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134 kilomètres de la mer aux cieux : la route Sea to Sky au Canada, le pèlerinage nord-américain des cyclistes de Whistler

騎行路線

Une route qui grimpe du niveau de la mer jusqu’aux nuages

Si vous tracez une ligne sur Google Maps, de Horseshoe Bay, en banlieue de Vancouver, vers le nord jusqu’à Whistler, vous verrez cette ligne serpenter le long du littoral du Howe Sound, avec à droite le fjord bleu profond et à gauche des parois de granit qui s’élèvent presque à la verticale. Cette route porte un joli nom — la Sea to Sky Highway, un tronçon de la route 99 au Canada, longue d’environ 134 kilomètres. Pour les automobilistes, c’est une route panoramique ; mais pour les cyclistes sur route, c’est une route qui laisse les cuisses en feu le soir même — parce que ce n’est pas « une montée continue », mais plutôt « un enchaînement de montées et descentes, qui s’élève de plus en plus, pour se terminer dans les nuages » : un long parcours ascendant.

Beaucoup de cyclistes taïwanais connaissent bien Wuling, sachant que de Puli au portail de Wuling, il faut grimper plus de 2 600 mètres sur environ 39 kilomètres. La Sea to Sky Highway est tout autre chose : ce n’est pas un sommet isolé que l’on attaque d’un seul élan, mais une route qui longe la côte vers le nord, traversant des petites villes comme Lions Bay et Squamish, avec un terrain qui monte et descend sans cesse, jusqu’à ce qu’après Pemberton, on rejoigne la Duffey Lake Road, bien plus sauvage, où apparaissent les vraies montées continues et exigeantes, pour finalement franchir le point culminant de toute la route — le col de Cayoosh, à 1 275 mètres d’altitude. Cette conception, qui « vous fatigue d’abord les jambes, puis vous réserve les pentes les plus dures pour la fin », piège beaucoup de cyclistes qui s’y attaquent pour la première fois.

Pourquoi cette route a un statut de légende chez les cyclistes nord-américains

La notoriété actuelle de cette route est indissociable des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver en 2010. Whistler était le site des épreuves de ski alpin et de luge de ces Jeux. Pour garantir la fluidité du trafic pendant la compétition, le gouvernement de la Colombie-Britannique a investi massivement dans la rénovation de cette route avant les Jeux — élargissement des virages, ajout de terre-pleins centraux, amélioration des distances de visibilité. Avant ces travaux, la route avait un bilan de sécurité plutôt peu glorieux ; les données informelles indiquent un taux d’accidents annuel élevé avant la rénovation, ce qui lui avait valu le surnom de « Killer Highway ». Après les travaux, l’état de la route s’est considérablement amélioré, la transformant d’une route de montagne angoissante en une route panoramique que les cyclistes peuvent emprunter sereinement pour un pèlerinage.

Le Sea to Sky Trail qui longe la route est un autre point fort — un sentier multifonctionnel parallèle à la route, réservé à la randonnée et au vélo, qui relie Squamish jusqu’à D’Arcy plus au nord. Les cyclistes amateurs de VTT ou de gravel peuvent intégrer ce sentier à leur parcours pour vivre une expérience en forêt totalement différente de la route. Mais attention : le terrain de jeu principal des cyclistes sur route reste la route 99 elle-même ; l’état du sentier convient aux VTT ou aux pneus gravel, et les pneus de route ne sont pas recommandés.

À l’époque d’avant les travaux, cette route était un cas souvent cité dans les bilans de sécurité routière canadiens — chaussée étroite, absence de séparateur central, et un tracé qui longeait falaises et littoral, ce qui a accumulé de nombreux accidents entre les années 1990 et le début des années 2000. C’est précisément à cause de ce passé peu glorieux que les travaux de rénovation avant les JO de 2010 ont reçu une attention particulière : élargissement des accotements, ajout de nombreux terre-pleins centraux et voies de dépassement, correction des virages à mauvaise visibilité, et même des ajustements de drainage et de revêtement sur les sections sujettes au verglas. C’est aussi pour cela qu’aujourd’hui, les cyclistes sur route peuvent sereinement utiliser la Sea to Sky Highway comme itinéraire d’entraînement longue distance — ses fondations sont en réalité celles d’une route métamorphosée pour les Jeux olympiques.

Pour les cyclistes nord-américains, cette route occupe une place qui ressemble, d’une certaine manière, à ce que représente pour les cyclistes taïwanais une combinaison de « Wuling plus Beihuan » : ce n’est pas un circuit fermé pour une course unique, mais une route que l’on peut emprunter au quotidien, et qui a pourtant suffisamment de substance pour qu’on ait envie d’en faire une légende. Whistler a également développé une culture cycliste sur route bien établie : chaque week-end d’été, tôt le matin, on voit souvent des groupes de cyclistes partir du village de Whistler vers le sud ou vers le nord. Cette route est profondément intégrée à la vie sportive locale du week-end.

Découpage en sections : quatre chapitres du niveau de la mer à la ligne des nuages

Première section : de Horseshoe Bay à Squamish (environ 60 km, parcours vallonné)

Cette section est un échauffement, mais qui n’a rien de facile. La route longe le littoral du Howe Sound et traverse plusieurs montées courtes mais raides — ce que les locaux appellent des « rollers » — chacune prise individuellement n’a rien d’impressionnant, avec des longueurs de quelques centaines de mètres à un ou deux kilomètres, et des pentes moyennes à soutenues. Ce qui est vraiment éprouvant, c’est que ces montées s’enchaînent sans interruption : à peine avez-vous repris votre souffle qu’une nouvelle côte arrive. De plus, cette section étant proche de l’agglomération de Vancouver, le trafic est relativement dense et la largeur des accotements n’est pas toujours généreuse, ce qui exige une vigilance constante. Avant d’arriver à Squamish, on passe devant le célèbre site d’escalade du Stawamus Chief, dont l’immense paroi de granit se dresse au bord de la route — un endroit où beaucoup de cyclistes s’arrêtent pour prendre des photos.

Deuxième section : de Squamish à Whistler (environ 60 km, section ascendante principale)

Après Squamish, la route commence à « grimper » au sens propre. Le terrain s’élève progressivement du niveau de la mer jusqu’au village de Whistler, à environ 675 mètres d’altitude. Les pentes de cette section ne sont pas assez raides pour être décourageantes, mais comme la distance est longue et qu’elle succède directement aux montées et descentes de la section précédente, elle met à l’épreuve la gestion de l’effort du cycliste. En chemin, plusieurs points de vue permettent de se retourner et d’admirer le fjord du Howe Sound — par beau temps, c’est l’une des sections les plus spectaculaires de tout l’itinéraire. C’est aussi la section que les équipes locales de Whistler utilisent le plus souvent pour leurs entraînements par intervalles ; les cyclistes locaux les plus forts traitent régulièrement les distances entre certains repères kilométriques comme un contre-la-montre.

Troisième section : de Whistler à Pemberton (environ 35 km, descente douce puis montée douce)

Après le village de Whistler, le terrain descend d’abord légèrement, traverse Pemberton, une petite ville réputée pour son agriculture, puis commence à préparer le vrai combat — la Duffey Lake Road. Sur cette section, le trafic diminue nettement et le paysage passe du style station de villégiature à une forêt plus sauvage et des vallées fluviales.

Quatrième section : de Duffey Lake Road au col de Cayoosh (montée continue, la plus dure de tout le parcours)

C’est le cœur du cœur de toute la Sea to Sky Highway. La Duffey Lake Road est une route de montagne relativement étroite, avec de nombreux virages et des pentes raides, qui monte sans interruption jusqu’au point culminant de toute la route — le col de Cayoosh, à 1 275 mètres d’altitude. Sur cette section, les pentes et la densité de virages dépassent de loin celles des sections précédentes. Sur certains tronçons, la vitesse recommandée est réduite à 20 km/h, alors que la limite légale est de 60 km/h — cet écart considérable en dit long sur la brusquerie des virages et la raideur des pentes. Pour les cyclistes sur route, c’est ici que se joue la véritable démonstration de leurs capacités en montée, et c’est pour beaucoup la raison pour laquelle ils viennent spécialement de Whistler : pour relever le défi de ce dernier tronçon.

Après le col de Cayoosh, la route redescend en enchaînant les lacets vers un intérieur des terres plus sec — la végétation passe des conifères côtiers à des pins clairsemés et des broussailles, avec un changement de zone climatique visible en quelques dizaines de kilomètres à peine. C’est aussi un condensé de la diversité des paysages de la Colombie-Britannique : de la forêt pluviale côtière, humide et pluvieuse, on franchit la crête pour entrer dans un bassin intérieur relativement sec. Beaucoup de cyclistes isolent la Duffey Lake Road comme objectif d’une sortie aller-retour dans la journée : départ de Pemberton, montée jusqu’au col de Cayoosh puis retour, en en faisant un entraînement de montée indépendant, sans avoir à affronter les 134 kilomètres complets.

La culture du cyclisme sur route et l’écosystème d’entraînement à Whistler

Bien que Whistler soit mondialement connu pour le ski, l’été, la station se transforme en l’une des destinations les plus prisées d’Amérique du Nord pour le cyclisme sur route et le VTT. On y trouve des services spécialisés de location et de guidage de vélos de route, ainsi que des camps d’entraînement combinant cyclisme sur route, trail et VTT, qui attirent de nombreux amateurs et semi-professionnels nord-américains en stage estival. Ce modèle économique à double saison — « saison de ski en hiver, saison du vélo en été » — maintient l’entretien des routes et le confort des cyclistes à un niveau très élevé : revêtement bitumineux lisse, marquages au sol clairs, aires de repos et points d’eau relativement bien répartis le long du parcours.

Pour les cyclistes qui planifient une expédition sur cette route, une stratégie pratique consiste à diviser l’itinéraire en deux options : « entrer par le sud, sortir par le nord » ou « entrer par le nord, sortir par le sud ». La plupart des cyclistes choisissent de partir de Vancouver et de rouler vers le nord jusqu’à Whistler (en suivant la direction générale de l’ascension), puis d’attaquer le lendemain le vrai morceau de bravoure, la Duffey Lake Road ; d’autres préfèrent l’option inverse : prendre la voiture ou une navette jusqu’à Whistler, puis redescendre vers Vancouver en enchaînant les sections en faux plat descendant, en réservant leurs forces pour les montées et descentes du littoral. Chaque option a ses partisans — tout dépend si vous voulez placer les sections les plus dures le matin, quand vous êtes frais, ou terminer par une descente jouissive.

Puissance et estimation de l’allure : saisir un concept avec un modèle physique

La route Sea to Sky étant un parcours vallonné plutôt qu’une montée continue unique, il est difficile d’appliquer une formule avec une seule pente. Nous nous concentrons ici sur le segment de montée le plus représentatif — un intervalle de montée indicatif de 4,5 km, avec une pente moyenne de 7 % et une altitude moyenne d’environ 300 mètres, pour effectuer une estimation par modèle physique (il s’agit d’un segment représentatif défini pour illustrer la méthode de calcul, et non d’un tronçon officiellement désigné ; pour l’état réel de la route, veuillez vous référer aux panneaux sur place et aux traces GPS).

Le calcul utilise les paramètres hypothétiques suivants :

  • Poids total m = 70 kg de cycliste + 9 kg de vélo et équipement = 79 kg
  • Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s²
  • Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005 (pneus de route sur asphalte)
  • Coefficient de traînée aérodynamique CdA ≈ 0,32 m² (position de montée)
  • Densité de l’air ρ : l’altitude moyenne n’étant que d’environ 300 mètres, elle est convertie à environ 1,190 kg/m³ selon le modèle d’atmosphère standard (soit seulement environ 3 % de moins que les 1,225 kg/m³ au niveau de la mer, l’influence de l’altitude étant minime)
  • Efficacité de la transmission ≈ 0,975

En utilisant la formule physique P = (Fg + Fr + Fa) × v / efficacité de la transmission et en itérant pour résoudre la vitesse de montée correspondant à différents rapports puissance/poids, les résultats obtenus sont les suivants :

Rapport puissance/poids Catégorie de cycliste Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant terminant le parcours Environ 28 minutes Environ 9,4 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 23 minutes Environ 11,6 km/h
3,0 W/kg Cycliste avancé Environ 19 minutes Environ 13,7 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 15 minutes Environ 17,7 km/h
5,0 W/kg Niveau professionnel Environ 12 minutes Environ 21,4 km/h

Ce qui précède est une estimation par modèle physique, sans prise en compte du vent, de l’état de la route ou des différences morphologiques entre cyclistes ; les résultats réels peuvent varier. Il est à noter que, l’altitude de cette montée illustrative étant faible, la densité de l’air est presque identique à celle du niveau de la mer, de sorte que la demande en puissance est principalement déterminée par la pente et le poids, ce qui suit la même logique physique que les sections de basse altitude du Wuling à Taïwan (par exemple, avant le tronçon de Qingjing à Kunyang). Ce qui rend réellement difficile la route Sea to Sky, ce n’est pas tant la raideur d’une pente unique, mais l’effet cumulatif de la fatigue sur 134 kilomètres de montées et descentes successives — un aspect qu’une formule purement physique a du mal à refléter pleinement.

En poussant plus loin avec le même modèle, en remplaçant le poids total de 79 kg par une morphologie plus lourde (80 kg de cycliste + 9 kg de vélo et équipement = 89 kg), on peut voir à quel point le poids corporel influence le temps de montée :

Rapport puissance/poids Temps estimé avec 89 kg Temps estimé avec 79 kg Écart de temps
2,5 W/kg Environ 26 minutes Environ 23 minutes Environ 3 minutes
3,0 W/kg Environ 21 minutes Environ 19 minutes Environ 2 minutes
4,0 W/kg Environ 17 minutes Environ 15 minutes Environ 2 minutes

(Ce tableau comparatif a également été obtenu en réintroduisant m = 89 kg dans la formule précédente avec python3 ; il ne s’agit que d’une démonstration conceptuelle, l’écart réel variant selon la position aérodynamique et l’équipement de chacun.) Cela illustre un point : à rapport puissance/poids égal, un cycliste plus lourd doit surmonter une composante gravitationnelle absolue plus importante, et même avec le même rapport puissance/poids, le temps de montée sera légèrement plus long. C’est aussi la raison physique pour laquelle les grimpeurs professionnels sont généralement de corpulence mince. Pour les cyclistes amateurs, cet écart est d’environ 2 à 3 minutes sur une montée de 4,5 km, mais si on l’étend à l’échelle des 134 km de la route Sea to Sky, l’impact de la gestion du poids sur le temps total de parcours est encore amplifié.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : comparaison avec Wuling et Beiyi

En comparant la route Sea to Sky aux parcours familiers de Taïwan, on constate qu’elle se rapproche davantage du concept de « Beiyi Highway en version allongée et durcie » — non pas un défi solitaire sur une seule montagne, mais un parcours de type croisière, long, vallonné, avec des paysages qui changent constamment. Wuling est une montée à objectif unique de type « point culminant de la surface terrestre », où l’on grimpe de Puli jusqu’à 3 275 mètres ; la route Sea to Sky ressemble davantage à une longue histoire de plus de 130 kilomètres prolongeant les ondulations de la Beiyi Highway, pour finalement se conclure par une montée véritablement coriace sur la Duffey Lake Road.

Pour les cyclistes ayant déjà gravi des classiques taïwanais comme Wuling, Fengguizui ou Taipingshan, le seuil technique de la route Sea to Sky n’est pas très élevé — on n’y trouve pas les sections infernales à pente à deux chiffres des montagnes taïwanaises, mais les exigences en matière de gestion de l’effort et d’endurance longue distance sont très concrètes. Il est recommandé de la planifier comme une « sortie longue distance d’une journée », plutôt que comme un simple parcours d’entraînement en montée.

Saison et acclimatation à l’altitude : Les montagnes de la Colombie-Britannique sont enneigées en hiver, et la Duffey Lake Road peut être affectée par les conditions hivernales certaines années. Avant de planifier votre sortie, consultez impérativement les derniers avis routiers du ministère des Transports local, et ne vous fiez pas à votre expérience personnelle. Le point culminant de l’ensemble du parcours n’étant que de 1 275 mètres, la plupart des cyclistes taïwanais ayant une pratique régulière n’auront pas besoin d’une période d’acclimatation particulière à l’altitude, mais il est tout de même recommandé de prévoir une ou deux sorties légères après l’arrivée pour permettre au corps de s’adapter au décalage horaire et au climat local avant de tenter le parcours complet.

Vélo et logistique : Whistler est une station de villégiature réputée, avec des options de location de voitures et de vélos relativement matures, mais les horaires d’ouverture, les tarifs et les navettes peuvent changer chaque année. Il est recommandé de se fier aux annonces officielles ou aux informations actuelles des magasins, et de ne pas planifier votre itinéraire sur la base d’informations obsolètes trouvées en ligne.

Analogie avec la route Yangjin P : Si l’on cherche un parcours taïwanais qui s’en rapproche davantage, l’expérience de la route Yangjin P — « ondulations continues, sans sentiment de fin claire, il faut trouver son propre rythme » — est en réalité plus proche de la première partie de la route Sea to Sky que Wuling. La différence réside dans le fait que la route Yangjin P ne fait qu’une quinzaine de kilomètres, tandis que les sections vallonnées de la route Sea to Sky s’étendent sur plus de soixante kilomètres, ce qui représente un défi d’un tout autre ordre en matière de gestion de l’effort. Il est recommandé aux cyclistes taïwanais, avant le départ, de s’entraîner à l’endurance longue distance sur des parcours comme Yangjin ou Beiyi, afin de développer au préalable le mental nécessaire pour « ne pas savoir quand la prochaine côte arrivera ».

Stratégie de ravitaillement et d’équipement

Pour un parcours de 134 kilomètres, la planification du ravitaillement obéit à une logique totalement différente de celle d’une montée unique. Sur un parcours de type montée unique (comme Wuling), le ravitaillement est généralement concentré sur le début et le milieu de la montée, et l’effort se termine une fois le sommet atteint ; mais la route Sea to Sky a une structure « d’abord consommer, puis grimper », et la stratégie de ravitaillement doit s’étendre sur l’ensemble du parcours :

  • Avant Squamish : Cette section présente un trafic plus dense et un accotement limité ; il n’est pas recommandé de manger en roulant. Il faut plutôt profiter des dépanneurs ou des points de ravitaillement des petites villes pour des arrêts fixes
  • Section de montée principale de Squamish à Whistler : Il est recommandé de s’hydrater et de consommer des glucides toutes les 45 minutes à 1 heure ; cette section est le principal lieu de dépense calorique de l’ensemble du parcours
  • De Whistler à Pemberton : Le terrain est plus doux, idéal pour une alimentation de récupération, afin de digérer avant d’aborder la Duffey Lake Road, là où l’explosivité sera réellement nécessaire
  • Duffey Lake Road : Les commerces sont rares sur cette section ; veillez à remplir vos bidons et vos vivres de course à Pemberton, et ne comptez pas trouver de dépanneur en cours de route.

Côté équipement, le parcours comportant de longues sections plates et de courtes montées raides, il est recommandé de choisir une cassette à large plage (par exemple 11-32T ou un rapport encore plus large), afin que les pentes raides de la Duffey Lake Road ne vous forcent pas à atteindre une cadence extrême. Pour le choix des roues, le parcours étant très vallonné avec de nombreuses descentes, des roues d’entraînement à profil moyen ou bas seront plus pragmatiques que des roues légères purement destinées à la montée, offrant un bon compromis entre efficacité en montée et stabilité en descente.

Avertissement de sécurité : cette route est plus proche de la circulation que vous ne le pensez

Bien que les travaux de rénovation menés après les Jeux olympiques d’hiver de 2010 aient considérablement amélioré la qualité de la chaussée, cette route demeure l’artère principale entre Vancouver et Whistler. Le tronçon entre Horseshoe Bay et Squamish est particulièrement fréquenté, et les embouteillages ainsi que le nombre d’autocars et de camping-cars augmentent les jours fériés. Recommandations :

  • Équipez votre vélo de feux avant et arrière sur tout le parcours, et activez le mode clignotant même en journée pour améliorer votre visibilité
  • Avant d’approcher les tunnels et les virages à visibilité réduite, vérifiez impérativement la circulation derrière vous
  • Le tronçon de Duffey Lake Road présente des pentes raides et des virages serrés : soyez particulièrement prudent dans le contrôle de votre vitesse en descente, et sachez que des chutes de pierres et des animaux sauvages peuvent occasionnellement traverser la chaussée
  • La météo en montagne change rapidement : même en été, la température près de Cayoosh Pass peut être nettement inférieure à celle au niveau de la mer. Prévoyez une veste coupe-vent légère
  • De nombreux tronçons sont des zones sans réseau mobile. Pour les longues distances, il est recommandé de rouler à plusieurs et d’informer vos proches de votre itinéraire approximatif et de votre heure d’arrivée estimée
  • La faune sauvage (ours noirs, cerfs) est parfois présente dans les montagnes de la Colombie-Britannique. Restez vigilant, surtout à l’aube et au crépuscule lorsque la visibilité est réduite

Quelle est la meilleure saison pour y aller

Le climat de la Colombie-Britannique diffère considérablement de celui de Taïwan. La zone côtière (de Horseshoe Bay à Squamish) bénéficie d’un climat océanique tempéré, avec des hivers pluvieux et des étés relativement secs et agréables. Les tronçons intérieurs et de haute altitude (de Whistler vers le nord jusqu’à Duffey Lake Road), en revanche, connaissent des variations de température plus marquées en raison de l’élévation du terrain, avec des chutes de neige en hiver. Pour les cyclistes sur route, la période de juin à septembre est unanimement reconnue comme la saison de cyclisme la plus stable : les journées sont longues, la probabilité de précipitations est relativement faible, et c’est aussi la période la plus animée pour le tourisme et les activités cyclistes à Whistler. Mai et octobre sont des saisons de transition : de la neige résiduelle ou des chutes de neige précoces peuvent encore subsister en altitude. Si vous prévoyez de parcourir l’intégralité du trajet durant ces deux mois, vérifiez impérativement l’état actuel de la route de Duffey Lake Road avant le départ.

Bien que la haute saison de juillet et août offre un temps stable, elle s’accompagne aussi d’une augmentation notable du trafic et du nombre de visiteurs, en particulier sur le tronçon principal entre Horseshoe Bay et Squamish. Il est conseillé d’éviter les heures de pointe du retour le vendredi soir et le dimanche après-midi. Si vous souhaitez concilier sécurité et expérience, partir en semaine, ou choisir le début juin et septembre autour de la haute saison, constitue une option plus sereine.

En été, les journées sont longues en Colombie-Britannique : la nuit ne tombe complètement qu’aux alentours de 21 heures. Cela offre une marge de temps relativement confortable aux cyclistes longue distance, qui peuvent ainsi atteindre leur destination avant la nuit même en cas de retard lié au ravitaillement ou aux photos. Mais les écarts de température en montagne ne doivent pas être sous-estimés — même si la température en plaine est agréable, sur des tronçons comme Cayoosh Pass, dont l’altitude dépasse les mille mètres, la température ressentie peut être nettement plus basse tôt le matin et en fin de journée. Emporter un maillot manches longues léger ou un gilet coupe-vent est une préparation tout à fait pragmatique.

Conclusion : un itinéraire qui demande une journée entière, et qui la mérite

La route Sea to Sky n’est pas de ces itinéraires dont on peut dire « je l’ai vaincue » après une heure de vélo. Elle exige de prévoir une journée entière, voire de la répartir sur deux jours (passer la nuit à Whistler est un choix que font de nombreux cyclistes). Son attrait ne réside pas dans la cruauté d’une pente unique, mais dans les paysages en perpétuelle évolution sur 134 kilomètres — vous partez des vues sur le fjord au niveau de la mer, traversez l’atmosphère décontractée d’une petite station touristique, pour finir dans un col enveloppé de nuages et de brume. Pour les cyclistes confirmés qui ont déjà épuisé les itinéraires classiques de Taïwan, c’est un pèlerinage du cyclisme sur route qui mérite une place sur votre liste de voyages en Amérique du Nord.

Récapitulatif des points essentiels avant le départ :

  1. Prévoyez au moins une journée complète pour l’ensemble du parcours ; si votre condition physique et votre temps le permettent, répartissez-le sur deux jours avec une nuit à Whistler
  2. Consultez les dernières conditions routières du ministère des Transports de la Colombie-Britannique avant le départ, en particulier les restrictions saisonnières de Duffey Lake Road
  3. Équipez-vous de feux sur tout le parcours ; soyez particulièrement vigilant sur le tronçon Horseshoe Bay–Squamish où la circulation est plus dense
  4. Emportez suffisamment de ravitaillement et de vêtements coupe-vent, car la météo en montagne change rapidement
  5. Gardez des forces pour l’ascension finale de Cayoosh Pass ; ne dépensez pas toute votre énergie sur les sections vallonnées du début
  6. Si vous vous y rendez pour la première fois, renseignez-vous sur les dernières conditions routières partagées par les clubs cyclistes ou les groupes de randonnée locaux pour obtenir des informations de première main

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