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Lùyě Sōnglín : à côté du festival de montgolfières, une montée raide qui prend au dépourvu

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Pins de Luye : à côté du festival des montgolfières, une montée raide qui prend au dépourvu

L’image des montgolfières s’élevant lentement dans le ciel est aussi belle qu’une carte postale, mais en tournant au coin pour emprunter la route forestière de Songlin, c’est une montée raide qui vous attend, une surprise qui prend au dépourvu.

I. Deux romantismes au plateau de Luye

Quand on évoque Luye, l’image qui vient à l’esprit de la plupart des gens est sans doute celle, durant le festival annuel des montgolfières en été, des ballons multicolores s’élevant lentement au plateau de Luye, se reflétant sur les rizières de la vallée et les montagnes lointaines. Ces dernières années, le festival des montgolfières du plateau de Luye se tient généralement entre juin et août (les dates exactes dépendent de l’annonce annuelle des organisateurs), attirant d’innombrables visiteurs et photographes venus spécialement capturer les instants les plus féeriques de ce ciel.

Mais si vous êtes un cycliste, les environs du plateau de Luye recèlent un autre romantisme, totalement différent — une route forestière nommée « Songlin », longue de seulement 3,8 kilomètres, qui, avec une pente moyenne de plus de 7,9 % et des passages ponctuels pouvant atteindre 25 %, donne à chaque cycliste qui s’y aventure imprudemment une leçon qui prend au dépourvu. Ce contraste est peut-être ce qui rend cette terre de Luye si fascinante : sous le même ciel, certains s’élèvent élégamment à bord de montgolfières, tandis que d’autres, au sol, luttent contre la pente, les dents serrées et ruisselants de sueur.

II. Un petit décalage administratif dans un nom de lieu

Fait intéressant, cette route nommée « Luye » est officiellement située, selon Strava, dans le canton de Yanping, et non dans le canton de Luye comme on pourrait le croire. Ce décalage entre le nom et la division administrative n’est pas rare parmi les noms de routes locales à Taïwan — les habitants ont l’habitude de désigner une route par leur bassin de vie ou un point de repère voisin bien connu, sans que cela corresponde nécessairement aux limites administratives officielles. Pour les cyclistes, l’important n’est peut-être pas de clarifier avec précision l’appartenance administrative, mais de comprendre que cette route se situe dans la zone montagneuse à la frontière entre les cantons de Yanping et de Luye, autour du site touristique renommé du plateau de Luye.

Il convient également de mentionner que cette route est aussi appelée route forestière de Songlin « ligne est 40 ». Selon certaines données, sa longueur totale pourrait atteindre 5,336 kilomètres, traversant la chaîne côtière, bien plus que les 3,81 kilomètres du segment Strava. Cet écart vient probablement du fait que la portion extraite par Strava ne couvre qu’une petite section de la route forestière où la pente est la plus concentrée, et non la totalité du parcours. Pour la rédaction et la planification d’une sortie, il est recommandé de se fier aux données enregistrées par un GPS réel, et de comprendre que le réseau routier environnant peut être plus étendu que ce que présente un seul segment.

III. Une montée sous-estimée : les retours de vrais cyclistes

Si vous cherchez en ligne des comptes rendus de sorties sur cette route, vous trouverez quelques partages particulièrement authentiques, voire teintés d’autodérision. Un cycliste a partagé sur une plateforme communautaire son expérience de première tentative sur cette pente, admettant avoir « calé » pendant l’ascension — en jargon cycliste, cela signifie que la cadence de pédalage est tombée à presque zéro, que le vélo a commencé à vaciller, et qu’il a finalement été contraint de mettre pied à terre et de pousser le vélo. Il a reconnu que sa technique de l’époque ne suffisait pas à affronter une telle pente. Cette honnête auto-analyse a, paradoxalement, permis aux cyclistes suivants de mieux se préparer mentalement à la difficulté réelle de cette route.

Un autre récit provient d’une sortie en groupe : en planifiant l’itinéraire, les membres de l’équipe n’avaient manifestement pas anticipé à quel point la pente de cette route de montagne serait raide. Leurs « plaintes et gémissements » à l’arrivée sur cette section reflètent en quelque sorte la tendance de la route des Pins de Luye à être sous-estimée — son nom semble doux, elle est adjacente au célèbre site des montgolfières, ce qui porte facilement à croire qu’il s’agit d’un simple itinéraire touristique facile. Une fois en selle, on découvre que c’est tout autre chose.

Les informations officielles rappellent également que la section en direction du plateau de Luye est particulièrement raide et qu’il faut pédaler avec prudence. Ces retours authentiques, venus de tous horizons, indépendants mais se corroborant mutuellement, dessinent ensemble le portrait le plus fidèle de la route des Pins de Luye — courte, mais loin d’être simple.

IV. Vue à la première personne : 3,8 kilomètres qui prennent au dépourvu

Avant le départ, en voyant sur la carte une distance de seulement 3,8 kilomètres, une pensée de mépris insouciant ne peut s’empêcher de surgir — « moins de 4 kilomètres, ça devrait être vite terminé. » Mais cette idée est complètement brisée moins d’un kilomètre après s’être engagé sur cette pente.

La pente, sans aucune transition, passe directement d’un faux plat à une montée marquée, et les muscles des cuisses ressentent presque immédiatement le signal d’une charge accrue. La respiration s’accélère, et l’humeur qui permettait encore de contempler tranquillement le paysage environnant est vite entièrement accaparée par cette pente dont on ne voit pas la fin.

En abordant ce passage au milieu, avec sa pente ponctuelle pouvant atteindre 25 %, on ressent un étrange décalage physique — la volonté est toujours là, la cadence ne change pas énormément, mais la vitesse ralentit visiblement, et l’on peut même percevoir la subtile variation de friction entre la roue arrière et le sol. C’est précisément le moment où la sensation de « caler », si souvent évoquée par les cyclistes, est la plus vive : la puissance musculaire est déjà proche de sa limite, mais la pente reste impitoyablement dressée devant vous. À cet instant, beaucoup comprennent pourquoi certains cyclistes choisissent de mettre pied à terre — ce n’est pas de la lâcheté, c’est un choix honnête face à ses propres limites physiques et techniques du moment.

Une fois le passage le plus raide surmonté, la pente s’adoucit quelque peu, et le sentiment de soulagement est particulièrement marqué. La respiration retrouve peu à peu son rythme, le champ de vision s’élargit à nouveau — c’est alors seulement qu’on a le loisir de se retourner pour contempler la pente qui a failli nous priver de souffle, avant de foncer vers la ligne d’arrivée finale avec un sentiment mêlé de fatigue et de fierté.

V. Le tiraillement entre paysage et pente

Plusieurs personnes ayant emprunté cette route mentionnent que le paysage le long des Pins de Luye est en réalité fort agréable — depuis les hauteurs, on domine les champs de la vallée autour du plateau de Luye, et si le moment est bien choisi, on peut même apercevoir au loin les montgolfières s’élever. Mais précisément parce que la pente est si raide qu’elle exige une concentration totale, il est difficile, en pédalant, de se laisser vraiment distraire pour admirer ces paysages. Cette contradiction — « le paysage est magnifique, mais pas le temps de l’admirer » — est justement l’une des expériences les plus particulières de cette route courte et explosive.

C’est peut-être pour cela que beaucoup choisissent, une fois le défi relevé et l’arrivée atteinte, de prendre enfin le temps de se retourner pour admirer les paysages manqués en chemin — cette jouissance visuelle différée est, d’une certaine manière, une récompense : il faut d’abord payer honnêtement de sa sueur et de sa concentration pour avoir véritablement le droit de s’arrêter et de savourer pleinement la beauté de la vallée propre aux abords du plateau de Luye.

VI. Culture locale : thé oolong rouge et charme de la vallée

Les environs du plateau de Luye sont réputés pour leur thé oolong rouge, et le village voisin de Longtian est une importante zone de production de thé et d’ananas. Après avoir relevé le défi de la montée des Pins de Luye, si le temps le permet, pourquoi ne pas faire un détour par les plantations de thé des environs pour déguster une tasse d’oolong rouge produit localement — la saveur de ce thé, avec son arrière-goût sucré, associée à la satisfaction d’avoir relevé le défi en transpirant, forme un accord particulièrement savoureux.

Autour du village de Longtian se trouvent également le célèbre tunnel vert et les vestiges d’un sanctuaire shintoïste. Ces sites ne se situent pas nécessairement directement le long de la route forestière de Songlin, mais ils font tous partie des ressources touristiques communes de la région de Luye et méritent d’être intégrés au même itinéraire, ajoutant ainsi, au défi physique de cette sortie à vélo, une dimension supplémentaire de patrimoine culturel et de beauté naturelle.

VII. Une double surprise saisonnière

Si vous choisissez de visiter les Pins de Luye pendant le festival des montgolfières, de juin à août, vous aurez l’occasion de vivre simultanément deux facettes totalement différentes de Luye — la sueur versée en affrontant la pente le jour, et, au crépuscule, le spectacle des montgolfières s’élevant lentement dans le ciel. Ce contraste saisissant sera le souvenir le plus inattendu et le plus marquant de ce voyage.

En visitant à d’autres saisons, même sans l’atout des montgolfières, les paysages de la vallée de Luye, aux quatre saisons bien distinctes, associés à des températures relativement plus fraîches (surtout en automne et en hiver), se prêtent en réalité mieux à une concentration exclusive sur le défi de cette pente, sans avoir à craindre la dépense énergétique supplémentaire due aux fortes chaleurs estivales.

VIII. En conclusion : court ne veut pas dire facile

Avec ses 3,8 kilomètres à peine, la route des Pins de Luye adresse à chaque cycliste qui la prend à la légère un rappel retentissant — une distance courte n’a jamais signifié une facilité. Cette route ne figure peut-être pas sur les listes des plus grands défis longue distance classiques de Taitung, mais grâce à ses passages ponctuels pouvant atteindre 25 %, elle laisse chez de nombreux cyclistes un souvenir profond, parfois même teinté de déboires.

Si vous êtes prêt à relever ce défi, choisissez un jour dégagé, rendez-vous au plateau de Luye, jetez d’abord un œil aux montgolfières qui s’élèvent peut-être lentement, puis tournez-vous et engagez-vous sur la route forestière de Songlin pour vivre par vous-même cette montée raide qui prend au dépourvu, et pourtant étonnamment inoubliable. Que vous parveniez au sommet sans encombre ou que vous « caliez » et poussiez le vélo comme le cycliste qui a partagé son expérience, cette expérience restera une touche particulièrement vive dans vos souvenirs de cyclisme à Taitung.

IX. Quand la montgolfière s’élève pendant que vous luttez sur la pente raide

Il y a une image particulièrement saisissante — pendant que vous vous donnez à fond pour affronter cette pente avoisinant les 25 % qui se dresse devant vous, un tout autre spectacle peut se dérouler dans le ciel au loin : une montgolfière s’élève lentement, les touristes lèvent la tête, brandissent leurs appareils photo et poussent des exclamations émerveillées. Pendant ce temps, vous, couvert de sueur, le souffle court, concentrez toute votre attention sur la manière de tenir ces quelques dizaines de mètres de pente raide.

Cette expérience radicalement différente dans un même espace-temps est, d’une certaine manière, ce qui rend le voyage et le sport si fascinants — chacun choisit une façon différente d’interagir avec cette terre. Certains optent pour la montgolfière, embrassant du regard, depuis les hauteurs, la majesté de toute la vallée ; d’autres choisissent de pédaler, au plus près du sol, pour ressentir le poids réel de la pente, centimètre par centimètre. Aucune des deux façons n’est supérieure à l’autre, mais chacune contribue à la richesse et à la diversité du charme touristique de cette terre de Luye.

X. La route forestière de Songlin vue par les habitants locaux

Pour les habitants qui vivent depuis de longues années dans la région de Luye et Yanping, la route forestière de Songlin (également appelée ligne est 40) n’a jamais été un itinéraire conçu pour le tourisme ou le sport, mais une route du quotidien reliant les tribus, les terres agricoles et les villages environnants. Cette essence de « route utilisée par la vie quotidienne » la distingue radicalement de nombreuses pistes cyclables touristiques spécialement aménagées — elle ne comporte aucun profil de pente douce spécialement conçu, ne tient pas compte de la condition physique des touristes ordinaires ; la pente est tout simplement l’expression la plus authentique et la plus brute du relief de cette région montagneuse.

C’est précisément pour cette raison que les habitants locaux sont depuis longtemps habitués à la pente de cet itinéraire. Ce sont bien souvent les cyclistes venus de loin qui se plaignent amèrement devant ces pentes raides. Ce décalage entre le regard local et le regard extérieur rappelle, d’une certaine manière, à chaque visiteur : ce que nous percevons comme un défi et une aventure n’est peut-être, pour ceux qui vivent sur cette terre depuis des générations, qu’un paysage quotidien des plus ordinaires.

XI. Pour les cyclistes qui affrontent pour la première fois une pente courte et raide

Si la forêt de Songlin à Luye est votre première tentative sur ce type d’itinéraire court mais intense, il est conseillé d’abandonner toute illusion liée à la distance et de l’aborder comme un défi de haute intensité exigeant une concentration totale, plutôt qu’avec un état d’esprit du type « 3,8 km seulement, ça devrait être facile ». Avant de partir, vérifiez que votre configuration de braquet est suffisante pour faire face aux sections extrêmement raides qui peuvent survenir, et préparez-vous mentalement à la possibilité de devoir mettre pied à terre à tout moment — ce n’est pas une honte, même de nombreux cyclistes expérimentés ont « calé » sur cet itinéraire.

Pendant la montée, si vous sentez que l’intensité dépasse vos capacités du moment, ne forcez pas par fierté. Ralentir modérément, voire s’arrêter brièvement pour se reposer, sont des choix parfaitement raisonnables. Après avoir accumulé plusieurs expériences de ce type de défi, vous constaterez que vous abordez ces pentes raides avec de plus en plus d’aisance — c’est précisément là que réside la force de ces montées courtes et explosives : elles permettent d’accumuler rapidement de l’expérience pratique et de la confiance en soi.

XII. Après Songlin, Luye a encore bien d’autres coins à explorer

Une fois le défi de la forêt de Songlin à Luye relevé, si le temps et l’énergie le permettent, les environs de Luye comptent de nombreux sites qui méritent une visite. Outre les plantations de thé rouge oolong et le tunnel vert de Longtian déjà mentionnés, le plateau de Luye Gaotai, en tant que site réputé pour le parapente et les activités en montgolfière, offre même en dehors des périodes d’activité un plaisir visuel certain : on y monte pour contempler la vallée et les paysages champêtres entrelacés de la vallée du ruisseau Beinan.

Cette organisation d’itinéraire — « un défi de pente raide de courte durée, suivi d’une contemplation paisible du paysage et d’une dégustation de thé » — fait précisément écho au double charme de cette terre de Luye, à la fois exigeante et apaisante : prouver avec ses jambes que l’on peut conquérir une pente courte et violente, puis savourer, à un rythme tranquille, la douceur de cette terre de la vallée.

XIII. La sérénité face à l’échec et à la nouvelle tentative

Ce cycliste qui a partagé avec honnêteté sur les réseaux sociaux son expérience de « calage » a, d’une certaine manière, démontré une attitude psychologique particulièrement saine face à l’échec d’un défi — sans dissimuler, sans fuir, mais en reconnaissant franchement que sa technique et sa condition physique du moment ne suffisaient pas à affronter une telle pente, et en transformant cette expérience en terreau pour ses progrès futurs. Cette attitude de franchise face à ses propres limites mérite peut-être davantage d’être vue et respectée qu’un simple exploit de parcours réussi affiché avec fierté.

Un itinéraire comme la forêt de Songlin à Luye offre, d’une certaine manière, un espace pour s’entraîner à « accepter sereinement l’échec ». Tous les défis ne doivent pas nécessairement se conclure par un résultat parfait. L’important est de vouloir enregistrer honnêtement son état du moment et d’emporter cet enregistrement pour faire mieux lors du prochain défi. Ce processus de croissance progressive accumule une véritable solidité de cycliste bien plus efficacement qu’un succès obtenu par chance.

XIV. À celui ou celle qui hésite encore devant la pente raide

Si vous avez lu jusqu’ici, c’est peut-être que vous hésitez à relever vous-même le défi de cette pente courte et violente qu’est la forêt de Songlin à Luye. Rassurez-vous : la difficulté de cet itinéraire est bien réelle, mais elle n’est en aucun cas insurmontable — à condition de bien préparer votre braquet, de vous préparer mentalement, et d’adopter une attitude sereine, acceptant qu’il soit tout à fait acceptable de mettre pied à terre si nécessaire. Vous avez parfaitement les capacités de relever ce défi, à votre manière.

Lorsque vous atteindrez le sommet, que vous vous retournerez vers cette pente raide qui vous a pris au dépourvu, puis que vous lèverez les yeux vers les montgolfières qui s’élèvent peut-être lentement au-dessus du plateau de Luye Gaotai, vous comprendrez que cette expérience complexe, mêlant sueur, essoufflement et surprise, est précisément le cadeau le plus unique et le plus inoubliable que ces 3,8 kilomètres de la forêt de Songlin à Luye puissent offrir à chaque cycliste.

XV. Quand le vent de la vallée caresse un dos trempé de sueur

Une fois le défi relevé, si vous choisissez de vous attarder sur le plateau de Luye Gaotai à la tombée du soir, vous découvrirez que le vent y a une douceur particulière — les courants d’air de la vallée s’élèvent doucement le long des reliefs, soufflent sur ce corps qui ruisselait encore de sueur sur la pente raide il y a un instant, et apportent une fraîcheur délicieuse. À ce moment-là, contemplant d’en haut la vallée du ruisseau Beinan et la chaîne côtière qui se superpose au loin, une étrange sensation de paix vous envahit, comme si le défi de cette pente raide qui vous avait pris au dépourvu n’avait eu d’autre but que de rendre ce paysage et cette brise encore plus précieux.

Si la chance vous sourit et que vous tombez pendant la période du festival de montgolfières, vous pourrez peut-être même voir les dernières montgolfières redescendre lentement dans les derniers rayons du soleil couchant, apportant une conclusion chaleureuse et complète à ce voyage mêlant sueur, surprises et beauté des paysages.

XVI. À chaque cycliste qui a un jour hésité devant une pente raide

Que vous ayez finalement atteint le sommet d’un seul élan, ou que vous ayez, comme le décrivent de nombreux témoignages sincères de cyclistes, « calé » en cours de route et mis pied à terre, la forêt de Songlin à Luye ne vous jugera jamais pour autant. La raison d’être de cet itinéraire n’a jamais été de distinguer ceux qui montent vite de ceux qui montent lentement, mais d’offrir une occasion de se confronter honnêtement à ses propres limites physiques et techniques du moment.

La prochaine fois que vous entendrez quelqu’un évoquer le nom de la forêt de Songlin à Luye, vous pourrez peut-être sourire avec complicité, car vous saurez que derrière ces 3,8 kilomètres se cachent d’innombrables histoires vraies de cyclistes pris au dépourvu mais pourtant ravis — et que vous êtes sur le point de devenir, ou êtes déjà devenu, l’un de ces protagonistes.

XVII. En guise de conclusion : ce que Luye vous a appris

Cette terre de Luye, avec ses montgolfières, apprend aux gens le romantisme de lever les yeux vers le ciel ; avec la pente raide de Songlin, elle apprend aux gens l’importance de garder les pieds sur terre face aux défis. Deux expériences radicalement différentes, mais qui racontent pourtant la même leçon — qu’il s’agisse de s’élever avec le vent ou de grimper en serrant les dents, ce qui laisse finalement un souvenir profond, c’est toujours ce courage de participer soi-même, de ressentir soi-même.

Si un jour, debout sur le plateau de Luye Gaotai, vous regardez une montgolfière s’élever lentement et que vous vous souvenez d’avoir, non loin de là, sur la route forestière de Songlin, été essoufflé, voire contraint de mettre pied à terre, j’espère que ce souvenir ne vous apportera pas de la frustration, mais une fierté bien ancrée — car vous saurez que, plutôt que de simplement contempler le romantisme du ciel, vous avez choisi la manière la plus honnête, la plus proche de la terre, pour découvrir le véritable visage de cette région montagneuse de la vallée.

XVIII. Un rappel pour votre futur vous

Peut-être que dans quelques années, lorsque vous aurez accumulé davantage d’expérience en montée et serez devenu un cycliste plus à l’aise face aux pentes raides, vous saisirez l’occasion de revenir à la forêt de Songlin à Luye pour refaire ce parcours qui vous a fait « caler » ou gémir. À ce moment-là, vous serez peut-être capable, avec un état d’esprit et des sensations physiques totalement différents, de réinterpréter ce défi de 3,8 kilomètres — ce sera un cadeau particulier, vous permettant de constater de vos propres yeux comment la trajectoire de progression que vous avez accumulée sur les pédales au fil des années se reflète concrètement sur cette pente raide, familière mais toujours aussi exigeante — et l’aisance et le sourire de cet instant seront la plus belle récompense pour toute la sueur versée par le passé.

19. Conclusion : une empreinte de Luye brève mais profonde

Cette portion de la route de la forêt de pins de Luye n’est peut-être qu’un petit tronçon insignifiant de chemin agricole sur la carte, mais pour chaque cycliste qui l’a réellement parcourue, ces dix à vingt minutes d’effort et de souffle court laisseront dans la mémoire une empreinte bien plus profonde que ne le suggère le kilométrage. Elle apprend l’humilité — même sur une courte distance, il ne faut jamais sous-estimer le poids réel d’une pente ; elle apprend aussi la persévérance — même après avoir « calé », il suffit de remonter sur le vélo pour retrouver son propre rythme et atteindre ce sommet qui semblait autrefois hors de portée. Voilà ce que la forêt de pins de Luye offre à chaque visiteur : le cadeau le plus bref et pourtant le plus profond — une empreinte de Luye écrite à la sueur, sans fioritures, qui attend patiemment le prochain cycliste prêt à relever le défi pour écrire son propre chapitre.

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