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Radio Sanhe de Zhiben : un moment de montée calme et honnête, caché dans les routes de montagne de Taimali

挑戰心得

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Certaines routes sont célèbres pour leurs panoramas maritimes spectaculaires, d’autres sont retenues pour leurs monuments emblématiques. La station de radio Sanhe de Zhiben n’a rien de tout cela. Elle n’offre qu’un chemin de montagne silencieux, et vous, qui pédalez dessus.

I. Un nom sans origine documentée, mais qui marque les esprits

« Sanhe Radio » — en entendant ce nom pour la première fois, il est difficile de ne pas être curieux. Ce n’est ni un sentier de randonnée réputé, ni une attraction touristique populaire, et même son origine exacte est difficile à retracer. En fouillant les documents publics, on ne trouve aucune trace écrite de l’origine de ce nom. On ne sait pas s’il provient d’une ancienne installation de retransmission radiophonique dans la montagne, ou s’il est lié à l’appellation d’une tribu ou d’une communauté locale. Cet état de « non-documentation » ajoute en quelque sorte au mystère de cet itinéraire — ce n’est pas un site nommé et emballé pour le tourisme, mais plutôt un toponyme qui existe purement par nécessité de la vie locale, niché silencieusement dans un recoin des montagnes de Taimali, attendant d’être mémorisé par ceux qui l’ont réellement gravi à vélo.

La localisation officielle sur Strava indique que ce tronçon se situe en réalité dans le canton de Taimali, comté de Taitung, et non dans la zone administrative de Zhiben, généralement rattachée à la ville de Taitung. Ce léger décalage géographique illustre en réalité une habitude courante dans la dénomination des lieux dans l’est de Taïwan — de nombreux itinéraires sont nommés d’après les habitudes de vie des communautés locales, sans correspondre exactement aux découpages administratifs officiels. Pour le cycliste, l’important n’est peut-être pas de déterminer si cela relève de Zhiben ou de Taimali, mais de comprendre que cet itinéraire, situé à la frontière entre la zone des sources chaudes de Zhiben et les montagnes de Taimali, porte en lui les caractéristiques des deux endroits.

II. Un autre visage de la zone des sources chaudes de Zhiben

Quand on évoque Zhiben, l’image qui vient à l’esprit de la plupart des gens est celle des hôtels de sources chaudes, des bains en plein air, ou des groupes de ryokans répartis le long de la vallée de la rivière Zhiben. Les sources chaudes de Zhiben sont de type bicarbonate de sodium, surnommées « bain de beauté », et constituent l’une des destinations thermales les plus réputées de l’est de Taïwan, attirant d’innombrables visiteurs venus spécialement pour se détendre dans les bains.

Mais l’itinéraire de Sanhe Radio révèle un tout autre aspect de la direction de Zhiben — loin de l’agitation de la zone thermale et de la foule touristique, en s’enfonçant dans la montagne, on découvre à la place un chemin rural si calme qu’on n’entend presque plus que sa propre respiration et le bruit de la chaîne. Ce contraste est précisément ce qui rend cet itinéraire si fascinant : dans la même zone géographique, le jour, des touristes se prélassent dans les sources chaudes, tandis que dans la montagne, des cyclistes serrent les dents, ruisselant de sueur, luttant contre la pente. Deux façons radicalement différentes de voyager se croisent dans la même région montagneuse, sans jamais se déranger mutuellement.

III. Une montée honnête

Un cycliste ayant fait le tour de l’île décrivait ainsi les routes de la région de Zhiben dans son récit : « Beaucoup plus difficile à grimper que ce que j’imaginais. Quand je l’avais parcourue en scooteur, je n’avais rien senti, mais à vélo, je me suis rendu compte que cette section était presque entièrement en montée. » Bien que cette remarque décrive un périmètre plus large autour de Zhiben, et non précisément les 8,5 kilomètres de Sanhe Radio, elle met en évidence avec justesse un décalage psychologique que de nombreux cyclistes ont vécu — une route parcourue en scooteur ou en voiture, et une route gravie à la force des jambes, sont deux expériences radicalement différentes.

Des partages dans des communautés cyclistes mentionnent également que les sorties en direction de Zhiben sont souvent citées aux côtés de montées de référence comme Shouka, considérées comme des parcours de haute intensité. Ces retours d’expérience réels, bien que n’étant pas des témoignages de première main spécifiquement consacrés au tronçon de Sanhe Radio, confirment indirectement la difficulté réelle que représentent les données de 5,7 % de pente moyenne et environ 9,2 % au plus raide — ce n’est pas une montée douce que l’on peut avaler sans effort, mais un parcours qui exige d’être pris au sérieux et de payer honnêtement en sueur.

La route de Sanhe Radio se prête en quelque sorte très bien à l’exercice du dialogue avec soi-même. Elle n’offre pas le panorama maritime spectaculaire de la côte de Taimali qui distrait l’attention, ni l’ambiance touristique de la zone thermale de Zhiben. Ce n’est qu’un chemin de montagne silencieux, bordé peut-être de vergers bas ou de végétation spontanée, avec parfois une vue furtive sur un coin de l’océan Pacifique au loin. Dans un tel environnement, l’attention revient naturellement à soi — le rythme de la respiration, la fréquence cardiaque, la douleur de chaque contraction des muscles des cuisses. Ces signaux corporels habituellement négligés sont amplifiés et clairement ressentis sur ce chemin de montagne silencieux.

IV. Vue à la première personne : quarante minutes en tête-à-tête avec la pente

Au moment de m’élancer, le corps conserve encore l’insouciance d’avant le départ, la cadence est stable, la respiration régulière. Le début de la pente est relativement doux, idéal pour prendre le temps d’échauffer le corps et d’observer l’environnement — la végétation des montagnes de Taimali est nettement étagée, et à mesure que l’altitude monte doucement, le paysage se transforme imperceptiblement, avec parfois un aperçu d’un fragment de bleu de la ligne côtière au loin.

Dans la section médiane, la pente s’accentue nettement, la respiration remplace peu à peu l’observation de l’environnement, toute l’attention se recentre sur le petit bout de route devant soi — les yeux fixés sur la roue avant, calculant la distance restante avant le prochain faux-plat qui permettra de reprendre son souffle. À ce moment-là, le chemin de montagne est étrangement silencieux. Si l’on ne croise ni véhicule ni piéton, on n’entend que sa propre respiration lourde et le bruit régulier de la chaîne ; parfois, le bruissement du vent dans les feuilles rappelle que l’on est bien en montagne, et non dans une salle de spinning en salle de sport.

Dans la section la plus raide, la douleur dans les cuisses se fait clairement sentir, et l’idée de « descendre de vélo et pousser » vient facilement à l’esprit. Mais une fois ce petit passage surmonté, en retrouvant une pente plus douce, le soulagement est d’autant plus vif — le corps vous dit honnêtement que ce passage était vraiment dur, mais que vous l’avez surmonté. Ce processus de dialogue avec ses propres limites, puis de victoire sur elles, est ce que Sanhe Radio, dépourvue de monuments spectaculaires, peut offrir au cycliste comme sentiment d’accomplissement le plus pur.

Au sommet, il n’y a souvent pas de scène dramatique — peut-être juste une pente qui s’adoucit soudainement et une vue légèrement plus dégagée. Mais ce sentiment d’accomplissement n’a rien à envier à celui de l’ascension de n’importe quel site emblématique. Car vous savez que, tout du long, aucun artifice touristique ne vous a distrait : c’est uniquement avec vos jambes que vous avez honnêtement gravi chaque mètre de pente.

V. Les effluves discrets de la culture locale

La région de Zhiben et Taimali est une zone de rencontre entre les cultures Puyuma et Paiwan, où la culture des sources chaudes et la vie des tribus autochtones coexistent depuis longtemps entre montagne et mer. Bien que l’itinéraire de Sanhe Radio ne présente aucune information claire sur d’éventuelles tribus ou sites culturels en bord de route, en pédalant, on ressent néanmoins l’atmosphère de vie propre à cette terre — les vergers que l’on croise de temps à autre, les instants où l’on échange un signe de tête avec un habitant local, sont autant de fonds culturels discrets mais réels de cet itinéraire.

La culture gastronomique de la région de Zhiben se concentre principalement autour de la zone thermale de Longquan Road et du tronçon de Zhiben Road sur la route provinciale 9. Des omelettes à la pâte de riz faite main, aux onigiris, en passant par les œufs de source chaude et les corossols frais locaux, ce sont autant de souvenirs gustatifs courants pour les visiteurs de Zhiben. Ces informations gastronomiques ne se trouvent pas nécessairement directement le long du tronçon en montée de Sanhe Radio, mais elles constituent des options locales méritant d’être dégustées au passage, pour se récompenser de ses efforts, une fois la descente terminée et le retour en ville effectué.

VI. Réflexions sur la saison et le moment idéal pour pédaler

Bien que les changements saisonniers dans les montagnes de Taimali ne soient pas aussi spectaculaires que dans les zones de haute altitude, la chaleur humide de l’été avec ses orages de l’après-midi, et l’influence occasionnelle de la mousson du nord-est en hiver, font que le même itinéraire offre des sensations différentes selon la saison. Aux petites heures d’un matin d’été, l’air de Sanhe Radio est imprégné de l’humidité de la végétation — c’est le moment le plus frais de la journée pour attaquer les pentes raides. Si l’on choisit plutôt de venir en automne ou en hiver, plus frais, le silence du chemin de montagne est encore plus marqué, et l’on peut parfois profiter d’un moment de solitude quasi total sur presque tout le parcours.

VII. Pourquoi cela vaut le coup d’être gravi une fois

Dans le monde des itinéraires cyclistes, toutes les routes n’ont pas besoin de justifier leur valeur par des paysages grandioses ou des monuments célèbres. Sanhe Radio est peut-être l’un des itinéraires les plus discrets de Taitung, voire facilement négligé, mais c’est précisément cette discrétion qui lui préserve une pureté rare — pas de foule touristique, pas d’interférence de spots à selfies, seulement la pente, la respiration et vous-même.

Si vous en avez assez des itinéraires réputés toujours bondés de touristes et de photographes, et que vous cherchez un endroit où vous apaiser véritablement et dialoguer avec votre corps, Sanhe Radio est une option qui mérite sérieusement d’être envisagée. Elle ne vous séduira pas par ses paysages, mais elle vous montrera, de la manière la plus honnête, votre vrai visage face à la pente — c’est peut-être là le sens le plus originel et le plus précieux de la pratique du vélo.

VIII. Plutôt que l’agitation, je préfère ce calme

Parmi les itinéraires cyclistes de Taitung, les célèbres montées qui attirent toujours de grands groupes de cyclistes et s’animent dès l’arrivée du week-end ne manquent pas — ces endroits ont certes leur charme, et l’ambiance d’un groupe qui s’encourage mutuellement et partage ses expériences peut effectivement ajouter beaucoup de plaisir à la sortie. Mais Sanhe Radio Station présente une atmosphère complètement opposée : la plupart du temps, vous pourriez être seul sur cette route, sans les encouragements d’autres cyclistes, sans les objectifs des photographes capturant votre allure au bord du chemin. Il n’y a que vous, votre respiration, et cette route de montagne devant vous dont on ne voit pas le bout, mais dont on sait pertinemment qu’elle mènera au sommet.

Ce calme, au début, peut déstabiliser les cyclistes habitués à l’ambiance animée, et même leur faire douter d’avoir choisi le mauvais itinéraire. Mais après quelques ascensions, on finit par comprendre la valeur précieuse de ce silence — sans les interférences extérieures ni les comparaisons, vous pouvez vous concentrer plus purement sur votre état physique, entendre la fréquence de votre cœur qui s’accélère, ressentir comment l’oxygène de chaque respiration soutient la rotation continue des muscles de vos cuisses. C’est une expérience immersive qu’il est rare d’obtenir sur les itinéraires populaires.

IX. Sur le sens du dialogue avec soi-même

Le rythme de vie moderne est rapide, le bombardement d’informations incessant, et le temps réellement consacré à être seul avec soi-même et à avoir un vrai dialogue intérieur est en réalité très rare. Une montée comme Sanhe Radio Station, avec peu de stimulations extérieures, offre justement cette opportunité précieuse — lorsque votre corps subit la charge de la pente, votre esprit est naturellement ramené au moment présent, réfléchissant à ajuster votre respiration, à changer de braquet, ou à ralentir légèrement le rythme. Ces dialogues intérieurs apparemment insignifiants, accumulés, constituent en réalité un exercice très pur de conscience de soi.

Certains cyclistes profitent de ces sections en montée pour, tout en pédalant, faire le tri dans leurs préoccupations récentes, démêlant peu à peu les soucis du travail ou de la vie au fil de chaque rotation de pédalier. D’autres apprécient simplement cet état de ne penser à rien, entièrement concentrés sur les sensations corporelles, traitant la montée comme une méditation dynamique. Quelle que soit l’approche, un itinéraire calme et sans fioritures comme Sanhe Radio Station offre précisément cet espace, permettant au cycliste de s’éloigner temporairement du tumulte extérieur et de revenir au dialogue le plus pur entre l’homme et la pente.

X. En fin de compte : un itinéraire qui n’a pas besoin de justification

Toutes les routes qui méritent d’être parcourues n’ont pas besoin d’un nom prestigieux, d’un point de repère célèbre, ou d’une raison d’être abondamment relayée par les blogs. Sanhe Radio Station ne deviendra peut-être jamais le lieu à la mode le plus couru de Taitung, ses informations sont si rares que même l’origine de son nom est introuvable, mais cela n’enlève rien à sa valeur en tant qu’itinéraire d’entraînement solide.

Si vous acceptez de lui donner une chance, de mettre de côté les attentes de « lieu photogénique » ou d’« itinéraire tendance », et de la considérer simplement comme un moment de dialogue avec votre corps, vous découvrirez peut-être que cette expérience de cyclisme sans fioritures, sans recherche de reconnaissance extérieure, est en réalité ce qui se rapproche le plus de l’essence même du cyclisme. Sanhe Radio Station n’a besoin d’aucune raison pour que vous l’aimiez, elle a seulement besoin que vous acceptiez d’enfourcher votre vélo et d’aller ressentir cette pente silencieuse mais honnête.

XI. Un autre paysage aperçu à la descente

En montée, entièrement concentré sur la pente et la respiration, le champ de vision est souvent réduit à la roue avant et à la route immédiate. Mais lorsque vous atteignez le sommet et vous apprêtez à redescendre par le même chemin, vous découvrez soudain que cette route parcourue en serrant les dents recèle en réalité de nombreux paysages dignes d’intérêt — les arbres fruitiers dispersés sur les flancs de la colline, les fleurs sauvages qui pointent parfois le bout de leur nez, et la lumière du soleil qui filtre à travers les interstices des arbres. Ces images, ignorées en montée à cause d’une concentration excessive sur les sensations physiques, peuvent être redécouvertes avec un tout autre état d’esprit à la descente.

Cette expérience de « ce qu’on ne voit pas en montant, on le découvre en descendant » fait écho, d’une certaine manière, à la philosophie même de la pratique de la montée — l’effort fourni et la récompense ne se manifestent souvent pas au même moment. Chaque difficulté endurée en serrant les dents dans la pente finit, au moment d’atteindre le sommet et de basculer dans la descente, par se transformer en une sensation de légèreté et d’accomplissement particulièrement limpide. Cette satisfaction différée est peut-être la raison profonde pour laquelle tant de personnes acceptent de relever encore et encore le défi des itinéraires en montée.

XII. Une résonance inattendue avec les sources chaudes de Zhiben

Après avoir terminé Sanhe Radio Station, si le temps le permet, pourquoi ne pas en profiter pour se rendre dans la zone voisine des sources chaudes de Zhiben, afin de laisser les muscles fatigués se détendre dans l’eau thermale. Les sources chaudes de Zhiben, dont l’eau de bicarbonate de sodium à la texture soyeuse est réputée sous le nom de « bain de beauté », constituent la récupération post-effort idéale pour des jambes qui viennent de subir une montée continue et des tensions musculaires. Ce programme combiné — « transpirer d’abord en montagne, puis se détendre corps et esprit dans les sources chaudes » — est, d’une certaine manière, le cadeau unique que cette terre de Taitung, où la mer rencontre la montagne, sait offrir aux cyclistes : le défi et la guérison sont souvent à portée de main dans la même région.

Au coucher du soleil, immergé dans les sources chaudes en repensant à cette pente raide endurée en serrant les dents à Sanhe Radio Station pendant la journée, on ressent une satisfaction particulièrement tangible. Cette sensation d’avoir pleinement récompensé son corps et son esprit est précisément le charme cycliste propre à cette terre de Taitung, et c’est aussi le souvenir profond que laisse finalement à chaque cycliste un itinéraire apparemment sans fioritures comme Sanhe Radio Station.

XIII. La liberté et la solitude du cyclisme en solitaire

Choisir un itinéraire relativement peu fréquenté, c’est aussi, d’une certaine manière, choisir un mode de vie à vélo. Tout le monde n’aime pas l’animation des sorties en groupe ; certains cyclistes préfèrent simplement rouler seuls, affronter la pente à leur propre rythme, sans avoir à s’adapter à la vitesse des autres ni à se soucier du regard d’autrui. Un itinéraire comme Sanhe Radio Station convient parfaitement à ces cyclistes qui préfèrent la solitude — vous pouvez ralentir pour reprendre votre souffle sans aucune gêne, ou sprinter à pleine puissance pour repousser vos limites, sans que le regard des autres ne vous distraie à aucun moment.

Bien sûr, le cyclisme en solitaire s’accompagne aussi d’une certaine solitude, surtout au milieu de la montée lorsque les forces commencent à décliner et que chaque coup de pédale exige le soutien de la volonté. Sans les encouragements d’un coéquipier, il faut se motiver soi-même. Mais c’est précisément cette solitude qui rend le sentiment d’accomplissement à chaque défi relevé d’autant plus pur — vous savez clairement que chaque difficulté surmontée sur ce chemin l’a été uniquement grâce à vos jambes et à votre volonté, sans aucune aide extérieure.

XIV. Le sens du voyage ne réside pas dans le paysage du point d’arrivée

Si l’on juge la valeur d’un itinéraire uniquement sur la « magnificence du paysage », Sanhe Radio Station n’est peut-être pas particulièrement remarquable. Elle n’a pas le bleu azur à couper le souffle de la côte de Taimali, ni de point de repère célèbre pour une photo souvenir. Mais si l’on remplace le critère par « ce voyage peut-il vous permettre de mieux vous connaître », Sanhe Radio Station s’avère être un itinéraire tout à fait excellent.

Elle met la pente et la distance devant vous de la manière la plus directe, la plus brute, vous forçant à faire honnêtement face à votre condition physique et à votre résilience mentale du moment. Pas de paysage pour distraire, pas d’animation pour masquer la fatigue, seulement le face-à-face le plus nu et le plus authentique entre vous et cette pente. Et c’est peut-être précisément la raison pour laquelle tous les passionnés de cyclisme ont été attirés par ce sport à l’origine — non pas pour atteindre un magnifique point d’arrivée, mais pour, tout au long du chemin, redécouvrir à chaque fois ce soi qui serre les dents face à la pente et ne renonce jamais facilement.

XV. Pour le soi de la prochaine fois

Après avoir quitté Sanhe Radio Station, cette route de montagne silencieuse n’apparaîtra sur aucune carte postale ni brochure touristique, et il est peu probable qu’elle devienne un lieu à la mode viral sur les réseaux sociaux. Mais pour ceux qui l’ont réellement parcourue, elle restera discrètement dans un coin de leur mémoire, devenant une référence d’expérience à laquelle se reporter lorsqu’ils rencontreront d’autres pentes difficiles à l’avenir — « cette montée n’est pas aussi raide que Sanhe Radio Station », ou « c’est déjà un défi de niveau Sanhe Radio Station ». Des repères mentaux de ce genre refont surface spontanément au fil des futures sorties.

Peut-être qu’un jour, lorsque vous retournerez dans les montagnes de Taimali pour relever à nouveau ce défi, vous découvrirez que vous êtes plus à l’aise que la fois précédente — une respiration plus stable, un meilleur rythme, et même la possibilité de jeter un œil au paysage sur une section où vous serriez autrefois les dents. Cette trajectoire de progrès est la rétribution la plus authentique et la plus précieuse qu’un itinéraire sans fioritures comme Sanhe Radio Station puisse offrir à chaque cycliste qui accepte de venir le parcourir à nouveau. Elle ne fait pas de bruit, ne se met pas en avant, mais reste toujours silencieusement dans un coin des montagnes de Taimali, attendant le prochain cycliste prêt à venir seul, pour un dialogue honnête avec la pente — et ce cycliste, c’est peut-être vous, qui acceptez de refermer cet article et de vous mettre en route.

Seizième partie : pour finir, à propos de ce qui « vaut la peine »

On demande souvent si un itinéraire sans notoriété, sans paysages spectaculaires, et dont même l’origine du nom ne peut être vérifiée, vaut vraiment la peine qu’on fasse le déplacement à vélo. Si on l’évalue d’un point de vue touristique, la réponse est peut-être incertaine ; mais si on l’aborde sous l’angle de la « connaissance de soi », la réponse est presque certainement oui. Ce que la station Sanhe nous apprend, ce n’est pas comment prendre de belles photos à vélo, ni comment obtenir plus de likes sur les réseaux sociaux, mais comment, en l’absence de toute reconnaissance extérieure, rester honnête face à la pente qui se présente, pédaler tour après tour, jusqu’à atteindre sa propre ligne d’arrivée. Cette valeur est peut-être précisément la raison pour laquelle ce chemin tranquille des montagnes de Taimali mérite d’être retenu. La prochaine fois que vous serez lassé des sites touristiques bondés, n’hésitez pas à tourner au coin et à pédaler en direction des montagnes de Taimali, pour honorer un rendez-vous qui n’appartient qu’à vous et à la pente — un accord silencieux mais infiniment honnête.

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