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Col de la Furka : la route sauvage où Bond a dérapé, deux visages d'ascension radicalement différents

騎行路線

En 1964, une Aston Martin DB5 gris argenté dérapait à vive allure dans une série d’épingle à cheveux, poursuivie par une Ford Mustang — c’est l’une des scènes de poursuite en montagne les plus emblématiques de James Bond dans le film Goldfinger, tournée au col de la Furka (Furka Pass) en Suisse. Soixante ans plus tard, cette route conserve encore cette atmosphère altière, sauvage et grandiose d’antan, mais ceux qui poursuivent désormais la voiture de Bond sont des cyclistes sur route qui, tout au long de l’été, gravissent la pente en haletant.

Le col de la Furka est l’un des plus représentatifs des « trois grands cols enchaînés » (Furka, Nufenen, Gotthard) des Alpes suisses, et un itinéraire classique que d’innombrables cyclistes considèrent comme « à parcourir au moins une fois dans sa vie ». Il n’a pas les paysages écologiques de niveau parc national du Grossglockner, ni l’épaisseur historique des pavés de l’ancienne route du Saint-Gothard, mais il possède une sensation de désolation unique en son genre — des parois de granit dénudées, la langue de glace résiduelle du glacier du Rhône (Rhône Glacier) au loin, et cette impression d’être au bord du monde lorsqu’on se tient au sommet du col.

Fiche technique de l’itinéraire

Élément Détail
Pays / Massif Suisse, à la frontière des cantons de Berne, d’Uri et du Valais, dans le massif central des Alpes
Départ → Arrivée Départ habituel côté est à Realp (Uri) ou côté ouest à Gletsch (Valais) → sommet du col (environ 2 429 à 2 431 m d’altitude)
Longueur Côté est (direction Realp) environ 13 à 13,5 km ; côté ouest (direction Gletsch) environ 10 km
Dénivelé total Côté est environ 890 à 900 m ; côté ouest environ 900 m (léger écart selon le point de départ des différentes bases de données)
Pente moyenne Côté est environ 6,4 à 6,6 % ; côté ouest, la pente est plus concentrée, avec des sections locales nettement plus raides
Pente maximale Certaines sections de virages en épingle à cheveux peuvent dépasser 10 %
Altitude départ / arrivée Départ côté est à Realp environ 1 538 m ; départ côté ouest à Gletsch environ 1 530 m ; sommet du col environ 2 429 à 2 431 m
Origine de la notoriété Lieu de tournage de la scène de poursuite culte du film Goldfinger ; apparu à plusieurs reprises dans des étapes du Tour de Suisse ; étape centrale de l’enchaînement des trois grands cols suisses

Rappel sur les données : les données des deux versants du col de la Furka varient légèrement selon les bases de données d’ascension, notamment en ce qui concerne le choix du point de départ (par exemple, depuis l’entrée du village ou depuis un repère spécifique). Pour les chiffres exacts, veuillez vous référer aux bornes kilométriques sur place et aux annonces officielles ; les chiffres de cet article ne sont donnés qu’à titre indicatif.

Pourquoi cet itinéraire est différent des autres

Ce qui fait le plus le charme du col de la Furka, c’est la manière dont il mêle « l’esprit cinématographique » et « la merveille géologique ». Sur le versant ouest, en montant depuis Gletsch, on fait directement face à la langue de glace résiduelle du glacier du Rhône — c’est la source du Rhône et l’un des témoignages les plus frappants de la fonte rapide des glaciers alpins. Au cours des dernières décennies, l’étendue du glacier a nettement reculé, et les autorités locales ouvrent même en été des grottes de glace creusées artificiellement aux visiteurs, ajoutant à cet itinéraire une dimension pesante de « constater le changement climatique de ses propres yeux ».

Le versant est, qui part de Realp, offre quant à lui un récit paysager totalement différent : on s’élève doucement le long d’une vallée relativement ouverte, bordée des deux côtés par des paysages typiques d’alpages suisses, avec le son des clarines qui parvient parfois des pentes, contrastant fortement avec la sensation de désolation rocheuse du versant ouest. Cette caractéristique d’« un seul col, deux visages radicalement différents » est l’une des raisons pour lesquelles le col de la Furka se distingue parmi les nombreuses ascensions européennes.

Le col de la Furka est également l’âme de l’itinéraire suisse des « trois grands cols enchaînés » — relier en une seule journée les cols de la Furka, du Nufenen (Nufenenpass) et du Saint-Gothard (Gotthard) est considéré par la communauté cycliste amateur européenne comme l’un des défis les plus exigeants et les plus emblématiques. Le dénivelé et la distance cumulés des trois cols suffisent à faire réévaluer ses limites à n’importe quel cycliste qui se croit en bonne condition physique, et la Furka est souvent l’étape « en apothéose » ou « en échauffement » de cet enchaînement, selon le sens choisi.

Les cyclistes locaux et les médias cyclistes internationaux mentionnent également souvent le caractère extrêmement dramatique des changements de vue le long du col de la Furka — depuis le fond de la vallée, le col est totalement invisible ; à mesure que l’altitude augmente, un vaste terrain désolé de granit gris-blanc se déploie progressivement sous vos yeux, avec parfois un aperçu au loin de sommets couverts de glaciers. Cette illusion d’« entrer sur une autre planète » est un souvenir commun souvent évoqué par ceux qui l’ont gravi.

Une autre facette du col de la Furka, souvent négligée mais très significative, est son rôle de carrefour reliant la Suisse alémanique et la Suisse italienne — le relief de la vallée de l’autre côté du col se raccorde au réseau routier en direction du Tessin (Ticino), faisant de ce col un passage historique majeur pour les échanges nord-sud dans les Alpes. Aujourd’hui encore, l’hôtel et la boutique de souvenirs au sommet conservent une atmosphère unique, à mi-chemin entre « site touristique » et « relais de montagne » — on peut y voir des cyclistes venant d’achever leur défi, en sueur, et des touristes venus en voiture de collection en pèlerinage sur les lieux de tournage de Goldfinger, partageant la même terrasse autour d’un café, chacun savourant le sentiment d’accomplissement à plus de 2 400 mètres d’altitude.

Pour les cyclistes passionnés d’histoire du cyclisme sur route, le col de la Furka porte également une profonde mémoire du Tour de Suisse. Cette épreuve à la longue tradition a à plusieurs reprises inscrit le col de la Furka dans son parcours, faisant s’affronter les coureurs professionnels dans l’air raréfié et sous un vent fort pour les points du classement de la montagne, et conférant progressivement à cette route, d’abord réputée pour le tourisme, sa propre tradition de compétition et ses souvenirs de fans.

Découpage par sections

Les différences de relief entre les deux versants du col de la Furka sont nettes ; voici une analyse distincte.

Côté est (départ de Realp) : vallée douce en première partie

Après le départ de Realp, la pente est relativement modérée sur les premiers kilomètres, avec une montée progressive le long d’une vallée ouverte, sur une chaussée en bon état, idéale pour s’échauffer en contrôlant son allure et sa fréquence cardiaque. Cette section offre une vue dégagée, avec les sommets lointains bien visibles, un bon moment pour prendre des photos et réguler son rythme respiratoire. De nombreux cyclistes partant d’Andermatt pour enchaîner les trois grands cols considèrent cette portion comme la « montée d’échauffement » de tout le parcours.

Côté est : série d’épingles à cheveux dans la deuxième moitié

À mesure que l’on approche du col, la pente augmente nettement et l’itinéraire entre dans une succession de virages en épingle à cheveux ; sur certaines lignes droites entre les virages, la pente peut approcher, voire dépasser 10 %. Sur cette section, la vue passe progressivement de « on voit le col mais il semble inaccessible » à « le col est juste devant », constituant le cœur de l’épreuve, à la fois psychologique et physique. Près du sommet, les parois se resserrent et le vent peut se renforcer sensiblement ; il faut particulièrement surveiller l’effet des rafales latérales sur la tenue du vélo.

Côté ouest (départ de Gletsch) : paysage glaciaire et pente concentrée

L’itinéraire côté ouest part de Gletsch, passe d’abord par le célèbre point de vue sur le glacier du Rhône, puis entre dans une série de sections de montée où la pente est plus concentrée et les virages plus serrés. Par rapport au profil de pente plutôt « progressif » du côté est, le côté ouest donne davantage une impression de défi « court mais intense » — la distance est plus courte, mais les variations de pente sont plus directes, mettant à l’épreuve la puissance instantanée plutôt que la répartition de l’endurance sur la durée.

Ce versant est également la section réellement utilisée pour le tournage de la scène de poursuite de Goldfinger ; certains virages le long du parcours sont encore surnommés par les cyclistes en référence à cette scène. Si vous connaissez ces images cultes, il est difficile, en les parcourant réellement, de ne pas penser aux voitures de sport filant à l’écran. De nombreux blogs de voyage et forums d’amateurs d’automobiles visitent encore spécialement cette section pour tenter de localiser les virages exacts apparaissant dans le film, ce qui ajoute à l’itinéraire côté ouest un plaisir particulier de « sur les traces du tournage », et pour les cyclistes, une anecdote supplémentaire et un point fort pour les photos.

Il est à noter que, bien que la distance totale du versant ouest soit plus courte, la répartition de la pente n’est pas uniforme — certaines sections présentent une combinaison de plusieurs centaines de mètres de ligne droite raide suivis d’épingles à cheveux serrées. Ce profil de pente « bref et concentré », pour les cyclistes habitués à un effort long et régulier, exige au contraire des ajustements plus fréquents du rythme de pédalage et du choix de braquet, une sensation de pédalage radicalement différente de celle du côté est.

Le sommet : le col de la Furka lui-même

Une fois au col, la vue s’ouvre soudainement — par temps clair, on peut embrasser du regard plusieurs sommets renommés ; le col dispose également d’un hôtel et d’une boutique de souvenirs, constituant une étape importante de ravitaillement et de repos sur l’itinéraire des trois grands cols. De nombreux cyclistes choisissent de s’y arrêter pour reprendre des forces avec un plat chaud tout en contemplant le relief en direction du Nufenen et du Saint-Gothard, que l’on s’apprête à gravir (ou que l’on vient de gravir).

Estimation de la puissance et de l’allure

Le modèle physique suivant est utilisé pour estimer le temps nécessaire à différents types de cyclistes pour gravir les deux versants du col de la Furka. Formules du modèle :

P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission

Fg = m × g × sin(arctan(pente))      Composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr   Résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²              Résistance aérodynamique

Paramètres hypothétiques utilisés : masse totale m = 79 kg (cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg), g = 9,81 m/s², Crr = 0,005 (pneus de route sur asphalte), CdA = 0,32 m² (position en montée), rendement de transmission = 0,975, densité de l’air ajustée à la baisse par correction exponentielle selon l’altitude moyenne (environ 1 980 à 1 985 mètres).

Versant Ouest (Gletsch → sommet, environ 10 km, dénivelé d’environ 900 mètres)

Rapport puissance/poids Type de cycliste Puissance estimée Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant terminant le parcours 140 W Environ 1 h 30 min Environ 6,7 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen 175 W Environ 1 h 12 min Environ 8,3 km/h
3,0 W/kg Cycliste avancé 210 W Environ 1 h 0 min Environ 9,9 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition 280 W Environ 46 min Environ 13,0 km/h
5,0 W/kg Niveau professionnel 350 W Environ 37 min Environ 16,1 km/h

Versant Est (Realp → sommet, environ 13,5 km, dénivelé d’environ 890 mètres)

Rapport puissance/poids Type de cycliste Puissance estimée Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant terminant le parcours 140 W Environ 1 h 31 min Environ 8,8 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen 175 W Environ 1 h 14 min Environ 10,9 km/h
3,0 W/kg Cycliste avancé 210 W Environ 1 h 2 min Environ 13,0 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition 280 W Environ 48 min Environ 16,9 km/h
5,0 W/kg Niveau professionnel 350 W Environ 39 min Environ 20,5 km/h

Fait intéressant : bien que le versant Est soit plus long, sa répartition de pente est plus douce et sa pente moyenne légèrement inférieure ; pour un même rapport puissance/poids, la vitesse moyenne y est en réalité plus élevée qu’à l’Ouest. Cela illustre que « plus longue distance ne signifie pas plus difficile » — la concentration de la pente est souvent le facteur clé déterminant le temps de montée et la difficulté ressentie.

Ce qui précède est une estimation basée sur un modèle physique, sans prise en compte du vent, de l’état de la route, des différences morphologiques ni du temps passé à s’arrêter pour prendre des photos ou se reposer ; les temps réels peuvent varier. La région du col de la Furka est sujette à des vents forts, en particulier près du sommet où les rafales latérales sont marquées ; la puissance réellement nécessaire peut augmenter considérablement en cas de vent contraire, un point à intégrer impérativement dans la planification de votre allure.

Le point de vue des cyclistes taïwanais

Le dénivelé du col de la Furka (environ 890 à 900 mètres) est inférieur à celui d’une ascension simple du défi Wuling, et la distance est également plus courte. Si l’on ne regarde que les chiffres, la difficulté semble moins impressionnante que celle du Wuling. Mais la particularité du col de la Furka réside dans le « vent » — en raison du col étroit et des terrains dégagés de part et d’autre, la vitesse du vent y est souvent plus élevée que sur la plupart des parcours de montagne à Taïwan, ce qui représente une charge supplémentaire pour le contrôle du vélo et la dépense énergétique. On ne peut donc pas évaluer la difficulté uniquement avec les chiffres de dénivelé et de distance.

Si vous avez déjà terminé un entraînement continu en montée à Fengguizui ou sur la route provinciale Beiyi, la difficulté d’un seul versant de la Furka se situera dans une fourchette que vous connaissez bien. Mais si vous envisagez de relever le défi complet des trois grands cols (Furka + Nufenen + Saint-Gothard), le dénivelé total et la distance totale approcheront, voire dépasseront, le niveau d’un aller-retour au Wuling en une journée. Il est impératif d’évaluer prudemment votre endurance de longue durée.

Considérations pratiques pour s’y rendre à vélo :

  • Saison : Le col de la Furka est une route à ouverture saisonnière, généralement entièrement accessible à partir de la première quinzaine de juin (fermé en hiver en raison des fortes chutes de neige). Les dates d’ouverture réelles varient chaque année selon l’enneigement ; vérifiez impérativement les dernières annonces officielles avant le départ et ne tentez jamais d’y accéder pendant la période de fermeture.
  • Vent : Cette région est réputée pour ses vents violents. Le jour prévu pour votre sortie, consultez en plus les prévisions locales de vitesse du vent ; en cas de fortes rafales, envisagez de reporter votre sortie ou redoublez de vigilance.
  • Ravitaillement : Bien qu’il y ait un hôtel et des commerces au sommet du col, les points de ravitaillement en cours de route sont relativement limités ; il est recommandé d’emporter suffisamment d’eau et de nourriture énergétique.
  • Gestion du temps pour les trois grands cols : Si vous prévoyez d’enchaîner la Furka, le Nufenen et le Saint-Gothard en une seule journée, prévoyez une marge de temps généreuse et tenez compte des ajustements d’itinéraire possibles en raison des changements météorologiques. Ne planifiez pas un emploi du temps trop serré.
  • Transport et location de vélo : Andermatt est la base logistique et de ravitaillement la plus courante de la région, avec une gare ferroviaire à proximité permettant de transporter votre vélo. Pour les modalités exactes de transfert et d’expédition, veuillez vous référer aux dernières annonces des CFF et des opérateurs locaux.

Adaptation mentale par rapport aux expériences de montée à Taïwan

Le point le plus souvent sous-estimé par les cyclistes taïwanais est que « distance plus courte » ne signifie pas « plus facile ». Prenons l’exemple de l’itinéraire partant de Gletsch, côté Ouest : bien qu’il ne fasse qu’environ 10 kilomètres, bien moins que les trente ou quarante kilomètres d’ascension du défi Wuling, la concentration de la pente et l’épreuve du vent violent rendent la fatigue ressentie bien supérieure à ce que suggèrent les simples chiffres de distance. Cela diffère de la logique d’ascension que les cyclistes taïwanais connaissent bien, comme la route provinciale Beiyi ou Fengguizui, où « la distance est longue et la pente relativement régulière ». Le versant Ouest de la Furka s’apparente davantage à un défi intermittent « court mais intense ».

Un autre détail souvent négligé par les cyclistes taïwanais est « l’effet tunnel aérodynamique » des cols alpins européens. À Taïwan, la plupart des parcours de montée sont abrités par des forêts ou le relief, et l’on rencontre rarement des sections aussi exposées en terrain dégagé que la Furka. L’impact du vent violent sur le contrôle du vélo et la dépense d’énergie est une variable que de nombreux cyclistes taïwanais ne réalisent pleinement qu’en la vivant de première main. Si vous évaluez la difficulté de la Furka uniquement sur la base de votre expérience du Wuling ou du mont Hehuan, vous risquez fort de sous-estimer la charge supplémentaire imposée par le vent.

Rappels de sécurité

  1. Vent fort et rafales latérales : Le terrain dégagé du col de la Furka fait du vent violent l’un des facteurs de risque les plus caractéristiques de cet itinéraire, particulièrement marqué à l’approche du sommet. Lors du contrôle du vélo, réduisez impérativement votre vitesse et maintenez fermement le guidon des deux mains.
  2. Technique de descente : Que vous descendiez par le versant Est ou Ouest, les épingles à cheveux successives combinées à d’éventuelles rafales de vent augmentent le risque en descente. Il est recommandé de freiner progressivement et de rester dans une plage de vitesse que vous maîtrisez.
  3. Chute brutale de température : Le col dépasse les 2 400 mètres d’altitude ; même si les températures diurnes sont agréables en été, dès que le vent se lève ou que les nuages masquent le soleil, la température ressentie chute rapidement. Emportez impérativement une veste coupe-vent légère.
  4. Réaction à l’altitude : Un séjour prolongé au-dessus de 2 400 mètres peut provoquer de légers symptômes de mal d’altitude chez certaines personnes. En cas de vertiges, de nausées ou d’autres symptômes, réduisez l’intensité de l’effort et envisagez de redescendre.
  5. Différences du code de la route : Bien que le trafic sur les routes de montagne suisses soit généralement moins dense que sur le Grossglockner, des véhicules touristiques et des motos circulent néanmoins ; lors des croisements, maintenez impérativement une distance de sécurité.
  6. Liste des signes d’alerte médicale : En cas de douleur thoracique intense, de confusion, de vomissements persistants, de faiblesse des membres ou de troubles de l’élocution, arrêtez immédiatement toute activité et appelez le numéro d’urgence européen 112 pour obtenir de l’aide. Tous les conseils d’entraînement et d’allure de cet article sont fournis à titre indicatif uniquement et ne sauraient remplacer une évaluation médicale ou sportive professionnelle. Les différences individuelles sont importantes ; progressez graduellement selon votre propre condition et ne soyez pas encouragé à faire la course sur route ouverte.
  7. Vérification de l’équipement : Le vent violent et les écarts de température étant les risques emblématiques de cet itinéraire, vérifiez soigneusement avant le départ que les roues, le cintre et le système de vitesses sont bien serrés ; un équipement desserré dans un vent fort peut provoquer une erreur de pilotage.

Questions fréquentes complémentaires

Côté est ou côté ouest, lequel est le plus adapté pour une première tentative ? Si l’on se base sur le temps d’ascension estimé au capteur de puissance et sur la régularité des pentes, le versant est (départ de Realp) présente une répartition des pentes plus progressive, avec une section d’échauffement plus longue au début, ce qui représente une charge mentale relativement moindre pour ceux qui tentent l’ascension pour la première fois. Le versant ouest (départ de Gletsch), bien que plus court en distance, concentre les pentes et s’accompagne de vents forts et de l’impact visuel du terrain glaciaire, rendant la difficulté ressentie potentiellement plus élevée que prévu. Pour une première visite, il est recommandé de commencer par le versant est pour se familiariser avec le parcours, avant de tenter le versant ouest ou d’envisager un aller-retour dans les deux sens.

Avec quels autres itinéraires peut-on combiner cette ascension ? Le col de la Furka étant lui-même l’étape centrale de l’enchaînement des trois grands cols (Furka, Nufenen, Saint-Gothard), la plupart des cyclistes qui planifient un défi longue distance intègrent les trois dans un même voyage, en choisissant de les enchaîner en une seule journée ou de les répartir sur plusieurs jours selon leur condition physique et leur emploi du temps. Si vous ne prévoyez pas de tenter l’enchaînement complet, un aller-retour au col de la Furka constitue déjà en soi une journée bien remplie, sans qu’il soit nécessaire de se forcer à gravir les trois sommets.

Faut-il louer un VTT ou un gravel pour faire face aux éventuelles sections de gravier ? La route du col de la Furka est entièrement bien revêtue, et un vélo de route est le choix le plus adapté, sans qu’il soit nécessaire d’envisager un vélo tout-terrain. En revanche, si vous prévoyez d’enchaîner avec la section en pavés historiques du Saint-Gothard, il faudra évaluer séparément la largeur des pneus et le réglage de la pression, ce qui sera détaillé plus précisément dans l’article dédié au col du Saint-Gothard.

L’enchaînement des trois grands cols : l’ultime itinéraire de rêve pour les cyclistes avancés

Pour les cyclistes ayant déjà une base solide en montagne, l’enchaînement des trois cols de la Furka, du Nufenen et du Saint-Gothard est considéré dans le milieu cyclosportif amateur européen comme un parcours de « niveau examen final ». Chacun des trois cols possède une personnalité bien marquée — la Furka se distingue par sa géologie sauvage et son atmosphère cinématographique, le Nufenen éprouve l’endurance par des pentes incessantes, et le Saint-Gothard conclut par l’épaisseur historique de ses pavés anciens et la texture unique de sa chaussée. Enchaîner les trois en une seule journée représente un dénivelé total dépassant souvent 3 000 mètres, avec un temps de pédalage total pouvant atteindre six à dix heures ou plus (selon les capacités individuelles et les conditions météorologiques). C’est un défi longue distance qui ne peut être mené à bien en toute sécurité qu’avec une base d’entraînement solide et une stratégie de ravitaillement complète. Si vous vous préparez pour un tel objectif, il est recommandé d’avoir d’abord gravi chacun des trois cols séparément, de vous familiariser avec leurs caractéristiques topographiques et de pente respectives, avant d’envisager l’enchaînement en une seule journée.

Le glacier du Rhône : un paysage en voie de disparition

Si vous choisissez de partir du versant ouest, depuis Gletsch, il est vivement recommandé de prendre le temps, avant ou après l’ascension, d’observer de vos propres yeux l’état actuel du glacier du Rhône. Ce glacier est la source du Rhône ; au cours des dernières décennies, il n’a cessé de reculer en raison du changement climatique. Pour ralentir la fonte estivale, les autorités locales vont même jusqu’à recouvrir la surface du glacier de bâches blanches isolantes. Cette image est en soi un rappel visuel assez saisissant — la route de montagne que vous gravissez n’est pas seulement le témoin d’une histoire d’ingénierie et de compétition, elle est aussi la preuve tangible du changement climatique en cours sur notre planète. De nombreux cyclistes ayant emprunté cet itinéraire mentionnent que les quelques minutes passées devant le point de vue sur le glacier confèrent à toute l’ascension une dimension qui dépasse le simple effort sportif.

Conclusion et liste d’actions

Avec son esthétique désolée unique et sa mémoire cinématographique, le col de la Furka occupe une place irremplaçable parmi les nombreuses ascensions célèbres d’Europe — ce n’est ni le plus long, ni le plus raide, mais il possède une aura de solitude altière qui ne laisse personne indifférent.

Avant de vous lancer sur cette route, il est recommandé de vous préparer selon la liste suivante :

  • [ ] Vérifier les dates d’ouverture de la route pour l’année en cours (généralement entièrement ouverte à partir de la première quinzaine de juin)
  • [ ] Consulter les prévisions de vent et météo du jour avant le départ, et envisager d’ajuster l’itinéraire en cas de vent fort
  • [ ] Estimer votre temps d’ascension raisonnable sur les deux versants à l’aide du tableau de puissance présenté dans cet article
  • [ ] Emporter suffisamment d’eau, des encas énergétiques et une veste coupe-vent et chaude
  • [ ] Si vous tentez l’enchaînement des trois grands cols, vous familiariser au préalable avec chacun des trois tronçons et prévoir une marge de temps confortable
  • [ ] Connaître le numéro d’urgence européen (112) et informer vos compagnons de route de votre itinéraire prévu

Une fois au sommet du col de la Furka, face au glacier et aux parois rocheuses sauvages au loin, vous comprendrez pourquoi un réalisateur de cinéma a choisi cet endroit il y a soixante ans — certains paysages sont faits pour être gravés dans les mémoires.

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