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Intégration de l'entraînement du core pour la course à pied : comment insérer deux séances hebdomadaires de 20 minutes dans votre plan

單車訓練

Intégration de l'entraînement du gainage pour la course à pied : comment insérer 2 séances de 20 minutes par semaine

Introduction

« Je n’ai qu’à courir plus pour progresser » — cette idée pousse de nombreux coureurs à négliger le gainage. Pourtant, les études sur la course à pied le montrent à maintes reprises : la stabilité des muscles du tronc est le fondement de l’économie de course, et le facteur de prévention essentiel contre les blessures courantes comme le genou, la bandelette iliotibiale ou le bas du dos.

Le gainage ne se limite pas à un « entraînement des abdominaux » : il englobe tout le système de stabilisation du tronc, du diaphragme au plancher pelvien. À chaque foulée, les muscles du tronc doivent maintenir le bassin horizontal, contrôler l’efficacité du balancement des bras et éviter de gaspiller de l’énergie dans des oscillations inutiles du corps. Cet article propose deux séances de gainage de 20 minutes, ainsi que la manière de les intégrer à votre plan hebdomadaire sans alourdir votre charge de temps.

Quels muscles du tronc sont nécessaires pour courir ?

Les muscles du tronc sollicités en course à pied comprennent :

  • Le transverse de l’abdomen (TVA) : le muscle abdominal le plus profond, qui assure la stabilité de base de la colonne vertébrale et du bassin
  • Les multifides : de petits muscles répartis le long de la colonne vertébrale, qui contrôlent la stabilité fine de chaque segment vertébral
  • Le moyen fessier : empêche l’inclinaison latérale du bassin (bascule du bassin) pendant la course, réduisant le valgus du genou et la tension sur la bandelette iliotibiale
  • Le grand fessier : fournit la propulsion en course, le muscle « moteur » le plus important du coureur
  • Les fléchisseurs de la hanche : contrôlent l’efficacité du mouvement de levée de jambe
  • Les obliques (internes et externes) : contrôlent la rotation du tronc, permettant au balancement des bras de ne pas consommer d’énergie superflue

Deux séances de gainage de 20 minutes

Séance A : Gainage de stabilité de base (avant la phase de renforcement)

Axée sur des exercices statiques et des mouvements lents et contrôlés, pour établir les connexions neuromusculaires de base :

Exercice Séries × Répétitions/Durée Points clés
Dead Bug (Insecte mort) 3×10 répétitions (par côté) Bas du dos plaqué au sol, respiration continue
Pont fessier (Glute Bridge) 3×15 répétitions Contracter les fessiers en haut, maintenir 1 seconde
Planche latérale (Side Plank) 3×30 secondes (par côté) Bassin qui ne s’affaisse pas, corps aligné
Bird Dog (Oiseau-chien) 3×10 répétitions (par côté) Pas de rotation du bas du dos, extension lente
Planche abdominale creuse (Hollow Plank) 3×20 secondes Abdomen contracté vers la colonne vertébrale
Pont fessier sur une jambe 2×10 répétitions (par côté) Maintenir le bassin horizontal

Repos : 20 à 30 secondes entre les séries

Durée totale : environ 18 à 22 minutes

Séance B : Gainage fonctionnel dynamique (après la phase de renforcement)

Axée sur des mouvements dynamiques et fonctionnels, plus proches des besoins du tronc en course :

Exercice Séries × Répétitions/Durée Points clés
Marche latérale avec élastique (Lateral Band Walk) 2×15 pas (par direction) Pointes de pieds vers l’avant, genoux poussés vers l’extérieur
Rotation sur une jambe 2×12 répétitions (par côté) Jambe d’appui stable, rotation du haut du corps
Mountain Climber (Grimpeur) 3×20 répétitions (en alternance) Tronc fixe, bassin qui ne monte pas
Fente du coureur + rotation 2×10 répétitions (par côté) En fente, rotation du haut du corps vers la jambe avant
Soulevé de terre sur une jambe (sans charge) 3×10 répétitions (par côté) Jambe arrière alignée avec le corps
Kick-back d’activation des fessiers 2×15 répétitions (par côté) À plat ventre, contracter les fessiers et lever la jambe

Repos : 20 à 30 secondes entre les séries

Durée totale : environ 20 à 25 minutes

Comment l’intégrer à votre plan hebdomadaire

Il existe deux meilleurs moments pour intégrer le gainage :

Option 1 : Immédiatement après la course (recommandé)

Après la phase de retour au calme en fin de séance, le corps est déjà échauffé, c’est le moment idéal pour le gainage :

  • Avantages : pas besoin de prévoir du temps supplémentaire, vous l’exécutez directement au bord de la route ou sur le sol une fois rentré
  • Moment : à faire après une « sortie facile », pas après une séance de vitesse (le corps est déjà fatigué après une séance de vitesse, la qualité des mouvements de gainage est médiocre)

Option 2 : Jour d’entraînement dédié (le matin)

À faire seul, un jour sans course ou le matin avant de courir :

  • Avantages : vous pouvez exécuter le gainage dans les meilleures conditions, avec une qualité de mouvement supérieure
  • Attention : si une séance de vitesse est prévue le même jour, faites le gainage 4 à 6 heures avant la course, pour laisser au système nerveux le temps de récupérer

Exemple d’intégration hebdomadaire (50 km par semaine)

  • Lundi : Repos
  • Mardi : Sortie facile 10 km → Séance A (20 minutes)
  • Mercredi : Séance d’intervalles 9 km
  • Jeudi : Sortie facile 8 km → Séance B (20 minutes)
  • Samedi : Sortie longue 18 km
  • Dimanche : Sortie de récupération facile 8 km

Deux séances de gainage par semaine, soit 40 minutes supplémentaires au total, pour une amélioration significative de l’économie de course et de la prévention des blessures.

Périodisation de l’entraînement du gainage

Le volume de gainage doit également s’adapter au cycle d’entraînement :

  • Phase de base : privilégier la séance A, 2 à 3 fois par semaine, pour établir la stabilité de base
  • Phase de renforcement : privilégier la séance B, 2 fois par semaine, pour améliorer les capacités fonctionnelles
  • Phase de pointe : maintenir 1 à 2 fois par semaine la séance A (version prudente), sans ajouter de pression d’entraînement supplémentaire
  • Phase d’affûtage/Taper : 1 fois par semaine, version courte (10 à 12 minutes), juste pour maintenir les sensations

Conseils pratiques

  • La qualité prime sur la quantité : la qualité de chaque mouvement de gainage est plus importante que le nombre de répétitions ; seule une exécution correcte produit un effet d’entraînement
  • Les débutants commencent par les exercices statiques : si vous n’avez jamais fait de gainage, passez d’abord 3 à 4 semaines uniquement sur la séance A, pour établir les connexions neuromusculaires
  • Le moyen fessier est le muscle le plus négligé par les coureurs : la planche latérale et la marche latérale avec élastique renforcent spécifiquement le moyen fessier, particulièrement efficaces pour prévenir le syndrome de la bandelette iliotibiale et le genou du coureur
  • Ne jugez pas l’efficacité par des « courbatures abdominales » : la sensation d’un bon entraînement du gainage est une « sensation de stabilité », pas une courbature d’un muscle isolé

Conclusion

Deux séances de gainage de 20 minutes par semaine constituent l’investissement au meilleur rapport qualité-prix pour progresser en course à pied. Cela ne vous fera pas courir plus vite directement, mais cela vous permettra de maintenir une posture correcte après 35 kilomètres, de rendre vos séances de vitesse plus efficaces et de rester en bonne santé et sans blessure après une saison d’entraînement. La stabilité du tronc est le fondement de toutes vos capacités de course — posez cette base, et chacun de vos pas sera plus puissant et plus efficace.

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