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Trente mille personnes pour neuf mille places : le guide complet de la légendaire course longue distance à tirage au sort, la Maratona dles Dolomites en Italie

騎行路線

Un événement où même « l’éligibilité à l’inscription » relève de la loterie

Pour la plupart des courses cyclistes amateurs, le seuil d’entrée repose sur votre condition physique et votre force mentale. Mais le Maratona dles Dolomites est différent — avant même de vous inquiéter de savoir si vous pourrez gravir les sept cols, vous devez d’abord passer une première épreuve : le tirage au sort. Chaque année, environ trente mille personnes font une demande, mais seuls neuf mille dossards environ sont finalement attribués. Ce principe selon lequel « même la participation dépend de la chance » confère à cet événement, dans le monde entier du cyclisme amateur, une aura presque mystique, quasi pèlerine — on n’y participe pas simplement parce qu’on le souhaite, il faut d’abord être sélectionné.

Né en 1987, l’événement ne comptait que 166 participants lors de sa première édition. Aujourd’hui, il est devenu un rendez-vous majeur capable d’attirer, en une seule journée de course, des cyclistes venus de plus de soixante-dix pays. Le magazine américain National Geographic l’a décrit comme « l’une des courses cyclistes les plus grandioses, les plus passionnées et les plus chaotiques de la planète » — cette formule saisit avec justesse l’attrait central de l’épreuve : des cyclistes amateurs venus des quatre coins du monde, parfaitement inconnus les uns des autres, réunis par une aspiration commune pour les Dolomites, se rassemblent dans la petite ville de Corvara, dans la région italienne du Trentin-Haut-Adige, pour affronter ensemble le même parcours montagneux spectaculaire, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Trois distances, sept cols : analyse complète du parcours

Le Maratona dles Dolomites propose trois options de distance, permettant à chacun de trouver un niveau de défi adapté à ses capacités :

Tableau des données essentielles du parcours

Catégorie Distance Dénivelé total Particularités
Sellaronda Environ 55 km Environ 1 780 m Couvre les quatre cols centraux du circuit Sellaronda, idéal pour les débutants ou les participants pressés
Moyenne distance (Middle) Environ 106 km Environ 3 130 m Étend le parcours au-delà du Sellaronda avec des sections supplémentaires
Course complète (Maratona / Full) Environ 138 km Environ 4 230 m Les sept cols intégraux, la catégorie la plus emblématique de l’épreuve

Les sept cols empruntés par la catégorie complète sont, dans l’ordre : le col Campolongo (Passo Campolongo), le col Pordoi (Passo Pordoi), le col Sella (Passo Sella), le col Gardena (Passo Gardena), le col Falzarego (Passo Falzarego), le col Valparola (Passo Valparola), et enfin le col réputé le plus raide de toute la course, le col Giau (Passo Giau). Fait intéressant, le col Campolongo est le seul de tout le parcours à être escaladé à deux reprises — une fois au début de la course, une fois près de la fin, comme si l’épreuve voulait offrir aux participants un clin d’œil de « bouclage de boucle ».

Le réseau routier reliant ces sept cols n’est en réalité que la version complète, étendue vers l’extérieur, du circuit Sellaronda mentionné plus haut (quatre cols) — si vous avez déjà lu la présentation du Sellaronda, vous constaterez que la catégorie complète du Maratona consiste, par essence, à intégrer le Sellaronda dans un défi longue distance plus vaste, plus chargé de rituel compétitif, en y ajoutant les trois cols avancés que sont le Falzarego, le Valparola et le Giau.

De 166 participants à près de dix mille : comment un événement est devenu une légende

Le 12 juillet 1987, lors de sa toute première édition à Pedraces, le Maratona dles Dolomites ne comptait que 166 participants — à l’échelle d’aujourd’hui, cela relèverait presque d’un petit événement communautaire. La trajectoire de croissance de cette course reflète, dans une certaine mesure, l’évolution globale du cyclisme amateur en Europe, passé d’un loisir de niche à un engouement populaire. En 1994, le départ de la course a été déplacé à Corvara, puis de nouveau ajusté à La Villa en 2000. Ces déménagements traduisent une réalité logistique : l’expansion constante du nombre de participants impose des exigences toujours plus grandes en matière d’organisation et de capacité d’accueil du trafic.

Aujourd’hui, l’épreuve se tient chaque année lors de la première semaine de juillet. Ce choix n’est pas un hasard — début juillet, dans les Dolomites, la neige a en grande partie fondu, les cols sont entièrement ouverts et le climat est relativement stable : c’est la fenêtre idéale de l’année pour s’attaquer à ce massif de haute altitude. Le « dles Dolomites » du nom de la course utilise l’orthographe ladine, un dialecte roman local, plutôt que l’italien standard « delle Dolomiti ». Ce détail révèle à lui seul le respect et la mise en avant de l’identité culturelle ladine par l’événement — vous remarquerez que cette course, dès son nom, est profondément enracinée dans le contexte trilingue unique des Dolomites.

Le jour de la course, un rituel : pas seulement une compétition, plutôt une fête

Contrairement à de nombreuses courses cyclistes axées sur la performance et le classement, le Maratona dles Dolomites revêt, depuis sa création, un fort caractère de fête participative. Avant l’aube, des milliers de participants venus du monde entier, vêtus de maillots aux couleurs éclatantes, se rassemblent sur la ligne de départ à Corvara. Cette atmosphère, qui transcende les nationalités et les langues, née d’une simple aspiration commune pour ces montagnes, est décrite par de nombreux finishers comme un moment « inoubliable ». Le long du parcours, les habitants des villages de montagne installent spontanément des ravitaillements au bord de la route, brandissent des banderoles faites main, applaudissent et encouragent des participants qu’ils ne connaissent pas. Cette chaleur du soutien local fait de la course bien plus qu’un simple champ de bataille physique : c’est un événement annuel auquel toute la communauté de la vallée participe.

Le col Giau : le boss final le plus redoutable de toute la course

Si les six premiers cols mettent à l’épreuve l’endurance et la gestion du rythme, le col Giau, lui, est conçu pour briser la volonté. Les sources divergent légèrement sur sa longueur exacte et son dénivelé, mais les chiffres couramment cités sont d’environ 9,9 kilomètres pour un dénivelé d’environ 1 000 mètres, avec une pente moyenne proche de 10 %, et une répartition très inégale de la pente, avec des sections intermédiaires dépassant localement 12 %, voire plus. Ce qui rend la chose encore plus cruelle, c’est que ce col est généralement placé dans la partie finale de la course : à ce moment-là, les participants ont déjà franchi les six cols précédents, parcouru plus de cent kilomètres, et leurs muscles sont épuisés. C’est alors qu’ils se heurtent à la montée la plus raide de tout le parcours — une logique de conception de circuit qui rappelle celle du Tour des Flandres plaçant le Mur de Grammont en fin de course : il s’agit délibérément d’imposer l’épreuve la plus sévère au moment où les forces sont à leur limite.

Voici une estimation, basée sur un modèle physique, des performances prévues au col Giau selon différents niveaux de capacité :

Rapport puissance/poids Profil type Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant, objectif finir Environ 1 h 39 min Environ 6,0 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 1 h 20 min Environ 7,4 km/h
3,0 W/kg Confirmé Environ 1 h 07 min Environ 8,9 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 51 min Environ 11,7 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 41 min Environ 14,5 km/h

(Estimation basée sur un modèle physique prenant en compte un poids total de 79 kg, un coefficient de résistance au roulement d’environ 0,005, une surface frontale d’environ 0,32 m² et un rendement de transmission d’environ 0,975, sans intégrer l’effet de fatigue cumulée — en réalité, après avoir gravi les six premiers cols avant d’attaquer le Giau, le temps de passage est généralement plus long que lors d’une ascension isolée, ce que le modèle physique ne peut pas entièrement refléter. Ces chiffres ne sont donnés qu’à titre indicatif.)

Estimation de la dépense énergétique quotidienne et de la répartition de l’effort

Le parcours complet de la Maratona est une véritable bataille d’usure sur longue distance. En convertissant les besoins énergétiques des 138 kilomètres et des 4 230 mètres de dénivelé positif à l’aide d’un modèle physique, et en convertissant le travail mécanique en dépense calorique métabolique (avec un rendement métabolique estimé à environ 22 %), l’estimation approximative est la suivante :

Niveau de finisher Puissance moyenne estimée Temps de course estimé Travail mécanique du jour Dépense calorique métabolique estimée
Finisher type Environ 170 W Environ 8 à 8,5 heures Environ 5 100 à 5 200 kJ Environ 5 550 à 5 650 kcal
Cycliste avancé Environ 210 W Environ 6,5 à 7 heures Environ 5 100 à 5 300 kJ Environ 5 550 à 5 750 kcal
Niveau compétition Environ 250 W Environ 6 heures Environ 5 400 kJ Environ 5 870 kcal

(Ce qui précède est une estimation basée sur un modèle physique et métabolique simplifié, sans tenir compte de l’effet de la diminution de la densité de l’air sur la résistance aérodynamique à haute altitude, des variations de température ou des effets de la fatigue accumulée. Les chiffres réels varient d’une personne à l’autre et ne sont donnés qu’à titre indicatif.)

Ce tableau transmet un message clé : que vous soyez un cycliste avancé terminant en six à sept heures ou un finisher type mettant plus de huit heures, la dépense calorique quotidienne peut approcher, voire dépasser les cinq mille cinq cents kilocalories, ce qui représente un déficit énergétique considérable. Plusieurs postes de ravitaillement sont répartis le long du parcours, ce qui est un élément clé de la stratégie de ravitaillement pour ce type d’épreuve d’un jour, longue distance et haute altitude — vous ne pouvez pas compter uniquement sur le repas d’avant-course pour tenir tout le parcours ; vous devez vous appuyer sur un apport continu et régulier en glucides et en eau tout au long de l’épreuve.

Rythme de ravitaillement recommandé le jour de la course

  • Le dernier repas avant le départ doit être principalement composé de glucides faciles à digérer, en évitant les aliments riches en graisses et en fibres qui pourraient alourdir le système digestif.
  • Apport régulier en glucides chaque heure : les besoins énergétiques d’une épreuve de longue distance en haute altitude sont continus et importants. Il est recommandé d’adopter le principe du « peu mais souvent », plutôt que d’attendre une baisse manifeste de l’énergie pour se ravitailler.
  • Profitez des postes de ravitaillement sur le parcours : les épreuves de longue distance disposent généralement de plusieurs postes de ravitaillement fournissant eau et nourriture. Leur emplacement précis et leur contenu sont à vérifier dans les annonces officielles de l’édition en cours ; il est conseillé de planifier à l’avance un rythme de ravitaillement approximatif pour éviter toute précipitation sur le moment.
  • L’apport en électrolytes ne doit pas être négligé : une transpiration intense et prolongée entraîne une perte d’électrolytes, en particulier par temps chaud, ce qui augmente nettement le risque de crampes.

Stratégie d’allure sur les sept cols : comment répartir son énergie sur toute la journée

Face à une épreuve de longue distance qui s’étend sur une journée entière et couvre sept cols, la stratégie d’allure est tout aussi importante que la condition physique absolue. De nombreux finishers expérimentés recommandent une planification globale du rythme selon le principe « prudent au début, régulier au milieu, en garder sous le pied pour la fin » :

Première partie (Campolongo à Pordoi) : C’est le début de l’épreuve et l’étape la plus propice à un départ trop rapide, porté par l’excitation et l’effet de groupe. Il est recommandé de maintenir délibérément une intensité modérée. Même si vous sentez que « la forme est là aujourd’hui et que vous voulez suivre le groupe devant », rappelez-vous que ce n’est qu’un septième à deux septièmes du parcours. Brûler ses réserves d’énergie trop tôt rendra le col du Giau, en fin de parcours, une mission impossible.

Partie centrale (Sella, Gardena, Falzarego, Valparola) : Cette section couvre quatre cols et constitue l’étape où la gestion de l’énergie est la plus exigeante en termes de discipline — vous devez trouver un équilibre entre maintenir une allure suffisante pour respecter le temps limite de l’épreuve (s’il existe, veuillez vous référer au règlement de l’édition en cours) et préserver de l’énergie pour la suite, en évitant à la fois une prudence excessive qui vous ferait prendre trop de retard et un excès de bravoure qui provoquerait une défaillance en fin de parcours.

Dernière partie (col du Giau) : C’est le véritable tournant de l’épreuve. L’expérience de la plupart des finishers est qu’il vaut mieux ralentir légèrement le rythme dans la partie centrale pour s’assurer d’avoir encore suffisamment de réserves de glycogène et de force musculaire avant d’aborder le col du Giau, car la répartition des pentes de ce col est extrêmement irrégulière. Une fois l’épuisement ou les crampes survenus dans les sections les plus raides, non seulement le temps de course s’en trouve allongé, mais le risque d’accident augmente également considérablement.

Considérations générales pour le choix de l’équipement

Face à ce type d’épreuve de longue distance, avec un fort dénivelé et une haute altitude, le principe fondamental du choix de l’équipement est de « concilier légèreté et fiabilité ». La plupart des participants optent pour une configuration de transmission offrant des braquets plus légers, afin d’aborder les sections locales dépassant les 12 % de pente comme celles du col du Giau, et d’éviter de lutter contre des braquets trop lourds alors que l’énergie est déjà épuisée. La dissipation thermique et la stabilité du système de freinage méritent également une attention particulière — le parcours comprend plusieurs longues descentes, et l’utilisation continue des freins soumet le système à une charge thermique non négligeable. Il est conseillé de vérifier l’état des plaquettes et des patins de frein avant le départ. Quant au ravitaillement, outre les bidons et l’alimentation de secours emportés avec soi, l’épreuve dispose généralement de plusieurs postes de ravitaillement officiels le long du parcours. Leur emplacement précis et leur contenu sont à vérifier dans les annonces officielles de l’édition en cours ; il est recommandé de se familiariser à l’avance avec leur répartition approximative, afin de servir de référence pour la planification de l’effort et du rythme de ravitaillement.

Le système de tirage au sort : pourquoi une méthode de sélection aussi « injuste »

La Maratona utilise un système de tirage au sort pour sélectionner les participants depuis 2005. Cette décision reflète en réalité le problème concret de la « rançon de la gloire » de cette épreuve — à mesure que sa notoriété a grandi, le nombre de candidatures a largement dépassé la capacité maximale du parcours et de la logistique. Les organisateurs ont choisi de remplacer le principe du premier arrivé, premier servi ou la sélection sur la base des performances par un tirage au sort relativement équitable (bien qu’avec une part de hasard), afin de donner à tous les cyclistes amateurs du monde entier, quel que soit leur niveau, une chance égale d’être tirés au sort.

D’une certaine manière, cette conception du système renforce également le caractère « pèlerinage » de l’épreuve — précisément parce que la place est difficile à obtenir, les participants tirés au sort ont tendance à particulièrement chérir cette opportunité, et l’ambiance sur place est presque celle d’une célébration, plutôt que la tension d’une simple compétition. Les règles exactes du tirage au sort, la fenêtre de candidature et la répartition des places peuvent être légèrement ajustées chaque année ; veuillez impérativement vous référer aux annonces officielles de l’édition en cours sur le site de l’épreuve. Cet article ne fournit pas de détails sur la procédure de candidature.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : une version « course » du défi de Wuling

Pour les cyclistes taïwanais, l’analogie la plus pertinente avec le parcours complet de la Maratona est peut-être de considérer l’intensité du « défi Wuling en une journée », étendue à une version course où il faut enchaîner sept cols d’un niveau similaire. Wuling est l’épreuve ultime de grimpe en une journée pour les cyclistes taïwanais, et la Maratona exige que vous affrontiez, le même jour, sept défis de ce niveau avec une réserve de volonté similaire — c’est pourquoi de nombreux cyclistes taïwanais ayant terminé la Maratona décrivent cette journée comme « la plus douloureuse et la plus mémorable de leur vie ».

Recommandations d’entraînement et de préparation

  • L’endurance en montée continue sur longue distance est l’objectif d’entraînement central. Il est recommandé de planifier plusieurs sorties d’entraînement longue distance simulant l’intensité de l’épreuve, afin d’accumuler l’adaptation du corps à un effort soutenu et prolongé, et d’augmenter progressivement le kilométrage et le dénivelé de chaque sortie.
  • Adaptation à l’altitude : la plupart des sept cols dépassent les deux mille mètres. Si votre entraînement habituel se déroule à basse altitude, il est recommandé d’arriver sur place quelques jours à l’avance pour une acclimatation progressive.
  • Répétition du ravitaillement en conditions réelles : testez lors de vos sorties d’entraînement la stratégie de ravitaillement que vous pourriez adopter le jour J, afin d’identifier les aliments et la fréquence que votre système digestif absorbe de manière stable. N’attendez pas le jour de la course pour essayer un nouveau produit pour la première fois.
  • Préparation mentale : comprenez la logique de conception qui place le col du Giau en fin de parcours, et préparez-vous mentalement avant l’épreuve pour éviter de vous épuiser sur les six premiers cols et de vous effondrer prématurément avant le dernier grand adversaire. Vous pouvez utiliser la visualisation et la fixation de petits objectifs intermédiaires pour décomposer cette journée entière en sept segments mentaux gérables, à aborder un par un plutôt que de subir la pression du parcours complet d’un seul bloc.

Rappel de sécurité

  1. Les réactions à l’altitude varient d’une personne à l’autre : la plupart des sept cols dépassent 2 000 mètres. En cas de maux de tête inhabituels, de nausées, d’essoufflement ou d’autres symptômes, ralentissez immédiatement et envisagez d’abandonner pour consulter un médecin. Ce rappel ne remplace pas un avis médical professionnel. Les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires ou d’autres pathologies chroniques doivent impérativement consulter un médecin avant le départ pour évaluer leur aptitude à ce type d’effort de longue durée en haute altitude.
  2. Gestion de la concentration lors des longues descentes : l’épreuve comporte plusieurs longues descentes. Lorsque les forces sont épuisées, les réflexes et le jugement en descente diminuent. Adoptez une conduite prudente.
  3. La météo en montagne change rapidement : même pour une épreuve estivale, des orages soudains ou des chutes de température peuvent survenir dans les Dolomites. Il est recommandé d’emporter un équipement léger coupe-vent et imperméable.
  4. Risque de collision dans le peloton : avec plusieurs milliers de participants, la promiscuité est fréquente, en particulier sur les sections étroites des cols. Gardez une distance de sécurité et évitez les dépassements dangereux.
  5. Prévention des crampes et des coups de chaleur : un effort intense et prolongé combiné à des températures potentiellement élevées rend les crampes et l’épuisement thermique des risques à ne pas négliger. En cas d’inconfort marqué, ralentissez immédiatement et sollicitez une assistance médicale.

Liens avec le Sella Ronda et la Grande Strada delle Dolomiti : comment planifier un voyage plus complet

Si vous avez déjà lu l’article de cette série consacré au Sella Ronda, vous remarquerez une idée de planification intéressante : le parcours de la catégorie Maratona n’est, dans son essence, qu’une version complète du Sella Ronda — ses quatre cols — augmentée de trois cols supplémentaires. Cela signifie que si vous planifiez un voyage approfondi dans les Dolomites, même sans avoir été tiré au sort pour participer à la Maratona, vous pouvez organiser votre propre défi couvrant les sept cols et vivre un itinéraire quasi identique à celui de l’épreuve, à la différence près qu’il n’y aura ni routes fermées, ni ravitaillements, ni ambiance de peloton le jour J.

La pratique courante de nombreux cyclistes consiste à faire de la Maratona le point d’orgue d’une journée du voyage, puis à ajouter deux à trois jours d’exploration avant et après pour découvrir d’autres cols et villages de montagne des Dolomites, composant ainsi un périple complet de cinq à sept jours. Cette approche rejoint le concept central répété tout au long de cette série d’articles : la valeur d’un défi de longue durée sur plusieurs jours ne réside pas seulement dans l’épreuve ou le parcours lui-même, mais dans son intégration dans un voyage plus vaste, où le défi physique et l’expérience des paysages et de la culture se répondent mutuellement.

Conclusion : un objectif ultime qui se prépare sur plusieurs années

La Maratona dles Dolomites n’est pas qu’une épreuve d’un jour ; c’est un véritable voyage qui se planifie sur le long terme. Il faut d’abord développer une endurance suffisante pour affronter sept cols de haute altitude, avoir la chance d’être tiré au sort, puis, le jour J, faire appel à sa volonté pour surmonter l’ultime épreuve du Passo Giau, la pente la plus raide de tout le parcours. Mais c’est précisément parce que les exigences sont nombreuses que l’instant de la ligne d’arrivée est si émouvant. Lorsque vous franchissez la dernière rampe du Passo Giau et que vous apercevez au loin les crêtes dentelées emblématiques des Dolomites s’illuminant d’une lueur rosée au coucher du soleil, vous comprenez pourquoi tant de personnes renouvellent leur demande de tirage au sort année après année, simplement pour revenir dans ces montagnes et repousser à nouveau leurs limites. Ce cycle — des habitués qui reviennent sans cesse et de nouveaux visages qui rejoignent l’aventure — est la raison fondamentale pour laquelle cette épreuve, après plus de trente ans, ne cesse de perdurer.

Si vous possédez déjà des capacités de grimpeur équivalentes au niveau du Wuling, et que vous aspirez à un véritable « pèlerinage sportif », commencez dès maintenant à planifier votre cycle d’entraînement et surveillez la fenêtre d’inscription annoncée officiellement par l’épreuve. Inscrivez cette course légendaire sur votre liste d’objectifs ultimes pour les années à venir. Et si le tirage au sort ne vous est pas favorable cette année, ne vous découragez pas : une année de préparation supplémentaire vous permettra souvent de vous présenter sur la ligne de départ avec un niveau physique plus solide. Ces montagnes et leurs sept cols seront toujours là, attendant le prochain cycliste prêt à se dépasser.

Liste d’actions

  • Planifier à l’avance un entraînement de montée continue sur longue distance, simulant l’intensité requise par les 138 km et 4 230 m de dénivelé positif du parcours complet
  • Prévoir une période d’acclimatation à l’altitude avant l’épreuve et tester concrètement sa stratégie de ravitaillement à l’entraînement
  • Se préparer mentalement à réserver des réserves physiques et mentales pour le Passo Giau, ce col final, afin d’éviter une dépense excessive en début de parcours
  • Surveiller la fenêtre d’inscription au tirage au sort annoncée officiellement par l’épreuve ; les règles précises font foi selon l’annonce de l’année en cours
  • Le jour de l’épreuve, assurer une auto-surveillance des réactions à l’altitude, des crampes et des coups de chaleur ; en cas d’inconfort anormal, consulter immédiatement un médecin
  • En cas d’absence de qualification, envisager d’organiser son propre itinéraire couvrant les sept cols pour vivre le même parcours
  • Relier les jours autour de l’épreuve en un voyage complet de cinq à sept jours dans les Dolomites, pour que le défi physique et l’expérience des paysages et de la culture se répondent mutuellement

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