Le milieu de la Grande Triade de Taichung : le mont Baimao, un voyage entre héritage et continuité dans les montagnes de Xinshe

Dans le petit monde du cyclisme à Taichung, le terme « Grand Chelem » (Da San Yuan) est un symbole d’expérience. Zhongxingling, Baimaoshan, Chikanding — trois sommets reliés en une boucle d’environ 89 kilomètres avec 1 552 mètres de dénivelé positif, constituent la pierre de touche que tous les cyclistes du centre de Taïwan connaissent. Terminer le Grand Chelem, c’est obtenir son billet d’entrée pour les routes de montagne de Taichung. Le héros de cet article, le col de Baimao, est le « deuxième élément » du Grand Chelem, coincé entre Zhongxingling et Chikanding, comme la mi-temps d’un combat difficile. Dans cet article, je ne veux pas parler de pente, mais de l’esprit de camaraderie du Grand Chelem, des forêts de montagne le long du col de Baimao, et de cet état d’esprit de transmission entre deux étapes.
Le Grand Chelem : l’origine d’un plat signature de Taichung
Le nom « Grand Chelem » est bien trouvé. Il emprunte l’image du mahjong où « Centre, Prospérité, Blanc » forment le Grand Chelem, comparant les trois sommets de Zhongxingling, Baimaoshan et Chikanding à trois tuiles. Les réunir en une boucle, c’est réussir une belle victoire.
Si ce parcours est devenu un classique de Taichung, ce n’est pas seulement parce que sa distance et son dénivelé sont parfaits — 89 kilomètres, 1 552 mètres, une journée suffit, mais la fatigue a du sens ; c’est aussi parce qu’il relie les paysages les plus authentiques de la région montagneuse de Taichung : des forêts d’acacia de Dakeng, au carrefour de Zhongxingling, en passant par le plateau de Xinshe, les forêts de Guoxing, jusqu’au défi de Chikanding à Taiping. En bouclant un Grand Chelem, vous avez véritablement découvert l’arrière-pays de Taichung, roue après roue.
Le Grand Chelem a ses « règles du milieu ». Les anciens vous diront : roulez dans le sens horaire, du plus facile au plus difficile — d’abord Zhongxingling, puis Baimaoshan, et enfin Chikanding. Cet ordre n’est pas arbitraire ; c’est la philosophie de gestion de l’effort optimale, résumée par d’innombrables épuisements et expériences des prédécesseurs.
Le 7-11 du rond-point : le point de départ de toutes les histoires
Pour parler du Grand Chelem, on ne peut pas éviter le 7-11 du rond-point de Dakeng.
Ce magasin de proximité est l’auberge des cyclistes de Taichung. Les groupes qui partent vers Xinshe, Guguan ou qui relèvent le défi du Grand Chelem s’y rassemblent presque tous. Aux petites heures du matin, sous les arcades, on refait le plein d’eau, on va aux toilettes, on se taquine : « T’as l’air en forme aujourd’hui », « T’as encore trop bu hier soir ? », « On verra qui craque le premier à Chikanding ». Cette animation, cette chaleur humaine, font partie intégrante du Grand Chelem.
Une fois rassemblés, le groupe s’élance en trombe, attaquant d’abord Zhongxingling. Et quand vous avez gravi le premier sommet, que vous descendez vers Xinshe et vous préparez pour Baimaoshan, les rires et les plaisanteries du rond-point résonnent encore à vos oreilles. Cette sensation de « souffrir ensemble en groupe », c’est une chaleur que l’entraînement en solitaire ne pourra jamais offrir.
Le col de Baimao : la mi-temps dans les montagnes de Xinshe
Le col de Baimao est la mi-temps du Grand Chelem. Lorsque vous y arrivez, la fatigue de Zhongxingling est déjà dans vos jambes, et le grand méchant de Chikanding vous attend encore devant. Cette position « ni tout à fait là, ni tout à fait ailleurs » confère au col de Baimao un état d’esprit unique.
Le long du parcours, ce sont les forêts de montagne de Xinshe et de Guoxing. Le paysage ici n’est pas aussi proche de la ville que Dakeng, ni aussi haut et isolé que Daxueshan ; c’est un paysage de moyenne montagne paisible, entre les deux. Bambouseraies, vergers, routes de campagne sinueuses, parfois les aboiements d’un chien de ferme, le chant lointain d’un coq. En pédalant, on se sent doucement enveloppé par la montagne.
La pente du col de Baimao n’est pas redoutable, mais c’est précisément parce qu’il est la « mi-temps » qu’il vous confronte à une question très existentielle — comment, au milieu d’une longue épreuve, ne pas se relâcher tout en évitant l’épuisement ? L’excitation du début s’est estompée, le défi de la fin n’est pas encore arrivé ; vous devez trouver un rythme à la fois intelligent et déterminé sur ce chemin de transmission. N’est-ce pas une métaphore de la vie ? Dans bien des choses, le point décisif n’est ni le sprint du départ, ni l’explosion de l’arrivée, mais cette persévérance au milieu, apparemment banale mais en réalité cruciale.
Transmission : une discipline de l’esprit
Ce qui est le plus fascinant dans l’ascension du col de Baimao, c’est cette discipline de l’esprit.
À Zhongxingling, vous êtes frais, excité, prompt à l’impulsion ; à Chikanding, vous êtes à fond, les dents serrées, au bord de la rupture. Et au col de Baimao, cette mi-temps, ce qu’il vous faut, c’est du sang-froid. Vous devez réprimer la suffisance de « j’ai déjà fait un sommet, je me sens plutôt bien », tout en préservant des réserves pour le sommet le plus dur qui suit. Cette retenue entre l’excitation et l’effort maximal, c’est la leçon la plus précieuse que le Grand Chelem enseigne à chaque cycliste.
Je pense souvent que le col de Baimao ressemble à la mi-vie — vous avez déjà traversé l’impétuosité de la jeunesse (Zhongxingling), vous n’avez pas encore atteint l’épuisement du grand âge (Chikanding) ; vous êtes à un stade qui exige de la sagesse, de la modération, et de préparer l’avenir. Bien gravir le col de Baimao, c’est en quelque sorte s’entraîner à bien vivre sa mi-vie.
Ce que ce tronçon signifie pour les cyclistes
Le col de Baimao n’est pas le plus célèbre du Grand Chelem — Zhongxingling a son statut de carrefour, Chikanding son défi le plus dur, et Baimaoshan, toujours coincé entre les deux, est facile à négliger. Mais c’est précisément cette position de « mi-temps » qui lui confère son poids unique.
Il vous apprend la discipline, la modération, à rester lucide au milieu d’une longue épreuve. C’est le maillon clé pour boucler le Grand Chelem — combien ont attaqué trop vite à Zhongxingling, ont perdu le rythme à Baimaoshan, et se sont effondrés à Chikanding. Ceux qui savent se stabiliser au col de Baimao peuvent boucler tout le Grand Chelem en souriant.
À voir en chemin et rappels
- Paysages de Xinshe / Guoxing : Le plateau de Xinshe, autour du col de Baimao, est réputé pour ses champs de fleurs et ses champignons ; la région de Guoxing abrite des villages de montagne authentiques. Si le temps le permet, une visite vaut le détour.
- Mesurez vos forces : Le Grand Chelem complet est une épreuve de 89 kilomètres et 1 552 mètres de dénivelé, soit 5 à 6 heures avec les pauses. Si votre condition n’est pas encore au niveau, vous pouvez d’abord vous entraîner sur le col de Baimao ou Zhongxingling, et progresser par étapes.
- Roulez en groupe : La façon la plus savoureuse de faire le Grand Chelem, c’est avec un groupe de cyclistes. Du rassemblement au rond-point aux encouragements mutuels tout au long du parcours, cette fraternité est ce que cette route a de meilleur.
- Respectez la montagne : Emportez vos déchets, respectez les agriculteurs et les communautés locales en chemin, et laissez cette montagne dans sa tranquillité.
Trois sommets, une expérience
Dans le petit monde du cyclisme à Taichung, pouvoir dire « j’ai fait le Grand Chelem » est un symbole d’expérience. Zhongxingling, Baimaoshan, Chikanding — cette boucle reliant trois sommets est la pierre de touche que tous les cyclistes du centre de Taïwan connaissent.
Pourquoi ces trois-là ? Parce que leur combinaison est parfaite — distance raisonnable (environ 89 kilomètres, une journée suffit), dénivelé conséquent (environ 1 552 mètres, une fatigue qui a du sens), difficulté progressive (du plus facile au plus difficile, qui met à l’épreuve la gestion de l’effort). Plus important encore, ils relient les paysages les plus authentiques de la région montagneuse de Taichung : des forêts d’acacia de Dakeng, au carrefour de Zhongxingling, en passant par le plateau de Xinshe, les forêts de Guoxing, jusqu’au défi de Chikanding à Taiping. En bouclant un Grand Chelem, vous avez véritablement découvert l’arrière-pays de Taichung, roue après roue.
Le Grand Chelem n’est pas le parcours le plus difficile, mais c’est le plus « taichungais ». Il porte la mémoire collective des cyclistes de cette ville — ces matins de rassemblement au rond-point, ces moments de compétition et d’encouragement mutuel sur les pentes, ces soirées de célébration autour d’un repas après l’effort. Pouvoir faire le Grand Chelem, ce n’est pas seulement une preuve de condition physique, c’est aussi un rite d’intégration dans la communauté cycliste de Taichung.
La sagesse du mahjong : Centre, Prospérité, Blanc
Le nom « Grand Chelem » emprunte l’image du mahjong où les tuiles « Centre, Prospérité, Blanc » forment la main suprême. Cette appellation renferme une forme d’humour et de sagesse typiquement taïwanaise.
Au mahjong, le Grand Chelem exige de réunir trois tuiles spécifiques pour gagner ; au cyclisme, le Grand Chelem exige de gravir trois sommets spécifiques pour être accompli. Cette métaphore n’est pas seulement juste, elle contient aussi une philosophie de vie — certaines réussites ne viennent pas d’un seul élan, mais de la patience à assembler chaque pièce du puzzle. Vous ne pouvez pas dire que vous avez fait le Grand Chelem en ne gravissant que Zhongxingling, ni sauter Baimaoshan pour attaquer directement Chikanding. Vous devez les gravir un par un, méthodiquement, pour compléter la « main gagnante ».
Le col de Baimao est une tuile indispensable de cette main. Il n’a peut-être pas le statut de carrefour de Zhongxingling, ni la réputation de dureté de Chikanding, mais sans lui, la main ne peut pas être complète. N’est-ce pas un rappel que, dans la vie, les maillons apparemment ordinaires et insignifiants sont souvent indispensables à la réussite de l’ensemble ?
La fraternité du rond-point : souffrir ensemble en groupe
La façon la plus savoureuse de faire le Grand Chelem, c’est avec un groupe de cyclistes. Et tout commence généralement au 7-11 du rond-point de Dakeng.
Aux petites heures du matin, sous les arcades du rond-point, un groupe de personnes en tenue de cyclisme se rassemble — on refait le plein d’eau, on va aux toilettes, on vérifie l’équipement, on se taquine : « T’as l’air en forme aujourd’hui », « T’as encore trop bu hier soir ? », « On verra qui craque le premier à Chikanding ». Cette animation, cette chaleur humaine, sont l’âme indissociable du Grand Chelem.
Puis, le groupe s’élance en trombe, attaquant d’abord Zhongxingling, descendant vers Xinshe pour affronter Baimaoshan. Tout au long du chemin, certains mènent, d’autres ferment la marche ; quand quelqu’un ralentit, on l’attend ; quand quelqu’un a une crampe, on s’arrête pour aider. Cette fraternité de « souffrir ensemble en groupe », c’est une chaleur que l’entraînement en solitaire ne pourra jamais offrir. Quand vous êtes fatigué à la mi-temps du col de Baimao, que vous vous retournez et voyez vos compagnons toujours là, que vous entendez leurs encouragements, cette force vous pousse à continuer.
La métaphore de la vie au milieu du parcours
Le mont Baimao, situé entre Zhongxingling et Chikanding, est le passage central du « Grand Chelem de Taichung » (les trois grands cols). Cette position « ni tout à fait au début, ni tout à fait à la fin » lui confère un poids unique, presque métaphorique de la vie.
À Zhongxingling, vous êtes plein d’enthousiasme, excité, prompt à l’impulsion ; à Chikanding, vous êtes à bout de forces, les dents serrées, au bord de la rupture. Sur le mont Baimao, ce passage central, ce qu’il vous faut, c’est du sang-froid — réprimer la suffisance de « j’ai déjà gravi le premier col, je me sens plutôt bien », tout en préservant l’énergie nécessaire pour la partie la plus difficile qui suit.
J’ai souvent l’impression que le mont Baimao ressemble à la mi-vie. Vous avez déjà traversé l’impétuosité de la jeunesse (Zhongxingling), vous n’êtes pas encore arrivé à l’épuisement de la vieillesse (Chikanding) ; vous êtes à un stade où il faut de la sagesse, de la modération, et où il faut préparer l’avenir. Dans beaucoup de choses de la vie, le point décisif ne se joue ni dans l’élan du départ, ni dans l’explosion finale, mais dans cette période intermédiaire, apparemment banale mais en réalité cruciale, de persévérance. Bien gravir le mont Baimao, c’est, d’une certaine manière, s’entraîner à bien vivre le milieu de sa vie — sans relâcher, sans se surmener, en accumulant régulièrement des forces pour la suite du chemin.
Chikanding : le boss final du Grand Chelem
Pour parler du mont Baimao, ce passage central, il est impossible de ne pas mentionner le boss final qui le suit — Chikanding.
Chikanding est le troisième col du Grand Chelem de Taichung, situé dans la région de Taiping. L’ascension fait environ 12,3 kilomètres avec un dénivelé d’environ 576 mètres, ce qui en fait la section la plus longue et la plus difficile des trois cols. Lorsque vous avez gravi Zhongxingling et franchi le passage central du mont Baimao, Chikanding est le dernier grand obstacle avant de boucler le parcours.
C’est précisément parce que Chikanding existe que le passage central du mont Baimao prend tout son sens. La façon dont vous vous modérez et préservez vos forces sur le mont Baimao, tout cela est destiné à tenir jusqu’au bout sans craquer à Chikanding. C’est comme un examen : le mont Baimao est la partie où l’on répond avec constance au milieu de l’épreuve, Chikanding est la dernière grande question qui pèse de tout son poids — si l’on a tenu bon avant, on a alors la force d’attaquer le dernier obstacle.
L’existence de Chikanding fait du Grand Chelem un véritable test d’endurance et de volonté. Et celui qui sait garder son sang-froid et élaborer sa stratégie sur le passage central du mont Baimao pourra conquérir Chikanding en souriant et boucler l’intégralité du Grand Chelem.
Le rite de passage des cyclistes de Taichung
Dans le milieu cycliste de Taichung, boucler le Grand Chelem est, d’une certaine manière, un « rite de passage à l’âge adulte ».
Ce n’est pas l’itinéraire le plus difficile — comparé à Wuling ou au mont Daxue, l’ampleur du Grand Chelem n’est pas vraiment du plus haut niveau. Mais c’est le défi « costaud le plus accessible » — sa distance et son dénivelé se situent précisément au seuil où « un cycliste du dimanche doit sérieusement se préparer pour y arriver ». Par conséquent, pouvoir boucler le Grand Chelem signifie que vous êtes passé du statut de cycliste du week-end à celui de quelqu’un qui s’investit sérieusement dans le cyclisme sur route.
De nombreux cyclistes de Taichung ne sont véritablement tombés amoureux du vélo de route qu’après avoir bouclé leur premier Grand Chelem, et ont alors commencé à rechercher des défis plus lointains et plus élevés. Le Grand Chelem est un tournant majeur dans leur carrière cycliste. Et le mont Baimao, en tant que col indispensable du Grand Chelem, devient ainsi une marque pleine de sens dans ce rite de passage.
Le cycle des saisons dans la montagne
Dans les régions montagneuses de Xinshe et de Guoxing autour du mont Baimao, les paysages changent au fil des saisons.
Au printemps, la montagne reverdit, les arbres fruitiers fleurissent, c’est la saison la plus agréable pour pédaler. En été, l’ombre dense des arbres protège du soleil sur les routes de montagne, mais les orages de l’après-midi sont fréquents, il faut surveiller l’heure. En automne, la chaleur estivale s’estompe, le ciel est haut et l’air est vif, c’est la saison dorée pour relever le défi du Grand Chelem. En hiver, les montagnes de Taichung sont sèches, fraîches et peu pluvieuses, c’est une saison relativement agréable pour rouler, mais les matinées sont froides et le vent de descente est glacial, il faut bien se couvrir.
En pédalant dans les forêts du mont Baimao, ces changements saisonniers donnent à chaque sortie une saveur différente. Sur la même route, le printemps a ses fleurs, l’été son ombre, l’automne sa fraîcheur, l’hiver sa quiétude. Cette richesse qui évolue au fil des saisons fait du mont Baimao non seulement une côte d’entraînement, mais aussi une route qui vous permet de savourer pleinement la beauté des quatre saisons des montagnes de Taichung.
La sagesse du passage central, la sagesse de la vie
J’ai toujours pensé que cette position de « passage central » du mont Baimao renferme une sagesse de vie qui dépasse le simple cyclisme.
Dans beaucoup de choses de la vie, le point décisif ne se joue ni dans l’élan du départ, ni dans l’explosion finale, mais dans cette période intermédiaire, apparemment banale mais en réalité cruciale, de persévérance. Le mitan d’une carrière, le milieu d’un projet, le quotidien d’une relation — ces moments de « passage central » sont souvent ceux qui déterminent véritablement la réussite ou l’échec. Ils n’ont pas l’énergie nouvelle du point de départ, ni la passion fulgurante du point d’arrivée ; ils mettent à l’épreuve votre discipline dans la monotonie, votre persévérance dans la fatigue, votre sang-froid dans l’incertitude.
Ce que le mont Baimao nous apprend, c’est précisément comment bien vivre ce « passage central » — ne pas se reposer sur ses lauriers après une première partie réussie, ne pas reculer devant le défi de la suite ; avancer pas à pas, avec régularité, avec discipline, en préservant son énergie pour l’avenir. Bien gravir le mont Baimao, c’est maîtriser non seulement la sagesse de boucler le Grand Chelem, mais aussi celle de bien vivre chaque passage central de sa vie. Et c’est peut-être là le cadeau le plus précieux que cette montagne discrète du milieu du parcours puisse nous offrir.
D’une personne à un groupe : la chaleur de la communauté autour du Grand Chelem
Ce qui est le plus fascinant dans le Grand Chelem, ce n’est pas seulement l’itinéraire lui-même, c’est aussi la chaleur de la communauté qu’il rassemble.
À Taichung, d’innombrables clubs et communautés de cyclistes ont fait du Grand Chelem leur défi et leur sujet de discussion communs. Les débutants, guidés par des cyclistes plus expérimentés, bouclent leur premier Grand Chelem ; les vétérans, eux, améliorent leurs temps ou emmènent de nouveaux venus vivre l’expérience. Le Grand Chelem est devenu un lien invisible au sein de la communauté cycliste de Taichung — il relie des cyclistes d’âges, de niveaux et d’horizons différents, tous réunis autour d’une même route.
Du rassemblement au rond-point, de l’entraide sur les routes de montagne, au repas de célébration après l’arrivée, chaque étape du Grand Chelem est imprégnée de la chaleur de la communauté. Sur cette route, vous ferez la connaissance de compagnons partageant les mêmes passions, vous entendrez les conseils des anciens, vous ressentirez cette cohésion de « réussir ensemble quelque chose de difficile ». Et le mont Baimao, ce passage central, est précisément le moment clé de ce voyage partagé où tout le monde serre les dents et persévère ensemble. Cette chaleur communautaire fait du Grand Chelem non seulement un défi personnel, mais aussi une mémoire collective.
Après l’arrivée : cette satisfaction bien ancrée
Lorsque vous bouclez l’intégralité du Grand Chelem, après avoir gravi les trois sommets dont le mont Baimao, la satisfaction que vous ressentez est profonde et bien réelle.
Ce n’est pas une excitation éphémère, mais la satisfaction solide de « j’ai sérieusement préparé, sérieusement exécuté, sérieusement accompli quelque chose de difficile ». 89 kilomètres de distance, 1552 mètres de dénivelé, 5 à 6 heures de persévérance — rien de tout cela n’a été gagné facilement. Lorsque vous revenez enfin au point de départ, que vous détachez vos pieds des pédales et repensez à tout ce chemin — l’échauffement de Zhongxingling, la modération du passage central du mont Baimao, la bataille acharnée de Chikanding — vous pouvez être fier de vous.
Cette satisfaction bien ancrée se transforme en une assurance qui vous accompagne dans la vie. Lorsque vous êtes confronté au travail ou dans la vie à des défis exigeant une persévérance de longue haleine et une gestion intelligente de votre rythme, vous vous souviendrez du Grand Chelem — de la façon dont vous avez su, sur une longue route, garder le rythme, préserver vos forces et avancer section après section. Cette conviction que « je suis capable de le faire », c’est le cadeau le plus précieux que le Grand Chelem, et le passage central du mont Baimao, vous offrent pour votre vie.
Le mont Baimao, un passage central qui mérite d’être retenu
Parmi les trois sommets du Grand Chelem, le mont Baimao est peut-être le plus discret — il n’a ni la position de carrefour de Zhongxingling, ni la réputation de difficulté extrême de Chikanding. Toujours pris entre les deux, il est facile à négliger, facile à oublier.
Mais c’est précisément cette montagne discrète du milieu du parcours qui renferme la sagesse la plus profonde. Elle vous apprend à garder votre sang-froid entre l’excitation et l’effort acharné, à préserver votre énergie pour les défis à venir, à traverser avec constance et discipline la partie centrale d’une longue épreuve, d’une vie. Elle nous rappelle que ces étapes apparemment banales et insignifiantes sont souvent les maillons indispensables qui font la réussite de l’ensemble.
Alors, la prochaine fois que vous roulerez le Grand Chelem, ne sous-estimez pas le mont Baimao, ce passage central. Accordez-lui le respect qu’il mérite, gravissez-le avec attention, ressentez son importance de trait d’union entre l’avant et l’après. Lorsque vous saurez apprécier la valeur du mont Baimao, vous ne serez pas seulement un cycliste plus avisé, vous serez aussi une personne qui sait mieux apprécier ce qui est ordinaire et mieux gérer les passages centraux de sa vie. Cette montagne du milieu qui mérite d’être retenue vous aidera, à sa manière, à devenir une meilleure version de vous-même.
L’excellence se révèle dans les détails ordinaires
Le mont Baimao est, parmi les Trois Grands Sommets, le plus facile à négliger. Il n’a ni réputation éclatante, ni difficulté extrême, et se tient tranquillement entre Zhongxingling et Chikanding, tel un personnage secondaire sans présence marquante. Mais tous ceux qui ont gravi les Trois Grands Sommets le savent — c’est précisément ce segment intermédiaire sans éclat qui décide souvent de la réussite ou de l’échec de tout le parcours.
Cela me fait penser à ces « clés ordinaires » de la vie. Nous tournons toujours notre regard vers ce qui est éclatant, saillant, remarquable, et négligeons ces maillons ordinaires qui soutiennent silencieusement l’ensemble. Or, en réalité, la réussite d’une entreprise ne dépend souvent pas de ses moments de gloire, mais de la solidité de ces détails ordinaires. Comme pour une maison : on admire sa façade somptueuse, mais ce qui la soutient véritablement, ce sont ces fondations et ces poutres invisibles.
Le mont Baimao m’a appris : ne sous-estime pas l’ordinaire, ne néglige pas le milieu de parcours, ne méprise pas ces maillons discrets mais essentiels. La véritable sagesse et le vrai savoir-faire se manifestent précisément dans la façon dont tu traites ces « détails ordinaires » — les survoles-tu à la hâte ou les cultives-tu avec soin ? Les ignores-tu ou leur accordes-tu le respect qu’ils méritent ? Lorsque tu apprends à voir l’excellence dans l’ordinaire et à t’investir dans les maillons sans éclat, tu détiens le secret de l’accomplissement des grandes choses. Cette montagne ordinaire du milieu de parcours, par son rôle de trait d’union entre l’avant et l’après, m’a fait comprendre que la grandeur n’est jamais que l’accumulation, pierre après pierre, d’une multitude d’instants ordinaires pris au sérieux.
Conclusion
Le mont Baimao, deuxième sommet des Trois Grands Sommets de Taichung, un voyage de transition niché dans les forêts de Xinshe. Ce n’est ni le plus célèbre, ni le plus redoutable des trois, mais c’est le segment intermédiaire qui décide du succès ou de l’échec de toute l’expédition. C’est la tuile indispensable d’une main de mahjong, le maillon de loyauté du cercle du rond-point, et surtout une métaphore de la vie sur le sang-froid et la modération. Il t’apprend à garder la tête claire entre l’excitation et l’effort, à préserver ton énergie pour les défis à venir, à bien négocier le milieu d’une longue épreuve. La prochaine fois que tu te rassembles avec tes coéquipiers au 7-11 du rond-point pour attaquer les Trois Grands Sommets en force, ne sous-estime pas ce segment intermédiaire — grimpe le mont Baimao avec intelligence et sérénité, et tu détiendras la sagesse de boucler les Trois Grands Sommets, et même de bien traverser le milieu de ta vie.
Lectures complémentaires
- Guide pratique du mont Baimao : deuxième sommet des Trois Grands de Taichung, un plat costaud de 8 km à près de 5 % à Xinshe
- « Tu fais combien sur la 136 ? » : le terrain d’examen, les Trois Grands Sommets et le langage commun des cyclistes de Taichung
- Guide du Chikanding 136 : la méthode pour dompter la montée douce puis raide du terrain d’épreuve des cyclistes de Taichung
- Guide pratique Dakeng–Xinshe : 8,5 km de montée douce reliant Zhongxingling, l’artère d’entraînement de Taichung
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