À 2 642 mètres d'altitude, le point culminant le plus visité du Tour de France : la double épreuve du col du Galibier
Beaucoup de gens pensent que gravir le col du Galibier se résume à « grimper une montagne », jusqu’au jour où ils partent depuis la petite ville de vallée de Saint-Michel-de-Maurienne et découvrent : le véritable Galibier est en réalité deux montagnes superposées. Il faut d’abord franchir le col du Télégraphe, redescendre un court moment jusqu’à la petite station de Valloire, reprendre son souffle, puis attaquer la véritable montée principale du Galibier — jusqu’à dépasser les 2 600 mètres d’altitude, le point culminant le plus souvent visité par le Tour de France dans les Alpes françaises.
Le « point le plus haut » de l’histoire du Tour
Le col du Galibier occupe une place particulière dans l’histoire du Tour de France : il est depuis de nombreuses années l’un des points les plus élevés du parcours, souvent honoré du titre de « Souvenir Henri Desgrange » (en hommage au fondateur du Tour, Henri Desgrange), décerné au coureur qui passe en tête au point le plus haut de l’édition. Cette tradition fait du Galibier bien plus qu’un col ordinaire : c’est un repère montagnard emblématique dans la conception du parcours chaque année (les règles d’attribution et le mécanisme exact de ce prix font foi selon les annonces officielles ; cet article ne fournit qu’un contexte général).
L’une des images de course les plus mémorables pour les fans s’est déroulée en 1998 — le légendaire coureur italien Marco Pantani, par un temps de tempête de neige épouvantable, a choisi de lancer une audacieuse échappée solitaire dans les pentes du Galibier, creusant l’écart dans des conditions extrêmes, posant ainsi les bases de sa victoire finale au classement général cette année-là. Cette « chevauchée solitaire dans la tempête de neige » est largement considérée comme l’une des batailles alpines les plus dramatiques de l’histoire du Tour, ajoutant au Galibier une dimension de « scène héroïque » (pour les détails de la course et les classements finaux, veuillez vous référer aux archives officielles du Tour ; cet article ne cite ni classements ni écarts précis).
Près du sommet se dresse un monument à la mémoire d’Henri Desgrange, fondateur du Tour, érigé, semble-t-il, pour honorer sa contribution majeure à la promotion des étapes de montagne dans les premières années de l’épreuve. C’est devenu un repère où les cyclistes qui atteignent le sommet aiment s’arrêter (la date exacte d’érection et les détails du monument varient selon les sources ; simple contexte).
Ce qui rend le Galibier particulièrement difficile, au-delà de l’altitude, c’est qu’il n’offre presque aucun abri arboré — les sections proches du sommet sont totalement exposées à l’air raréfié, au soleil intense ou à des conditions météorologiques changeantes. Même en plein été, des névés peuvent subsister autour du sommet, et les écarts de température entre le jour et la nuit sont considérables. Cette « sensation d’exposition alpine » fait que, même si les pourcentages affichés ne semblent pas les plus extrêmes, la difficulté ressentie place le Galibier parmi les cols les plus exigeants des Alpes françaises.
Ce col a autrefois comporté un tunnel permettant à certains coureurs et visiteurs d’éviter la section la plus raide et la plus exposée au sommet, en traversant la montagne pour rejoindre l’autre versant. Les aménagements ultérieurs ont fait du franchissement intégral du point culminant l’option privilégiée, transformant le fait de « vraiment pédaler jusqu’aux 2 642 mètres du point le plus haut » en une source de fierté très prisée entre cyclistes — car si le tunnel est pratique, il lui manque cette dimension rituelle de se tenir au véritable point culminant pour dominer les montagnes. Pour beaucoup de cyclistes venus spécialement, autant dépenser plus d’énergie sur toute la montée pour vivre l’expérience complète de la route.
Le Galibier, avec les cols voisins de l’Iseran et du Mont-Cenis, constitue l’un des segments les plus représentatifs de l’« itinéraire des grands cols » des Alpes françaises. De nombreux voyageurs à vélo sur longue distance enchaînent ces cols en un périple de plusieurs jours à travers les Alpes, le Galibier étant généralement considéré comme l’étape la plus emblématique en altitude, la plus éprouvante physiquement et la plus exigeante en termes de résistance au froid. C’est aussi pourquoi, même hors période du Tour, cette route attire chaque été une foule de cyclotouristes du monde entier, formant une culture du vélo bien distincte de celle des pèlerins de la performance pure — ils roulent plus lentement, avec des bagages plus lourds, mais la satisfaction dans leurs yeux n’a rien à envier à celle de tout cycliste en quête de record personnel.
Données essentielles du parcours
Les chiffres ci-dessous sont compilés à partir de plusieurs bases de données publiques sur les cols. Les points de départ et les méthodes de mesure diffèrent selon les sources, les chiffres peuvent donc varier ; considérez-les comme des « valeurs approximatives », seuls les panneaux officiels et le balisage sur place font foi.
| Élément | Contenu |
|---|---|
| Pays / Massif | France, Alpes françaises (région de Savoie) |
| Départ → Arrivée (simple) | Valloire (station de vallée) → Col du Galibier |
| Départ → Arrivée (double intégral) | Saint-Michel-de-Maurienne (via Télégraphe, Valloire) → Col du Galibier |
| Longueur (simple depuis Valloire) | Environ 18,1 km |
| Longueur (double intégral) | Environ 34,8 km |
| Dénivelé total (simple depuis Valloire) | Environ 1 245 m |
| Dénivelé total (double intégral) | Environ 2 120 m |
| Pente moyenne (simple depuis Valloire) | Environ 6,9 % |
| Pente moyenne (double intégral) | Environ 6,1 % |
| Pente maximale | Environ 10 % et plus, surtout sur les sections proches du sommet |
| Altitude du col | Environ 2 642 m |
| Source de notoriété | L’un des points les plus hauts les plus visités de l’histoire du Tour, l’échappée solitaire de Pantani sous la tempête de neige en 1998, le monument Desgrange |
Le parcours double intégral part de Saint-Michel-de-Maurienne, franchit d’abord le col du Télégraphe (environ 1 566 m), redescend sur environ 5 km jusqu’à la station de Valloire, puis attaque la montée du Galibier au sens propre. Cette structure « on grimpe une montagne, on souffle un peu, puis on en grimpe une plus haute » est la caractéristique la plus emblématique et la plus épuisante du Galibier.
Découpage par sections : deux montées, un vrai test des limites
Première section : col du Télégraphe (Saint-Michel-de-Maurienne au Col du Télégraphe)
Cette section est déjà une montée d’une difficulté certaine, avec une longueur et des pourcentages qui ne doivent pas être sous-estimés. Elle traverse une zone forestière dense, offrant beaucoup d’ombre mais une visibilité limitée. Beaucoup de cyclistes sous-estiment la dépense énergétique de cette section, la traitant comme un « échauffement », pour arriver à Valloire avec déjà une partie de leurs réserves entamée.
Étape intermédiaire : la station de Valloire
C’est le seul endroit de tout le défi où l’on peut véritablement se reposer et se ravitailler. La plupart des cyclistes expérimentés recommandent d’y faire une vérification complète des provisions — boire, manger, ajuster ses vêtements selon les conditions — car après Valloire, jusqu’au sommet, les options de ravitaillement deviennent très limitées.
Deuxième section : la montée principale du Galibier (Valloire au col)
C’est la partie la plus dure de tout l’itinéraire : environ 18 km, une pente moyenne proche de 7 %, et une répartition des pourcentages très inégale — la partie médiane et finale enchaîne des sections raides continues, auxquelles s’ajoute l’effet de l’air raréfié à mesure que l’altitude grimpe, rendant la fatigue ressentie bien plus lourde que sur une pente identique en plaine. Les derniers kilomètres sortent complètement de la forêt pour entrer dans un terrain alpin dégagé mais sans aucun abri : par beau temps, on domine les sommets des Alpes ; par mauvais temps, il faut affronter la double épreuve du refroidissement éolien et de la visibilité réduite.
Au sommet
Une fois au col, le monument Desgrange apparaît, entouré d’un paysage alpin grandiose — pour beaucoup de cyclistes, c’est l’image d’arrivée qui « vaut le détour ». Une minorité de cyclistes, si leurs forces et leur temps le permettent, choisissent même de poursuivre vers un autre col célèbre à proximité du Galibier — le col de l’Iseran (l’un des cols routiers pavés les plus hauts de France) — pour allonger et durcir encore l’itinéraire.
Il convient de noter que le point culminant du col du Galibier et le « point culminant officiellement reconnu par le Tour » ont légèrement varié au fil des ans en raison de travaux routiers et de micro-ajustements du tracé. Certains cyclistes poussent même le zèle jusqu’à pédaler jusqu’à une plateforme panoramique légèrement plus haute que la route principale, juste pour être sûrs d’avoir réellement foulé le tout petit bout le plus élevé. Cette obstination à « ne rien laisser passer » reflète en quelque sorte le statut quasi religieux du Galibier dans l’esprit des cyclistes — pas question d’un écart, il faut atteindre le point le plus haut pour que ça compte.
Estimation de la puissance et de l’allure : la physique à l’appui
En utilisant le modèle physique simplifié de montée couramment utilisé dans le secteur, estimons le temps nécessaire pour parcourir l’étape simple de Valloire et l’étape double complète de Saint-Michel-de-Maurienne pour différents niveaux de cyclistes :
P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente)) Force gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr Résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v² Résistance aérodynamique
Paramètres hypothétiques utilisés pour le calcul :
- Poids du cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg, soit environ 79 kg au total
- Accélération gravitationnelle g = 9,81 m/s²
- Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005
- Surface frontale CdA ≈ 0,32 m² (position de montée)
- Densité de l’air ajustée à la baisse selon l’altitude moyenne (étape simple de Valloire environ 2 000 m, étape double complète environ 1 700 m)
- Rendement de transmission environ 0,975
Étape simple de Valloire (18,1 km) :
| Rapport poids/puissance | Puissance correspondante | Niveau type | Temps de montée estimé | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | environ 140W | Débutant, objectif finir | environ 2 h 07 min | environ 8,5 km/h |
| 2,5 W/kg | environ 175W | Amateur moyen | environ 1 h 43 min | environ 10,5 km/h |
| 3,0 W/kg | environ 210W | Cycliste confirmé | environ 1 h 26 min | environ 12,5 km/h |
| 4,0 W/kg | environ 280W | Niveau compétition | environ 1 h 06 min | environ 16,3 km/h |
| 5,0 W/kg | environ 350W | Niveau professionnel | environ 55 min | environ 19,9 km/h |
Étape double complète (départ de Saint-Michel-de-Maurienne, 34,8 km, incluant le Télégraphe) :
| Rapport poids/puissance | Puissance correspondante | Niveau type | Temps de montée estimé | Vitesse moyenne |
|---|---|---|---|---|
| 2,0 W/kg | environ 140W | Débutant, objectif finir | environ 3 h 41 min | environ 9,4 km/h |
| 2,5 W/kg | environ 175W | Amateur moyen | environ 2 h 59 min | environ 11,7 km/h |
| 3,0 W/kg | environ 210W | Cycliste confirmé | environ 2 h 31 min | environ 13,8 km/h |
| 4,0 W/kg | environ 280W | Niveau compétition | environ 1 h 56 min | environ 17,9 km/h |
| 5,0 W/kg | environ 350W | Niveau professionnel | environ 1 h 36 min | environ 21,6 km/h |
Ces deux tableaux sont des estimations issues du modèle physique, sans tenir compte du temps de repos dans la descente vers Valloire, du vent, de l’état de la route ni des différences morphologiques ; les temps réels seront forcément différents. Il faut particulièrement noter que le tableau de l’étape double inclut la distance de descente du Télégraphe à Valloire dans la longueur totale pour une estimation simplifiée ; en réalité, cette section est une descente et non une montée, la répartition réelle du temps différera donc légèrement des chiffres du tableau, à titre indicatif uniquement. Quant au record de Pantani lors de la tempête de neige de 1998, les différents récits divergent sur les détails ; cet article ne cite pas de secondes précises.
Le point de vue des cyclistes taïwanais : similitudes et différences avec Wuling
Le col du Galibier culmine à environ 2 642 mètres d’altitude, ce qui reste inférieur au Wuling (environ 3 275 mètres), mais les deux imposent une pression physiologique similaire due à l’air raréfié en haute altitude.
Points communs : ce sont des montées de haute altitude exigeant un effort soutenu et continu vers le haut, avec d’importants écarts de température entre la vallée chaude et le col froid, et des conditions météorologiques au sommet potentiellement très différentes de celles en contrebas.
Différences :
- Le défi de la gestion de l’effort sur une structure en deux étapes. Bien que le parcours du Wuling soit long, il s’agit essentiellement d’une montée continue ; l’étape double du Galibier comprend quant à elle une structure de montée, puis de descente pour récupérer, puis de nouvelle montée. La logique de gestion de l’effort et du rythme est différente, nécessitant une répartition plus fine des forces entre les deux sections.
- Une exposition plus marquée. Les sections proches du sommet du Galibier sont presque totalement dépourvues de végétation. Bien que la végétation se raréfie également en altitude sur le Wuling, la sensation d’« aridité et d’exposition » est globalement plus extrême au Galibier.
- La saisonnalité de la neige et du froid est plus prononcée. Même en été, des névés résiduels et des températures proches de zéro peuvent subsister autour du sommet du Galibier. Cette expérience de froid alpin estival diffère de celle du Wuling, où l’été est frais mais très rarement proche du point de congélation.
Méthode de conversion pratique : si vous pouvez parcourir tout le Wuling de manière stable, vous avez déjà les bases en termes de dénivelé total et de tolérance à l’altitude pour relever le défi du Galibier. Ce qu’il faut préparer en plus, c’est une stratégie de répartition de l’effort pour la structure en deux étapes, ainsi que des vêtements chauds pour les basses températures alpines estivales.
Une autre différence notable concerne le rythme du voyage. Les cyclistes taïwanais qui relèvent le défi du Wuling optent généralement pour un aller-retour dans la journée ou un trajet simple sur une journée, avec une répartition de l’effort relativement simple. Pour l’étape double du Galibier, en raison de la section de descente au milieu, la gestion de l’effort s’apparente davantage à une « course en deux temps » — vous ne pouvez pas épuiser toutes vos forces sur la section du Télégraphe, ni être trop conservateur au point de manquer d’énergie pour la montée principale du Galibier. Cette façon de penser la répartition de l’allure par sections n’est pas exactement la même que la logique de « l’allure sur une seule longue montée » que connaissent bien les cyclistes taïwanais. Il est recommandé de simuler cette transition de rythme avant la course avec un entraînement sur un parcours à structure similaire (par exemple, enchaîner deux montées de pentes différentes avec une courte descente de récupération entre les deux).
Par ailleurs, si les cyclistes taïwanais ont déjà relevé le défi du « double sommet en une journée » avec le Wuling prolongé par le Hehuan Main Peak ou le Hehuan East Peak, cette expérience de répartition de l’effort — grimper une première montagne, faire une courte pause, puis attaquer une seconde montagne — est assez proche de la logique de la structure en deux étapes du Galibier et peut servir de base de préparation mentale avant la course.
Si vous souhaitez simuler le rythme du Galibier avec des montées taïwanaises : la combinaison de Fengguizui et de la route provinciale 9 (Beiyi) peut simuler la structure double « monter une première section, faire une courte pause, puis attaquer une section plus difficile » ; la sensation de l’air raréfié en haute altitude dans la région du mont Hehuan (comme le Hehuan East Peak ou les environs du Wuling) est l’expérience de référence taïwanaise la plus proche des sections sommitales du Galibier.
Aspects pratiques pour s’y rendre
Saison : le col du Galibier est totalement fermé en hiver. Il est généralement ouvert en été, mais les dates exactes varient chaque année en fonction de l’enneigement. Même pendant la période d’ouverture, des névés résiduels ou des chutes de neige temporaires peuvent subsister autour du sommet. Avant le départ, consultez impérativement les bulletins d’état des routes locaux en temps réel.
Base d’hébergement : Valloire est la base idéale pour la logistique et l’hébergement. La ville dispose d’infrastructures relativement complètes adaptées aux cyclistes et permet d’organiser facilement l’ascension d’autres cols voisins le lendemain. Saint-Michel-de-Maurienne convient quant à elle comme base de départ pour relever le défi de l’étape double.
Location de vélos et équipement : il existe des services de location et de réparation de vélos de route d’une certaine envergure, particulièrement pendant la haute saison touristique et autour de la période du Tour de France. Pour les prix précis, les horaires d’ouverture et le contenu des services, veuillez confirmer directement auprès des magasins ou des offices de tourisme locaux.
Stratégie de ravitaillement : Valloire est le seul point de ravitaillement complet et fiable de tout le parcours. Au-delà, jusqu’au sommet, les options de ravitaillement sont très limitées. Pour un temps de parcours estimé de 2 à 4 heures sur l’ensemble de l’étape double, il est recommandé de s’hydrater avec environ 500 à 800 ml par heure et d’effectuer une dernière vérification complète du ravitaillement à Valloire.
Meilleur moment pour partir : tôt le matin, car les températures sont plus stables, la visibilité est meilleure et cela permet d’éviter les orages et les vents forts qui peuvent survenir en montagne dans l’après-midi.
Acclimatation à l’altitude : même si le col du Galibier est moins élevé que le Wuling, si votre voyage prévoit l’enchaînement de plusieurs cols alpins, il est toujours recommandé de prévoir un ou deux jours d’acclimatation légère après l’arrivée sur place. C’est particulièrement vrai pour les cyclistes qui planifient une traversée des Alpes sur plusieurs jours : l’exposition cumulative à l’altitude fatigue progressivement le corps, et l’aménagement de jours de repos adaptés permet de réduire efficacement les risques de blessures et de mal aigu des montagnes. C’est aussi l’occasion de se familiariser avec les conditions météorologiques locales et les variations de l’état des routes.
Rappel de sécurité (à lire attentivement)
Froid en altitude et névés résiduels : même en partant en été, vous pouvez rencontrer des températures proches de zéro, voire des sections enneigées près du sommet. Emportez impérativement des vêtements chauds et coupe-vent suffisants, ne sous-estimez pas le risque de froid en haute montagne, même en été.
Changements météo soudains : la section finale du Galibier est totalement exposée. Le temps peut passer en quelques minutes d’un ciel dégagé à un brouillard épais, des rafales de vent, voire des chutes de neige. La tempête de neige qu’a subie Pantani en 1998 en est le meilleur exemple. Si les prévisions météo annoncent une instabilité, évaluez sérieusement l’opportunité de monter.
Risque à la descente : les descentes des deux versants comportent des virages enchaînés et certaines sections sont très pentues. Sur les longues descentes, privilégiez des freinages forts et intermittents pour éviter la surchauffe et le fading du système de freinage.
Mal d’altitude : à 2 642 mètres, la plupart des gens ne développent pas de mal aigu des montagnes sévère, mais maux de tête, nausées, essoufflement anormal et altération du jugement restent possibles. En cas de symptômes graves, redescendez immédiatement et demandez de l’aide, ne forcez pas pour atteindre le sommet.
Il est déconseillé de faire la course sur route ouverte. Chaque année, cette route attire de nombreux cyclistes amateurs venus battre leur record personnel, mais la route est partagée avec d’autres usagers et les conditions météo sont imprévisibles. La performance ne vaut pas de mettre sa sécurité en jeu.
Avertissement pour les publics spécifiques : si vous avez des antécédents de maladies cardiovasculaires, d’asthme ou d’autres maladies chroniques, consultez un médecin avant un effort prolongé en montée à haute altitude. Si vous ressentez une oppression thoracique, des difficultés respiratoires inhabituelles, des vertiges ou une confusion pendant l’ascension, arrêtez-vous immédiatement et demandez de l’aide. Le contenu de cet article ne remplace pas une évaluation médicale professionnelle.
Liste des erreurs courantes
- Considérer le Télégraphe comme un simple échauffement et négliger la gestion de l’effort — ce col a déjà une difficulté certaine, et un départ trop appuyé compromettra l’ascension principale du Galibier.
- Ne pas faire un ravitaillement complet à Valloire — au-delà, les options de ravitaillement jusqu’au sommet sont très limitées.
- Sous-estimer le risque de froid en haute montagne en été — les névés au sommet et les températures proches de zéro ne sont pas rares.
- Ignorer les signes d’instabilité dans les prévisions météo — les changements soudains de temps au Galibier sont réputés pour être violents.
- Partir à midi — une période où les variations de température et le risque d’orages d’après-midi sont plus élevés.
- N’emporter qu’un équipement d’été léger — le terrain exposé au sommet rend les vêtements chauds particulièrement importants.
- Se fier entièrement aux données de pente trouvées en ligne pour se préparer mentalement — les longueurs et dénivelés enregistrés varient selon les plateformes.
Liste d’actions : d’aujourd’hui jusqu’à vous tenir devant le monument Desgranges
Préparation physique (8 à 12 semaines avant le départ)
- Planifiez une à deux séances d’entraînement en montée continue de 60 à 120 minutes par semaine
- Toutes les deux à trois semaines, planifiez une sortie longue avec plus de 1 500 mètres de dénivelé positif pour simuler la fatigue cumulée d’un parcours à deux cols
- Entraînez-vous à la stratégie d’allure segmentée « monter un premier col, récupérer, puis attaquer une section plus dure »
- Toutes les recommandations d’entraînement doivent être progressives ; les réponses individuelles varient considérablement. En cas de douleur persistante ou de fatigue anormale, réduisez la charge et consultez un professionnel
Check-list du matériel
- Développement : prévoyez un braquet minimum d’au moins 34×32
- Système de freinage : vérifiez que l’épaisseur des plaquettes / patins est suffisante
- Vêtements : veste coupe-vent, gants longs, couche chaude selon les conditions, même en été ne négligez pas
Plan de l’itinéraire
- Vérifiez les dates d’ouverture du col et les éventuels avis concernant les névés
- Si vous tentez le parcours complet des deux cols, prévoyez suffisamment de temps pour vous reposer et vous ravitailler à Valloire
- Prévoyez de la flexibilité pour faire face aux changements météo soudains en montagne
Check-list du jour J
- Partez tôt le matin, consommez suffisamment de glucides avant le départ
- Gardez une intensité stable sur le Télégraphe, ne dépensez pas trop d’énergie prématurément
- Faites un ravitaillement complet et vérifiez votre équipement à Valloire
- Sur l’ascension principale du Galibier, buvez toutes les 20 minutes et complétez avec des glucides selon les besoins
- Une fois au col, ajoutez d’abord des vêtements chauds avant de penser aux photos
- En descente, freinez par intermittence et soyez attentif à l’impact de la chute brutale de température sur le contrôle du vélo avec les mains
Il faut d’abord franchir le Télégraphe pour avoir le droit de défier le Galibier — cette phrase n’est pas une exagération, c’est la description la plus honnête de cet itinéraire. Lorsque vous vous tenez enfin au col à 2 642 mètres d’altitude, face au monument Desgranges et aux sommets enchaînés des Alpes au loin, vous comprendrez pourquoi les traceurs du Tour de France choisissent ce point comme « le plus haut » année après année, et pourquoi Pantani a choisi d’y tenter le tout pour le tout dans la tempête de neige.
Lectures complémentaires
- 19 kilomètres, 1 522 mètres de dénivelé : le col de la Madeleine, le géant alpin du Tour « entre beauté et désillusion »
- Du soleil éclatant à la tempête de neige en quelques heures : le Passo Gavia et la légendaire bataille de neige du Giro 1988
- Le joyau de la couronne des Dolomites : le Passo Pordoi et le guide complet de la boucle des quatre cols de la Sella Ronda
- Le Grand Colombier : le col caché le plus raide de France, l’enfer à 22 % caché dans 4,4 kilomètres de montée continue
萬年峽谷! 30% 超激陡坡 里佳部落DAY2 還是很硬! | 公路車 | CT Yeh
3 年前
一定要騎一次!阿里山最深處:里佳部落!單車旅行 | 2800m爬升 | 深度部落體驗:嗨翻晚會、螢火蟲、銀河 | feat. JJSC & 廢物伙伴 | 公路車 CT Yeh
9 個月前
阿里山塔塔加 兩倍特濃版!全新隧道開通! 進喔!公路車 | CT Yeh
3 年前
台北闊瀨陡坡 騎旅 / 日本單車雜誌編輯車友臨時加入!/ 髮香才是最強的 / feat. 北迴歸線小隊 / 公路車 CT Yeh
6 個月前
如果Pogačar騎西進武嶺可以多快?會破2嗎?各種情況深度推估探討 / 公路車 / CT Yeh
2 年前
2025 乘鞍 KOM 登山賽挑戰實錄 / 日本公路最高 ! 賽前探路篇 / 比富士山厲害,無敵絕景!/ 40週年 / 中文YT首發 / 公路車 / CT Yeh #乘鞍ヒルクライム
10 個月前
大武山後門26%歡樂陡坡!JJSC南台灣單車行Day2 / 被颱風追著跑 / 公路車 / CT Yeh
2 年前
里佳部落 阿里山單車深度旅遊! | 竹山/草嶺/來吉/奮起湖 | 無敵銀河絕景 全新路線探索! 驚險狀況百出! | 4K沉浸式畫質 | 公路車 | CT Yeh
3 年前