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La quête de points de l'Euskaltel-Euskadi à Taïwan : une expédition parfaite de 127 points UCI

賽事分析

De Bilbao à Taipei : un voyage de 10 000 kilomètres pour des points

Vous vous demandez peut-être : pourquoi une équipe cycliste basque espagnole ferait-elle tout ce chemin pour venir courir à Taïwan ?

La réponse est très concrète : les points UCI.

La crise des points

Euskaltel-Euskadi occupait seulement la 49ᵉ place du classement UCI par équipes fin 2025. Or, pour conserver son invitation sur les trois Grands Tours (Tour de France, Tour d’Italie, Tour d’Espagne), il faut au minimum se hisser dans le top 30.

Pour une équipe dont l’identité repose sur la fierté de la culture basque, perdre sa place sur les Grands Tours équivaudrait à perdre son âme.

La mission taïwanaise

En tant qu’épreuve UCI 2.1 du circuit asiatique, le Tour de Taïwan offre des points moins généreux que les courses européennes de premier plan, mais la concurrence y est relativement plus faible — c’est un « terrain de chasse aux points » au rapport qualité-prix imbattable.

Et la performance d’Euskaltel a été tout simplement parfaite :

Élément remporté Détail Points UCI
Victoire d’étape Hennequin (5ᵉ étape) Conséquent
3ᵉ du classement général Jordi Lopez (+0:06) Conséquent
Maillot vert du classement par points Hennequin Points bonus
Classement général par équipes 41:15:02 Points par équipe
Total 127 points

127 points ! Cela équivaut presque à la production totale de points de leur saison 2025.

Le retour sur investissement

Faisons le calcul :

  • Billets d’avion : Bilbao → Taipei, aller-retour, environ 800 à 1 000 € par personne
  • Hébergement : 5 jours de course + période d’acclimatation, soit environ 7 à 10 jours
  • Logistique : transport du matériel, mécaniciens, voitures d’équipe, etc.
  • Investissement total : estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros

En échange, ces 127 points UCI — pour obtenir un total équivalent sur des épreuves européennes, il aurait fallu briller sur plusieurs courses bien plus disputées.

Vu sous cet angle, le voyage à Taïwan affiche un retour sur investissement digne du « meilleur cas d’école commercial du Tour de Taïwan ».

La régularité de Jordi Lopez

L’espoir du classement général de l’équipe, Jordi Lopez Caravaca, a fait preuve d’une grande régularité tout au long de la course :

  • 1ʳᵉ étape : prise de points au sprint
  • 2ᵉ étape : accroché au groupe des grimpeurs
  • 3ᵉ étape : victoire au premier sprint intermédiaire
  • Finalement 3ᵉ du classement général, à seulement 6 secondes du maillot jaune

Ces 6 secondes d’écart laissent des regrets, mais les points de la médaille de bronze au classement général restent conséquents.

La révélation personnelle d’Hennequin

Pour Paul Hennequin, 23 ans, ce voyage à Taïwan a marqué un tournant dans sa carrière :

  • Première victoire au classement par points (maillot vert)
  • Première victoire d’étape sur le Tour de Taïwan
  • Plusieurs étapes terminées dans le top 3

Au-delà des points, ces résultats constituent le meilleur CV pour prouver sa valeur à la direction de l’équipe.

Une leçon pour les autres équipes

La stratégie taïwanaise d’Euskaltel offre un modèle aux autres équipes professionnelles européennes :

  1. Évaluer ses besoins en points : savoir précisément combien de points il vous faut
  2. Choisir des courses au meilleur rapport qualité-prix : les épreuves UCI asiatiques sont généralement moins disputées que les européennes
  3. Aligner une équipe compétitive : on ne vient pas en vacances, on vient chercher des points
  4. Multiplier les objectifs : viser à la fois les victoires d’étape, le classement général, les classements annexes et le classement par équipes

En 2026, Euskaltel-Euskadi pourrait bien être le grand gagnant du Tour de Taïwan — non pas parce qu’il aura remporté le plus de trophées, mais parce qu’il aura atteint son objectif à Taïwan avec la plus grande précision.

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