Planification annuelle des compétitions : comment choisir des courses de catégorie A/B/C, planifier les pics de saison et éviter le piège de la fatigue lié à une année entière de courses
Planification annuelle des compétitions : comment choisir ses courses A/B/C, programmer les pics de saison et éviter le piège de la fatigue lié à une année entière de compétitions
Le nombre de compétitions de cyclisme et de sports d’endurance à Taïwan ne cesse d’augmenter chaque année. Des défis longue distance à vélo, aux contre-la-montre en côte, en passant par les marathons et les triathlons, il y a presque chaque mois une épreuve qui mérite d’être disputée. Cette richesse de choix est un bonheur pour les passionnés, mais elle cache aussi un piège courant : sans une planification annuelle systématique, le sportif risque facilement de tomber dans le mode « je m’inscris dès que je vois une course qui me plaît », pour finalement passer presque toute l’année à enchaîner compétitions et périodes de récupération. La qualité de l’entraînement s’en trouve compressée, le corps et l’esprit s’épuisent, et l’on finit par ne plus progresser réellement. Cet article aborde la question sous trois angles — la structure de classification des épreuves, la programmation des pics de saison et la gestion de la fatigue — pour expliquer comment planifier un calendrier annuel de compétitions qui permette de progresser durablement sans se surmener.
I. Pourquoi classer ses compétitions : toutes les courses ne méritent pas un engagement total
1.1 « Vouloir tout donner » est l’erreur de planification la plus courante
De nombreux compétiteurs passionnés ont au fond d’eux cette mentalité : « dès que je franchis la ligne de départ, je dois tout donner ». Cette mentalité peut certes susciter une belle performance sur une course isolée, mais si l’on aborde plus d’une dizaine d’épreuves dans l’année avec cet état d’esprit, le corps n’a tout simplement pas assez de temps entre les courses pour effectuer la récupération et l’entraînement d’adaptation nécessaires. La science de l’entraînement repose sur un concept central : la supercompensation. Après le stimulus de fatigue généré par un entraînement ou une compétition, le corps a besoin d’un temps de récupération suffisant pour que la condition physique s’adapte et atteigne un niveau supérieur à celui d’avant le stimulus. Si un nouveau stimulus de haute intensité s’ajoute avant la fin de la récupération, le corps accumule progressivement une « surcharge fonctionnelle », qui peut à terme évoluer vers un état de « surentraînement non fonctionnel » nécessitant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour s’en remettre. L’un des objectifs fondamentaux de la planification annuelle est précisément d’éviter que le sportif soit épuisé par la course « à fond » suivante avant même d’avoir terminé sa récupération et son adaptation.
1.2 La structure de classification en trois niveaux A/B/C
Les entraîneurs de sports d’endurance utilisent couramment une structure de classification qui répartit les compétitions de l’année en trois niveaux — A, B et C — en fonction de leur importance et du degré de préparation investi :
- Épreuves de niveau A : les courses les plus importantes de l’année, celles où l’on veut donner le meilleur de soi-même. On en programme généralement 1 à 2 par an, au maximum 3. Ces épreuves s’accompagnent d’une période d’affûtage (taper) complète, de simulations avant course et d’une préparation mentale. Dans les semaines précédant la course, le sportif réduit volontairement le volume d’entraînement tout en augmentant la qualité et la fraîcheur, afin de garantir un état de forme optimal le jour J.
- Épreuves de niveau B : importantes mais pas prioritaires au niveau annuel. Elles font l’objet d’un affûtage modéré (plus léger et plus court que pour un niveau A), et servent à tester les progrès de l’entraînement, à accumuler de l’expérience en compétition, ou à servir de test de simulation avant une épreuve de niveau A. On peut en programmer plusieurs dans l’année, réparties sur différents cycles d’entraînement.
- Épreuves de niveau C : l’objectif est de participer, d’accumuler de l’expérience, de profiter de l’aspect social ou simplement de savourer l’ambiance de course. Aucun affûtage particulier n’est prévu ; il peut même s’agir de courses auxquelles on participe directement « comme séance d’entraînement à haute intensité » dans le cadre du plan. En général, aucune période de récupération prolongée n’est nécessaire après une course de niveau C ; on peut même reprendre l’entraînement normalement dès le lendemain.
L’esprit fondamental de cette structure de classification n’est pas d’amener le sportif à renoncer aux courses qu’il aime, mais d’ajuster les attentes mentales et l’intensité de la préparation physiologique investies dans chaque épreuve, afin de concentrer les ressources limitées d’« état de forme optimal » sur les courses réellement importantes.
II. Comment déterminer si une course doit être classée A, B ou C
2.1 Les différents critères d’évaluation
Lors de la planification du calendrier annuel, le sportif peut réfléchir selon les angles suivants pour décider du niveau de chaque épreuve :
- Signification personnelle et sentiment d’objectif : cette course est-elle une épreuve de référence que vous rêvez de relever depuis des années (par exemple un long défi de montée vers Wuling, un marathon réputé, une épreuve de triathlon de référence) ? Plus la signification personnelle est forte, plus il est pertinent de la classer en niveau A.
- Difficulté et rareté de l’épreuve : certaines courses n’ont lieu qu’une fois par an, sont difficiles d’accès à l’inscription, ou présentent un parcours extrêmement exigeant ; les manquer signifie attendre un an de plus. Cette rareté influence également le jugement de classification.
- Adéquation avec le cycle d’entraînement global : même pour une course appréciée, si la date tombe précisément pendant la période de récupération ou au milieu de la phase de préparation d’une épreuve de niveau A, il faudra peut-être se résoudre à la rétrograder en niveau C « axé sur la participation », voire envisager de la sauter cette année-là.
- Temps de préparation réellement disponible : s’il ne reste que quelques semaines avant une course importante et que l’état de forme actuel est loin de l’objectif visé, il est plus pragmatique de la rétrograder plutôt que de la hisser artificiellement en niveau A avec une préparation insuffisante, et de réserver son énergie aux courses cibles mieux préparées.
2.2 Les erreurs de classification courantes
Une erreur de planification fréquente consiste à vouloir « préparer toutes les courses auxquelles on veut participer comme des épreuves de niveau A ». Résultat : le sportif passe toute l’année dans un cycle « affûtage avant course, récupération après course », et le temps réellement consacré au développement de l’endurance de base et au renforcement des points faibles s’en trouve considérablement réduit. Une autre erreur courante consiste à ne faire aucune classification et à aborder chaque course avec un état d’esprit « au feeling ». Cela évite certes la fatigue excessive, mais risque aussi de maintenir le sportif au même niveau de performance pendant des années, faute de préparation ciblée pour atteindre son pic de forme, rendant difficile le franchissement de ses records personnels.
III. La logique de programmation des pics de saison : combien de pics peut-on avoir dans l’année ?
3.1 Planification à pic unique vs. à double pic
La planification par cycles d’entraînement distingue les concepts de « pic unique » (single peak) et de « double pic, voire pics multiples » (double/multi-peak). La planification à pic unique concentre toutes les ressources d’entraînement de l’année vers une seule épreuve de niveau A, précédée d’une phase de base complète, d’une phase de développement, d’une phase de pic et d’une phase d’affûtage. Ce type de planification permet généralement au sportif d’atteindre son meilleur état de forme de l’année pour cette course, mais au prix de performances relativement moyennes sur les autres épreuves. La planification à double pic ou à pics multiples divise quant à elle l’année en deux ou trois blocs d’entraînement, chacun correspondant à une épreuve de niveau A différente. Entre chaque bloc est aménagée une « période de transition » permettant au corps de récupérer correctement après le pic précédent, de reconstruire l’endurance de base, puis d’entamer le cycle suivant de développement et de préparation au pic.
Pour la plupart des amateurs, programmer 1 à 2 pics par an est l’approche la plus pragmatique. Trop de pics compressent les périodes de transition entre eux ; le corps n’a pas le temps de récupérer complètement et de reconstruire ses fondations, ce qui dégrade la qualité de chaque pic. À l’inverse, ne programmer aucun pic et maintenir toute l’année un entraînement d’intensité modérée risque de laisser le sportif dans un « plateau » de condition physique ni vraiment bon ni vraiment mauvais, rendant difficile le franchissement des paliers.
3.2 Quelle durée pour la période de transition entre deux pics ?
Il n’existe pas de durée universelle et fixe pour la période de transition (transition period). Elle doit être évaluée en fonction de l’intensité de l’épreuve de niveau A précédente, de l’âge et de la capacité de récupération du sportif, ainsi que du degré d’épuisement physique et mental causé par l’épreuve elle-même (par exemple, les besoins de récupération après un ultra-marathon ou une très longue montée en altitude sont généralement plus importants qu’après une course à pied classique). Le principe général de planification est le suivant : plus l’intensité de l’épreuve est élevée et plus sa durée est longue, plus la récupération et la transition nécessaires après la course sont longues. Le sportif doit considérer cette période de transition comme une partie incontournable du plan d’entraînement, et non comme « du temps perdu à se reposer ». L’aérobie à faible intensité, l’ajustement de la qualité gestuelle et la détente mentale effectués pendant la transition sont un investissement nécessaire pour accumuler les fondations du pic suivant.
3.3 Considérations pratiques pour la saison à Taïwan
Le calendrier des compétitions à Taïwan présente des caractéristiques saisonnières : les défis de longue montée à vélo et les courses sur route se concentrent au printemps et à l’automne, lorsque le climat est plus stable. En été, en raison de la chaleur, de l’humidité élevée et de la saison des typhons, certaines épreuves longue distance en extérieur se raréfient ou présentent des risques accrus. Les marathons, quant à eux, sont souvent programmés en automne et en hiver, lorsque les températures sont plus fraîches (par exemple de la fin d’année au début de l’année suivante). Lors de la planification du calendrier annuel, en plus du cycle d’entraînement personnel, il convient d’intégrer les particularités climatiques saisonnières de Taïwan. Par exemple, si l’on place une épreuve cible de niveau A pendant les fortes chaleurs estivales, il faudra, au-delà de la planification de l’entraînement, prévoir un travail d’acclimatation à la chaleur et une stratégie d’hydratation et d’apport en électrolytes. Ce sont des détails pratiques à prendre en compte en plus de la classification.
IV. Gestion de la fatigue : comment reconnaître que l’on tombe dans le piège de « la compétition toute l’année »
4.1 Les signes d’alerte courants d’une sur-compétition
Lorsque la densité de compétitions annuelles est trop élevée, sans classification raisonnable ni plan de récupération, des signes d’alerte observables apparaissent progressivement sur le plan physique et mental :
- Anomalies persistantes de la fréquence cardiaque au repos ou de la variabilité de la fréquence cardiaque (à interpréter avec un suivi de données sur le long terme ; une fluctuation ponctuelle ne signifie pas nécessairement un problème).
- Stagnation, voire régression, des performances d’entraînement sur le long terme : même si l’on a l’impression subjective de s’entraîner dur, les indicateurs objectifs comme la puissance ou l’allure ne progressent pas, voire diminuent.
- Baisse nette de l’enthousiasme pour l’entraînement et la compétition : les séances d’entraînement attendues avec impatience deviennent une corvée, avec un état psychologique d’évitement ou de manque d’énergie.
- Détérioration de la qualité du sommeil et fatigue anormale dans la vie quotidienne, même avec un temps de sommeil apparemment suffisant.
- Blessures légères ou rhumes à répétition, pouvant refléter une baisse de résistance immunitaire due à une charge élevée prolongée.
4.2 Distinguer les signes de fatigue de la fatigue normale d’entraînement
Il convient de préciser que l’entraînement génère nécessairement de la fatigue ; se sentir fatigué après un entraînement régulier est normal et ne signifie pas que l’on est en surentraînement. Ce qui doit réellement alerter, c’est un schéma de fatigue et de baisse de performance « persistant et difficile à résorber par un repos normal », et non les courbatures et la lassitude normales après une séance ou une course isolée. Si une séance particulière est éprouvante mais que l’état revient à la normale le lendemain après récupération, cela relève généralement du cycle normal de charge d’entraînement. En revanche, si l’on ressent une fatigue anormale pendant plusieurs semaines consécutives, avec des performances en baisse constante et difficiles à soulager même avec des jours de repos normaux, il faut prendre au sérieux le signal que la planification annuelle des compétitions et de l’entraînement est peut-être en cause.
Liste d’alerte médicale (liée au surentraînement et à la fatigue) : en cas de fatigue anormale persistante accompagnée de palpitations, d’oppression thoracique, de baisse d’humeur ou d’anxiété marquée, de troubles du cycle menstruel (chez les sportives), d’infections ou de blessures à répétition qui peinent à guérir, il est recommandé de consulter un médecin du sport ou un professionnel de santé compétent, plutôt que de se dire « il suffit de tenir encore un peu ». Ignorer durablement ces signes peut conduire à un état grave nécessitant plusieurs mois, voire plus, pour s’en remettre. Cet article fournit des principes généraux de planification et ne saurait remplacer une évaluation médicale individuelle ou celle d’un entraîneur professionnel.
V. Exemple de planification : une démonstration simplifiée de calendrier annuel avec hypothèses explicites
Voici un scénario simplifié et hypothétique pour illustrer comment appliquer concrètement la structure de classification au calendrier annuel. Les mois et types d’épreuves du scénario sont purement indicatifs ; le lecteur doit les adapter en fonction des dates réelles des compétitions qui l’intéressent et de sa propre situation, sans les reprendre tels quels.
Scénario hypothétique : un passionné de cyclisme dont l’intérêt principal est les défis de longue montée décide de faire d’un contre-la-montre de longue montée à l’automne de l’année en cours son épreuve cible de niveau A (en supposant que la course ait lieu un certain week-end d’automne).
- Phase de base (environ 4 à 5 mois avant la course) : cette période est consacrée à l’accumulation de l’endurance aérobie de base et à l’augmentation du volume d’entraînement global. On peut y programmer une ou deux épreuves de niveau C comme partie intégrante de l’entraînement, en utilisant l’ambiance de course pour augmenter l’intensité et le plaisir. Aucune période de récupération prolongée n’est prévue après ces courses ; l’entraînement reprend normalement le lendemain.
- Phase de développement (environ 2 à 3 mois avant la course) : l’entraînement intègre davantage de séances ciblées de montée et de travail en intensité. On peut programmer une épreuve de niveau B comme test à mi-parcours, avec un affûtage léger et bref avant la course (par exemple réduire le volume tout en maintenant l’intensité), puis quelques jours de récupération après la course avant de reprendre le rythme d’entraînement habituel.
- Phase de pic et d’affûtage (environ 2 à 4 semaines avant la course) : le volume d’entraînement commence à diminuer progressivement, l’intensité est maintenue mais la fréquence réduite, afin de permettre au corps de récupérer de la fatigue accumulée sur le long terme tout en préservant la fraîcheur neuromusculaire, pour être prêt le jour de l’épreuve de niveau A.
- Course et période de transition post-course (environ 2 à 4 semaines après la course, ajustable selon l’intensité de l’épreuve) : après l’épreuve cible de niveau A, on aménage une période de transition axée sur l’aérobie à faible intensité et l’ajustement de la qualité gestuelle, pour permettre au corps et à l’esprit de récupérer de l’état de pic, tout en évaluant si l’on planifie un nouveau cycle d’entraînement et un nouvel objectif de niveau A pour l’année suivante.
L’essentiel de cette démonstration de calendrier ne réside pas dans le nombre exact de semaines ou de mois (chaque personne a une capacité de récupération, un historique d’entraînement et une intensité de course différents ; la planification réelle nécessite une adaptation individuelle), mais dans le fait de montrer qu’une planification annuelle complète doit comprendre des blocs distincts — phase de base, phase de développement, phase de pic avec affûtage et période de transition post-course — et que les autres épreuves (niveaux B et C) doivent servir ce cycle central, non le perturber.
VI. Suivi et ajustement : garder une planification annuelle dynamique plutôt que figée
6.1 L’importance d’une auto-évaluation régulière
La planification annuelle établie en début d’année ne doit pas être considérée comme un contrat immuable. En pratique, l’état physique, les changements de vie (périodes de travail chargées, obligations familiales), voire la météo ou les modifications des épreuves elles-mêmes, peuvent nécessiter des ajustements du plan initial. Il est recommandé de prendre l’habitude de faire régulièrement le point (par exemple à la fin de chaque bloc d’entraînement) et d’examiner plusieurs questions : les performances actuelles correspondent-elles aux attentes ? L’accumulation de fatigue est-elle dans une fourchette maîtrisable ? L’objectif de niveau A initialement fixé est-il toujours raisonnable, ou faut-il l’ajuster en fonction de l’état du corps et l’aborder avec un état d’esprit de niveau B ?
6.2 Accorder autant d’importance aux données objectives qu’aux ressentis subjectifs
Lors de l’évaluation de l’état d’entraînement, se fier uniquement aux ressentis subjectifs (« je me sens bien », « je suis très fatigué ») peut être faussé par l’humeur et la motivation du moment. Il est conseillé d’y adjoindre des indicateurs relativement objectifs, comme le taux de réalisation et la qualité des séances planifiées, la tendance des performances lors des séances clés (par exemple les intervalles à intensité fixe ou les tests contre-la-montre), ou encore le suivi quotidien du sommeil et de l’état d’énergie. Mais il ne faut pas non plus se fier aveuglément aux chiffres au point d’ignorer les sensations physiques réelles — lorsque les données objectives semblent normales mais que l’on ressent subjectivement une fatigue anormale persistante ou un manque d’énergie, cet écart est en lui-même un signal à ne pas négliger.
6.3 Principes de gestion des imprévus
Une planification annuelle rencontre inévitablement des imprévus : maladie avant une course, blessure, report ou annulation d’une épreuve pour cause de météo, changements majeurs dans la vie personnelle, etc. Face à ces situations, le principe est de privilégier la santé physique et mentale, plutôt que de s’obstiner à « rattraper » le plan d’entraînement ou de compétition initial. Par exemple, si un sportif interrompt son entraînement pour cause de blessure ou de maladie avant une épreuve de niveau A, l’approche pragmatique consiste à réévaluer l’état réel qu’il pourra atteindre d’ici là, à ajuster ses attentes pour cette course (éventuellement en la rétrogradant à un état d’esprit de niveau B ou C), plutôt que de s’acharner à viser l’objectif de pic initial avec une préparation incomplète. Non seulement la performance risque d’être en deçà des attentes, mais cela augmente aussi le risque de blessure ou de problème de santé pendant l’épreuve.
VII. Tableau comparatif de l’intensité de préparation selon le niveau A/B/C
| Niveau de l’épreuve | Nombre annuel recommandé | Planification de l’affûtage avant course | Planification de la récupération après course | Types d’épreuves adaptés |
|---|---|---|---|---|
| Niveau A | 1 à 2 (3 au maximum) | Affûtage complet, réduction progressive du volume plusieurs semaines à l’avance, augmentation de la qualité et de la fraîcheur | Transition complète, de quelques semaines à plus longtemps selon l’intensité de l’épreuve, en récupération à faible intensité | Le défi de référence le plus important de l’année (longue montée, marathon de référence, épreuve de triathlon, etc.) |
| Niveau B | Plusieurs selon les cycles d’entraînement | Affûtage léger à modéré, généralement plus court et plus doux que pour un niveau A | Récupération courte, de quelques jours à environ une semaine selon l’intensité de l’épreuve | Test des progrès de l’entraînement, simulation avant une épreuve de niveau A |
| Niveau C | Selon les intérêts et le calendrier, de manière flexible | Pas d’affûtage particulier, peut même faire partie de la séance d’entraînement | En général, aucune récupération supplémentaire nécessaire, entraînement normal dès le lendemain | Épreuves axées sur la participation, le côté social et l’accumulation d’expérience |
VIII. Récapitulatif du processus pratique de planification annuelle
| Étapes de planification | Contenu essentiel |
|---|---|
| 1. Inventaire des épreuves candidates | Lister toutes les compétitions de l’année qui vous intéressent, en notant dates, distances, difficulté et lieu |
| 2. Déterminer les objectifs de niveau A | Choisir 1 à 2 épreuves les plus importantes dans la liste, qui serviront de cœur au cycle d’entraînement annuel |
| 3. Planifier les blocs d’entraînement et les transitions | À partir des dates des épreuves de niveau A, déduire les phases de base, de développement, de pic et d’affûtage, et aménager des transitions entre les pics |
| 4. Répartir les épreuves de niveau B/C | Classer les autres épreuves en niveau B ou C selon leur proximité temporelle avec les épreuves de niveau A et leur importance personnelle, et évaluer les éventuels conflits avec le cycle d’entraînement |
| 5. Réviser et ajuster régulièrement | En cours de saison, ajuster avec souplesse le niveau des épreuves et les plans d’entraînement en fonction de l’état de récupération réel, des données de performance et des facteurs de vie (travail, famille), sans s’accrocher rigidement au plan établi en début d’année au point d’ignorer les signaux réels du corps |
IX. Recommandations de planification selon les profils de sportifs
- Débutants qui découvrent la compétition : il est conseillé de participer pendant les un à deux premières années à plusieurs épreuves de types différents avec un état d’esprit de niveau C, en mettant l’accent sur l’accumulation d’expérience et la découverte de ses propres limites, sans se fixer trop vite un objectif de niveau A, afin d’éviter une mauvaise orientation de la préparation ou des blessures par manque d’expérience.
- Sportifs de niveau intermédiaire souhaitant battre leurs records personnels : une planification à pic unique ou à double pic est adaptée, en concentrant les ressources sur 1 à 2 épreuves de niveau A et en appliquant strictement la stratégie de classification, pour éviter de dilapider son état de forme optimal dans chaque course.
- Sportifs d’endurance pratiquant plusieurs disciplines (par exemple vélo, course à pied et triathlon) : une planification annuelle transversale particulièrement soignée est nécessaire, car les besoins de récupération et les schémas de charge neuromusculaire diffèrent selon les disciplines. Il est recommandé de définir clairement le rôle de chaque discipline dans l’année (discipline principale vs. entraînement complémentaire ou participation par intérêt), afin d’éviter que l’accumulation d’épreuves de plusieurs disciplines ne crée une surcharge cachée.
- Sportifs plus âgés ou à récupération plus lente : les périodes de transition et la planification de la récupération doivent être plus prudentes. Mieux vaut réduire le nombre d’épreuves de niveau A pour garantir une récupération suffisante et une reconstruction des fondations entre chaque pic.
Conclusion et liste d’actions
L’essence de la planification annuelle des compétitions est de trouver l’équilibre entre « le plaisir de la compétition » et « un rythme d’entraînement sain qui permette de progresser durablement ». Voici quelques points clés à mettre en œuvre immédiatement :
- Faire l’inventaire de toutes les épreuves candidates de l’année, évaluer honnêtement quelles sont les 1 à 2 courses pour lesquelles vous voulez vraiment donner le meilleur de vous-même, et les classer en niveau A.
- À partir des dates des épreuves de niveau A, déduire le cycle d’entraînement en vous assurant d’avoir un affûtage complet et une période de transition post-course, sans laisser un intervalle trop court entre deux épreuves de niveau A.
- Classer les autres épreuves en niveau B ou C selon leur importance et leur adéquation temporelle, en ajustant les attentes mentales et l’intensité de préparation — pas besoin de tout donner à chaque course.
- Surveiller en continu les tendances à long terme de la fatigue et des performances ; si des signes d’alerte apparaissent (fatigue anormale persistante, stagnation des performances, baisse d’humeur), ajuster le plan de compétition en temps utile et envisager une évaluation professionnelle.
- Intégrer les caractéristiques climatiques saisonnières de Taïwan (chaleur et humidité estivales, saison des typhons) dans le choix des dates de compétition et la planification de l’entraînement.
- Le plan annuel doit rester flexible, avec des révisions et ajustements réguliers en fonction de l’état physique et mental réel, plutôt qu’une exécution mécanique du calendrier établi en début d’année.
Une planification annuelle qui permet à un sportif de progresser et de conserver sa passion pendant des années n’est souvent pas celle qui comporte « le plus grand nombre de participations », mais celle qui sait faire des choix et concentrer son état de forme optimal limité sur les objectifs réellement importants. Apprendre à dire « pour celle-ci, je participe juste pour le plaisir » est une capacité aussi essentielle à développer pour un athlète d’endurance que celle de tout donner sur sa course cible.
Lectures complémentaires sur le sujet
- Guide complet de planification de saison : organisation de l’entraînement pour les courses objectifs A/B/C
- Planification d’une saison avec plusieurs marathons : répartition des courses A, B et C
- Planification annuelle des compétitions : classification A/B/C et organisation de la saison, un coach vous aide à établir un calendrier annuel parfaitement équilibré
- Planification de saison en triathlon : comment classer les épreuves A/B/C
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