跳至主要內容

La montée la plus douce : le mont Yufu, une journée de Beppu à Yufuin, terminée par un bain thermal

單車生活

La montée la plus douce : le mont Yufu, de Beppu à Yufuin, une journée qui se termine par un onsen

À Ōita, on peut apprendre à aimer la montée de la manière la plus douce qui soit.

Cette route part de Beppu, la cité des sources chaudes, fait face au majestueux mont Yufu, s’élève tout en douceur le long de la Yamanami Highway, avant de redescendre vers une autre ville thermale renommée — Yufuin. 11,4 kilomètres de long, 487 mètres de dénivelé positif, pente moyenne de 4,3 %. Elle est douce comme un professeur patient, assez longue pour vous faire vivre pleinement le rythme d’une montée, mais assez clémente pour ne faire fuir aucun débutant.

Cet article ne parle pas d’allure. Ce que je veux dire, c’est — pourquoi cette route qui relie deux villes thermales, face à une montagne célèbre, est pour tant de gens « la plus belle image d’un voyage à vélo ».

Départ d’une « ville qui fume »

Beppu est une ville vraiment magique.

C’est la première station thermale du Japon, avec une géothermie si abondante que toute la ville « fume » — en marchant dans les rues, on voit de la vapeur blanche s’élever des fissures du sol, des cheminées des toits, des flancs de collines, comme si toute la ville était vivante, respirait. Ce qui la rend célèbre, c’est le « pèlerinage des enfers » — des sources bouillonnantes aux couleurs variées, certaines rouge sang, d’autres bleu cobalt, d’autres gris-blanc, comme si la terre avait soulevé un coin de son manteau, révélant la puissance qui gronde en dessous.

Mon périple à vélo commence dans cette ville qui fume. À l’aube, la vapeur des sources flotte encore au coin des rues. J’enfourche mon vélo et je pars vers cette montagne à la silhouette nette, au loin — le mont Yufu.

Le mont Yufu : le Fuji d’Ōita

Peu après le début de la montée, le protagoniste entre en scène.

Le mont Yufu, culminant à plus de 1 500 mètres, est le symbole d’Ōita. Avec sa silhouette symétrique et élancée, on le surnomme affectueusement le « Fuji de Bungo » — Bungo étant l’ancien nom d’Ōita. Il a une particularité : son sommet se divise en deux pics, comme deux frères côte à côte, offrant au loin une silhouette pleine de tension.

Au fur et à mesure que je grimpe, le mont Yufu devient plus grand, plus net devant moi. Il se dresse droit devant la route, comme s’il me montrait le chemin. C’est une sensation étrange — on ne grimpe pas une pente monotone, on s’approche pas à pas d’une montagne majestueuse. Chaque coup de pédale rapproche la montagne, chaque détail devient plus clair : les plis des crêtes, la végétation des flancs, le contour des deux pics au sommet.

La pente est très douce, avec une moyenne de 4,3 % qui me laisse tout le loisir de l’admirer. C’est aussi ce que cette route a de plus luxueux — elle ne vous force pas à baisser la tête et à pédaler dur, elle vous laisse lever les yeux, en compagnie du mont Yufu tout du long.

La philosophie de la pente douce : c’est en allant lentement qu’on voit

J’ai toujours pensé que les pentes douces avaient un romantisme sous-estimé.

Les pentes raides sont intenses, elles vous forcent à concentrer toute votre attention sur le pédalage et la respiration, sans le moindre répit pour autre chose. Les pentes douces, elles, sont différentes — elles vous donnent du temps, de la marge, des yeux capables de bien voir le monde.

Sur la pente douce du mont Yufu, je peux prendre mon temps pour regarder : les prairies ondulant sous le vent au bord de la route, la fumée blanche des sources chaudes dans la vallée lointaine, l’ombre des nuages glissant lentement sur les flancs du mont Yufu, les vaches et les moutons paissant tranquillement dans les pâturages. Ces détails, sur une pente raide, seraient un luxe ; ici, ils sont le quotidien.

C’est en allant lentement qu’on voit. Ce que cette route m’a appris, c’est qu’une montée n’est pas forcément douloureuse, pas forcément une lutte. Parfois, une montée peut être une longue promenade, une conversation avec le paysage — simplement, sur des roues.

Franchir le sommet, glisser vers Yufuin

Quand je franchis le point culminant de la route, la vue s’ouvre soudain — le bassin de Yufuin se déploie paisiblement, encerclé par les montagnes.

À partir d’ici, la pente devient douce, voire descendante. L’effort de la montée est terminé, remplacé par une descente agréable et décontractée, la brise fraîche sur le visage, les champs et les maisons de Yufuin se rapprochant de plus en plus. Cette sensation d’anticipation — « j’ai fini de grimper, je vais descendre me baigner dans un onsen » — est le moment le plus doux d’un voyage à vélo.

Yufuin est une ville thermale très différente de Beppu. Beppu est fougueuse, fumante, pleine de puissance ; Yufuin est bohème, raffinée, décontractée. La rue des sources y est petite et élégante, avec des galeries, des cafés, des boutiques d’artisanat, des magasins réputés pour leurs puddings et leurs croquettes primées. Le lac Kinrin repose tranquillement dans un coin de la ville, d’une beauté onirique quand le brouillard matinal l’enveloppe. Le mont Yufu veille derrière la ville — vous l’avez contemplé de l’autre côté de la montagne il y a peu, et maintenant il devient le décor de votre halte.

Le bain thermal : la conclusion parfaite d’une journée

Je gare mon vélo, j’entre dans un bain public, j’enlève mon maillot trempé de sueur, et je m’enfonce dans l’eau chaude — c’est la conclusion parfaite du périple du mont Yufu.

L’eau chaude enveloppe mes jambes qui viennent de pédaler, et la fatigue de la journée se dissout peu à peu dans l’eau. Par la fenêtre, peut-être la silhouette du mont Yufu, ou les champs de Yufuin. Je flotte dans l’eau, repensant à cette journée : parti de Beppu qui fume, grimpé doucement vers le Fuji de Bungo, franchi le sommet, glissé vers cette ville thermale bohème — quelle journée complète, quelle belle journée.

Après le bain, je me promène dans la rue des sources, je mange une croquette fraîchement frite, je bois un café filtre, j’achète un pudding, spécialité de Yufuin. Le coucher de soleil teinte le mont Yufu d’or, les lumières de la ville s’allument peu à peu. On se dit que la vie devrait parfois être comme ça.

Le mont Yufu et les deux villes thermales au fil des saisons

  • Au printemps, les premières feuilles vertes naissent au pied du mont Yufu, les villes thermales s’éveillent dans la chaleur douce, c’est la saison la plus agréable.
  • En été, il fait humide et chaud en bas, mais frais en altitude, et la sensation de bien-être après un bain chaud est un excellent remède contre la chaleur.
  • En automne, les forêts autour du mont Yufu se parent de toutes les couleurs, les feuilles rouges avec les sources chaudes, c’est la période la plus poétique de l’année.
  • En hiver, l’hiver des villes thermales a un charme particulier — la neige tombe sur le sommet du mont Yufu, la vapeur s’élève dans l’air froid — mais il faut être particulièrement prudent sur la route.

Pour aller plus loin : mettre les deux villes thermales dans sa poche

Ce qu’il y a de mieux avec la route du mont Yufu, c’est qu’elle relie les deux grandes stations thermales d’Ōita — Beppu et Yufuin — par une seule montée.

Le matin, on peut faire le pèlerinage des enfers à Beppu, voir ces sources colorées bouillonnantes ; à midi, franchir le mont Yufu à vélo ; le soir, prendre un bain à Yufuin et flâner dans la rue des sources. Plus loin, cette route rejoint la Yamanami Highway, qui s’étend vers le col de Manotani et vers Aso, pour mettre les paysages spectaculaires de Kyūshū dans sa poche, étape par étape.

Épilogue : la montée la plus douce

11,4 kilomètres, 487 mètres de dénivelé, 4,3 % de moyenne. Les chiffres de cette route n’ont rien d’effrayant.

Mais sa valeur réside justement dans cette « douceur ». Elle permet à ceux qui craignent les pentes raides de savourer la fierté d’une longue montée, elle vous laisse le loisir de lever les yeux pour admirer la majesté du Fuji de Bungo, elle vous offre, entre deux villes thermales, une journée parfaite autour d’une montagne, de paysages et de bains chauds.

Certains recherchent les montées les plus raides, les plus dures, les plus éprouvantes. Le mont Yufu, lui, nous rappelle — qu’une montée peut aussi être douce, peut être réparatrice, peut être un beau voyage en compagnie d’une montagne célèbre, qui se termine par un bain thermal.

Si vous voulez commencer à aimer la montée, je vous dirais : commencez ici.


Données de l’itinéraire : TT de Yufuin (mont Yufu), distance 11,4 km, dénivelé total 487 m, pente moyenne 4,3 %, ville de Beppu, préfecture d’Ōita, le long de la Yamanami Highway, reliant les deux grandes villes thermales de Beppu et Yufuin, face au Fuji de Bungo, le mont Yufu, une longue montée accessible aux débutants.

Beppu : un enfer et un paradis qui fument

Beppu, point de départ du périple du mont Yufu, est une ville qu’on n’oublie pas de toute une vie.

Le débit des sources de Beppu serait le premier du Japon. Toute la ville est posée sur une géothermie généreuse ; en marchant dans les rues, on voit de la vapeur blanche s’élever des fissures du sol, des cheminées des toits, des flancs de collines, comme si toute la ville était vivante, respirait. Ce spectacle est extrêmement rare dans le monde — Beppu est une ville qui « fume » vraiment.

Et ce qui fait la célébrité de Beppu, c’est le « pèlerinage des enfers (Jigoku-meguri) ». Ces « enfers » désignent les sources dont la température est si élevée qu’on ne peut pas s’y baigner, uniquement les contempler. Chacune a sa particularité : l’« enfer de la mer » est d’un bleu cobalt onirique, comme un morceau de ciel tombé sur terre ; l’« enfer de l’étang de sang » est d’un rouge inquiétant, chargé de fer comme une mer de sang bouillonnant ; l’« enfer de l’étang blanc » est d’un blanc laiteux et doux. Ces « enfers » bouillonnent, dégagent une vapeur intense, comme si la terre avait soulevé un coin de son manteau, révélant cette force primitive et brûlante.

Debout dans les rues de Beppu, à regarder cette ville nourrie par la géothermie, on ressent une attente étrange et merveilleuse pour le périple du mont Yufu qui va commencer. Parce qu’on sait que le point de départ de ce voyage est la puissance des « enfers », et que le point d’arrivée — Yufuin — est un « paradis » doux. Partir de la ville infernale qui fume, grimper vers la montagne majestueuse, et atteindre enfin le paradis thermal bohème — cette narration en elle-même est pleine d’une tension dramatique.

Le Fuji de Bungo : une montagne célèbre au surnom affectueux

Le mont Yufu est le protagoniste qui accompagne tout ce périple.

Culminant à plus de 1 500 mètres, le mont Yufu est le symbole d’Ōita. Il a une particularité — son sommet se divise en deux pics, l’un à l’est, l’autre à l’ouest, comme deux frères côte à côte, offrant au loin une silhouette pleine de tension et très reconnaissable. C’est précisément grâce à sa silhouette élancée et symétrique qu’on le surnomme affectueusement le « Fuji de Bungo » — Bungo étant l’ancien nom d’Ōita. Ce surnom révèle la fierté et l’affection des habitants pour cette montagne : comme le Fuji, elle est la gardienne et le symbole spirituel de cette terre.

Pédaler vers le mont Yufu est une expérience très apaisante. Il se dresse droit devant la route, comme s’il vous montrait le chemin. Au fur et à mesure que vous grimpez, le mont Yufu devient plus grand, plus net — les plis des crêtes, la végétation des flancs, le contour des deux pics au sommet, tout devient plus distinct. Cette sensation de « s’approcher pas à pas d’une montagne majestueuse » rend la montée moins monotone, et la transforme en une rencontre intime avec une montagne célèbre.

Les environs du mont Yufu sont aussi d’excellents terrains de randonnée. Le bassin de Yufuin (autre écriture de Yufuin) au pied de la montagne, c’est sous sa garde que s’est développée cette petite ville thermale célèbre dans tout le Japon. On peut dire que c’est le mont Yufu, cette montagne célèbre, qui donne son âme à toute cette terre.

Yufuin : un paradis thermal bohème

Après avoir franchi le sommet et glissé dans le bassin de Yufuin, on arrive dans une ville thermale au caractère totalement différent de Beppu.

Si Beppu est fougueuse, fumante, pleine de force primitive, Yufuin est bohème, raffinée, décontractée. La rue des sources y est petite et élégante, bordée de galeries, de cafés, de boutiques d’artisanat, de pâtisseries renommées. L’air est imprégné des arômes de café et de pâtisserie, les visiteurs flânent tranquillement, choisissent des objets, goûtent des spécialités. Pas d’agitation des grands sites touristiques ici, mais une atmosphère de slow living, raffinée, relaxante.

L’âme de Yufuin, c’est le « lac Kinrin ». Ce petit lac repose tranquillement dans un coin de la ville, son eau est tiède toute l’année grâce aux sources chaudes qui s’y déversent. Surtout aux petits matins d’automne et d’hiver, quand l’eau chaude rencontre l’air froid, un brouillard matinal s’élève de la surface, onirique, beau comme une peinture à l’encre. Et le mont Yufu veille silencieusement derrière la ville — vous l’avez contemplé de l’autre côté de la montagne il y a peu, et maintenant il devient le plus beau décor de votre halte.

À Yufuin, il faut absolument goûter les spécialités locales : les croquettes primées fraîchement frites, les puddings onctueux, et toutes sortes de douceurs à base de produits locaux. Après la montée, assis dans une petite boutique de la rue des sources, à manger une croquette fraîchement frite, à boire un café filtre, en regardant le mont Yufu par la fenêtre — ce sentiment de bien-être et de satisfaction est la partie la plus douce de ce périple.

Le bain thermal : la conclusion parfaite d’une journée

La conclusion parfaite du périple du mont Yufu, c’est un bain dans une source chaude.

Je gare mon vélo, j’entre dans un bain public, j’enlève mon maillot trempé de sueur, et je m’enfonce dans l’eau chaude — c’est la récompense suprême du cycliste. L’eau chaude enveloppe mes jambes qui viennent de pédaler, et la fatigue de toute la journée se dissout peu à peu dans l’eau. Si c’est un bain en plein air, par la fenêtre, peut-être la silhouette du mont Yufu, ou les champs de Yufuin. Je flotte dans l’eau, laissant la vapeur s’élever, sans penser à rien.

La culture du bain au Japon a un pouvoir apaisant presque rituel. Ce n’est pas seulement laver la sueur, c’est une remise en ordre et une décantation du corps et de l’esprit. Quand, dans le bain, vous repensez à cette journée — parti de Beppu qui fume, grimpé doucement vers le Fuji de Bungo, franchi le sommet, glissé vers cette ville thermale bohème — vous vous dites que c’est une journée tellement complète, tellement belle.

Et cette beauté, c’est parce que vous l’avez « gagnée » à vélo qu’elle est si profonde. Ceux qui viennent en voiture peuvent bien sûr profiter du bain, mais cette satisfaction de « gagner le droit à ce bain par une journée entière de sueur », seuls les cyclistes la comprennent. L’effort de la montée, dans ce bain, se convertit intégralement en un bien-être incomparable.

Après l’épilogue : la douceur est aussi une force

Dans le monde de la montée, on admire souvent les itinéraires « les plus raides, les plus durs, les plus éprouvants ». Comme si plus c’était douloureux, plus c’était difficile, plus on pouvait en être fier.

Mais le mont Yufu me rappelle que la douceur est aussi une force.

Il ne vous fait pas peur avec des murs raides, ne vous torture pas avec des limites extrêmes. Il utilise une pente douce et accueillante pour permettre à ceux qui craignent les pentes raides de savourer la fierté d’une longue montée ; une montagne majestueuse pour vous accompagner à chaque mètre de dénivelé ; deux villes thermales pour relier étroitement l’effort et la récompense. Il prouve que — la montée n’est pas forcément douloureuse, elle peut être réparatrice ; le voyage à vélo n’est pas forcément une conquête, il peut être une jouissance.

Je crois de plus en plus que cette « force de la douceur » est tout aussi précieuse dans la vie. On se force trop souvent à repousser nos limites, à poursuivre les objectifs les plus difficiles, en oubliant que parfois, se traiter avec douceur, choisir un chemin plus accueillant, se laisser plus de marge pour admirer le paysage et prendre un bain, c’est aussi une sagesse, un art de vivre.

Si vous aussi, sur la route de la montée, sur la route de la vie, vous êtes étouffé par l’obsession du « il faut que ce soit plus difficile, plus rapide, plus fort » — alors, venez faire une fois le mont Yufu. Laissez-le vous rappeler avec douceur : aller plus lentement, plus souplement, se donner plus de récompenses, c’est bien aussi.

Puissiez-vous, sur la pente douce du mont Yufu, dans les sources de Yufuin, réapprendre à vous traiter avec douceur. Parce que ceux qui connaissent la douceur sont ceux qui, dans le long chemin du vélo comme de la vie, iront plus loin et seront plus heureux.

Entre Beppu et Yufuin, le majestueux mont Yufu attend, de la manière la plus douce, de vous offrir une journée parfaite, faite de montagne, de paysages et de sources chaudes.

Le mont Yufu et les deux villes thermales au fil des saisons

La route du mont Yufu a ses charmes propres à chaque saison, et chaque saison convient à une humeur de voyage différente.

  • Au printemps, les premières feuilles vertes naissent au pied du mont Yufu, les villes thermales s’éveillent dans la chaleur douce. La randonnée à cette époque porte une fraîcheur de renouveau, c’est la saison idéale pour recommencer à pédaler et planifier les objectifs de la nouvelle année.
  • En été, il fait humide et chaud en bas, mais frais et agréable en altitude ; et la sensation de bien-être après un bain chaud est un excellent remède contre la chaleur. Prendre un bain à Yufuin en fin d’après-midi d’été, puis une glace, est une fraîcheur rare dans la chaleur.
  • En automne, les forêts autour du mont Yufu se parent de toutes les couleurs, les feuilles rouges avec la vapeur des sources chaudes, c’est la période la plus poétique de l’année. Les couleurs d’automne au bord du lac Kinrin, les feuilles rouges de la rue des sources, rendent ce périple d’une beauté de rêve.
  • En hiver, l’hiver des villes thermales a un charme particulier — la neige tombe sur le sommet du mont Yufu, la vapeur s’élève dans l’air froid, le brouillard matinal du lac Kinrin est encore plus onirique. Mais il faut être particulièrement prudent sur la route, le verglas possible en altitude. Yufuin en hiver, c’est l’extase ultime du bain chaud sous la neige.

La même route, la même montagne, les deux mêmes villes thermales, quatre saisons pour quatre expériences totalement différentes. C’est aussi pour cela que le mont Yufu mérite qu’on y retourne — à chaque saison, il est nouveau.

Un voyage à vélo ne guérit pas seulement le corps

J’ai toujours pensé qu’un périple comme celui du mont Yufu ne guérit pas seulement le corps, mais surtout l’esprit.

Les gens modernes vivent trop tendus. La pression du travail, l’anxiété de la vie, le bombardement d’informations omniprésent, laissent notre esprit dans un état de tension et de fatigue permanent. Et un périple comme celui du mont Yufu — la montée douce, la montagne majestueuse, les sources tranquilles, la rue des sources décontractée — offre justement un antidote doux.

Quand vous pédalez avec concentration sur la pente douce, les soucis du travail s’éloignent ; quand vous levez les yeux et voyez le majestueux mont Yufu, votre agitation intérieure est apaisée par la grandeur de la nature ; quand enfin vous vous enfoncez dans l’eau chaude, la fatigue accumulée d’une journée, voire d’une période entière, se dissout lentement dans la vapeur. Ce périple est comme un « redémarrage » complet — il ramène votre corps et votre esprit tendus à un état détendu, équilibré, plein d’énergie.

On croit souvent que se reposer, c’est s’allonger et ne rien faire. Mais parfois, le meilleur repos est justement comme ça — étirer son corps par un exercice modéré, ouvrir son esprit par des paysages grandioses, décanter ses émotions par le pouvoir des sources. Ce que le mont Yufu m’a appris, c’est une « guérison dynamique » : par un effort juste et une récompense juste, offrir au corps et à l’esprit un vrai repos, profond.

Alors, si vous aussi vous vous sentez fatigué, tendu, besoin de reprendre votre souffle — ne vous contentez pas de vous allonger. Venez faire une fois le mont Yufu. Laissez cette montagne douce, ces deux villes thermales apaisantes, faire à votre corps et à votre esprit un redémarrage complet. Vous rentrerez avec une pleine énergie et une pleine sérénité, avec la force d’affronter à nouveau les aléas de la vie.

Puissiez-vous, sur la pente douce du mont Yufu et dans les sources de Yufuin, retrouver cette détente et cet équilibre du corps et de l’esprit si longtemps perdus. C’est le cadeau le plus précieux que cette route douce puisse vous offrir.

Les sources du pays natal : de Yufuin, penser aux sources de Taïwan

En tant que cycliste taïwanais, quand je me baigne dans les sources de Yufuin, je pense souvent aux sources de mon pays.

Taïwan est aussi une île de sources chaudes. Du soufre de Beitou, au sulfure blanc de Yangmingshan, en passant par les sources de boue de Guguan, Lushan, Zhiben et Guanziling, nous avons des ressources thermales riches et variées. Et Taïwan a aussi de magnifiques itinéraires où « après la montée, on peut se baigner » — montez à Yangmingshan, et vous trouverez un bain à mi-pente ; conquérez les pentes autour de Guguan, et une source vous attend au pied de la montagne. Cette « combinaison de la montagne et de la source », Taïwan n’a rien à envier au Japon.

Mais je ne sais pas pourquoi, quand on se baigne à l’étranger, la nostalgie du pays natal est toujours plus vive. Dans cette source au pied du mont Yufu, je pense à celle de Beitou, avec son odeur de soufre, à ces week-ends où, après avoir grimpé Yangmingshan avec des amis, on se glissait dans un bain public, à la source de boue unique de Guanziling. Ces images, séparées de Yufuin par un océan, se superposent étrangement dans ce rituel commun de « montée + bain ».

Cela me fait comprendre que le pouvoir apaisant de la montagne et de la source est universel. Au Japon comme à Taïwan, nous cherchons tous le réconfort de la nature de la même manière — conquérir une pente à la force des jambes, puis dissoudre la fatigue du corps dans une source chaude. Et ce périple doux du mont Yufu ne m’a pas seulement fait aimer les sources de l’étranger, il m’a aussi fait me souvenir de, et chérir à nouveau, ces sources tout aussi belles de mon pays.

Si vous êtes aussi un cycliste taïwanais, après vous être baigné au mont Yufu, pensez aussi à Beitou, Yangmingshan, Guguan de votre pays. Puis, un week-end, allez réapprendre à aimer notre île des sources. Après tout, la meilleure guérison se cache parfois dans la montagne la plus proche de chez soi, dans cette source-là.

Le mont Yufu m’a appris à aimer un périple doux, et m’a aussi appris à mieux me retourner vers les montagnes et les sources de mon pays. C’est la récolte la plus chaleureuse d’un périple à l’étranger. Puissions-nous, entre les sources du pays natal et celles du lointain, trouver cet amour indéfectible pour la montagne, pour la source, pour la vie.

Lectures associées

相關影片
訂閱CT的頻道

訂閱 CT Yeh,看武嶺實測與路線攻略

北進武嶺、西進武嶺、經典百K,每條路線都親自騎過,配速、爬升、補給點全部實拍實測。

467 部影片 · 累計 838 萬次觀看