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Arbitrage entre petit-déjeuner et entraînement à jeun : comment planifier les horaires de repas selon les différents programmes

健康與醫學

À 5 h 30 du matin, le réveil sonne. À 6 h 30, il faut partir travailler. Entre les deux, cette heure est la seule fenêtre où vous pouvez vous entraîner. Vous êtes devant le réfrigérateur, deux voix se bousculent dans votre tête : si je mange, j’ai peur d’avoir l’estomac lourd et de ne pas pouvoir pédaler ; si je ne mange pas, j’ai peur de manquer d’énergie en cours de route.

C’est le dilemme quotidien le plus réel pour les cyclistes et coureurs salariés de Taïwan, et il n’y a pas de réponse standard — car la bonne réponse dépend de ce que vous allez faire comme entraînement. Même si vous partez à 6 h du matin, une sortie aérobie tranquille le long de la rivière et une série d’intervalles de quatre minutes n’exigent pas du tout le même niveau de nutrition.

Cet article traite de la question du « moment de l’alimentation » en elle-même : dans quel état se trouve le corps après une nuit, combien de temps il faut pour que la nourriture fasse effet, quels entraînements peuvent se faire à jeun, lesquels ne le peuvent absolument pas, et quelles solutions pragmatiques existent dans une réalité où le temps manque toujours.

I. Après une nuit de sommeil, dans quel état est votre corps ?

Beaucoup pensent que dormir huit heures équivaut à « un réservoir vide ». Cette intuition n’est qu’à moitié juste.

Glycogène musculaire : globalement intact

Pendant le sommeil, les muscles ne travaillent presque pas. Donc, si vous avez dîné normalement la veille, les réserves de glycogène musculaire ne sont pas considérablement épuisées au réveil. C’est la base physiologique qui rend l’entraînement matinal à jeun possible — votre réservoir de carburant principal n’est en réalité pas vide.

Glycogène hépatique : nettement en baisse

Le foie, c’est une autre histoire. Pendant la nuit sans apport alimentaire, le foie doit continuellement libérer du glucose dans le sang pour maintenir l’approvisionnement en sucre du cerveau et des autres tissus. Par conséquent, après une nuit, les réserves de glycogène hépatique diminuent nettement.

Cette différence explique la sensation la plus typique de l’entraînement matinal à jeun : les jambes ont encore de la force (le glycogène musculaire est là), mais la tête est dans le brouillard, la concentration est mauvaise, on a l’impression de « ne pas pouvoir donner le meilleur de soi » (soutien glycémique insuffisant). Le problème du vélo à jeun n’est donc souvent pas un manque de force musculaire, mais une sensation de difficulté au niveau central.

Autres caractéristiques physiologiques matinales

  • Le cortisol est à son pic de la journée : c’est un rythme physiologique normal qui vous réveille et mobilise l’énergie.
  • La température corporelle centrale est basse, les articulations et les muscles sont plus raides : l’entraînement matinal nécessite un échauffement plus long, c’est pourquoi beaucoup trouvent le début de leur séance matinale particulièrement pénible.
  • Légère déshydratation : la perte d’eau respiratoire nocturne et la miction nocturne font que la plupart des gens se réveillent dans un état de légère déficience hydrique. Boire un verre d’eau au réveil est l’étape la moins coûteuse pour tout pratiquant matinal.
  • Le système digestif vient de se réveiller : la vidange gastrique et le transit intestinal sont généralement plus lents tôt le matin, c’est pourquoi certaines personnes peuvent manger des choses habituellement sans problème le matin, mais les ressentir comme une boule dans l’estomac à vélo.

II. Une fois la nourriture ingérée, combien de temps faut-il pour qu’elle fasse effet ?

La clé de la question « est-ce que je vais me sentir mal si je mange » est la vidange gastrique, c’est-à-dire la vitesse à laquelle les aliments passent de l’estomac à l’intestin grêle. Les facteurs qui l’influencent sont assez clairs :

Facteur Effet sur la vidange gastrique Implication pratique
Quantité Plus la quantité est grande, plus c’est lent Le repas pré-compétition doit être petit et pris tôt, plutôt que copieux et pris tard
Teneur en matières grasses Les graisses élevées ralentissent nettement Fritures, beurre en grande quantité, bacon au petit-déjeuner sont déconseillés avant l’entraînement
Teneur en fibres Les fibres élevées ralentissent et augmentent le contenu intestinal Les céréales complètes riches en fibres conviennent au quotidien, pas une heure avant le départ
Protéines Ralentissement modéré Pas besoin d’une grande quantité avant l’entraînement, une portion normale suffit
Concentration (osmolarité) Les liquides trop concentrés ralentissent la vidange Jus concentrés, boissons en poudre très concentrées à diluer avant le départ
Solide ou liquide Les liquides sont généralement plus rapides Quand le temps presse, le liquide est l’option la plus pragmatique
Intensité de l’exercice Plus l’intensité est élevée, moins le flux sanguin intestinal est important, plus la vidange est lente Les séances à haute intensité nécessitent un délai plus long
Différences individuelles et stress Très variable Le stress du jour de course ralentit lui-même la vidange

De ce tableau, on peut déduire un principe simple : moins vous avez de temps à donner à la nourriture, plus ce repas doit être petit, liquide, faible en graisses et en fibres.

Délai avant le départ Forme adaptée Exemples
Plus de trois heures Repas complet Riz ou nouilles + protéines + un peu de légumes, manger normalement
Une heure et demie à deux heures Quantité moyenne, faible en graisses et en fibres Pain blanc avec confiture, riz blanc, bouillie de riz, pain + une portion de protéines
Quarante-cinq minutes à une heure Petite quantité, principalement des glucides Une banane, quelques tranches de pain, un petit bol de bouillie, une barre énergétique
Quinze à trente minutes Petite quantité, facile à absorber Une demi-banane, boisson pour sportifs, jus dilué
Moins de cinq minutes ou après le départ Liquide ou gel Boisson contenant des glucides, à prendre en plusieurs fois en route
Aucun temps du tout Au moins boire de l’eau Un verre d’eau au réveil, emporter des glucides sur soi en route

III. « J’ai mangé et je me sens encore plus mal » : qu’est-ce que l’hypoglycémie réactionnelle ?

Certaines personnes se plaignent : j’ai mangé avant de partir, et peu de temps après le début du vélo, je me sens étourdi et faible, pire qu’à jeun. Ce n’est généralement pas un effet psychologique, mais un phénomène physiologique bien réel.

Le mécanisme est à peu près le suivant : consommer une grande quantité de glucides à absorption rapide peu avant l’exercice fait monter la glycémie et l’insuline. Ensuite, lorsque l’exercice commence, la contraction musculaire elle-même favorise également l’entrée du glucose dans les cellules (cette voie ne nécessite pas d’insuline). Ces deux forces se combinent et peuvent provoquer une baisse temporaire de la glycémie dans les vingt à trente premières minutes après le début de l’exercice.

Quelques précisions pour éviter une panique excessive :

  1. Cela n’arrive pas à tout le monde, les différences individuelles sont importantes.
  2. Dans la plupart des cas, c’est temporaire, la glycémie se stabilise généralement d’elle-même, et cela ne provoque pas nécessairement une baisse de performance.
  3. Cela survient plus facilement dans les cas suivants : grande quantité de sucres simples uniques, début d’une intensité modérée à élevée peu après avoir mangé, et échauffement insuffisant.

Solutions pratiques (choisissez celle qui vous convient) :

  • Manger plus tôt : avancer le moment de l’alimentation à un délai suffisant avant le départ.
  • À l’inverse, manger plus tard : consommer très peu de temps avant le départ (ou après le début de l’échauffement), moment où l’exercice commence déjà à inhiber la sécrétion d’insuline.
  • Choisir une forme mixte : glucides accompagnés d’une petite quantité de protéines ou de graisses pour ralentir l’absorption.
  • Bien s’échauffer : augmenter progressivement l’intensité, cela réduit le risque par rapport à un départ à pleine puissance.
  • Continuer à s’alimenter en route : commencer à consommer de petites quantités de glucides régulièrement après le départ, ne pas attendre de « sentir que quelque chose ne va pas ».

Avertissement particulier : si vous êtes diabétique, ou si vous utilisez des médicaments hypoglycémiants ou de l’insuline, les variations de glycémie avant et après l’exercice doivent être planifiées individuellement par votre équipe médicale. Tout le contenu de cette section ne s’applique pas à une utilisation autonome. Veuillez impérativement discuter avec votre médecin de la combinaison exercice, médicaments et alimentation.

IV. L’entraînement à jeun : ce qu’il apporte, et ce qu’il n’apporte pas

La définition de « l’entraînement à jeun » dans le milieu est en réalité assez floue — certains considèrent que boire un café noir sans sucre est à jeun, d’autres disent être à jeun après avoir mangé une demi-banane. Clarifions d’abord la définition : ici, cela signifie commencer l’entraînement sans avoir consommé aucun aliment contenant des calories depuis le réveil.

Son attrait théorique

Il provient principalement de deux directions : d’une part, dans un état de glycogène faible, la proportion d’oxydation des graisses est plus élevée ; d’autre part, le faible taux de glycogène peut lui-même servir de signal pour certaines adaptations. Toute cette logique (ce qu’on appelle le train low) a ses détails et ses controverses, et ce site y a déjà consacré un article dédié, je ne le répéterai pas ici.

Mais il faut être honnête sur plusieurs points

  • « Brûler plus de graisses sur le moment » ne signifie pas « perdre plus de graisses à long terme ». Les changements de masse grasse sont principalement déterminés par le bilan énergétique total sur une période, pas par la proportion de carburant utilisée pendant une séance donnée.
  • La haute intensité est nécessairement dégradée. Dans un état de glycogène faible, il est très difficile de produire la qualité requise pour une séance d’intervalles. Faire de la haute intensité à jeun, c’est généralement perdre sur les deux tableaux : l’intensité n’y est pas, et en plus on est épuisé.
  • Plus la durée s’allonge, plus le risque augmente. Un entraînement long à jeun peut facilement évoluer vers « un état de déficit énergétique permanent pendant l’entraînement », ce qui est lié au risque de faible disponibilité énergétique.
  • Immunité et humeur. S’entraîner longtemps dans un état de déficit énergétique peut entraîner des petits maux plus fréquents, un sommeil dégradé et une humeur morose.
  • Risque de troubles alimentaires. Pour certaines personnes, « l’entraînement à jeun » peut devenir une porte d’entrée pour rationaliser la restriction alimentaire. Si vous constatez que vous commencez à avoir peur de manger avant l’entraînement, ou que vous utilisez l’exercice pour « compenser » la nourriture ingérée, c’est un signal d’alarme à prendre au sérieux, veuillez demander de l’aide professionnelle.

Qui ne devrait surtout pas adopter l’entraînement à jeun sans discernement

  • Les personnes en perte de poids dont l’apport calorique est déjà faible
  • Les personnes ayant des antécédents de troubles alimentaires ou une tendance associée
  • Les athlètes féminines (surtout si des modifications du cycle menstruel sont déjà apparues)
  • Les adolescents (qui doivent en même temps soutenir leur croissance et leur développement)
  • Les personnes diabétiques ou atteintes d’autres maladies affectant la régulation de la glycémie
  • Les personnes souffrant d’anémie, de maladies thyroïdiennes ou d’autres conditions affectant le métabolisme énergétique

V. Classification selon le type de séance : quand manger et combien

C’est le tableau le plus pratique de cet article. La logique de décision ne repose que sur deux variables : la durée et le besoin d’intensité.

Type de séance Recommandation alimentaire Raison
Sortie facile courte / footing de récupération (environ une heure ou moins, faible intensité) Peut se faire à jeun, boire de l’eau au réveil suffit Glycogène musculaire suffisant, besoin d’intensité faible, charge centrale légère
Aérobie de durée moyenne (environ une à deux heures, principalement en Z2) Petite quantité de glucides avant le départ, ou commencer à s’alimenter après le départ Le système central a besoin d’un peu de soutien glycémique pour éviter une chute en fin de séance
Endurance longue (plus de deux heures) Manger avant le départ et s’alimenter en continu en route, les deux sont nécessaires Le glycogène hépatique ne suffit pas pour tenir toute la durée
Intervalles à haute intensité, séance clé de montagne Absolument manger, et laisser suffisamment de temps de digestion La haute intensité dépend énormément des glucides ; à jeun, c’est gâcher la séance
Compétition ou simulation de course Repas pré-compétition complet + ravitaillement selon le plan établi Le jour de course, on ne teste rien de nouveau
Musculation Il est recommandé de manger, au moins une portion de glucides et de protéines Les besoins en intensité et en système nerveux sont élevés, le jeûne nuit à la qualité
Entraînement technique (virages, entraînement en peloton) Petite quantité suffit, mais pas complètement à jeun Nécessite concentration et capacité de jugement
Longue sortie avec beaucoup de descentes ou par temps froid Absolument manger et s’alimenter en route Le froid inhibe la soif et l’appétit, on risque de ne pas assez s’alimenter

En résumé : plus l’intensité est élevée et plus la durée est longue, moins il y a de place pour le jeûne.

VI. Le temps ne suffit jamais : solutions pratiques pour les salariés

La théorie est belle, mais vous n’avez qu’une heure. Voici ce qui est réellement faisable.

Solution 1 : tout préparer la veille

Mettez ce que vous devez manger sur la table, remplissez les bidons et mettez-les au réfrigérateur, sortez l’équipement. Les dix minutes ainsi gagnées sont exactement dix minutes de digestion en plus.

Solution 2 : boire et manger dès le réveil, avant tout

Dès le réveil, buvez de l’eau et avalez la petite portion prévue, puis enchaînez avec l’habillage, le gonflage des pneus, les toilettes, la sortie du vélo. Quand vous franchissez enfin la porte, la nourriture est déjà dans l’estomac depuis quinze à vingt minutes. C’est le réajustement d’ordre le plus négligé, mais au rendement le plus élevé.

Solution 3 : privilégier le liquide

Quand le temps est extrêmement court, les glucides sous forme liquide (boissons sucrées, jus dilués, boissons glucidiques en poudre) se vident plus vite, ne nécessitent pas de mastication, et hydratent au passage. C’est l’option la plus pragmatique.

Solution 4 : fractionner l’alimentation

Pas besoin de tout avaler avant le départ. Vous pouvez diviser en « une petite portion avant le départ » + « une petite portion vingt minutes après le début du vélo ». C’est particulièrement efficace pour ceux qui ont facilement des troubles digestifs, et cela réduit aussi les chances d’hypoglycémie réactionnelle.

Solution 5 : accepter « l’imparfait mais régulier »

Un programme ordinaire de quatre jours d’entraînement stables par semaine vaut bien plus qu’un plan où l’on veut la perfection mais où l’on ne s’entraîne que deux jours. Il en va de même pour la nutrition.

Options concrètes dans le contexte taïwanais

Situation Options possibles Points d’attention
À la maison, environ une heure avant le départ Pain blanc avec confiture, bouillie de riz, céréales avec lait Éviter les aliments riches en graisses et en fibres, comme les beignets, les grandes quantités de noix, le pain complet riche en fibres
À la maison, quinze minutes avant le départ Une demi-banane à une banane, un petit verre de boisson sucrée Contrôler la quantité, ne pas tout avaler d’un coup parce qu’on est pressé
Supérette (sur le chemin en sortant) Onigiri, pain, banane, lait de soja, boisson pour sportifs Attention à la garniture de l’onigiri si elle est riche en graisses ; la mayonnaise ralentit la vidange
Petit-déjeuner de style taïwanais (plus adapté après l’entraînement) Crêpe aux œufs, pain grillé avec œuf, zongzi, lait de riz Manger cela avant le départ risque d’être trop gras et trop copieux, plus adapté comme repas de récupération
Petit-déjeuner complet avant une longue sortie (avec deux à trois heures de délai) Riz ou nouilles + une portion de protéines + un peu de fruits C’est la seule situation où « manger un vrai repas normal » est adapté
Vraiment aucun temps Un verre d’eau + emporter des glucides sur soi, à prendre en route Au moins ne pas partir sans avoir bu d’eau

VII. Le problème en miroir : home-trainer le soir et course nocturne

L’été taïwanais est trop chaud, l’hiver la nuit tombe tôt, beaucoup de gens s’entraînent en réalité le soir. Le problème de l’alimentation pour l’entraînement du soir est l’inverse du matin : ce n’est pas « manger ou ne pas manger », mais « combien de temps après le dîner ».

Combien de temps après le dîner peut-on s’entraîner ?

En général, après un dîner de taille normale, il faut un intervalle significatif (plus c’est gras et copieux, plus il faut attendre). Si votre entraînement est fixé le soir, deux approches pratiques sont possibles :

  1. Laisser un délai suffisant après le dîner avant de s’entraîner, adapté à ceux qui s’entraînent tard et mangent léger.
  2. Diviser le dîner en deux parties : une petite portion de glucides faciles à digérer avant l’entraînement (par exemple une tranche de pain, une banane), puis le repas principal après. C’est particulièrement favorable aux séances à haute intensité, car l’estomac est vide mais le carburant ne manque pas.

Trois considérations supplémentaires pour l’entraînement nocturne

  • Le sommeil : une séance à haute intensité terminée trop tard peut nuire à l’endormissement. Si vous avez ce problème, avancez les séances à haute intensité et gardez le soir pour la faible intensité.
  • La caféine : la caféine prise avant l’entraînement persiste plusieurs heures, soyez particulièrement prudent le soir.
  • Le ravitaillement après l’entraînement ne doit pas être négligé, mais ne doit pas non plus être excessif : une portion de glucides faciles à digérer et de protéines avant le coucher suffit généralement, pas besoin d’un grand repas tard dans la nuit.

Travailleurs en horaires décalés

Le travail posté perturbe tous les rythmes d’alimentation et d’entraînement. Le principe est de s’organiser en fonction de « combien de temps après le réveil » plutôt que « à quelle heure » : placez l’entraînement dans votre propre « journée », et maintenez une cohérence dans l’ordre des repas.

VIII. Jour de course : remonter à partir de l’heure du départ

L’entraînement peut être flexible, pas la course — l’heure du départ est fixe, vous ne pouvez que remonter en arrière. Les heures de départ des courses à pied et cyclistes à Taïwan varient énormément, de l’aube avant le lever du jour à presque midi, un même repas pré-course ne peut pas convenir à tous.

La logique de remontée est la suivante : déterminer l’heure du départ → décider à combien d’heures avant doit se situer le dernier « vrai repas » → insérer une petite collation entre les deux si nécessaire → laisser une période tampon où l’on ne boit que des liquides avant le départ.

Heure de départ Organisation du repas principal Collation intermédiaire Pièges courants
Tôt le matin (départ avant le lever du jour) Après le réveil, prendre une petite portion de glucides faciles à digérer Petite quantité de glucides liquides avant le départ Vouloir « bien manger » en avalant un petit-déjeuner complet en très peu de temps, et partir avec l’estomac pas encore vidé
Le matin (départ deux à trois heures après le réveil) Après le réveil, prendre un petit-déjeuner normal faible en graisses et en fibres Petite quantité environ une demi-heure avant le départ Avoir mangé un gros repas trop tard la veille, et ne pas avoir d’appétit le matin
Départ proche de midi Petit-déjeuner normal, puis une petite collation Complément de glucides liquides un certain temps avant le départ Après le petit-déjeuner, attendre plusieurs heures sans manger, et le glycogène hépatique a déjà baissé au départ
Départ l’après-midi ou en fin de journée Petit-déjeuner normal et déjeuner léger Une collation deux à trois heures avant le départ Déjeuner trop gras et trop copieux, ou anxiété toute l’après-midi au point de n’oser rien manger

Quelques rappels supplémentaires :

  • Le temps d’attente avant le départ est souvent sous-estimé. Beaucoup d’épreuves exigent d’arriver en avance, de déposer les affaires, de se placer dans la zone de départ, et le temps passé debout à attendre dans la zone peut être considérable. Ce temps consomme votre glycémie, et le stress accélère cette consommation. Par conséquent, « l’heure d’arrivée » n’est pas « l’heure de l’alimentation », il faut quand même se ravitailler.
  • Le stress lui-même ralentit la vidange gastrique. Cela signifie que le jour de course, le délai auquel vous êtes habitué à l’entraînement doit peut-être être encore élargi.
  • Le rythme des toilettes doit aussi être intégré au plan. Les aliments riches en fibres, la caféine en grande quantité et le stress pré-course affectent tous le transit intestinal. Le jour de course n’est pas le moment d’essayer un nouveau petit-déjeuner riche en fibres.
  • Lors des épreuves matinales par temps froid, beaucoup ne ressentent aucune soif, ce qui fait qu’ils ne boivent presque pas d’eau du réveil au départ. L’hydratation sur cette période doit être planifiée, pas laissée à la sensation.

IX. Erreurs courantes et corrections

Erreur 1 : confondre « entraînement à jeun » et « ne pas manger avant l’entraînement »

Le premier est une méthode d’entraînement intentionnelle, avec un cadre et des accompagnements ; le second n’est souvent qu’un manque de temps. Si c’est juste une question de temps, utilisez des liquides, de petites portions, une alimentation fractionnée pour résoudre le problème, sans lui donner le nom d’une méthode d’entraînement.

Erreur 2 : utiliser l’entraînement à jeun pour perdre du poids

Le jeûne ne crée pas magiquement un déficit calorique, mais il sacrifie la qualité de l’entraînement et peut vous pousser à un repas compensatoire copieux à midi. Le levier de la perte de poids réside dans le bilan énergétique total et la cohérence à long terme, pas dans le fait de manger ou non pendant une séance donnée.

Erreur 3 : manger avant le départ des aliments que l’on n’a jamais essayés

Nouvelle barre énergétique, nouveau goût, gel offert par un ami — tout cela doit être testé lors des entraînements habituels. Surtout le jour de course, toute nouveauté est un risque inutile.

Erreur 4 : croire que le café peut remplacer le petit-déjeuner

Le café noir ne fournit pas de carburant. La caféine aide sur la perception de l’effort, mais elle agit sur la « sensation », pas sur l’énergie. Faire de la haute intensité à jeun avec seulement un café, c’est à la fois réduire le carburant et augmenter l’intensité.

Erreur 5 : avoir pris un petit-déjeuner riche en graisses et en fibres, puis s’en prendre à son estomac

Beignets, grandes quantités de noix, céréales complètes riches en fibres, produits laitiers en grande quantité — tout cela est sans problème dans l’alimentation quotidienne, mais la vidange est lente, et c’est inconfortable avant le départ. Ce n’est pas un estomac fragile, c’est un mauvais timing.

Erreur 6 : ne pas boire d’eau du tout avant l’entraînement matinal

Après une nuit, le corps est légèrement déshydraté, et l’entraînement matinal n’offre généralement pas beaucoup d’occasions de s’hydrater. Un verre d’eau au réveil est l’amélioration la moins coûteuse.

Erreur 7 : faire de l’entraînement matinal à jeun une habitude permanente sans surveiller l’apport total

Quelques fois par semaine, pas de problème. Mais si c’est tous les jours à jeun le matin et que vous mangez peu le reste de la journée, cela finit par créer un déficit énergétique. Surveillez les signaux comme la fatigue, la baisse de performance, les modifications du cycle menstruel, la susceptibilité aux rhumes.

X. Signaux d’alerte médicale et avertissement

Arrêtez l’entraînement et consultez un médecin dans les cas suivants :

  • Sueurs froides, tremblements, confusion, ralentissement de la parole ou comportement anormal pendant ou après l’exercice (peut être une hypoglycémie, particulièrement vigilant si vous êtes diabétique)
  • Évanouissement ou quasi-évanouissement, oppression thoracique, douleur thoracique, palpitations
  • Inconfort sévère répété dans les mêmes conditions d’entraînement, même après avoir ajusté le moment de l’alimentation
  • Douleurs abdominales persistantes après avoir mangé, ballonnements sévères, diarrhée, sang dans les selles
  • Perte de poids inexpliquée à long terme, fatigue persistante, blessures fréquentes
  • Modifications du cycle menstruel ou aménorrhée chez les femmes
  • Anxiété intense ou culpabilité liée au fait de « n’oser pas manger avant l’entraînement », ou utilisation de l’exercice pour compenser l’alimentation

Cet article est une information générale à visée éducative et ne remplace pas un diagnostic ou un avis individuel d’un médecin, d’un diététicien-nutritionniste ou d’un autre professionnel de santé. Si vous êtes diabétique ou avez des problèmes de régulation de la glycémie, un reflux gastro-œsophagien, un ulcère gastroduodénal, un syndrome de l’intestin irritable, une maladie cardiovasculaire, ou si vous prenez des médicaments hypoglycémiants, de l’insuline, ou des médicaments affectant le transit intestinal, l’organisation de l’alimentation avant l’entraînement doit être évaluée individuellement par votre équipe médicale. Les femmes enceintes, les adolescents, les personnes âgées et celles ayant des antécédents de troubles alimentaires ne doivent pas non plus appliquer directement les recommandations générales pour adultes. Tout ajustement de l’entraînement doit être progressif, et les différences individuelles sont importantes.

XI. Liste d’actions

  1. D’abord déterminer ce que vous allez faire comme entraînement, puis décider quoi manger. L’intensité et la durée sont les deux seules variables déterminantes.
  2. Boire de l’eau au réveil, c’est le premier geste de tout pratiquant matinal.
  3. Placer l’alimentation avant la préparation de l’équipement, cela équivaut à gagner gratuitement une quinzaine de minutes de digestion.
  4. Moins vous avez de temps, plus ce que vous mangez doit être petit, liquide, faible en graisses et en fibres.
  5. Une sortie facile d’une heure ou moins peut se faire à jeun ; deux heures ou plus, ou toute séance à haute intensité, pas à jeun.
  6. Si vous êtes sujet aux étourdissements, essayez deux directions : manger plus tôt, ou manger plus tard (quasi au moment du départ), les deux ont un fondement physiologique.
  7. L’alimentation fractionnée est une solution sous-estimée : une petite portion avant le départ, une petite portion en route.
  8. Le jour de course, pas de nouveauté, toutes les combinaisons doivent avoir été validées à l’entraînement.
  9. Les pratiquants du soir divisent le dîner en deux parties : une petite portion de glucides avant l’entraînement, le repas principal après.
  10. Considérez l’entraînement à jeun comme un outil et non une habitude, et vérifiez régulièrement que votre apport énergétique total suit le volume d’entraînement.

Pour finir, revenons à ce choix devant le réfrigérateur. Plutôt que de vous reposer la question chaque matin, établissez trois plans fixes : « version sortie facile d’une heure » (eau uniquement), « version pressé » (une banane ou une boisson), « version séance clé » (se lever vingt minutes plus tôt, prendre un petit-déjeuner complet faible en graisses à base de glucides). En faisant correspondre la séance au plan, la décision du matin passe de l’angoisse à l’exécution. Cette approche « décider à l’avance, ne plus réfléchir le jour même » est la clé pour tenir sur le long terme.

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