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Le piège doux d'une pente moyenne de 6,9 % : les 2 derniers kilomètres du col du Glandon, une leçon pour les cyclistes trop confiants

騎行路線

Les frères d’infortune de la Madeleine, pourtant souvent sous-estimés

Sur la carte cycliste des Alpes françaises, le col du Glandon vit souvent dans l’ombre de son voisin — bordé à l’ouest par le plus célèbre col de la Croix de Fer, et face au col de la Madeleine de l’autre côté de la vallée de la Maurienne au nord-est, nombreux sont ceux qui planifient un voyage cycliste en Europe et le considèrent d’instinct comme un « détour » complémentaire plutôt que comme le protagoniste d’une journée qui mérite à elle seule un programme dédié. Mais dès que vous avez réellement gravi les 21,3 kilomètres qui mènent de La Chambre au Glandon, vous découvrirez que ce « second rôle » n’a rien d’aisé : une pente moyenne de 6,9% qui semble clémente, mais dont les 2 derniers kilomètres s’élèvent impitoyablement au-delà de 10%, frôlant localement les 12%. Cette répartition de pente qui « fait d’abord preuve de courtoisie, puis frappe fort » rend cette ascension bien plus déstabilisante qu’un col qui vous prévient d’emblée que « ça va être dur ».

Le col du Glandon est situé dans les Alpes du Dauphiné, dans le département français de la Savoie, entre les massifs de Belledonne, des Grandes Rousses et de l’Arvan-Villards. Le col culmine à environ 1924 mètres d’altitude et est traversé par la route D927. Il relie Le Bourg-d’Oisans et La Chambre, constituant un nœud essentiel dans les itinéraires enchaînant plusieurs ascensions des Alpes françaises. Fait intéressant, ce col était déjà ouvert dès 1898, tandis que la route de liaison avec le col de la Croix de Fer ne fut achevée qu’en 1912 — autrement dit, le Glandon est plus ancien que son voisin auquel il est si souvent associé, la Croix de Fer.

Le Glandon dans l’histoire du Tour de France : jamais le héros, mais toujours un second rôle fidèle

En feuilletant l’histoire du Tour de France, le col du Glandon n’a jamais connu les moments de gloire médiatique d’un Alpe d’Huez, couronné comme arrivée d’étape à part entière. Il apparaît presque toujours comme « ascension intermédiaire » au sein d’étapes de montagne enchaînant plusieurs cols — testant la quantité de munitions que les coureurs sont prêts à dépenser sur ce col avant d’atteindre le véritable point décisif du jour. Ce rôle reflète, dans une certaine mesure, les caractéristiques de sa situation géographique : le Glandon jouxte deux voisins plus prestigieux, la Madeleine et la Croix de Fer, et les concepteurs de parcours l’intègrent fréquemment en début ou en milieu d’étape, comme outil pour filtrer le peloton et épuiser les coureurs non-grimpeurs, plutôt que comme théâtre où se joue la bataille pour le maillot jaune.

En 1947, le coureur d’origine polonaise Edward Klabiński franchit en tête le sommet du col du Glandon, écrivant la première page de cette ascension dans l’histoire du Tour. Depuis, il a été inscrit environ 14 fois au classement des cols, la plupart du temps classé hors catégorie (HC) ou en première catégorie. Ces dernières années, son importance n’a fait que croître : le Tour de France 2025 a programmé le Glandon dans la 18e étape, et le Tour de France Femmes 2024 l’a également retenu pour sa 8e étape — preuve que même si le Glandon est rarement sous les projecteurs, les organisateurs d’épreuves reconnaissent toujours sa valeur en tant que « terrain d’essai tactique ».

Tableau des données essentielles du parcours

Élément Détail
Pays / Massif France, Savoie, Alpes du Dauphiné
Départ → Arrivée La Chambre (côté nord-est) → Col du Glandon
Longueur Environ 21,3 km (côté La Chambre)
Dénivelé total Environ 1472 mètres
Pente moyenne Environ 6,9%
Pente maximale Plus de 10% sur les 2 derniers kilomètres, localement environ 12%
Altitude départ / arrivée Départ environ 452 m, sommet du col environ 1924 m
Origine de la notoriété Présence dans le Tour depuis 1947, environ 14 classements en col (majoritairement HC ou 1re catégorie)

Note sur la rigueur des données : Le Glandon possède également un versant ouest partant du Bourg-d’Oisans (via le barrage du Verney), long d’environ 24,1 km avec un dénivelé d’environ 1152 mètres, une pente moyenne d’environ 4,8% et une pente maximale d’environ 11,1%. Ce versant, plus long mais avec moins de dénivelé, présente une pente moyenne nettement plus douce que le versant nord-est, mais conserve des sections raides avant le sommet. Les différentes sources divergent souvent sur le « point de départ officiel » selon le hameau choisi ; cet article retient les deux références de calcul les plus courantes, mais veuillez vous fier aux panneaux sur place et aux traces GPS. Le col est généralement fermé de début novembre à mi-mai de l’année suivante, les dates exactes dépendant de l’enneigement.

Décomposition par sections : un départ clément, une arrivée féroce

Première section (La Chambre jusqu’au premier tiers) : En quittant La Chambre, la route s’élève doucement le long de la vallée. La pente se situe globalement entre 5% et 6%, ce qui en fait la section la plus clémente des quatre. De nombreux cyclistes affrontant le Glandon pour la première fois y puisent une confiance erronée — se disant qu’« une moyenne de 6,9%, ça devrait aller », sans savoir que la fin la plus redoutable du parcours se cache derrière.

Section médiane (du premier tiers aux deux tiers) : Le tracé s’ouvre sur une vallée plus large, laissant apparaître les alpages environnants et de rares hameaux. La pente se maintient à une intensité modérée, oscillant entre 6% et 8%, avec un rythme globalement plus respirable que celui de la Madeleine. C’est la portion la plus « clémente » du Glandon.

Section suivante (des deux tiers jusqu’aux 2 derniers kilomètres) : La pente s’élève progressivement autour de 8%, la végétation en bord de route se raréfie, et la vue s’élargit à mesure que l’altitude gagne, offrant un panorama sur les crêtes des Alpes environnantes. Cette section sert de transition préparatoire à l’« explosion » finale, et reste physiquement supportable.

Section finale (les 2 derniers kilomètres) : C’est ici que se trouve la véritable épreuve du Glandon — la pente grimpe soudainement au-delà de 10%, frôlant localement les 12%, et ce après près de 20 kilomètres de fatigue accumulée. Cette conception de pente qui « vous laisse d’abord vous détendre, puis vous porte le coup fatal à la fin » est la caractéristique la plus singulière du Glandon par rapport aux cols voisins, et la raison pour laquelle les cyclistes expérimentés le jugent souvent « plus difficile que ce que les chiffres laissent paraître ». Une fois atteint le sommet à 1924 mètres, la vue s’ouvre soudainement, dévoilant les paysages lacustres d’altitude autour du lac de Grand Maison — la récompense visuelle la plus spectaculaire de toute l’ascension.

La relation avec le col de la Croix de Fer : une route, deux options, ou l’enchaînement complet ?

La relation géographique entre le Glandon et la Croix de Fer déroute souvent les cyclistes qui planifient leur itinéraire pour la première fois. En partant du Bourg-d’Oisans, la route présente une bifurcation à environ 2,5 kilomètres du sommet de la Croix de Fer : un embranchement mène au Glandon, l’autre à la Croix de Fer. Les deux aboutissent à leurs panneaux de col respectifs, mais les tracés ne se recouvrent pas entièrement. De nombreux cyclistes endurcis choisissent de « tout avaler d’un coup » — attaquer l’un des cols, utiliser la section de liaison relativement plate entre les deux comme récupération, puis attaquer l’autre, formant ainsi un défi de double col, voire triple col (en y ajoutant l’Alpe d’Huez), l’une des options de « grande randonnée » fréquemment discutées dans les communautés de cyclotourisme des Alpes françaises. Cependant, ce type d’enchaînement exige des niveaux très élevés de condition physique et de planification du ravitaillement ; s’y lancer à la légère risque d’augmenter les dangers liés à l’épuisement en fin de parcours. Il est recommandé de progresser selon votre base d’entraînement, de conquérir d’abord chaque col séparément, puis d’envisager l’enchaînement une fois l’expérience accumulée.

Estimation puissance et allure : calculer votre temps avec la physique

En reprenant le modèle standard de dynamique de montée :

P = (Fg + Fr + Fa) × v / rendement de transmission

Fg = m × g × sin(arctan(pente))      Composante gravitationnelle
Fr = m × g × cos(arctan(pente)) × Crr  Résistance au roulement
Fa = 0.5 × ρ × CdA × v²             Résistance aérodynamique

Paramètres supposés (hypothèses du modèle, pas des mesures précises) :

  • Poids du cycliste 70 kg + vélo et équipement 9 kg, poids total 79 kg
  • Accélération de la pesanteur g = 9,81 m/s²
  • Coefficient de résistance au roulement Crr ≈ 0,005
  • Surface de traînée CdA ≈ 0,32 m²
  • Densité de l’air ρ : ajustée selon l’altitude médiane du col (environ 1188 mètres)
  • Rendement de transmission environ 0,975

En appliquant différents rapports puissance/poids sur le versant de La Chambre (21,3 km, pente moyenne 6,9 %, dénivelé 1472 mètres), résolution itérative avec python3 :

Rapport puissance/poids Catégorie de cycliste Temps de montée estimé Vitesse moyenne
2,0 W/kg Débutant qui termine Environ 2h31 Environ 8,4 km/h
2,5 W/kg Amateur moyen Environ 2h02 Environ 10,5 km/h
3,0 W/kg Cycliste confirmé Environ 1h43 Environ 12,4 km/h
4,0 W/kg Niveau compétition Environ 1h19 Environ 16,2 km/h
5,0+ W/kg Niveau professionnel Environ 1h05 Environ 19,7 km/h

Ce qui précède est une estimation issue du modèle physique, sans prise en compte du vent, de l’état de la route, des différences morphologiques ni de l’accumulation de fatigue. Il est particulièrement important de noter que ce tableau présente une « vitesse moyenne sur l’ensemble du parcours », mais la répartition des pentes du Glandon n’est pas uniforme — les deux premiers tiers sont relativement modérés, ce qui donne une vitesse moyenne plus flatteuse que celle de la Madeleine, mais ce chiffre masque la réelle difficulté des 2 derniers kilomètres à plus de 10 % de pente. La stratégie d’allure à adopter est donc : réduire volontairement la puissance dans la première partie, garder de la marge, et réserver ses forces pour les 2 derniers kilomètres qui constituent le véritable test, plutôt que de se laisser tromper par la « pente moyenne modérée » du début et d’augmenter trop tôt sa production de puissance.

Quant aux chronos réels des professionnels sur le Tour de France, comme les définitions des points de départ et d’arrivée, les contextes de course (échappée en solitaire vs. rythme du peloton) et les statistiques des diffuseurs varient, aucune référence en secondes n’est citée ici. Ce qui est certain, c’est que depuis la première apparition du Glandon dans le Tour de France en 1947, lorsque le coureur Edward Klabiński a franchi le sommet en premier, le col a été classé environ 14 fois au total, dont la plupart en catégorie HC ou 1re catégorie. Le Tour de France 2025 l’a également inscrit au programme de la 18e étape, et le Tour de France Femmes 2024 l’a placé lors de la 8e étape, ce qui montre que cette ascension continue d’occuper une place importante dans la conception des parcours ces dernières années.

L’impact des différences de poids : cycliste de 60 kg vs. 80 kg

Comparons également les différences de poids avec le même modèle physique : à un même rapport puissance/poids de 3,0 W/kg, un cycliste de 60 kg (poids total 69 kg) doit produire 180 watts, tandis qu’un cycliste de 80 kg (poids total 89 kg) doit produire 240 watts pour maintenir la même intensité relative. Comme les 2 derniers kilomètres de pente raide du Glandon exigent une puissance instantanée particulièrement élevée, les cyclistes plus légers ont généralement un avantage ressenti sur ce type de terrain « doux d’abord, raide ensuite », car la charge absolue contre la composante gravitationnelle dans les sections raides est directement liée au poids. Cela explique aussi pourquoi, sur ce type d’ascension « à explosion finale », les grimpeurs au gabarit léger ont souvent l’avantage sur des coureurs à la puissance absolue plus élevée mais aussi plus lourds.

Le point de vue des cyclistes taïwanais : transposer le Glandon à vos pentes familières

Pour les cyclistes taïwanais, la pente moyenne modérée des deux premiers tiers du Glandon ressemble en quelque sorte à une version agrandie de la route provinciale de Beiyi — distance plus longue, pente moyenne mais soutenue, permettant de maintenir un rythme relativement stable ; mais les 2 derniers kilomètres à plus de 10 % de pente se rapprochent davantage de la douleur courte et concentrée du parcours en P de la route Yangjin, à la différence que cela survient après avoir déjà parcouru près de 20 kilomètres. Cette conception « la vraie épreuve n’arrive qu’après une fatigue accumulée » met davantage à l’épreuve le jugement du cycliste dans la répartition de ses forces qu’un rythme d’ascension continue du début à la fin comme au Wuling. Si votre habitude d’entraînement à Taïwan est de « gravir le Wuling d’une traite », au Glandon, il faudra au contraire vous rappeler de ralentir délibérément dans la première partie et de réserver le plus dur pour la fin, ce qui est l’inverse de l’intuition de rythme courante sur la plupart des longues ascensions taïwanaises où « on s’échauffe au début, puis ça devient progressivement plus facile ».

Côté organisation pratique pour s’y rendre, le Glandon est géographiquement proche du col de la Croix-de-Fer et de la Madeleine, ce qui permet de les programmer sur plusieurs jours dans un même voyage cycliste dans les Alpes, afin d’amortir efficacement le temps et les coûts de transport d’un voyage international. Côté saison, on considère généralement que la mi-juin à la mi-septembre constitue une fenêtre de pratique relativement stable ; la période d’ouverture réelle dépend de l’enneigement de l’année, il est impératif de consulter les annonces officielles des autorités routières locales françaises. Les prix et fréquences concrets pour la location de voiture, les navettes et l’hébergement varient considérablement dans le temps ; il est recommandé de se baser sur les informations officielles et locales les plus récentes avant le départ, plutôt que de se fier à des données obsolètes trouvées en ligne.

Recommandations d’équipement et de braquet

Pour la pente modérée des deux premiers tiers du Glandon, un plateau standard 50/34 avec une cassette 11-28 ne devrait pas poser trop de difficultés, mais sur les 2 derniers kilomètres à plus de 10 %, avec des pointes locales proches de 12 %, sans braquet plus léger, on risque de devoir forcer sur un développement trop lourd alors qu’on est déjà fatigué, ce qui représente une charge non négligeable pour les genoux. Il est recommandé de prévoir au minimum une cassette 11-30 ; si vous estimez avoir une expérience limitée de la montagne, une cassette 11-32, voire une cassette de montagne encore plus légère, améliorera considérablement l’expérience sur cette dernière section. Comme la difficulté du Glandon se concentre sur un court segment final plutôt que d’être répartie uniformément, le principe « mieux vaut avoir un braquet inutilisé qu’en manquer au moment voulu » s’applique particulièrement bien au choix du développement.

Piège psychologique : la vitesse moyenne peut tromper

La pente moyenne globale de 6,9 % du Glandon est relativement modérée parmi les ascensions classiques des Alpes, et c’est la raison fondamentale pour laquelle elle est souvent sous-estimée. Beaucoup de cyclistes qui s’y attaquent pour la première fois fixent leur objectif d’allure sur cette pente moyenne, puis se sentent à l’aise pendant les deux premiers tiers, au point de se laisser aller à accélérer avec l’illusion d’être « particulièrement en forme aujourd’hui ». Lorsque les 2 derniers kilomètres de pente raide surgissent sans avertissement, ils découvrent qu’il ne leur reste plus assez de réserves pour y faire face. Ce phénomène de « la moyenne qui masque les extrêmes » se retrouve sur de nombreuses ascensions à répartition de pente irrégulière, et le Glandon n’en est qu’un exemple particulièrement typique. La solution pratique est simple : avant le départ, étudiez le profil altimétrique complet de l’itinéraire et considérez les 2 derniers kilomètres de pente raide comme un obstacle mental distinct, plutôt que de vous laisser induire en erreur par la vitesse moyenne globale.

Ravitaillement et gestion des sensations

Pour une montée d’environ 2 heures comme le Glandon, la stratégie de ravitaillement recommandée suit le principe « petites quantités fréquentes dans la première partie, dernier complément juste avant la pente raide » — car lors de l’effort intense des 2 derniers kilomètres, la capacité de digestion et d’absorption du corps diminue fortement ; il est préférable de terminer l’hydratation et l’apport énergétique sur le dernier faux-plat avant d’attaquer la pente raide, afin d’éviter d’avoir à gérer le ravitaillement en pleine section difficile, ce qui augmenterait le risque de perte de contrôle. Côté allure basée sur la fréquence cardiaque ou la puissance, il est conseillé de maintenir une intensité modérée et stable pendant les deux premiers tiers, en réservant environ 10 à 15 % de la puissance pour le final raide. Cette stratégie de « garder des forces pour la fin » est particulièrement importante pour une ascension à la répartition de pente comme celle du Glandon.

Enseignement pour l’entraînement : le Glandon, un terrain d’entraînement naturel « endurance + sprint »

D’un point de vue scientifique de l’entraînement, la structure « douce au début, raide à la fin » du Glandon rejoint en réalité la logique de nombreux plans d’entraînement fractionné structuré — les deux premiers tiers peuvent servir de longue zone d’entraînement en endurance de rythme (tempo ride), en maintenant une production de puissance stable légèrement sous le seuil lactique ; les 2 derniers kilomètres de pente raide constituent naturellement un stimulus d’entraînement intense au seuil ou proche de l’anaérobie. Si vous avez l’occasion de vous y rendre et de parcourir cette ascension à plusieurs reprises, c’est en quelque sorte réaliser sur un terrain naturel un entraînement combiné « endurance aérobie + sprint au seuil », et c’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses équipes amateurs européennes choisissent d’inclure le Glandon dans leurs stages d’entraînement estivaux. Bien entendu, ce type d’entraînement à haute intensité doit également être progressif, afin d’éviter de s’attaquer prématurément aux efforts intenses des sections raides sans une base aérobie solide, au risque d’un surmenage ou de blessures.

Rappel de sécurité

Situé dans les Alpes du Dauphiné, le secteur du col de la Croix de Fer présente des conditions météorologiques similaires aux ascensions environnantes : les cellules convectives se développent rapidement en après-midi. Même si le ciel est dégagé au départ, vous pouvez rencontrer des averses orageuses localisées ou des rafales de vent en cours de route. Il est recommandé de surveiller l’évolution du ciel et d’emporter une veste coupe-vent imperméable légère. Les descentes comportent de nombreux virages et certaines portions de route deviennent glissantes après la pluie. L’état du système de freinage et l’épaisseur résiduelle des plaquettes doivent impérativement être vérifiés avant le départ. Sur les longues descentes, il est conseillé de relâcher les freins par intermittence pour laisser refroidir les plaquettes, afin d’éviter une perte de puissance de freinage due à un freinage continu et appuyé. Le terrain autour du col est dégagé ; dans les zones venteuses, la tenue de route du vélo est affectée par les rafales latérales. Une vigilance particulière est requise dans le dernier kilomètre raide, lorsque les forces déclinent : réduisez la vitesse dans les sections les plus exposées au vent. En cas de signes d’hypothermie — baisse de température corporelle accompagnée de frissons, confusion mentale, troubles de l’élocution — cherchez immédiatement un abri et réchauffez-vous. Ces situations nécessitent une prise en charge active plutôt que de serrer les dents. Les cyclistes souffrant de maladies cardiovasculaires, d’asthme ou d’autres pathologies chroniques devraient consulter un professionnel de santé avant de s’engager dans une ascension aussi longue et intense. Les recommandations de cet article ne sauraient remplacer un avis médical professionnel.

Choix de l’itinéraire de descente

Une fois au sommet du col de la Croix de Fer, le choix de la direction de descente influence directement l’organisation de toute la sortie. La plupart des cyclistes choisissent de redescendre par le même itinéraire vers La Chambre, revivant ainsi l’ascension qu’ils viennent de gravir, mais cette fois dans le sens de la descente. D’autres optent pour les routes de liaison en direction du col de la Croix de Fer, puis poursuivent vers le Bourg-d’Oisans ou l’Alpe d’Huez, formant ainsi un long parcours traversant plusieurs cols mythiques. Ce choix n’a pas de réponse absolument juste ou fausse ; il dépend de la planification globale de la sortie et de l’énergie restante. Quelle que soit la direction choisie, il est recommandé de vérifier la pression des pneus et l’état du système de freinage avant d’entamer la descente : une longue descente en montagne sollicite le matériel tout autant que l’ascension elle-même.

Points clés à retenir

  • Le col de la Croix de Fer mesure environ 21,3 km depuis La Chambre, avec un dénivelé d’environ 1472 m et une pente moyenne d’environ 6,9 %, mais les 2 derniers kilomètres dépassent les 10 % — un profil typique « facile au début, raide à la fin ».
  • Géographiquement voisin du col de la Croix de Fer, les deux peuvent être enchaînés dans la même journée selon la forme physique, mais tenter ce défi sans préparation comporte des risques élevés ; il est conseillé de progresser graduellement.
  • Estimation par modèle physique : un cycliste amateur (2,5 W/kg) mettra environ 2 heures, un cycliste avancé (3,0 W/kg) environ 1 h 43. La vitesse moyenne masque facilement la difficulté réelle du dernier kilomètre raide.
  • La stratégie d’allure doit être « retenue au début, à fond à la fin », à l’inverse de l’intuition habituelle sur la plupart des ascensions à Taïwan (« échauffement au début, ralentissement progressif à la fin ») — il faut délibérément ajuster ses habitudes de pilotage.
  • La météo montagnarde change vite, la surchauffe des freins en descente, les rafales latérales et les signes d’hypothermie sont des enjeux de sécurité à ne pas négliger.
  • Les personnes ayant des antécédents médicaux chroniques devraient consulter un professionnel de santé avant le départ ; les recommandations de cet article sont fournies à titre indicatif et ne remplacent pas un avis médical professionnel.
  • En termes de développement, prévoyez au minimum un 11-30 ; les cyclistes ayant peu d’expérience en ascension peuvent envisager une cassette de montagne en 11-32 ou plus, pour éviter de devoir forcer sur un braquet trop lourd dans le dernier kilomètre raide et de se blesser aux genoux.
  • Avant le départ, familiarisez-vous avec le profil de l’ensemble du parcours et considérez les 2 derniers kilomètres raides comme un défi psychologique distinct, afin de ne pas vous épuiser prématurément en vous fiant à la pente moyenne.

Le lac d’altitude au sommet du col

Une fois au sommet du col de la Croix de Fer, en regardant vers l’ouest, on aperçoit le lac de Grand Maison (Lac de Grand Maison) niché dans le relief alpin. Ce lac de barrage est l’une des installations hydroélectriques importantes de la région. Ses eaux présentent le bleu-vert limpide caractéristique des lacs d’altitude, créant un contraste visuel saisissant avec les terrains rocheux environnants. De nombreux cyclistes ayant gravi la Croix de Fer mentionnent particulièrement ce panorama lacustre comme l’image clé qui « rend la souffrance rentable » de toute l’ascension — surtout après avoir enduré la difficulté des 2 derniers kilomètres raides, la vue dégagée sur le lac et les montagnes procure un véritable réconfort psychologique. Il est recommandé de ne pas redescendre précipitamment une fois au sommet : faites une pause pour vous ravitailler et prendre des photos. C’est d’ailleurs un point d’expérience souligné par la plupart des comptes rendus de sorties et des récits de voyage.

Tableau comparatif des questions fréquentes

Question Réponse courte
Faut-il gravir la Croix de Fer ou le col de la Croix de Fer en premier ? Pas de réponse absolue ; la plupart des cyclistes préfèrent attaquer d’abord la Croix de Fer, dont la difficulté est plus concentrée, puis décider selon leur énergie d’ajouter le col de la Croix de Fer
Les 2 derniers kilomètres sont-ils vraiment si redoutables ? Oui, la pente augmente nettement ; il est conseillé de conserver délibérément de l’énergie dans la première partie
Convient-il aux débutants ? Les deux premiers tiers sont relativement accessibles aux débutants, mais le dernier kilomètre raide exige une certaine expérience des longues ascensions
Meilleure saison ? Généralement de mi-juin à mi-septembre pour des conditions plus stables ; se référer aux dates d’ouverture officielles
Y a-t-il un point de ravitaillement au sommet ? Les points de ravitaillement en montagne sont moins nombreux que sur les routes de Taïwan, et certains commerces peuvent être fermés hors saison ; il est conseillé d’emporter suffisamment de provisions
Vaut-il la peine d’y consacrer une journée entière ? Oui, son profil unique « facile au début, raide à la fin » et le lac au sommet font de la Croix de Fer un col qui n’a rien à envier à ses voisins plus célèbres

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