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Impossible de gravir le toit de l'Allemagne, mais on peut rouler à ses pieds : les routes autour du Zugspitze, une leçon d'endurance autour d'un sommet de 2 962 mètres

騎行路線

Une montagne « impossible à gravir » qui mérite pourtant le détour

Disons-le d’emblée : il n’existe aucun itinéraire cyclable permettant d’atteindre le sommet du Zugspitze. Ce pic de 2 962 mètres d’altitude, le plus élevé d’Allemagne, voit son sommet se partager entre trois systèmes de téléphériques — le Tyrolean Zugspitze Cable Car (construit en 1926, menant directement au vrai sommet à 2 951 mètres), le chemin de fer à crémaillère bavarois (qui traverse l’intérieur du versant nord, avec un terminus sur le plateau glaciaire du Zugspitzplatt), et le téléphérique d’Eibsee. Ensemble, ils transportent environ 500 000 visiteurs par an. Autrement dit, pour les cyclistes sur route, cette montagne est par définition une entité que l’on ne peut que « contempler, jamais conquérir ».

Mais cela ne signifie pas que le Zugspitze n’a rien à voir avec le cyclisme sur route. Il se situe au sud de Garmisch-Partenkirchen, et la frontière germano-autrichienne traverse précisément son sommet côté ouest. De ce fait, la région qui entoure ce massif — en particulier la route menant au lac d’Eibsee, ainsi que le réseau routier côté autrichien en direction d’Ehrwald — compose un itinéraire cyclable qui, sans atteindre le sommet, permet de ressentir pleinement la puissance des Alpes à leur pied. Cette expérience de « pédaler autour d’un sommet célèbre plutôt que de le gravir » est en réalité assez courante dans les Alpes, et les abords du Zugspitze en constituent l’un des exemples les plus représentatifs.

Fiche technique de l’itinéraire

Élément Détail
Pays / massif Frontière entre la Bavière (Allemagne) et le Tyrol (Autriche), région de Garmisch-Partenkirchen
Départ → arrivée Garmisch-Partenkirchen → rive du lac d’Eibsee (prolongement possible vers Ehrwald en Autriche)
Longueur Environ 10 km (tronçon principal de Garmisch à Eibsee), extensible à plusieurs dizaines de kilomètres en direction du Fernpass
Dénivelé positif total Environ 400–500 m (selon la combinaison exacte des sections)
Pente moyenne Environ 5–6 % (les sources varient considérablement, la pente étant inégalement répartie sur les routes de liaison en montagne)
Pente maximale Jusqu’à environ 8 % sur certains tronçons locaux
Altitude départ / arrivée Départ environ 700–750 m, rive du lac d’Eibsee environ 1 000 m
Source de notoriété L’effet de symbole du plus haut sommet d’Allemagne ; porte d’entrée majeure du tourisme et de l’alpinisme dans les Alpes

Il faut ici aussi faire une déclaration honnête : les itinéraires cyclables autour du Zugspitze ne disposent pas de données officielles mesurées avec précision par les médias cyclistes internationaux comme le sont les étapes du Tour de France. La longueur et la pente varient sensiblement selon le point de départ choisi et selon que l’on prolonge ou non vers le Fernpass. Cet article prend comme référence le tronçon central le plus courant, de Garmisch-Partenkirchen à la rive du lac d’Eibsee ; pour planifier votre parcours, fiez-vous impérativement aux panneaux sur place et à vos relevés GPS.

Découpage par sections : lacs, paysages et ambiance frontalière

Première section : l’échauffement au départ de Garmisch-Partenkirchen

Garmisch-Partenkirchen est en soi une station alpine de villégiature très réputée, qui a accueilli les Jeux olympiques d’hiver de 1936. La ville conserve de nombreux bâtiments traditionnels de style bavarois — balcons en bois, fenêtres à caissons, façades ornées de fresques — visibles à chaque coin de rue. En partant de la ville en direction d’Eibsee, la route est d’abord douce et vallonnée, traversant un paysage rural bavarois typique : prairies, vaches laitières, et la silhouette des montagnes lointaines qui se dessine progressivement. Cette section est idéale pour s’échauffer, réguler sa respiration et observer l’état des nuages autour du sommet du Zugspitze au loin (la météo au sommet change extrêmement vite, et savoir la lire avant le départ est essentiel).

Section intermédiaire : la montée continue vers Eibsee

Passé ce premier tronçon, la route s’élève nettement et les forêts de conifères se densifient de part et d’autre. On ressent alors le rythme typique du piémont alpin — non pas une pente raide et ininterrompue, mais une succession de montées ponctuées de replats et de moments de récupération. La pente se situe généralement entre 5 et 7 %, et grâce à la présence du Zugspitze, on peut presque tout au long du parcours lever les yeux vers cet immense sommet enneigé. Cette tension visuelle d’un « objectif si proche et pourtant si inaccessible » constitue l’une des expériences psychologiques les plus fascinantes de cet itinéraire.

Section finale : la récompense au bord du lac d’Eibsee

À l’arrivée à Eibsee, le spectacle vous coupe le souffle — ce lac de montagne est réputé pour ses eaux d’un vert émeraude d’une clarté exceptionnelle, où se reflètent les forêts riveraines, avec en toile de fond la paroi vertigineuse du Zugspitze. C’est également ici que se trouve la station du téléphérique. Si vous souhaitez « accomplir » le rituel de l’ascension depuis une perspective cycliste, vous pouvez choisir de faire une halte, voire d’envisager de prendre le téléphérique pour franchir la dernière distance verticale (même si cela sort du cadre du défi cycliste, c’est un rituel de clôture tout à fait valable).

Prolongement : traversée de la frontière vers Ehrwald en Autriche

Pour les cyclistes souhaitant allonger le parcours et vivre une expérience transfrontalière, on peut poursuivre en direction de l’Autriche, en passant par Ehrwald (environ 994 m d’altitude, situé précisément au pied du versant sud du Zugspitze), puis, selon ses forces et le temps disponible, évaluer la possibilité de rejoindre le célèbre col du Fernpass (environ 1 212 m d’altitude, route numérotée B179). Le Fernpass est l’un des cols de l’est des Alpes où le trafic automobile est parmi les plus denses ; la voie romaine antique Via Claudia Augusta y passait déjà, ce qui lui confère une profondeur historique considérable. À noter : le trafic sur le Fernpass est important. Si vous choisissez de prolonger jusqu’à ce col, redoublez de vigilance pour votre sécurité ; les heures creuses en semaine hors vacances constituent un créneau de roulage relativement idéal.

Pourquoi trois systèmes de téléphériques sur une même montagne

Comprendre pourquoi les installations de téléphériques du Zugspitze sont si denses vous aidera à saisir la place particulière qu’occupe cette montagne pour les alpinistes comme pour les cyclistes. Le Tyrolean Zugspitze Cable Car, inauguré en 1926, fut à l’époque une étape majeure du génie civil alpin : il reliait directement le sommet depuis le versant autrichien d’Ehrwald, transformant un itinéraire d’ascension qui exigeait sept à huit heures d’effort en un voyage aérien de quelques dizaines de minutes. Côté bavarois, le chemin de fer à crémaillère est un ouvrage en tunnel traversant l’intérieur du massif, qui aboutit au plateau glaciaire du Zugspitzplatt — une petite station de ski d’altitude à part entière, où subsistent souvent des névés même en plein été. Le troisième système, le téléphérique d’Eibsee, a été ajouté plus tard pour absorber les flux touristiques et offrir un autre point de vue sur l’ascension.

À eux trois, ces systèmes transportent environ 500 000 personnes au sommet chaque année. Ce chiffre reflète la place psychologique particulière qu’occupe le Zugspitze en tant que « plus haut sommet d’Allemagne » dans l’imaginaire collectif — un peu comme l’aspiration commune des Taïwanais à gravir le Yushan ou le Wuling, cette envie collective d’« y aller au moins une fois dans sa vie ». C’est précisément parce que la demande touristique est si massive que les gouvernements allemand et autrichien n’ont jamais envisagé de construire une route carrossable (et encore moins cyclable) menant au sommet. L’équilibre écologique et la stabilité géologique du sommet ont ainsi pu être mieux préservés. C’est aussi pour cela que les cyclistes doivent ajuster leur état d’esprit : on ne vient pas ici pour « atteindre le sommet », mais pour ressentir, au plus près du sol, au pied de la montagne, l’immensité et la solennité de ce massif.

Pour les amateurs de randonnée, les itinéraires d’alpinisme traditionnels existent toujours, au nombre de trois principaux : le sentier Reintal, relativement accessible (environ 8 à 10 heures), le sentier Höllental, plus exigeant (environ 7 à 8 heures), et le Cirque, côté autrichien (plus de 8 heures). Ces itinéraires n’ont aucun lien direct avec le parcours cycliste, mais si l’un de vos compagnons de voyage est adepte de la randonnée, envisagez sans hésiter un programme combiné « tour du lac à vélo + ascension à pied », afin que chacun, selon ses préférences sportives, y trouve son compte.

Garmisch-Partenkirchen : une base cycliste dans une ville olympique

Garmisch-Partenkirchen est en réalité le fruit de la fusion, en 1935, de deux communes voisines, Garmisch et Partenkirchen, une décision étroitement liée à la préparation de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 1936. Aujourd’hui encore, la ville conserve certains vestiges des sites olympiques de l’époque, notamment le tremplin de saut à ski, qui accueille encore occasionnellement des compétitions internationales de sports d’hiver. Pour les cyclistes sur route, la valeur de cette ville réside dans ses infrastructures touristiques bien développées — des liaisons ferroviaires fréquentes au départ de Munich, des options complètes de location de vélos, de transport de vélos et d’hébergement — ce qui en fait une base de ravitaillement et d’étape idéale pour planifier des itinéraires de plusieurs jours dans les Alpes.

Le style architectural de la ville conserve une grande partie de l’art traditionnel bavarois de la peinture murale « Lüftlmalerei » — une technique ancestrale consistant à peindre des fresques à thèmes religieux ou folkloriques sur les façades des maisons, aux couleurs vives et aux compositions minutieuses. De nombreuses façades d’immeubles sont en elles-mêmes des œuvres d’art. Si vous disposez de temps libre avant ou après votre sortie, il vaut la peine de ralentir le pas et de flâner dans les rues de la ville pour apprécier cette culture visuelle typique de la région alpine — c’est aussi, au-delà du simple « enchaînement des parcours », un moyen de rendre l’ensemble du voyage plus mémorable.

Le col de Fern : une option avancée pour prolonger l’itinéraire

Pour les cyclistes qui disposent encore d’une marge de manœuvre en termes de condition physique et de temps, le col de Fern (Fernpass) est une section de prolongement tout à fait envisageable. Ce col culmine à environ 1 212 mètres d’altitude, sous le numéro de route B179, avec une pente maximale d’environ 8 %. Depuis la direction de Reutte, on grimpe environ 359 mètres pour atteindre le col, avant de redescendre d’environ 579 mètres en direction de Telfs, reliant ainsi les deux grands réseaux hydrographiques de la vallée de Lech et de la vallée de l’Inn.

Le col de Fern occupe une place historique importante — la voie Claudia Augusta, datant de l’époque romaine antique, traversait les Alpes par cet endroit. Cette voie antique reliait l’Italie au bassin du Danube et constituait une route militaire et commerciale majeure de l’Empire romain. Aujourd’hui encore, le col de Fern reste l’un des cols les plus fréquentés des Alpes orientales, juste derrière le col du Brenner. Cela signifie également que si vous choisissez d’intégrer cette section à votre itinéraire, vous devez être psychologiquement préparé à la pression du trafic et réfléchir attentivement au choix de vos horaires de sortie — il est recommandé d’éviter les week-ends et les heures de pointe de la haute saison estivale, et de partir plutôt tôt le matin en semaine, où le trafic sera nettement plus clément.

Estimation de la puissance et de l’allure (calcul basé sur un modèle physique)

En utilisant le même modèle de puissance en montée :

P = (Fg + Fr + Fa) × v ÷ rendement de transmission
Fg = m × g × sin(arctan(pente))
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²

Paramètres supposés : poids total de 79 kg (cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg), g = 9,81 m/s², Crr ≈ 0,005, CdA ≈ 0,32 m², densité de l’air ajustée à la baisse pour une altitude moyenne d’environ 1 200 mètres, rendement de transmission d’environ 0,975. En appliquant les données du tronçon principal de Garmisch à Eibsee — 10 km de longueur, pente moyenne de 5,5 %, altitude moyenne de 1 200 mètres — les résultats sont les suivants :

Rapport puissance/poids Profil de cycliste Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 58 min 24 s 10,3 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 47 min 24 s 12,7 km/h
3,0 W/kg Confirmé Environ 40 min 12 s 14,9 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 31 min 18 s 19,2 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 26 min 6 s 23,0 km/h

Il s’agit d’estimations issues d’un modèle physique, sans prise en compte du vent, de l’état de la route ou des différences morphologiques ; les résultats réels peuvent varier. Si vous choisissez de prolonger jusqu’au col de Fern, le dénivelé total et le temps augmenteront considérablement. Il est recommandé d’utiliser le même modèle physique pour recalculer en fonction de la longueur et de la pente réelles de la section prolongée, plutôt que de simplement multiplier le temps du tronçon principal par un coefficient, car la répartition des pentes sur un col est généralement plus concentrée et plus raide.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : un défi où « le paysage prime »

Pour les cyclistes taïwanais, l’intensité des pentes autour du Zugspitze n’a rien de particulièrement impressionnant — une pente moyenne de 5 à 6 %, ce qui, transposé aux parcours familiers de Taïwan, se situe à peu près entre le niveau du tronçon de Macao sur la route Yangjin et celui du temple Zhinan à Maokong, une gamme que les cyclistes de niveau intermédiaire peuvent absorber sans difficulté. Sa véritable valeur ne réside pas dans le « dépassement de ses limites », mais dans le fait « d’obtenir, à un coût physique relativement abordable, un choc visuel digne des Alpes » — ce qui est très différent des défis géants comme Wuling ou le mont Hehuan, qui exigent un long cumul de dénivelé à haute altitude.

Si vous êtes déjà capable d’effectuer régulièrement l’aller-retour de la route Beiyi ou du col de Fengguizui, le seuil physique des parcours autour du Zugspitze devrait être largement à votre portée. Vous pouvez alors consacrer davantage d’énergie à admirer les paysages en chemin, prendre des photos souvenirs et vivre l’expérience particulière de franchir la frontière germano-autrichienne. En revanche, si votre objectif est un défi purement physique, cet itinéraire risque de vous laisser sur votre faim — il est alors conseillé d’ajouter le prolongement vers le col de Fern, ou d’organiser un itinéraire de plusieurs jours dans les Alpes pour enchaîner d’autres ascensions réputées des environs.

Plus fondamentalement, le défi de Wuling, bien connu des cyclistes taïwanais, possède une philosophie intérieure complètement opposée à celle des parcours autour du Zugspitze : Wuling est un itinéraire de satisfaction qui consiste à « se battre jusqu’au bout et conquérir de ses propres mains le point culminant », tandis que les environs du Zugspitze relèvent d’un itinéraire d’expérience qui consiste à « accepter l’impossibilité d’atteindre le sommet et à se tourner vers la jouissance du parcours et du paysage ». Ces deux philosophies du cyclisme n’ont pas de supériorité ou d’infériorité intrinsèque, mais si vous arrivez au Zugspitze avec l’obsession de « devoir absolument atteindre le point le plus haut », vous risquez fort de ressentir de la déception ; à l’inverse, si vous parvenez à ajuster votre état d’esprit et à considérer ce voyage comme une « découverte des Alpes » plutôt qu’une « mission d’ascension », vous apprécierez d’autant mieux le véritable charme de cet itinéraire — cette sensation singulière d’être encerclé par d’immenses massifs tout en restant humblement au pied de la montagne, une expérience que de nombreux itinéraires purement axés sur les chiffres de dénivelé ne peuvent pas offrir.

Conseils pratiques pour s’y rendre à vélo

  • Choix de la saison : l’été (juin à septembre) est la période la plus idéale pour s’y rendre ; les routes de montagne sont dans un état stable et le lac Eibsee arbore sa teinte vert émeraude la plus envoûtante sous le soleil estival. En hiver, certaines routes de montagne peuvent être fermées en raison des chutes de neige ; il est impératif de consulter les annonces des autorités de gestion routière locales avant de planifier.
  • Préparation pour la sortie transfrontalière : l’Allemagne et l’Autriche appartenant toutes deux à l’espace Schengen, aucune formalité de passage de frontière n’est nécessaire, mais il reste recommandé d’emporter une pièce d’identité pour contrôle et de prêter attention aux différences subtiles entre les deux pays en matière de signalisation routière et de limitations de vitesse.
  • Liaisons de transport : Garmisch-Partenkirchen dispose d’un réseau ferroviaire complet relié à Munich, ce qui en fait le point d’entrée et de sortie le plus pratique de la région, avec également des services complets de location et de transport de vélos.
  • Lecture météorologique : la météo au sommet du Zugspitze change extrêmement rapidement ; même si le ciel est dégagé au pied de la montagne, le sommet peut être enveloppé de nuages ou de neige. Avant le départ, il est conseillé de consulter les prévisions météorologiques de montagne en temps réel et de se fier principalement aux conditions météo réelles au pied de la montagne (après tout, votre itinéraire ne vous mènera pas réellement au sommet).

Préparation à l’entraînement et configuration de l’équipement

Bien que l’intensité des pentes des itinéraires autour du Zugspitze soit modérée, si vous envisagez d’enchaîner avec le prolongement vers le col de Fern, il est recommandé de préparer votre entraînement sur une base « endurance longue durée » plutôt que sur de simples intervalles à haute intensité. Dans les 6 à 10 semaines précédant le départ, accumulez progressivement des sorties de deux à trois heures consécutives ou plus à intensité faible à modérée, afin d’habituer votre corps à produire un effort stable sur la durée ; dans les 3 à 5 semaines précédant le départ, ajoutez des séances d’intervalles simulant l’intensité des montées, pour adapter votre organisme à une charge soutenue dans la plage de pentes de 5 à 8 %. Rappel concernant les différences individuelles : l’organisation de l’entraînement doit impérativement être progressive en fonction de votre condition physique de base. En cas de maladie cardiovasculaire, d’antécédents de blessures articulaires ou d’autres maladies chroniques, consultez d’abord un professionnel de santé pour une évaluation avant d’entreprendre un entraînement à haute intensité ; si, pendant l’entraînement ou la sortie, vous ressentez une oppression thoracique, des palpitations anormales, des vertiges, une vision floue ou d’autres signes d’alerte médicale, arrêtez immédiatement et consultez un médecin. Les recommandations d’entraînement de cet article sont fournies à titre indicatif uniquement et ne sauraient remplacer une évaluation médicale professionnelle.

Côté configuration de l’équipement, comme cet itinéraire présente des pentes relativement douces mais peut s’étendre vers des sections de col à plus forte circulation, le choix du braquet doit concilier confort en montée et efficacité de croisière sur le plat — un plateau compact standard (34/50D) associé à une cassette arrière d’environ 28–30D couvre la plupart des besoins du parcours. Si vous prévoyez de prolonger jusqu’au col de Fern, sachez que cette section est très fréquentée et que certaines accotements sont étroits : optez pour des vêtements de cyclisme aux couleurs bien visibles et vérifiez le bon fonctionnement de vos feux avant et arrière. Même en journée, il est conseillé d’activer les feux de jour pour améliorer votre visibilité. Concernant la pression et la largeur des pneus, étant donné les nombreux tronçons partagés entre piétons et véhicules autour du lac Eibsee (sentiers et parkings), une largeur de 25–28 mm offrira une meilleure stabilité et un meilleur confort.

Comparaison transversale avec d’autres itinéraires au pied des Alpes

En replaçant les environs du Zugspitze dans le système de coordonnées des itinéraires alpins, on comprend plus clairement son positionnement unique. Voici une comparaison avec plusieurs itinéraires que les lecteurs connaissent peut-être déjà (les chiffres sont des valeurs approximatives, chaque source utilisant des méthodes de mesure différentes — ils sont donnés à titre indicatif uniquement) :

Nom de l’itinéraire Longueur approximative Pente moyenne approximative Niveau de difficulté
Environs du Zugspitze (section Eibsee) Environ 10 km Environ 5–6 % Modéré à doux, orienté paysage
Prolongement du col de Fern La section du col elle-même fait quelques kilomètres Jusqu’à environ 8 % Modéré, attention au trafic
Route alpine du Grossglockner (Autriche) Environ 19 km Niveau moyen à élevé Longue ascension alpine, véritable sommet
Col de Nufenen (Suisse) Longue distance Raide sur toute la longueur, sans répit Endurance de très haute intensité

On voit clairement que les environs du Zugspitze, en termes d’intensité des pentes, sont loin derrière des ascensions « véritablement au sommet » comme le Grossglockner ou le col de Nufenen. Leur valeur réside dans le « rapport qualité-prix entre paysage et effort physique » — avec des pentes relativement accessibles, on obtient une expérience de cyclisme qui permet de ressentir pleinement la majesté du massif alpin. C’est aussi pourquoi de nombreux planificateurs d’itinéraires alpins de plusieurs jours placent les environs du Zugspitze avant ou après les journées de forte ascension, comme section tampon pour réguler le corps et l’esprit.

Rappels de sécurité

Bien que les environs du Zugspitze ne comportent pas de sections routières à très haute altitude, il s’agit néanmoins d’un terrain typique du piémont alpin, et plusieurs points méritent votre attention : les changements météorologiques soudains sont l’un des plus grands défis de cette région. Les orages d’après-midi en montagne sont très fréquents et, en raison des effets de relief, l’intensité des précipitations peut être bien supérieure à ce que l’on attend en plaine. Il est recommandé d’emporter une veste imperméable légère et de chercher un abri dès les premiers signes de dégradation du temps. Différences de règles de circulation transfrontalières : bien que les systèmes routiers allemand et autrichien soient similaires, il existe des écarts sur certains panneaux et limitations de vitesse. Si vous prolongez votre sortie vers des sections très fréquentées comme le col de Fern, soyez particulièrement attentif aux mouvements des poids lourds et des bus touristiques, et choisissez des créneaux horaires et des tronçons où les accotements sont plus larges.

L’affluence touristique autour du lac est considérable en haute saison estivale. Les parkings et sentiers autour de l’Eibsee sont souvent très fréquentés et mêlent piétons et véhicules : à l’approche, réduisez votre vitesse et redoublez de vigilance pour éviter toute collision avec des piétons ou des véhicules en stationnement temporaire. Par ailleurs, les écarts de température entre le jour et la nuit sont marqués en montagne : même si la température diurne est agréable, elle peut chuter brutalement en début de matinée et en fin de journée. Surtout si vous prévoyez une sortie longue ou un prolongement vers des sections plus élevées, prévoyez suffisamment de vêtements chauds et coupe-vent pour éviter l’hypothermie due à la chute de température ressentie dans les descentes.

Points clés et liste d’actions

  • Accepter le fait de « ne pas atteindre le sommet » : l’essence de l’expérience cycliste autour du Zugspitze réside dans le réseau routier au pied de la montagne, et non dans l’ascension du sommet — ajustez vos attentes mentales pour vraiment profiter de cette sortie.
  • L’Eibsee est le point culminant visuel de l’itinéraire : l’eau vert émeraude face à l’immense paroi montagneuse mérite que l’on s’y attarde pour prendre le temps de s’arrêter et de photographier.
  • Le prolongement vers le col de Fern permet d’allonger le niveau de difficulté : mais soyez attentif au trafic et à la sécurité routière — les heures creuses sont plus idéales.
  • Faites de Garmisch-Partenkirchen votre camp de base : la liaison ferroviaire est pratique et vous pourrez en profiter pour découvrir le charme d’un village traditionnel bavarois.
  • Basez votre lecture météo sur les conditions réelles au pied de la montagne : le temps au sommet change rapidement et n’a pas de lien direct avec votre itinéraire — ne laissez pas les prévisions du sommet influencer excessivement vos décisions.
  • En cas de sortie transfrontalière, soyez attentif aux différences de signalisation : bien qu’il n’y ait pas d’obstacle au passage entre l’Allemagne et l’Autriche, les détails du code de la route méritent votre attention.

Pour les cyclistes taïwanais, les environs du Zugspitze ne constituent peut-être pas un exploit à exhiber comme « j’ai conquis le plus haut sommet d’Allemagne », mais ils offrent une autre forme de valeur — avec un effort physique relativement modéré, on obtient une expérience de cyclisme entourée par le massif alpin, alliant lacs et paysages de montagne. C’est une excellente « étape paysagère de transition » entre les fortes ascensions d’un itinéraire alpin de plusieurs jours.

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