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Guide complet des ravitaillements en course : gels énergétiques, caféine et boissons pour l'effort, comment les utiliser

賽事分析

Les ravitaillements ne sont pas « plus on en prend, mieux c’est », mais « le bon produit au bon moment »

Les coureurs ont souvent la ceinture remplie de ravitaillements sans savoir le rôle de chacun, ou bien ils en avalent beaucoup sur courte distance, et n’en prennent pas assez sur longue distance. Cet article classe les ravitaillements courants selon « le problème qu’ils résolvent », et propose un cadre d’utilisation selon la distance/la durée — le principe de base étant : tous les ravitaillements doivent d’abord être testés à l’entraînement (entraînement intestinal), et on ne teste rien de nouveau le jour de la course.

Le rôle de chaque ravitaillement

Ravitaillement Problème résolu Utilisation typique
Gel énergétique Glucides en course (évite l’épuisement du glycogène / la chute de glycémie) Absorption rapide, à prendre avec de l’eau
Boisson sportive Glucides + électrolytes + eau (triple action) Apport continu en course, mais attention à l’osmolarité totale
Caféine Réduit la perception de l’effort, combat la fatigue, améliore la performance Avant la course ou en deuxième partie
Sodium / comprimés de sel Apport en sodium pour les fortes transpirations prolongées (équilibre hydrique, réduit le risque d’EAH) Forte chaleur / sueur très salée / ultra-endurance
Solides (barres énergétiques / vraie nourriture) Satiété en ultra-endurance, fatigue gustative, apport énergétique continu Deuxième moitié d’un ultra-trail

Gel énergétique : dosage et timing

  • Pour un marathon complet, viser environ 40–60 g de glucides/hr, pour un semi-marathon 30–40 g/hr (vraiment nécessaire seulement si durée > 90 min).
  • Prendre tôt et régulièrement (par exemple 1 gel toutes les 35–45 minutes), ne pas attendre d’être à plat.
  • À prendre avec de l’eau : un gel très concentré avalé avec une boisson sportive provoque une gêne gastrique due à une osmolarité élevée ; pour la plupart des gens, « gel + eau claire » passe mieux.
  • Sur les longues durées, choisir des sources de glucides multiples (glucose:fructose environ 2:1), ce qui fait passer la limite d’absorption de ~60 à ~90 g/hr.

Caféine : l’un des ergogènes légaux les plus efficaces scientifiquement

  • Dose de référence environ 3 mg/kg de poids corporel (ex. 60 kg ≈ 180 mg), à prendre 45–60 minutes avant la course, ou en garder une partie pour un « coup de boost » en deuxième partie de course.
  • Bénéfices : réduit la perception subjective de l’effort, combat la fatigue, peut améliorer la performance d’endurance (forte variabilité individuelle).
  • Tolérance à tester impérativement à l’entraînement : certaines personnes ont des troubles gastro-intestinaux, des palpitations, de l’anxiété ; prudence pour les personnes sensibles à la caféine ou ayant des problèmes de sommeil / de rythme cardiaque.

Boisson sportive vs eau + gel

La boisson sportive règle d’un coup glucides + électrolytes + eau, c’est pratique ; mais vous ne contrôlez ni la concentration ni le choix des boissons aux ravitaillements. Stratégie courante sur longue distance : apporter ses propres gels (contrôle des glucides) + eau des ravitaillements (contrôle de l’hydratation) + sodium selon les besoins, c’est plus maîtrisable que de dépendre entièrement de boissons inconnues sur place. Sur courte distance (≤ 60 min), de l’eau claire ou selon la soif suffit généralement, pas besoin de glucides/électrolytes spécifiques.

Cadre rapide selon la distance

Distance Stratégie de ravitaillement
5K/10K Alimentation normale avant course ; généralement aucun ravitaillement en course (caféine possible avant course, seulement si testée)
Semi-marathon Repas avant course + (caféine optionnelle) ; 1–2 gels avec de l’eau en course (si > 90 min)
Marathon Glycogène avant course + caféine ; gels réguliers en course 40–60 g/hr + eau + (sodium si forte chaleur)
Ultra Glucides multi-sources, alternance solide/liquide, sodium régulier, gestion du goût (voir l’article dédié sur le ravitaillement en ultra)

Entraînement intestinal (le plus souvent négligé)

La capacité de l’intestin à absorber les glucides peut s’entraîner. 6 à 8 semaines avant la course, lors des sorties longues / aux allures de course, manger au « taux d’apport cible » pour augmenter le transport des sucres, identifier les produits tolérés et le meilleur moment pour avaler. Règle d’or le jour de la course : ne rien manger qui n’ait pas été testé, y compris les produits inconnus distribués aux ravitaillements.

Sécurité et erreurs courantes

  • Avaler des gels en quantité sur courte distance → inutile et alourdit l’estomac.
  • Gel sans eau ou avalé avec une boisson sportive → gêne gastrique due à l’osmolarité élevée.
  • Essayer la caféine pour la première fois le jour de la course → palpitations / troubles digestifs qui ruinent la course.
  • Prendre les comprimés de sel comme remède miracle contre les crampes → les crampes sont surtout dues à la fatigue neuromusculaire, et un excès de sodium / un déséquilibre hydrique comporte des risques.

Point de vue d’entraîneur : les ravitaillements ne sont pas là pour se rassurer, chacun doit répondre à un problème précis — le gel apporte du sucre, la caféine trompe le cerveau, le sodium gère l’équilibre hydrique. L’erreur la plus coûteuse reste toujours « essayer pour la première fois le jour de la course ». Traitez le ravitaillement comme une technique à répéter : commencez à entraîner votre estomac huit semaines avant la course, pour ne pas être trahi par vos propres intestins le jour J.

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