 % ; c’est une longue montée à pente relativement uniforme mais exigeant un effort soutenu sur la durée
  • Le Fuji Hill Climb, début juin chaque année, est l’une des plus grandes courses de montée du Japon, voire d’Asie, avec des milliers, voire près de dix mille participants
  • Selon une estimation par modèle physique, un amateur moyen (2,5 W/kg) mettrait environ 1 h 49 min, et un coureur de niveau compétition (4,0 W/kg) environ 72 minutes
  • Par rapport à Wuling, la Fuji Subaru Line est plus courte et moins pentue, mais sa pente uniforme met à l’épreuve la discipline de gestion de l’allure sur la durée, plutôt que la puissance explosive dans les pentes raides
  • La saison d’ouverture est concentrée de la fin du printemps au début de l’automne ; les dates exactes doivent être vérifiées dans les annonces officielles de l’année ; le week-end de course début juin est à éviter pour les non-participants
  • La météo montagnarde change rapidement et le mélange de personnes et de véhicules en descente constitue le principal risque de sécurité ; l’altitude n’est pas extrême, mais il faut rester attentif aux réactions de son corps

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