Sécurité de l'entraînement aérobie maximal chez les adolescents : étude physiologique de l'entraînement à haute intensité chez l'enfant
Cet article s’appuie sur des revues internationales à comité de lecture telles que le Journal of Applied Physiology, Medicine & Science in Sports & Exercise, Sports Medicine et le British Journal of Sports Medicine, pour analyser en profondeur les preuves scientifiques concernant la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » dans le domaine du développement sportif des jeunes. Il intègre également le climat, les compétitions et le contexte culturel sportif propres à Taïwan, afin de proposer des stratégies d’entraînement et de santé fondées sur des données probantes.
Dans le domaine du développement sportif des jeunes, la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » est un sujet à la fois riche sur le plan académique et pertinent sur le plan pratique, mais qui a longtemps été mal compris ou négligé. Les connaissances accumulées par la science du sport au cours des dernières décennies ont principalement porté sur des hommes adultes en bonne santé, ce qui fait que de nombreuses caractéristiques et besoins physiologiques uniques du développement sportif des jeunes n’ont reçu une attention et une recherche systématiques que récemment. En réalité, les adolescents, les femmes et les groupes spécifiques (tels que les personnes âgées, les femmes enceintes et post-partum, et les malades chroniques) diffèrent fondamentalement du « jeune athlète masculin standard » en termes de structure physiologique, d’environnement hormonal, de stade de développement et de contexte de santé. Appliquer directement les principes d’entraînement et les données physiologiques des hommes adultes à ces groupes peut, au mieux, réduire l’efficacité, et au pire, nuire à la santé. C’est précisément pourquoi il est si important de comprendre la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » — cela nous permet de dépasser le mythe de la solution « unique pour tous » et de fournir à différents groupes des orientations scientifiques réellement adaptées à leur physiologie et à leurs besoins. Taïwan évolue vers une société vieillissante, la conscience de l’égalité des genres s’accroît et la participation sportive des jeunes est de plus en plus répandue ; ces tendances rendent l’application locale du développement sportif des jeunes particulièrement pertinente. Cet article vous guidera des mécanismes physiologiques au niveau cellulaire et systémique, en passant par les études empiriques des plus grandes revues internationales, les relations quantitatives dose-effet, les différences de réponse entre les groupes, jusqu’aux applications d’entraînement directement opérationnelles et au contexte local taïwanais. Enfin, nous démystifierons les idées reçues qui circulent depuis longtemps, afin que votre compréhension de la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » repose véritablement sur la science, et non sur des ouï-dire ou des stéréotypes dépassés.
Revue de la littérature académique
Concernant l’exploration scientifique de la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents », le domaine du développement sportif des jeunes a accumulé des preuves rigoureuses et abondantes ces dernières années. Voici une sélection d’études représentatives, chacune ayant sa valeur en termes de conception méthodologique, de population étudiée et de force des conclusions, qui ensemble construisent notre compréhension actuelle :
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Baquet et al. (2003). Revue dans Sports Medicine des études sur l’entraînement par intervalles à haute intensité chez les enfants et les adolescents, confirmant que le HIIT améliore efficacement et en toute sécurité la VO2max des jeunes.
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Armstrong & Barker (2011). Medicine & Sport Science examine le développement de la capacité aérobie chez l’enfant, indiquant que la tolérance physiologique des enfants à l’exercice à haute intensité diffère de celle des adultes mais n’est pas plus dangereuse.
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Costigan et al. (2015). Revue systématique dans le British Journal of Sports Medicine confirmant les bénéfices positifs du HIIT sur la condition cardio-respiratoire et la santé métabolique des adolescents.
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Rowland (2005). Children’s Exercise Physiology expose systématiquement les particularités de la physiologie de l’exercice chez l’enfant, notamment une VO2 relative plus élevée et une récupération plus rapide.
En considérant ces études dans leur ensemble, on constate que l’image scientifique de la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » s’est approfondie au fil des progrès méthodologiques et de la prise de conscience de la « spécificité des groupes ». Les premières études avaient tendance à interpréter les données des adolescents, des femmes ou des groupes spécifiques directement à travers le cadre des hommes adultes, ignorant les différences fondamentales apportées par le stade de développement, le cycle hormonal, le processus de vieillissement ou le contexte pathologique. Les études de haute qualité récentes mettent de plus en plus l’accent sur des méthodes de recherche « conçues sur mesure pour des groupes spécifiques » — analysant les adolescents selon leur maturité biologique plutôt que leur âge chronologique, intégrant le cycle menstruel et la disponibilité énergétique comme variables de contrôle dans les études sur les femmes, et effectuant une évaluation stratifiée de la résistance anabolique et du risque cardiovasculaire chez les personnes âgées. Cette évolution méthodologique nous permet de passer de « considérer les différences comme du bruit » à « faire des différences le cœur de la recherche ». Il convient de noter que ce domaine de recherche est encore confronté à plusieurs défis : le nombre d’études sur les femmes et les groupes spécifiques reste inférieur à celui sur les hommes, et la taille des échantillons est souvent limitée ; le suivi longitudinal (en particulier le développement à long terme des adolescents) est coûteux ; et des considérations éthiques empêchent certaines interventions dans les populations vulnérables. Par conséquent, lors de l’interprétation des conclusions, nous devons à la fois accorder de l’importance aux perspectives spécifiques aux groupes révélées par ces études, et être attentifs au niveau de preuve et à la portée de l’application — une conclusion obtenue dans un groupe d’âge, de sexe ou d’état de santé spécifique ne peut pas nécessairement être extrapolée à d’autres groupes. C’est cette double prudence concernant les différences entre les groupes et la qualité des preuves qui constitue la base de l’application scientifique du développement sportif des jeunes, et c’est aussi la position constante de cet article.
Mécanismes fondamentaux
Concernant la question de savoir si les enfants peuvent effectuer un entraînement à haute intensité, l’essentiel est de comprendre les différences entre la physiologie de l’exercice chez l’enfant et chez l’adulte, plutôt que d’appliquer simplement les contre-indications des adultes. Sur le plan métabolique, les enfants sont davantage orientés vers la fourniture d’énergie aérobie : leur activité des enzymes glycolytiques est plus faible, l’accumulation de lactate est moindre, et leur récupération après un exercice à haute intensité est plus rapide que chez l’adulte. Cela confère aux enfants une « adaptabilité naturelle aux intervalles » dans l’entraînement par intervalles. Sur le plan cardiovasculaire, la VO2max par kilogramme de poids corporel des enfants est similaire, voire supérieure, à celle des adultes, mais comme leur cœur est plus petit, ils maintiennent le débit cardiaque principalement par une fréquence cardiaque plus élevée plutôt que par un volume d’éjection plus important. Cela signifie que la fréquence cardiaque maximale des enfants est plus élevée (pouvant dépasser 200), et que l’utilisation de la formule adulte « 220 moins l’âge » pour estimer la fréquence cardiaque maximale des enfants n’est pas précise. En ce qui concerne la thermorégulation, les enfants ont un rapport surface corporelle/poids plus élevé, une dissipation de chaleur principalement par voie sèche, et des glandes sudoripares immatures ; ils sont donc plus exposés au risque de surchauffe en ambiance chaude. Dans l’ensemble, un entraînement aérobie à haute intensité bien conçu, progressif et avec une récupération suffisante est sûr et bénéfique pour les adolescents, améliorant efficacement la condition cardio-respiratoire et la santé métabolique ; le risque réel provient d’un volume d’entraînement excessif et d’une récupération insuffisante, et non de l’intensité élevée en elle-même. L’essentiel est de surveiller la charge totale, de garantir la récupération et d’éviter les exercices intenses prolongés en ambiance chaude.
Pour véritablement comprendre la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents », il faut revenir au contexte physiologique propre au développement sportif des jeunes : comment un corps en développement, des hormones fluctuantes, des systèmes vieillissants ou les effets de maladies modifient la réponse à l’exercice aux niveaux cellulaire, tissulaire et systémique. Le tableau ci-dessous résume les points d’action de ce sujet à différents niveaux physiologiques, pour vous aider à construire une image complète des mécanismes :
| Niveau physiologique | Mécanismes clés | Implications pour l’entraînement et la santé |
|—|—|—|
| Endocrinien / hormonal | Différences entre groupes dans les hormones sexuelles, de croissance et métaboliques | Influence l’orientation de l’adaptation, la régulation énergétique et la santé reproductive/squelettique |
| Os et muscle | Accumulation/perte de masse osseuse, composition des fibres musculaires et synthèse protéique | Détermine la densité osseuse, le développement de la force et le risque de blessure |
| Cardiovasculaire et métabolique | Remodelage cardiaque, VO2 et caractéristiques spécifiques de l’utilisation des substrats | Influence la performance d’endurance, la récupération et la santé à long terme |
| Nerveux et psychologique | Contrôle neuromusculaire, motivation et besoins psychosociaux | Détermine le développement des compétences, la prévention des blessures et la participation continue |
Il faut particulièrement souligner les deux dimensions que sont le « stade de développement » et les « différences individuelles ». Une même intervention peut produire des effets radicalement différents, voire opposés, selon la maturité, l’âge, le sexe, l’état hormonal ou les conditions de santé — c’est précisément là que le développement sportif des jeunes est le plus susceptible d’être induit en erreur par des recommandations trop simplifiées. Pour les adolescents, par exemple, les effets, les risques et le moment optimal d’un même stimulus d’entraînement diffèrent avant et après le pic de croissance (PHV) ; pour les femmes, la disponibilité énergétique et la fonction menstruelle sont des régulateurs clés derrière de nombreuses réponses physiologiques ; pour les personnes âgées, la résistance anabolique et la vitesse de dégradation donnent une signification différente à l’« intensité du stimulus » par rapport aux jeunes. La « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » mérite d’être explorée en profondeur précisément parce qu’elle peut cibler certains maillons clés du développement sportif des jeunes. Plus on comprend les mécanismes en profondeur, mieux on peut juger « pour qui, à quel stade, quoi faire, et combien », plutôt que d’appliquer aveuglément des règles générales inadaptées. Cette capacité à s’adapter au contexte du groupe et de l’individu est précisément la ligne de partage entre ceux qui comprennent le développement sportif des jeunes et ceux qui s’entraînent à l’aveugle.
Relation dose-effet
Dans le développement sportif des adolescents, le principe de « l’effet dose-dépendant » est fondamental, mais cette dose doit souvent être recalibrée en fonction des caractéristiques du groupe concerné. Une stimulation trop faible n’atteint pas le seuil d’adaptation et ne produit aucun bénéfice ; une charge trop élevée peut dépasser la capacité de compensation de populations vulnérables, entraînant des blessures, des perturbations du développement ou des dommages pour la santé. Le tableau ci-dessous récapitule la relation dose-effet de la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » et constitue la référence quantitative la plus importante pour l’élaboration de programmes d’entraînement et de santé adaptés à des groupes spécifiques :
| Dose / Conditions | État physiologique | Effets et points clés |
|---|---|---|
| Introduction à faible dose | Intervalles courts (15–30 s) avec repos suffisant, 1 à 2 fois par semaine | Accent sur la technique et le plaisir, établir une base aérobie |
| Développement à dose moyenne | Intervalles moyens (1–4 min), 2 à 3 fois par semaine | Amélioration nette du VO2max possible, surveiller le volume total |
| Niveau avancé (post-puberté) | Intervalles structurés et périodisation | Proche du modèle des athlètes juniors, importance de la récupération et du suivi |
| Signaux d’alerte | Fatigue persistante, baisse des performances, perte d’intérêt | Possible surentraînement, réduire le volume et augmenter la récupération |
Comme le montre le tableau ci-dessus, la relation dose-effet dans le développement sportif des adolescents suit souvent une courbe à seuil ou en U inversé : avant d’atteindre la dose efficace, les bénéfices augmentent avec la dose ; mais au-delà d’un certain point critique, non seulement il n’y a aucun bénéfice supplémentaire, mais les risques et les coûts augmentent rapidement — ce qui est particulièrement crucial pour les populations vulnérables (adolescents en pleine croissance, femmes sujettes aux déséquilibres énergétiques, personnes âgées à capacité de compensation réduite). Cela signifie que « trouver la dose optimale pour ce groupe et cet individu » est bien plus important que « rechercher toujours plus et plus intense ». Il est recommandé, dans la pratique, de surveiller en continu les réactions à l’aide d’indicateurs objectifs (performance, récupération, marqueurs de santé, ressenti subjectif) et de calibrer en fonction des caractéristiques du groupe et des données individuelles. Rappel important : la moyenne de groupe d’une étude est un point de départ, pas une fin ; la maturité, l’état hormonal, le contexte de santé et la génétique de chacun entraînent un décalage individualisé de la dose optimale. Seul un calibrage basé sur ses propres données et une évaluation professionnelle permet de traduire en toute sécurité la science collective en prescription individuelle.
Différences entre groupes
L’impact de la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » n’est pas identique pour tous. L’âge et la maturité, le sexe, le niveau d’entraînement, l’état hormonal, les conditions de santé et le bagage génétique modulent tous significativement l’amplitude de la réponse individuelle. Ignorer ces différences et appliquer une recommandation unique est l’une des erreurs les plus courantes et les plus dangereuses dans l’application du développement sportif chez les adolescents.
| Dimension du groupe | Caractéristiques de réponse | Recommandations pratiques |
|---|---|---|
| Débutants vs avancés | Les avancés ont des adaptations matures, une meilleure tolérance mais une marge de progression plus réduite | Les débutants doivent progresser prudemment, établir une base avant d’augmenter la charge |
| Hommes vs femmes | Différences hormonales, de composition corporelle, osseuses et métaboliques | Les femmes nécessitent une évaluation individualisée de l’énergie, du fer et de la santé osseuse |
| Jeunes vs âgés | Les personnes âgées récupèrent plus lentement, ont une résistance anabolique et une dégénérescence accélérée | Les personnes âgées ont besoin d’une intensité de stimulation suffisante mais d’une récupération plus longue et d’un dépistage plus poussé |
| Stade de développement | La maturité influence l’orientation des adaptations, les risques et le calendrier | Planifier l’entraînement selon la maturité biologique plutôt que l’âge |
Concernant les considérations spécifiques à ce sujet : les enfants récupèrent vite et leur tolérance au lactate diffère de celle des adultes ; après la puberté, la capacité glycolytique augmente et se rapproche progressivement du modèle de réponse à haute intensité des adultes. Les filles et les garçons présentent des réponses similaires avant la puberté.
En interprétant les différences individuelles, il faut également se méfier d’un piège statistique : les études rapportent surtout la « réponse moyenne du groupe », mais sous cette moyenne se cachent souvent d’énormes variations individuelles. Dans une même intervention, certaines personnes peuvent être de fortes répondeuses, d’autres ne répondre presque pas. C’est pourquoi, même si une étude montre une « efficacité moyenne », vous devez tout de même combiner évaluation professionnelle et réaction personnelle pour confirmer l’adéquation. Prenons l’exemple des groupes sportifs courants à Taïwan : qu’il s’agisse d’adolescents accablés par les études, de femmes jonglant entre famille et entraînement, ou de personnes d’âge mûr cherchant un vieillissement en bonne santé, comprendre correctement les caractéristiques physiologiques de son propre groupe permet d’éviter les conséquences inefficaces, voire nocives, d’un « copier-coller du programme des autres ». Après avoir compris les différences entre groupes, vous réaliserez que les recommandations véritablement professionnelles en matière de développement sportif des adolescents sont toujours des prescriptions individualisées « selon la personne et selon le stade », et non des slogans universels.
Application pratique à l’entraînement
La théorie doit finalement se concrétiser dans les opérations pratiques d’entraînement et de santé. Voici un cadre pratique pour traduire la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents » en applications concrètes :
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Adaptation au groupe : Toute recommandation d’entraînement ou de santé doit d’abord se demander « cela convient-il à ce groupe ? » — pour les adolescents, l’accent est mis sur le développement et la protection ; pour les femmes, sur l’énergie et la santé osseuse ; pour les personnes âgées, sur la sécurité et le maintien fonctionnel. Les points de départ diffèrent.
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Progression et suivi : Progresser progressivement à partir d’un point de départ adapté, et surveiller en continu les réactions à l’aide d’indicateurs objectifs (performance, récupération, marqueurs de santé) et du ressenti subjectif, en ajustant dynamiquement selon l’état individuel.
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La santé prime sur la performance : Pour les populations vulnérables, la santé à long terme (développement, os, système endocrinien, cardiovasculaire) prime toujours sur la performance à court terme. Il ne faut jamais sacrifier la santé pour un chiffre temporaire.
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Contexte global : L’entraînement n’est qu’une pièce du puzzle ; le sommeil, la nutrition (en particulier la disponibilité énergétique), la récupération, le soutien psychologique et social sont tout aussi essentiels. Une intervention isolée ne peut pas compenser un déséquilibre global.
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Collaboration professionnelle : Face aux adolescents en pleine croissance, aux problématiques de santé spécifiques aux femmes ou aux personnes âgées et aux maladies chroniques, solliciter en temps utile une évaluation collaborative de la part d’entraîneurs, de professionnels de santé, de nutritionnistes et de psychologues est une garantie de sécurité et d’efficacité.
Prenons l’exemple d’une planification concrète : lors de l’élaboration d’un programme, il faut d’abord clarifier les caractéristiques du groupe et le contexte de santé de la personne, puis définir des objectifs, des doses et des indicateurs de suivi raisonnables. L’erreur la plus courante consiste à appliquer directement aux adolescents, aux femmes ou aux personnes âgées ce que l’on voit sur les réseaux sociaux ou chez les élites adultes, en ignorant les différences physiologiques sous-jacentes — c’est précisément ce que le développement sportif des adolescents doit absolument éviter. L’entraînement quotidien et la vie courante constituent le meilleur laboratoire pour observer les réactions du groupe et de l’individu et constituer des données personnalisées.
Il est recommandé d’intégrer un journal d’entraînement et un suivi de santé, en enregistrant les indicateurs clés (comme la croissance et les blessures chez les adolescents, le cycle menstruel et l’état du fer chez les femmes, la force et la récupération chez les personnes âgées) ainsi que le contenu des séances et les réactions corporelles. Après plusieurs semaines à plusieurs mois d’accumulation, la valeur de cette base de données personnalisée dépassera de loin celle de n’importe quel guide générique. Par ailleurs, ne négligez pas la « récupération et le développement à long terme », un aspect souvent sous-estimé — pour les populations vulnérables, rechercher à tout prix des progrès à court terme au détriment de la récupération et de la santé mène souvent à des blessures, de l’épuisement ou des problèmes de santé, interrompant ainsi le moteur du progrès à long terme. En prenant sérieusement l’adaptation au groupe et la priorité à la santé comme principes fondamentaux de l’entraînement, vos résultats et votre sécurité seront nettement différents.
Application locale à Taïwan
Le climat, le terrain, la structure sociale et la culture sportive uniques de Taïwan apportent une couleur locale marquée à l’application de la « sécurité de l’entraînement aérobie à haute intensité chez les adolescents ». Côté climat, les étés chauds et humides et les hivers froids et humides posent des défis supplémentaires à différents groupes (en particulier les adolescents et les personnes âgées dont la thermorégulation diffère) ; côté terrain, le dénivelé extrême du niveau de la mer jusqu’au mont Wuling à 3 275 mètres offre un terrain d’entraînement riche ; côté société, Taïwan entre dans une société vieillissante, la pression des examens d’entrée est lourde et la conscience de l’égalité des genres progresse — tous ces facteurs influencent profondément la situation sportive des différents groupes.
Prenons des exemples locaux : les athlètes adolescents évoluent souvent sous la double pression des études et de l’entraînement, sans planification systématique de récupération ni de développement à long terme ; les femmes sportives font face à un manque d’attention sur la disponibilité énergétique, le fer, la santé osseuse et les problématiques de santé spécifiques aux femmes ; les personnes âgées ont besoin d’environnements et de communautés sportives conviviaux, sûrs et inclusifs, adaptés à différentes capacités. Tirer parti de la densité des supérettes de Taïwan pour le ravitaillement, de la diversité des itinéraires de cyclisme et de course à pied, et des communautés sportives en pleine croissance, tout en concevant des activités adaptées aux différents groupes (comme le développement polyvalent des adolescents, des équipements et environnements adaptés aux femmes, des sorties en groupe pour les personnes âgées), permettra de concrétiser véritablement la science du développement sportif des adolescents pour chaque passionné de sport à Taïwan, et de promouvoir la santé et la participation sportive pour tous.
Démystification des idées reçues
Idée reçue : « Les enfants ne devraient pas pratiquer d’exercices de haute intensité, cela pourrait endommager leur cœur. » Le système cardiovasculaire d’un enfant en bonne santé peut tout à fait supporter, en toute sécurité, des intervalles de haute intensité bien conçus, avec des bénéfices significatifs ; ce qu’il faut réellement éviter, ce sont les exercices intenses excessifs, sans récupération, et prolongés sous forte chaleur — et non l’intensité élevée en elle-même.
Ce type d’idée reçue se propage si largement parce qu’elle « semble raisonnable », se transmet facilement de bouche à oreille, ou provient d’une application inappropriée de conceptions issues de l’homme adulte à d’autres groupes. Or, la valeur de la science réside précisément dans sa capacité à tester l’intuition à l’aide de preuves rigoureuses : de nombreuses idées qui paraissent aller de soi ne résistent pas aux études sérieuses menées sur des populations spécifiques. Le domaine du développement sportif chez les adolescents est particulièrement saturé de stéréotypes dépassés et de généralisations simplistes, qui compressent des différences démographiques complexes, des stades de développement et des variations individuelles en un simple slogan. La prochaine fois que vous entendrez une recommandation sportive catégorique concernant les adolescents, les femmes ou des populations spécifiques, posez-vous une question supplémentaire : « Quel est le niveau de preuve de cette affirmation ? S’agit-il d’une étude menée sur ce groupe ? Ou s’agit-il simplement d’une conclusion tirée d’un autre groupe et appliquée telle quelle ? » Cultiver cette pensée critique, fondée sur les preuves et attentive à la spécificité des populations, a plus de valeur que de mémoriser n’importe quelle conclusion unique — c’est aussi l’étape clé pour faire évoluer le développement sportif des adolescents vers une approche scientifique et éviter les blessures.
Conclusion
La « sécurité de l’entraînement aérobie de haute intensité chez les adolescents » est un sujet du développement sportif juvénile qui allie profondeur théorique et valeur pratique. Comme le montrent les preuves issues des revues internationales examinées dans cet article, les adolescents, les femmes et les populations spécifiques présentent des caractéristiques et des besoins physiologiques uniques à l’effort — ils ne sont en aucun cas des « versions réduites » ou des « cas particuliers » de l’homme adulte. Comprendre et respecter ces différences est précisément le point de départ d’un entraînement scientifique et individualisé. L’essentiel est de maîtriser les mécanismes, de calibrer les doses, d’ajuster en fonction de la population et de l’individu, et de toujours placer la santé à long terme au-dessus de la performance à court terme. Pour les amateurs de sport à Taïwan, tout en maîtrisant les principes scientifiques, il faut également les combiner au climat local, à l’environnement et au contexte social, afin de transformer les principes généraux en prescriptions adaptées à sa propre population et à soi-même. Puissent tous les adolescents, femmes et personnes âgées qui transpirent à l’effort sur le chemin de la croissance et à chaque étape de la vie, grâce à la sagesse du développement sportif juvénile, profiter de la joie et des bienfaits du sport en toute sécurité, en bonne santé et durablement. La valeur du sport n’a jamais dépendu de l’âge, du sexe ou des conditions — faisons de la science une force dont chacun puisse bénéficier.
Lectures complémentaires
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