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Pédaler jusqu'au lac de la Lune dans un volcan endormi : le Nevado de Toluca au Mexique, un test des limites respiratoires à 4 680 mètres d'altitude

騎行路線

Un volcan que vous n’avez peut-être jamais entendu mentionner, mais dont l’altitude dépasse de loin celle du Yushan

Au centre du Mexique se trouve un volcan endormi, bien moins connu que le Fuji ou le Kilimandjaro, mais dont l’altitude suffit à laisser la plupart des cyclistes taïwanais bouche bée — le Nevado de Toluca, dont le pic principal, le Pico del Fraile, culmine à 4 680 mètres. C’est le quatrième plus haut sommet du Mexique, derrière le Pico de Orizaba, le Popocatépetl et l’Iztaccíhuatl. Il est situé dans la région de Texcaltitlán, dans l’État de Mexico, à environ 80 kilomètres de Mexico. En moins de deux heures de route, on passe du bassin trépidant de la capitale aux paysages volcaniques désolés au-delà de 4 000 mètres d’altitude.

Ce qui rend ce volcan si fascinant, c’est que son sommet n’est pas un pic conique et acéré, mais une immense caldeira d’environ 1,5 kilomètre de diamètre, au fond de laquelle reposent deux lacs de haute montagne — le Lago del Sol et le Lago de la Luna — tous deux situés autour de 4 200 mètres d’altitude. Imaginez : vous roulez sur un vélo de route, dans un air si raréfié qu’il vous coupe le souffle, grimpant jusqu’à près de 4 000 mètres, quand soudain apparaissent deux lacs d’un bleu profond, entourés d’un paysage désolé, sans aucun arbre, uniquement des graviers volcaniques et de petits buissons — une expérience visuelle qu’aucune montée taïwanaise ne peut offrir.

Pour les cyclistes taïwanais, le Wuling (3 275 mètres) est déjà le plafond accessible par la route. Mais la route du Nevado de Toluca démarre à une altitude déjà proche de celle du Wuling, et son point d’arrivée dépasse carrément le sommet principal du Yushan (3 952 mètres). Ce n’est pas le niveau « grimper une fois le Wuling », c’est le niveau « empiler encore un étage au-dessus du Wuling ».

Une route autrefois accessible jusqu’aux lacs, désormais arrêtée aux portes du volcan

Selon les informations publiques, une route permettait autrefois de monter directement dans la caldeira, jusqu’aux rives du Lago del Sol et du Lago de la Luna, permettant aux visiteurs d’admirer ce paysage d’exception sans avoir à marcher. Mais ces dernières années, une barrière a été installée à environ 2 kilomètres des lacs, interdisant l’accès aux véhicules (y compris motorisés) jusqu’aux rives. Le dernier tronçon doit désormais se faire à pied. La date exacte d’entrée en vigueur de cette mesure et la communication officielle des autorités gestionnaires ne sont pas totalement cohérentes selon les sources. Il est vivement recommandé de consulter les annonces officielles du parc national ou de la réserve naturelle mexicaine avant le départ, et de se fier aux conditions de contrôle sur place — ne planifiez pas votre itinéraire sur la base d’anciennes informations trouvées en ligne.

Pour les cyclistes sur route, cela signifie que le défi du Nevado de Toluca se concentre sur « la montée depuis le pied de la montagne jusqu’à la barrière fermée », plutôt que sur le fait de pédaler jusqu’aux lacs eux-mêmes. Et pourtant, même ce tronçon routier praticable, avec son dénivelé et le défi physiologique de l’air raréfié, suffit à le classer parmi les itinéraires cyclistes de haute altitude les plus exigeants au monde.

Géologie et origines du paysage volcanique

Le Nevado de Toluca est un stratovolcan appartenant à la ceinture volcanique transmexicaine, qui traverse le centre du Mexique et relie plusieurs sommets célèbres, dont le Pico de Orizaba et le Popocatépetl. C’est l’une des zones d’activité volcanique les plus actives du continent nord-américain. Selon les données géologiques publiques, la dernière éruption significative enregistrée de ce volcan remonte à très longtemps. Il s’agit d’un type de volcan en sommeil prolongé, mais dont l’activité géologique n’est pas totalement éteinte. Les deux lacs de la caldeira sont précisément les traces laissées par l’histoire éruptive passée dans le relief — l’ancien cratère s’est rempli d’eau pour former les lacs, créant le paysage lacustre d’altitude actuel.

La désolation, le froid sec et l’absence quasi totale d’abri sont la première impression que donne ce volcan. Comparé aux forêts de pins et à la végétation d’altitude que l’on trouve couramment autour de Mexico, les tronçons proches du sommet du Nevado de Toluca sont presque une étendue nue de graviers volcaniques, où seules quelques plantes de prairies d’altitude poussent avec ténacité. Cette sensation de désolation visuelle est radicalement différente des prairies de bambous nains du massif du Hehuan à Taïwan — elle évoque davantage la surface lunaire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux voyageurs et cyclistes qui l’ont visité décrivent l’endroit comme « comme si on roulait sur une autre planète ».

Outre le Nevado de Toluca, cette ceinture volcanique du centre du Mexique a également donné naissance à plusieurs sommets célèbres, dont le Pico de Orizaba. Ensemble, ces volcans dessinent une ligne d’horizon unique sur le haut plateau mexicain. Pour les cyclistes passionnés de terrains de haute montagne, le centre du Mexique est en réalité un secret de haute altitude relativement sous-estimé — le réseau routier de montagne y est plus développé qu’on ne l’imagine, grâce à l’exploitation minière, au tourisme et à l’agriculture locales. De plus, la proximité de Mexico, plaque tournante des vols internationaux, rend l’accessibilité bien meilleure que celle de nombreux itinéraires andins de même altitude.

Découpage par étapes : du bassin du haut plateau mexicain au bord de la caldeira

Les données officielles précises sur les pentes par section étant difficiles à obtenir, voici une description qualitative accompagnée des altitudes publiquement vérifiables, découpée en trois grandes phases :

Première étape : du pied de la montagne à la limite forestière (montée vallonnée, traversée de pinèdes)

Au départ des environs de Toluca ou des agglomérations voisines, la route traverse d’abord les pinèdes typiques du haut plateau mexicain. L’altitude y est déjà d’environ 3 000 mètres. Pour la plupart des cyclistes partant de basse altitude, ce simple point de départ est déjà bien plus élevé que le pied de la montée du Wuling (environ 1 700 mètres autour de Cingjing). La pente de ce tronçon est modérée, le principal défi étant que le corps doit s’adapter à « être déjà en haute altitude dès le départ ». Beaucoup de gens commencent à ressentir un léger essoufflement dès cette section.

Deuxième étape : de la limite forestière à la zone de graviers nus (montée continue, la végétation disparaît progressivement)

À mesure que l’altitude augmente, les pinèdes des deux côtés s’éclaircissent puis disparaissent complètement, remplacées par de petits buissons d’altitude et des couches de roches volcaniques nues. Ce tronçon est celui où le paysage change le plus radicalement sur tout l’itinéraire — vous verrez de vos propres yeux le paysage passer de « un plateau avec des arbres » à « une terre sauvage où il n’y a plus rien », et ce changement se produit en quelques kilomètres à peine. L’impact est très fort.

Troisième étape : de la zone de graviers à la barrière de contrôle (dernière montée, air le plus raréfié)

C’est le tronçon qui met le plus à l’épreuve les limites physiologiques de tout l’itinéraire. L’altitude y approche les 4 000 à 4 200 mètres, la densité de l’air n’est plus que d’environ 80 % de celle du niveau de la mer, et tout effort se fait nettement ressentir au niveau du rythme cardiaque et de la respiration. Une fois arrivé à la barrière, si les conditions le permettent et que votre équipement personnel est complet, vous pouvez envisager de continuer à pied jusqu’aux lacs (uniquement dans les zones piétonnes). Mais cela sort du cadre du cyclisme sur route et relève de la randonnée en haute montagne. Il faut absolument évaluer ses capacités et surveiller les symptômes du mal aigu des montagnes.

Il convient de noter qu’il n’y a pratiquement aucun point de ravitaillement commercial le long de cet itinéraire, contrairement au Wuling à Taïwan où l’on trouve au moins des agglomérations comme Cingjing ou Cuifeng pour se ravitailler. Lors de la planification, il faut absolument partir du principe que vous serez « autonome » — emportez suffisamment d’eau et de nourriture avant le départ, car sur les tronçons proches du sommet, vous pourriez bien ne voir aucun magasin ni point de ravitaillement sur des dizaines de kilomètres.

Densité de l’air en haute altitude : pourquoi le même effort semble plus pénible

C’est la réalité physique la plus importante à comprendre pour gravir le Nevado de Toluca. La densité de l’air diminue avec l’altitude, et cela a deux implications pour un cycliste sur route : d’une part, la résistance de l’air (traînée aérodynamique) diminue car l’air est plus raréfié, ce qui théoriquement permet d’aller plus vite à puissance égale ; mais d’autre part, la capacité du corps à absorber l’oxygène est significativement limitée par la baisse de la pression partielle d’oxygène, et la puissance réellement soutenable diminue nettement — l’impact de cette dernière est bien supérieur à l’avantage aérodynamique de la première.

En utilisant python3 et le modèle d’atmosphère standard, la densité de l’air à 4 000 mètres d’altitude est d’environ 82 % de celle du niveau de la mer, ce qui signifie qu’à vitesse égale, la traînée aérodynamique est réduite de près de 20 %. Mais en parallèle, la capacité maximale d’absorption d’oxygène (VO2max) du corps humain à cette altitude diminue généralement de manière significative — c’est un principe physiologique bien connu de la haute altitude. L’ampleur exacte de cette diminution varie d’une personne à l’autre, avec de très grandes différences individuelles, et il ne faut pas appliquer un chiffre unique. En pratique, la conclusion est la suivante : sur un itinéraire comme le Nevado de Toluca, votre puissance « semble » bien plus difficile à produire que sur terrain plat ou en basse altitude à Taïwan. Même si le wattmètre affiche des valeurs similaires à d’habitude, l’effort subjectif sera nettement plus élevé.

Estimation de la puissance et de l’allure : l’ascension volcanique sous le prisme du modèle physique

Voici une estimation basée sur la formule physique P = (Fg + Fr + Fa) × v / efficacité de transmission, avec les hypothèses suivantes : un tronçon de 12 kilomètres, une pente moyenne de 6 %, une altitude moyenne d’environ 3 850 mètres (couvrant la section allant de la limite forestière intermédiaire jusqu’à l’approche de la barrière de contrôle). Il s’agit d’une section représentative choisie pour illustrer la méthode de calcul ; les conditions réelles de la route et les longueurs exactes des sections sont à vérifier sur place avec les panneaux et les traces GPS.

Les paramètres utilisés pour le calcul sont les suivants :

  • Poids total m = 70 kg (cycliste) + 9 kg (vélo et équipement) = 79 kg
  • Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s²
  • Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005 (pneus de route sur asphalte)
  • Coefficient de traînée aérodynamique CdA ≈ 0,32 m² (position de montée)
  • Densité de l’air ρ : à l’altitude moyenne de 3 850 mètres, selon le modèle d’atmosphère standard, environ 0,832 kg/m³, soit environ 68 % des 1,225 kg/m³ au niveau de la mer
  • Efficacité de transmission ≈ 0,975

En utilisant python3 pour résoudre itérativement la vitesse de montée correspondant à différents rapports puissance/poids, voici les résultats :

Rapport puissance/poids Profil type Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Finisher débutant Environ 1 h 06 min Environ 10,8 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 54 min Environ 13,3 km/h
3,0 W/kg Cycliste avancé Environ 45 min Environ 15,8 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 35 min Environ 20,3 km/h
5,0 W/kg Niveau professionnel Environ 29 min Environ 24,6 km/h

Ce qui précède est une estimation issue d’un modèle physique, qui ne prend pas en compte le vent, l’état de la route, les différences morphologiques des cyclistes, ni surtout l’effet le plus critique : la « diminution de la puissance réellement soutenable en haute altitude ». Ce tableau ne reflète que le résultat du calcul de la mécanique physique (gravité, résistance au roulement, traînée aérodynamique) dans des conditions de faible densité de l’air. En d’autres termes, il s’agit d’une limite théorique « en supposant que vous puissiez maintenir cette puissance ». En réalité, la plupart des cyclistes entraînés en plaine verront leur puissance soutenable à cette altitude diminuer par rapport à ce qu’ils peuvent maintenir près du niveau de la mer à Taïwan. Les différences individuelles sont extrêmement grandes, et il faut se rendre sur place pour ressentir progressivement les réactions de son corps, sans se fier uniquement aux estimations sur le papier.

Risque de mal aigu des montagnes et acclimatation progressive : le rappel le plus important de cet itinéraire

Le mal aigu des montagnes (AMS) est le risque le plus concret sur un itinéraire comme le Nevado de Toluca, bien plus que la pente elle-même, et il doit être pris très au sérieux. La règle générale communément admise est qu’à partir de 2 500 mètres d’altitude, certaines personnes sensibles peuvent ressentir de légers symptômes ; au-delà de 3 500 mètres, le risque augmente nettement. La plage d’altitude de la montée routière du Nevado de Toluca se situe entièrement dans cette zone à haut risque, et de surcroît selon un mode « d’arrivée rapide » — la plupart des cyclistes arrivent d’abord au pied de la montagne en voiture ou en bus (déjà en haute altitude), puis commencent à pédaler depuis ce point de départ déjà élevé, sans processus d’acclimatation progressif. C’est précisément l’un des scénarios les plus à risque de mal aigu des montagnes.

Liste des signes d’alerte médicale : si l’un des symptômes suivants apparaît pendant la montée ou après avoir atteint une altitude élevée, il faut immédiatement cesser de monter, se reposer sur place, et si les symptômes ne s’améliorent pas ou s’aggravent, redescendre rapidement en altitude et consulter un médecin :

  • Céphalées persistantes, non soulagées par le repos et l’hydratation
  • Nausées, vomissements, perte d’appétit marquée
  • Vertiges, démarche instable, troubles de l’équilibre
  • Essoufflement non soulagé au repos (à distinguer de l’essoufflement normal lié à l’effort)
  • Confusion, somnolence, altération du jugement (il s’agit d’un signe d’alerte grave, nécessitant une descente immédiate et une consultation médicale)
  • Apnées du sommeil marquées ou réveils en suffoquant pendant la nuit

Les conseils de cyclisme en haute altitude fournis dans cet article ne sont qu’un résumé de connaissances générales et ne sauraient remplacer une évaluation médicale professionnelle. En cas d’antécédents de maladies cardiopulmonaires, d’anémie, de grossesse ou d’autres maladies chroniques, il est impératif de consulter un médecin avant de se rendre en haute altitude. Mexico elle-même se trouve déjà à plus de 2 200 mètres d’altitude. Il est recommandé d’y séjourner un à deux jours pour laisser le corps s’adapter à cette « altitude de base », avant d’envisager un itinéraire comme le Nevado de Toluca qui approche les 4 000 mètres. Ne tentez surtout pas une sortie en haute altitude le jour même de votre arrivée ou le lendemain.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : conversion d’altitude avec le Hehuan et le Yushan

Remettre les chiffres d’altitude du Nevado de Toluca dans le référentiel taïwanais rend les choses plus concrètes — la zone d’arrivée de la montée de cet itinéraire est plus haute que le sommet principal du Hehuan (3 417 mètres) et approche l’altitude du sommet principal du Yushan. Pour les cyclistes taïwanais, le Wuling est l’endroit le plus haut que la plupart d’entre nous ayons jamais gravi à vélo. Mais sur la partie cyclable de la route du Nevado de Toluca, l’altitude de départ est déjà proche, voire supérieure, à celle du Wuling.

Cela signifie que même si vous avez déjà conquis le Wuling à plusieurs reprises et que vous n’êtes pas étranger au cyclisme en haute altitude, le Nevado de Toluca reste un défi d’un tout autre ordre de grandeur. Au départ de Puli, la montée du Wuling passe d’environ 550 mètres à 3 275 mètres, avec un processus d’acclimatation progressive bien réparti. En revanche, la planification d’un itinéraire au Nevado de Toluca peut facilement devenir « départ de Mexico (plus de 2 200 mètres), arrivée rapide au pied de la montagne déjà au-dessus de 3 000 mètres, puis montée jusqu’à près de 4 000 mètres », avec un temps d’acclimatation compressé, un risque bien plus élevé que pour le Wuling.

Rythme de préparation recommandé avant le départ :

  1. Après l’arrivée à Mexico, prévoir au moins un à deux jours d’activité à faible intensité pour laisser le corps s’adapter à l’altitude de base de plus de 2 200 mètres
  2. Si le temps le permet, prévoir d’abord une sortie courte à moyenne altitude (autour de 3 000 mètres) à vélo ou en randonnée, pour observer les réactions de votre corps
  3. Le jour du défi, emporter impérativement suffisamment d’eau et de nourriture ; en haute altitude, le risque de déshydratation est plus élevé qu’on ne l’imagine
  4. Ralentir délibérément l’allure sur tout le parcours, en utilisant la fréquence cardiaque et l’effort perçu (RPE) comme indicateurs principaux, plutôt que les chiffres de puissance ou d’allure habituels en basse altitude
  5. Il est préférable d’être accompagné ; si quelqu’un présente des symptômes de mal aigu des montagnes, pouvoir s’entraider et décider rapidement de faire demi-tour

Coordonnées d’altitude des itinéraires de haute altitude les plus célèbres au monde

En replaçant le Nevado de Toluca dans le référentiel des itinéraires cyclistes de haute altitude dans le monde, on comprend mieux son importance. Voici une comparaison basée sur des altitudes publiquement vérifiables (l’altitude maximale réellement cyclable de chaque itinéraire peut varier en fonction des restrictions routières, à titre de référence pour la sensation d’altitude) :

Itinéraire / Point de repère Altitude maximale approximative Remarques
Wuling, Taïwan (route provinciale 14甲) Environ 3 275 mètres Point culminant routier de Taïwan
Sommet principal du Yushan, Taïwan Environ 3 952 mètres Non accessible par la route, simple référence d’altitude
Sommet principal du Hehuan Environ 3 417 mètres L’un des points culminants accessibles par la route à Taïwan
Avant la barrière de contrôle du Nevado de Toluca Environ 4 000 mètres et plus Les sources varient légèrement, se fier aux conditions sur place
Lacs de la caldeira du Nevado de Toluca Environ 4 200 mètres Actuellement inaccessibles en vélo en raison des restrictions, nécessitent une marche
Sommet principal du Nevado de Toluca 4 680 mètres Hors du domaine cyclable, relève de l’alpinisme

Le point essentiel de ce tableau est de mettre en évidence une chose : même en ne pédalant que jusqu’à la barrière de contrôle, l’altitude du Nevado de Toluca dépasse déjà tous les endroits accessibles à vélo à Taïwan. Ce n’est pas une différence de « difficulté un peu plus grande », c’est un défi d’un niveau de charge physiologique complètement différent, et c’est pourquoi le risque de mal aigu des montagnes doit être considéré avec la même importance que la pente et la distance.

Rappels de sécurité : les risques supplémentaires d’un terrain désolé

Outre le mal aigu des montagnes, le terrain volcanique désolé du Nevado de Toluca présente plusieurs risques faciles à négliger :

  • Exposition aux UV : en haute altitude, avec un effet de filtrage atmosphérique réduit par l’air raréfié, l’intensité des UV est bien supérieure à celle de la plaine. Même par temps frais, les coups de soleil sont faciles. La protection solaire et le baume à lèvres sont indispensables
  • Amplitudes thermiques diurnes importantes : dans les zones volcaniques, il peut faire doucement sous le soleil de jour, mais dès que le vent se lève ou que les nuages masquent le soleil, la température ressentie chute instantanément. Il est recommandé d’emporter une couche coupe-vent facile à enfiler et à retirer
  • Changements météorologiques rapides : en montagne, le brouillard ou les averses soudaines sont fréquents, et la visibilité peut chuter considérablement en très peu de temps. Vérifier impérativement les prévisions météo avant de partir et prévoir un équipement adapté aux changements soudains
  • Les informations sur la route et les restrictions de circulation doivent se fier aux sources officielles : comme mentionné précédemment, le périmètre et les règles de restriction d’accès à la route des lacs peuvent être modifiés. Avant le départ, consulter impérativement les dernières annonces officielles locales ou de l’organisme gestionnaire du parc national, et ne pas se fier uniquement aux anciens récits de voyage trouvés en ligne
  • Risque de détresse sur les tronçons peu fréquentés : les points de ravitaillement et les agglomérations sont rares le long de cet itinéraire. Il est fortement recommandé de rouler accompagné et d’emporter suffisamment de moyens de contact d’urgence et de préparation à la détresse

Ajustements d’équipement et de matériel pour la haute altitude

Le cyclisme en haute altitude impose des exigences d’équipement qui diffèrent de celles du cyclisme en plaine ou à moyenne altitude sur plusieurs points clés :

Configuration des braquets : comme la montée du Nevado de Toluca s’ajoute à un point de départ déjà élevé, la puissance effective que le corps peut maintenir dans un air raréfié est inférieure à celle de la plaine. Il est recommandé de choisir des braquets plus légers que votre configuration de montée habituelle (par exemple un cassette avec de plus grands pignons ou un plateau compact), afin de conserver des options de cadence plus élevées lorsque la charge cardiopulmonaire est déjà tendue, réduisant ainsi la charge supplémentaire sur les genoux et les muscles.

Pneus et pression : la qualité de la surface des routes en terrain volcanique n’est pas uniforme ; certains tronçons peuvent présenter des gravillons ou un vieillissement de la chaussée. Il est recommandé d’utiliser des pneus de route résistants aux crevaisons et à l’usure, et d’ajuster la pression en fonction de l’état de la route, afin d’éviter une perte supplémentaire due aux vibrations.

Le besoin contradictoire de se protéger du froid et du soleil : c’est l’endroit où la planification de l’équipement en haute altitude est la plus susceptible de négliger un aspect au profit d’un autre — le soleil est intense le jour et nécessite une protection solaire, mais l’altitude élevée et les températures basses exigent de se couvrir, et l’effet du vent fait varier rapidement la température ressentie. Il est recommandé d’adopter une stratégie de superposition de couches, faciles à enfiler et à retirer, avec une couche extérieure offrant un indice de protection solaire.

Aide respiratoire et surveillance de la fréquence cardiaque : bien qu’aucun équipement ne puisse véritablement « résoudre » le problème du manque d’oxygène en haute altitude, porter un cardiofréquencemètre et respecter strictement une limite de fréquence cardiaque personnelle est un outil pratique pour éviter de forcer excessivement en haute altitude et de déclencher des symptômes de mal aigu des montagnes. La valeur de référence du wattmètre diminue dans ce scénario, car à puissance égale, la charge physiologique en haute altitude est bien supérieure à celle de la plaine. La fréquence cardiaque et l’effort perçu sont des indicateurs plus honnêtes.

Conclusion : un pèlerinage qui exige de l’humilité face à l’altitude

Le Nevado de Toluca n’est pas un itinéraire que l’on peut dompter à la force brute. Il ne met pas seulement à l’épreuve la puissance des jambes, mais aussi votre sensibilité aux signaux de votre corps, et votre capacité à abandonner l’obsession du « il faut absolument aller au bout » lorsque quelque chose ne va pas, pour faire demi-tour à temps. Mais si vous êtes bien préparé en termes d’acclimatation et de sécurité, cette route vous récompense avec un paysage rare au monde : des lacs de haute montagne dans une caldeira volcanique — l’impact visuel de l’eau bleu profond surgissant soudainement dans un paysage désolé et presque stérile est un souvenir de cyclisme difficile à reproduire ailleurs.

Récapitulatif des points essentiels avant le départ :

  1. Avant d’arriver au Mexique, vérifier vos antécédents cardiopulmonaires et maladies chroniques, consulter un médecin si nécessaire
  2. Prévoir au moins un à deux jours d’acclimatation progressive à l’altitude, ne pas tenter une sortie en haute altitude le jour de l’arrivée
  3. Utiliser l’effort perçu et la fréquence cardiaque comme base de l’allure sur tout le parcours ; les chiffres de puissance sont faussés en haute altitude
  4. Emporter suffisamment d’eau, de nourriture, de protection solaire et d’équipement coupe-vent
  5. Consulter les dernières informations officielles sur la route et les restrictions du parc avant le départ ; le périmètre de la barrière peut être modifié
  6. Rouler accompagné, et surveiller en permanence les signes de mal aigu des montagnes chez l’autre ; en cas de symptômes, cesser immédiatement de monter

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